Agriculture en France

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L’agriculture de la France métropolitaine bénéficie d'une surface agricole utile importante (environ 1/2 ha par habitant) et d'une situation géographique et climatique favorable, à cheval sur le 45e parallèle. Conjointement à l'aide apportée par la politique agricole commune (PAC), ces facteurs expliquent que la France soit devenue le premier pays agricole de l'Union européenne avec 18 % du produit agricole et agro-alimentaire européen. Les principales productions sont les céréales (blé, 1er rang européen et 5e mondial ; maïs, 8e mondial) et le sucre (7e mondial), le vin (1er mondial), le lait (3e mondial) et les produits laitiers, les fruits et légumes, l'élevage (notamment en Bretagne) et les produits carnés (5e mondial pour la viande bovine). Ce dernier secteur a pu souffrir de crises successives (vache folle, grippe aviaire, etc).

L'agriculture occupe 53,2 % de la surface de la France métropolitaine, et jusqu'à 75 % environ dans des régions telles que le Nord-Pas-de-Calais. Elle employait, en 2007, 3,4 % de la population active totale[1]. Elle s'est modernisée dans le cadre de la PAC, réduisant sans cesse la quantité de main d'œuvre employée. La somme des secteurs de l'agriculture, de la sylviculture, de l'agroalimentaire et de l'industrie du bois représentait, en 2003, plus de 1 800 000 personnes employées ou employeurs, générant 4,5 % du PIB français, soit un peu plus de 72 milliards d'euros[2]. L'agriculture bénéficie d'une grande partie des aides européennes mais le revenu agricole moyen reste localement très bas[3].

Éléments de définition[modifier | modifier le code]

Place de l'agriculture dans l'économie française[modifier | modifier le code]

Article connexe : Économie en France.

Le poids de l'activité agricole (y compris le secteur des industries agro-alimentaires) représente 3,5 % du PIB (2008), soit 68,8 milliards d'euros. Il s'élevait à 8 % environ en 1980[7].

Le nombre de personnes employées à titre permanent par l'agriculture s'élève en 2007 à 770 000 personnes[7], soit 3 employés pour 100 ha. Ils étaient 4,7 employés pour 100 hectares en 1988 (soit un total de 1 176 567)[réf. nécessaire].

Historique[modifier | modifier le code]

Hortillonnages d'Amiens, qui sont de plus en plus utilisés non plus à des fins maraîchères, mais de tourisme rural.
Répartition des différents types de sols dans l'Union européenne (à 12).

La Révolution néolithique, au cours de laquelle les chasseurs-cueilleurs du Paléolithique ont laissé la place aux sédentaires qui élèvent moutons ou vaches et plantent grains de blé ou d'orge date, dans ce qui constitue le territoire actuel de la France, du Ve millénaire av. J.-C [8]. À partir de cette époque, le sol commence à être travaillé par l'homme et son labour, le paysage étant sujet à l'anthropisation. L'histoire des paysans s'entremêle alors à l'histoire du climat et de la végétation, la maîtrise des sols étant quasi-achevée au XIXe siècle [8].

De la Révolution jusqu'à la fin des Trente Glorieuses, et alors que l'ensemble du territoire devient cadastré (évolution achevée au mi-XIXe siècle [8]), trois tendances principales caractérisent la propriété de la terre : l'augmentation progressive des prix de la terre; la concentration des exploitations autour d'unités de taille moyenne (généralement entre 10 et 50 hectares pour les terres de polyculture et d'élevage) et l'appropriation de la terre par les paysans, le faire-valoir direct l'emportant sur le métayage ou le fermage [8]. 467 000 exploitants agricoles (20,7 %) relevaient encore du fermage (surtout dans le centre du bassin de Paris, en Haute-Normandie ou encore dans l'Ouest) ou du métayage (dans le Beaujolais ou dans des régions du Massif central) en 1955 [8]. Cette proportion passait à 14,7 % en 1970 [8].

