Burgondan

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Ne doit pas être confondu avec bourguignon (dialecte).

Burgondan
Burgondan / Burgondês
Image illustrative de l’article Burgondan
Pays France
Région Franche-Comté : département du (Doubs)
Typologie syllabique
Classification par famille

Le burgondan (endonyme burgondês[1]) est un dialecte de l'arpitan ou francoprovençal parlé dans le sud de la Franche-Comté[2]'[3] dans la moitié sud du Doubs ou Haut-Doubs, zone correspondant aux plateaux et zones montagneuses de ce département.

Pontarlier est la ville principale de son aire de locution. Le nom du dialecte vient des burgondes, peuple germanique ayant fondé dans la région un royaume entre le Ve et le VIIIe siècle après J.-C. et dont des traces linguistiques ont localement été préservées dans la langue[4].

Le projet ISO 639-6 pour les codes des noms des variantes de langues enregistre le burgondan sous le code-dialecte bgdn[5].

Le parler du Saugeais[modifier | modifier le code]

Le dialecte parlé dans le Saugeais se situe dans la zone burgondane. Le Saugeais, territoire autoproclamé indépendant, a conservé son parler notamment à travers l'hymne du Saugeais composé en 1910 par le chanoine Joseph Bobillier de Montbenoit.

Le dialecte se différencie fortement des autres parlers arpitans qu'ils soient burgondans ou jurassiens de Franche-Comté. Selon Dominique Stich, il faut y voir l'influence de colons venus du Valais, des Grisons et de Savoie qui répondirent à l'appel d'Humbert de Scey, archevêque de Besançon, qui, en 1150, souhaite défricher la région.

Extrait de l'hymne des Saujets (graphie locale non standardisée) :

Francoprovençal saugeais Traduction en français
Les Sadjets ant dans yeu gairgueuta Des mouts qu’nion n’saît cman yeu, rdâtai L’an pairki cmant na pteta rota qu’a toudj’ loulzi d’let sacrôlai La tsîra qu’ minre, la lra que rlut La tsrâ, la creuille, lou daidjuron Lou dzreu d’la dzrensse, lou tsri qu’est tru Y a d’quet aipouairie lèz Larmond. Les Saugets ont dans leur gosier Des mots que personne ne sait, comme eux, rouler Ils ont par là comme une petite souris Qui a toujours le loisir de les secouer : La chèvre qui « mène », la lune qui brille, Le chéneau, la quenouille, le déjeuner, Le genou de la génisse, le cabri qui est tenu, Il y a de quoi épouvanter les « Larmond ».

Références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Pimienta, A methodology for exploring the situation of French and languages of France, in 3rd international conference on linguistic and cultural diversity in Cyberspace, Iakoutsk 28 Juin-3 Juillet 2014. [1]
  2. L'arpitan : romands et rhône-alpins, Tribune de Genève 15 mars 2010. ISSN 1010-2248 ; lire en ligne
  3. Wikimédia France, La place des langues de France hexagonales dans les projets Wikimedia : Rapport de Wikimédia France – association pour le libre partage de la connaissance pour la Délégation générale à la langue française et aux langues de France, (lire en ligne)
    Rapport conservé et présenté sur le site du Ministère de la Culture.
  4. Anne Le Diascorn, « La Franche-Comté de Bourgogne : une vieille nation oubliée de l'histoire », Aventures et dossiers secrets de l'histoire,‎ , p. 10-33 (ISSN 1767-3739, lire en ligne)
  5. ISO 639 - Projet ISO 639-6 : Codes pour la représentation des noms de langues - Partie 6 : Code alpha-4 pour un traitement exhaustif des variantes linguistiques. Section arpitan/francoprovençal.

Articles connexes[modifier | modifier le code]