Après les guerres mondiales, l'agriculture devient plus industrielle et s'intensifie sur une partie croissante du territoire métropolitain et outre-mer dans une partie des colonies. Les échanges se mondialisent. Les consommations d'engrais chimiques et de pesticides augmentent fortement. Parallèlement, un mouvement en faveur de l'agroécologie et de l'agriculture bio apparait dans les années 1970. Peu à peu, des exigences nationales et européennes de meilleure prise en compte de l'environnement sont formulées (ex : Directives biocides et pesticides, directive cadre sur l'eau, Directive Nitrates, Règlementation sur les pesticides et les OGM, Mesures agrienvironnementales) évoquées par le grenelle de l'environnement en 2007, et en France plus ou moins intégrées dans la « feuille de route » de la Conférence environnementale de septembre 2012, dans le « projet agro-écologique » du gouvernement[9] lancé en décembre 2012, s'appuyant aussi sur un plan énergie Méthanisation Autonomie Azote (EMAA, landé le 29 mars 2013) et la préparation d’un plan national biogaz.

Occupation des sols et du territoire[modifier | modifier le code]

En 2006[10], sur les 55 millions d'hectares (550 000 km2) du territoire français métropolitain, un peu plus de 32 millions d'hectares supportent des activités agricoles.

En 2010, un peu plus de 28 millions d’hectares sont occupés par des activités agricoles.

Les sols non artificialisés se composent de : 37 % cultivés, 34 % boisés, 19 % en herbe, 6 % de landes, friches, maquis, garrigues et 4 % autres.

Les territoires non agricoles représentent 9 % de la superficie totale du territoire métropolitain vers 2008. Ils occupent une surface de 31 % en Île-de-France, 17 % en Nord-Pas-de-Calais et 16 % en Martinique. Dans les autres régions, ils oscillent entre 4 % en Corse et 13 % en Alsace.

Partout ou presque, l’agriculture a imprimé sa marque dans le paysage français[11].

Structure des exploitations[modifier | modifier le code]

L'agriculture française comprend 348 000 exploitations pour une surface exploitée de 25 519 000 hectares (2003), soit une moyenne de 73,3 hectares par exploitation. Les deux tiers sont des entreprises traditionnelles unipersonnelles et un tiers ont adopté la forme de sociétés, principalement celles de l'exploitation agricole à responsabilité limitée (EARL) et du groupement agricole d'exploitation en commun (GAEC), soit respectivement 61 100 et 42 800 exploitations. La taille moyenne des exploitations est passé de 8,74 ha en 1892 à 15,8 ha en 1963, à 28 ha en 1988 et à 39 en 1995[12] de SAU

Régions agricoles et utilisation des surfaces[modifier | modifier le code]

Meules de foin, peintes par Claude Monet vers 1885-86 (Hill-Stead Museum (en), Connecticut).
Les principaux types d'espaces de production agricole en France (métropole et DOM).

L'Insee distingue 411 régions agricoles en France métropolitaine formant des zones d'agriculture homogènes. On peut citer, par exemple, le bocage normand, angevin, limousin ou charolais ; les marais bretons ou marais poitevins ; la vallée du Rhône ou la plaine de Caen (agriculture et élevage avec vergers et prairies) ; les zones d'herbage à mouton tels les Grands Causses ; les champs ouverts, céréaliers (Champagne berrichonne, Champagne crayeuse, Beauce ou Vexin — parmi les régions agricoles les plus riches de France), etc.

Par exemple, en termes d'emploi, l'Aquitaine est la première région agricole (principalement végétale), 10 % des actifs y travaillant dans le secteur agricole alors que la moyenne nationale se situe autour de 4 %[13]. L'industrie agro-alimentaire représente aussi le premier employeur industriel d'Aquitaine, avec 19 % de l'emploi industriel régional[14].

Le territoire de la France métropolitaine (549 190 km2) était réparti, en 2009, entre [15] :

  • Surface agricole utile (SAU) : 292 800 km2 (53,3 %), dont :
    • terres arables : 184 000 km2 (33,5 %), dont :
      • céréales : 94 460 km2 (17,1 % du total, 51 % des terres arables) ;
      • oléagineux : 22 430 km2 (4,0 % du total, 12 % des terres arables) ;
      • protéagineux : 2 060 km2 (0,3 % du total, 1 % des terres arables) ;
      • cultures fourragères : 47 000 km2 (8,0 % du total, 25 % des terres arables) ;
      • jachère : 7 010 km2 (1,2 % du total, 3,8 % des terres arables %) ;
      • cultures légumières : 3 880 km2 (0,8 % du total, 2 % des terres arables) ;
      • autres : 6 980 km2 ;
    • cultures permanentes : 108 800 km2 (19,8 %), dont :
      • superficie toujours en herbe : 99 100 km2 (18,1 %) ;
      • vignes et vergers : 9 700 km2 (1,8 %) ;
  • autres surfaces :
    • territoire agricole non cultivé : 25 500 km2 (4,6 %) ;
    • peupleraies, bois et forêts : 155 700 km2 (28,3 %) ;
    • autres non utilisées (lacs, urbanisation, infrastructures…) : 75 190 km2 (13,7 %).

Les céréales, avec 51 % des terres arables, sont de loin la principale culture.

Productions végétales[modifier | modifier le code]

Généralités[modifier | modifier le code]

Les productions végétales représentent, en 2008, 37,8 milliards d'euros, soit 57 % du produit agricole français[16]. Les céréales et les vins constituent la moitié de cette valeur[7].

Grandes cultures[modifier | modifier le code]

Champ de blé tendre en Île-de-France

Parmi les grandes cultures, la sole la plus importante est consacrée aux céréales, et principalement le blé tendre, devant l'orge, le maïs, le blé dur, le triticale, l'avoine et le seigle. La récolte totale de céréales s'est élevée à 70 millions de tonnes en 2009[17]. La principale récolte est celle du blé tendre, environ 35 millions de tonnes par an (36,5 Mt en 2009, soit un rendement moyen de 74,1 quintaux par hectare), devant le maïs (15 Mt) et l'orge (13 Mt)[18]. La surface consacrée aux céréales est de 9,4 millions d'hectares [15].

Les oléagineux occupent, en 2009, 2,23 millions d'hectares, répartis environ aux deux tiers en colza (pour 5,5 Mt) et un tiers en tournesol (1,7 Mt)[19]. Les oléagineux ont vu leur surface augmenter, notamment grâce au débouché du biodiesel.

Les betteraves à sucre ont occupé, en 2009, 370 000 hectares, soit 33,146 Mt compte tenu d'un rendement à l'hectare de 89,6 tonnes (à 19,5 % de sucre)[19].

La France est également 1er producteur mondial de lin, avec 56 600 ha en 2009, principalement sur le pourtour de la Manche.

Les protéagineux, en forte baisse depuis 1993 (205 000 ha), les pommes de terre (452 000 ha) et le maïs-fourrage (1,434 Mha) constituent le solde du total des grandes cultures.

Fruits et légumes[modifier | modifier le code]

Murs à pêches à Montreuil-sous-Bois, début du XXe siècle.
  • Cultures légumières

L'ensemble des surfaces cultivées (cultures de plein champ, maraîchage, serres) représentent 388 000 hectares. La production française de légumes frais s'est élevée à 5,5 millions de tonnes en 2009[15], ce qui fait de la France le 3e producteur de l'Union européenne, assez loin cependant derrière l'Italie et l'Espagne [réf. nécessaire]. La principale culture est celle de la carotte, avec 594 000 tonnes, devant la tomate. Les superficies sous serre diminuent depuis 2007, à 7 500 ha en 2009.

  • Cultures fruitières

La production de fruits de table s'est élevée en 2009 à 2,797 millions de tonnes [15], dont plus de la moitié de pommes, dont la France est le premier exportateur mondial. Comme pour les légumes, la France se classe assez loin derrière l'Italie et l'Espagne. Les autres productions notables sont les pêches et nectarines, les abricots, les poires.

Viticulture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Viticulture en France.
Les principaux vignobles de France.

La viticulture française est encore en 2004 une économie essentiellement basée sur des exploitations familiales. Pendant longtemps, la France viticole aux 450 appellations et aux dizaines de milliers de domaines de petite taille, malgré son potentiel fabuleux, attendait qu'on vienne lui acheter son vin et n'a pas appris à le vendre, à l'exception des clubs élitistes des « Grands crus » ou du « Champagne ».

La production de vin s'est élevée à 53,2 millions d'hectolitres en 2005, soit une baisse de 10 % par rapport à 2004.

Cette production se répartit en  :

  • vins d'appellation (VQRDP) : 23,7,
  • vins de pays : 14,3,
  • vins pour la production de cognac : 9,2,
  • autres vins : 6,0.

Plus du tiers de la production française est écoulée à l'export pour près de 6 milliards d'euros, mais ses principaux marchés historiques — États-Unis, Allemagne et Benelux — semblent bouder les vins français. Seuls les Britanniques restent de fidèles clients, mais en quantité seulement, car la progression des importations profitent essentiellement aux États-Unis à l'Australie et à l'Afrique du Sud.

Productions animales[modifier | modifier le code]

Les principaux fromages AOC en France
Articles détaillés : Élevage en France et Élevage bovin en France.

Généralités[modifier | modifier le code]

En 2008, les productions animales ont contribué à 43 % au produit brut agricole français, soit 25,7 milliards d'euros, principalement dans le secteur du lait (8,9 milliards), de la viande bovine (8 milliards), porcine (3,2 milliards) et des volailles (3,4 milliards)[16]

Viandes blanches[modifier | modifier le code]

L'élevage porcin français est, avec 26 millions de têtes en 2008, le 4e d'Europe en volume, après l'Allemagne, l'Espagne et le Danemark. La production est très fortement concentrée en Bretagne, avec 40 % du cheptel[7].

Le secteur des volailles de chair est concentré dans l'ouest de la France (Bretagne, Pays de la Loire) et en Rhône-Alpes.

Élevage bovin et ovin[modifier | modifier le code]

Bovins[modifier | modifier le code]

Sur les 19,4 millions de bovins que comptait le cheptel français en 2008, une part était destinée principalement à la production de lait (notamment en Bretagne, Normandie, Nord-Pas-de-Calais, Lorraine, Franche-Comté, sud du Massif central). Les zones d'élevage allaitant (bovins viande) sont principalement le Massif central et le Morvan, la Vendée, la Basse-Normandie, le Limousin. La production de viande bovine s'est établie, en 2008, à 1,44 million de tonnes (équivalent-carcasse)[20].

Production laitière[modifier | modifier le code]

Les produits laitiers sont importants pour l'agriculture et l'industrie laitière française : le lait, le beurre ainsi qu'entre 350 et 400 marques commerciales et appellations de fromages, dont un nombre important d'appellations sont protégées par appellations d'origines protégées et une indication géographique protégée (IGP gruyère)
Voir: Liste des AOC laitières.

Depuis 1984, des quotas laitiers ont été instaurés dans le cadre de la PAC afin d'éviter la surproduction et la baisse des prix.

En 2004, il restait 103 922 exploitations laitières en France (contre 148 247 en 1995, soit une baisse de 30 % en dix ans). La référence moyenne de production était de 218 529 litres par an (contre 152 170 en 1995, soit 43,6 % de plus) [réf. nécessaire]. Cette référence moyenne, du fait de l'augmentation de la taille des exploitations, augmente d'environ 9 000 litres par an. 200 000 litres de production annuelle correspondent environ à la production d'un troupeau de 25 laitières (Prim'Holstein) environ [réf. nécessaire].

En 2007, la France a importé 4,4 millions de tonnes de produits laitiers, notamment du beurre, de la crème fraîche et du lait concentré sucré, principalement issus de l'Union européenne. Parallèlement, elle a exporté 9,2 millions de tonnes de produits laitiers, principalement du lait (Espagne et Italie), du fromage (monde entier), et des yaourts (Espagne et Union Européenne) [21].

Élevage ovin : Le cheptel ovin français est composé d'un peu plus de 4 millions de brebis. Une partie de ce cheptel est destinée à la production de viande et le reste du cheptel est destiné à la production laitière notamment pour la fabrication du Roquefort de ce fait, le département de l'Aveyron a lui seul rassemble plus d'un million d'ovins.

Sylviculture[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Forêt en France.

Les données proviennent de l'Inventaire forestier national, 2010 (IFN) [22]

La forêt représente 161 000 km2 du territoire français, soit un taux de boisement de 29,2 % (surface des forêts rapportée au territoire national). Ce taux de boisement a sensiblement augmenté depuis le XIXe siècle grâce à d'importants efforts de reboisement. Cela a été possible, malgré l'industrialisation et l'urbanisation et le développement des infrastructures, par l'intensification de l'agriculture et l'abandon de la traction hippomobile, qui ont contribué à libérer des surfaces importantes de terres cultivées.

75 % de cette surface relèvent de la propriété privée, et 10 % sont des forêts domaniales, propriété de l'État. Le reste relève des collectivités locales, principalement des communes mais aussi des départements et des régions. Ces forêts publiques sont gérées par l'Office national des forêts.

Le volume total de bois pour la France est estimé à 2 403 millions de m³. Les conifères représentent environ 40 % du total, dont épicea commun (20 %), sapin blanc (28 %), pin sylvestre (18 %). Parmi les feuillus (60 %), les principales essences sont le chêne rouvre (32 %), le hêtre (33 %) et le chêne pédonculé (10 %).

La forêt a fortement souffert de la tempête des 26 et 27 décembre 1999. Sur l’ensemble de la France, on estime à 6,9 % la superficie boisée endommagée. La tempête Klaus a pour elle seule abattu 43,1 millions de m³ de bois, soit 14 % du bois dans les zones concernées.

Pêche[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Pêche en France.

La France pêche annuellement 643 000 tonnes de poissons (2003), ce qui la place au 3e rang dans l'Union européenne derrière le Danemark (1 031 000 t) et l'Espagne (897 000 t), et juste devant le Royaume-Uni (641 000 t). En valeur, ce volume de capture représente 1,144 milliard d'euros (2003).

La flotte de pêche française comptait 7880 bateaux fin 2004, soit 9 % de la flotte totale de l'Union européenne. Sur ce total, 5412 bateaux sont en France métropolitaine et 2468 dans les départements d'outremer.

statistiques 2014 sur les principales productions agricoles en France[modifier | modifier le code]

valeur globale de la production agricole en 2014[modifier | modifier le code]

Commentaires La valeur des productions agricoles[23]


Les valeurs indiquées dans la colonne «La valeur des productions agricoles» sont exprimées en milliards d'euros courants :
  • les productions sont évaluées en valeur hors subventions.
  • la production totale représente la production «aux prix de base» : ce total inclut les subventions liées directement aux produits.
  • les «aides découplées» de la Politique Agricole Commune (européenne) ne sont pas comprises dans la valeur de la production : dans ce tableau, elles figurent dans la ligne «autres subventions» (soit : une estimation de 8 milliards d'euros pour 2014).

La colonne «2014» représente la valeur provisoire de l'année 2014, telle que publiée en 2015.

Globalement, les produits végétaux représentent la plus grosse part de la valeur de la production agricole française (57% du total hors subventions directement liées aux produits). Parmi ces productions :

  • l'ensemble «céréales» et «oléagineux» représente la plus grosse part : 13,5 milliards d'euros en 2014.
  • l'ensemble des vins est en deuxième position, avec 12,4 milliards d'euros (parmi lesquels : 79% pour les vins d'appellation).

Dans l'ensemble des produits animaux :

  • les produits laitiers forment la plus grosse part : 10,2 milliards d'euros (dont : 93% liés au lait de vache)
  • les bovins : 7,3 milliards d'euros
  • les volailles 4,8 milliards d'euros

La production de services réalisée par les exploitants agricoles est en légère augmentation : mais, avec 4,7 milliards d'euros, elle ne représente encore que 5,6% de la production totale (contre 4,5% en 2000).

valeurs en milliards d'euros 1990 2000 2010 2014
Production végétale 34,2 31,5 40,2 42,7
Céréales 9,1 6,7 11,7 11,0
Oléagineux 1,8 1,0 2,7 2,5
Fruits 2,4 2,4 2,8 2,7
Légumes 2,7 3,0 3,0 2,8
Vins 9,0 9,5 9,6 12,4
Autres 9,2 8,9 10,5 11,3
Production animale 23,4 22,8 22,9 27,0
Bovins 7,7 6,5 6,5 7,3
Porcins 2,9 3,0 2,8 3,2
Lait 7,9 8,0 8,1 10,2
Produits avicoles 3,4 4,0 4,1 4,8
Autres 1,5 1,4 1,3 1,4
Production de services 2,0 3,0 4,1 4,7
Subventions sur les produits 0,6 6,6 1,2 1,1
Production totale 60,2 63,9 68,4 75,4
Autres subventions 1,7 1,6 8,5 8,0
Total des ressources 61,8 65,5 76,9 83,4

Sources : Agreste, Insee - Comptes de l'agriculture - Base 2010[24]

productions animales en 2014[modifier | modifier le code]

Les évaluations des cheptels et des productions nationales en 2014 sont fournies par : Eurostat[25] , cité par Agreste dans la série des Mémentos[26] .

Les «faits notables» mentionnés dans les deux tableaux (productions animales, productions végétales) s'appuient sur des commentaires et des données fournis par Agreste, et publiés sur leur site. Les données proviennent des enquêtes cheptel, des Recensements Agricoles, et de différents observatoires des usages, des marchés et des prix. Voir la méthodologie de chaque outil sur le site de Agreste[27]. Les commentaires fournis dans les documents cités ont été élaborés par le Service Statistique et Prospective[28] (SSP) du Ministère de l'Agriculture. Les faits notables de la colonne de gauche des deux tableaux ci-dessous sont une interprétation des éléments cités par Agreste, et n'engagent pas la responsabilité du SSP.

Faits notables en 2014 Productions et cheptels nationaux
Documents : Agreste (GraphAgri-2015[29], [30], Memento-2015[26]) -
autres sources citées : Statistiques Agricoles Annuelles[31], Enquêtes cheptel[32], Recensements agricoles[33]
Sources : Eurostat (2014)[25], Agreste[26]
L'élevage de reproductrices bovin viande est surtout cantonné dans les zones de piémont ou de moyenne montagne
La concentration laitière s'accentue

La France exploite le premier cheptel bovin de l'Union Européenne.


Le nombre total de bovins était en 2014 à peu près le même qu'en 2000.


Parmi les femelles reproductrices, on compte 53% de vaches «nourrices»  : elles sont élevées pour leur viande, et pour produire des veaux. Le nombre de ces vaches a baissé de 28% en 14 ans. La taille des ateliers est passée de 26 à 32 vaches sur la période. En France, les élevages de vaches allaitantes se retrouvent surtout au long d'un axe sud-ouest / massif-central et en Pays-de-Loire.


Le nombre de vaches laitières a peu diminué sur la période (-1% par an) : la taille moyenne des ateliers laitiers est passé de 33 vaches à 40 vaches en 14 ans. Toutefois, ces moyennes cachent des évolutions différentes selon les régions : on observe des concentrations régionales de la production laitière : Bretagne / Normandie / Nord / Picardie.

millions de têtes
Cheptel bovin
France 19,3
Allemagne 12,7
Royaume-Uni 9,7
Irlande 6,2
Italie 6,1
Espagne 6,1
La France est un petit producteur de porcins à l'échelle européenne, avec un cheptel représentant moins de la moitié de celui de chacun des deux leaders (Allemagne et Espagne).

Le nombre de porcins a assez peu diminué entre 2000 et 2014 (-1% par an). Mais le nombre d'élevages de porcs a fortement chuté en 14 ans : il est passé de 67 000 à 20 000 exploitations (soit -8% par an). Les élevages de moins de 1 000 porcins ont fortement régressé en nombre.

Les producteurs de Bretagne possèdent 56% du cheptel français de porcs.

millions de têtes
Cheptel porcin
Allemagne 28,3
Espagne 26,6
France 13,3
Danemark 12,7
Pays-Bas 12,1
Pologne 11,3
En France, l'élevage de brebis est en net recul depuis plusieurs décennies. La production française poursuit sa baisse, et devient très faible au niveau européen. Les bassins de production se concentrent dans un nombre limité de régions.

Sur la période 2000-2014, le nombre de brebis a très fortement diminué : -2,3% par an en moyenne, avec une baisse plus forte pour les brebis nourrices. L'effectif des brebis laitières stagne : elles représentent maintenant 27% du nombre total des brebis ; mais leur élevage est très localisé.

La majeure partie (80%) du cheptel ovin est situé au sud d'une ligne qui irait du Limousin aux Alpes.

millions de têtes
Cheptel ovin
Royaume-Uni 23,0
Espagne 15,4
Roumanie 9,5
Grèce 9,1
France 7,2
Italie 7,2
Le cheptel de chèvres élevées en France représente à peine plus de 10% du cheptel européen : la France occupe la quatrième place dans l'Union Européenne.

En nombre de chèvres, cette production se maintient sur la période 2000-2014 ; par contre, avec 11 000 exploitations en 2014, le nombre d'éleveurs de chèvres a chuté de 60% en 14 ans.

millions de têtes
Cheptel caprin
Grèce 4,3
Espagne 2,7
Roumanie 1,4
France 1,3
Italie 0,9
Pays-Bas 0,4
La France est le deuxième producteur européen de lait de vache, derrière l'Allemagne.

La collecte de lait dans l'Union Européenne a augmenté de 12% entre 2009 et 2014 ; les trois plus gros producteurs sont responsables de plus de 60% de cette augmentation.

Compte tenu des perturbations sur les marchés internationaux, les industries laitières n'ont pas augmenté leur production de fromages ; elles ont augmenté les quantités de poudre de lait et de MGLA (matière grasse laitière anhydre).

Le stockage public n'étant plus financé depuis 2010 pour le beurre et depuis 2012 pour le lait en poudre, les prix ont à nouveau baissé fin 2014, et sont devenus volatils.

La transformation du lait produit en France est surtout orientée vers la fabrication de fromages (en particulier à pâte cuite, en grande partie exportés). La consommation intérieure ne peut assurer l'écoulement de la production.

La production de lait de vache est devenue très concentrée : les éleveurs des régions Bretagne, Normandie et Pays de Loire fournissent 48% du total collecté en 2014. La collecte laitière recule presque partout ailleurs.

La production de lait de chèvre et de brebis ne représente que 2% de celle du lait de vache. Les zones concernées par ces productions sont aussi très localisées : Poitou-Charentes pour le lait de chèvre, et essentiellement Midi-Pyrénées pour le lait de brebis.

collecte
(millions de tonnes)
Lait de vache
Allemagne 31,4
France 25,3
Royaume Uni 14,8
Pays-Bas 12,5
Pologne 10,6
Italie 10,2
La filière avicole française est constituée principalement de deux secteurs : poulets de chair, et œufs de consommation. La filière est très concentrée du côté de la production :
  • concentration géographique ( 55% pour l'ensemble Bretagne et Pays-de-Loire, 6% pour l'Aquitaine)
  • concentration des ateliers de production : 2/3 des effectifs de poulets de chair dans des ateliers de plus de 20 000 poulets, 2/3 des poules pondeuses dans des ateliers de plus de 50 000 poules.

En volailles de chair, les exportations ne représentent que 13% de la production, plus de la moitié de ces exportations sont à destination du marché extra-communautaire ; l'équilibre n'est obtenu que si la consommation intérieure reste soutenue.

Les autres productions avicoles sont :

  • les dindes : 20% du volume total de la filière en 2014, mais en forte diminution à long terme (-52% entre 2000 et 2014) ;
  • les canards : ils se maintiennent à long terme, mais ne représentent que 12% des volumes ;
  • les pintades (2%) et les oies (moins de 1%)
  • le foie gras (de canard) : sur un secteur très particulier, il représente environ 400 millions d'euros de chiffre d'affaires au niveau sortie de salle de découpe. Il concerne surtout Aquitaine, Midi-Pyrénées et Pays-de-Loire. C'est un secteur économiquement intéressant, mais production et consommation sont en équilibre depuis 2005 : les importations équilibrent aussi les importations.

Dans tous les cas, l'équilibre économique du secteur avicole dépend du prix des aliments, et donc : du prix des céréales, et du prix du soja sur les marchés internationaux.

productions végétales en 2014[modifier | modifier le code]

Faits notables en 2014 Productions nationales
Sources : Agreste (GraphAgri-2015[29],[34],[35],[36], Memento-2015[26]) -
autres sources citées : Statistiques Agricoles Annuelles[31]
Sources : Eurostat[25] (2014),
Agreste[26]
En 2014, la production mondiale de céréales (blé, maïs, riz) est dominée par la Chine (20% de la production mondiale) et les USA (16%). L 'Union Européenne avec 11% de la production mondiale) n'est que le troisième producteur mondial, presque à égalité avec l'Inde (10%). L'ensemble Russie-Ukraine représente 6% de la production mondiale. Le commerce international de céréales ne représente que 12% de la production mondiale.

Au niveau mondial, le blé représente environ 25% de la production de céréales, et 45% du commerce international de céréales.

En 2014, pour le blé, l'Union Européenne représente 20% de la production mondiale, et la France représente 25% du blé européen.

Le blé est surtout cultivé dans le Centre et le Nord de la France.

Production en millions de tonnes
Blé
France 37,5
Allemagne 27,7
Royaume-Uni 16,6
Pologne 11,6
Ensemble UE 149,4

La production mondiale de maïs est dominée par les USA (37%) et la Chine (22%). Ensuite viennent le Brésil (8%). L'union Européenne n'est qu'en quatrième position (avec 7%).

Le maïs représente environ 38% de la production mondiale de céréales, et 35% des échanges internationaux.

En 2014, la France a produit 24% du maïs produit dans l'Union Européenne. Ce maïs est en partie exporté ; il est surtout destiné à l'alimentation animale.

Le maïs est surtout cultivé dans la moitié Sud de la France, en situation irriguée.

Production en millions de tonnes
Maïs
France 18,5
Roumanie 11,5
Italie 8,3
Hongrie 9,2
Ensemble UE 76,4
En 2014, la France a produit 19% de l'orge produite dans l'Union Européenne.

La production française a augmenté de près de 20% depuis l'année 2000, alors que celle du Royaume-Uni stagne, et celles de l'Allemagne et surtout de l'Espagne ont diminué.

Avec 1,8 millions d'hectares cultivés, l'orge représente la troisième production végétale, principalement destinée à la consommation animale.

L'orge est surtout cultivée dans le Nord-Est de la France.

Production en millions de tonnes
Orge
France 11,8
Allemagne 11,6
Royaume-Uni 7,0
Espagne 6,9
Ensemble UE 60,8
On regroupe souvent sous le terme «oléo-protéagineux» les plantes suivantes :
  • les oléagineux, à partir desquels on produit de l'huile :
    • colza, dans le Nord et l'Est de la France : avec 1 700 000 ha environ, stable depuis 2010 ; mais on a compté seulement 600 000 en 1993. Actuellement, le colza représente environ les 3/4 de la production d'huiles végétales, en France.
    • tournesol, dans le Sud-Ouest  : avec 660 000 ha environ, stable depuis 2010 ; mais on a compté jusqu'à 1 100 000 ha en 1990.
  • les protéagineux, qui contiennent des matières protéiques recherchées pour l'alimentation animale ; les surfaces emblavées varient fortement selon le niveau des aides accordées par la Politique Agricole Commune :
    • pois protéagineux : avec 140 000 ha en 2014, contre 700 000 ha en 1990
    • soja, dans le Sud : avec 76 000 ha en 2014 contre 50 000 ha en 2010

Concernant les huiles, l'équilibre production / utilisation intérieure est souvent assuré. Par contre, concernant les produits protéiques, l'utilisation est de plus du double de la production (surtout du fait de l'alimentation animale). D'où l'importance des aides spécifiques de la Politique Agricole Commune.

Les écarts de capacité de production de graines oléo-protéagineuses sont très importants :
  • La France produit environ 8 millions de tonnes (Mt),
  • l'Union Européenne à 28 : un total de 34 Mt,
  • le Monde : plus de 500 Mt (sans compter l'huile de palme)
La culture de pommes de terre représente en 2014 environ 170 000 ha, produisant environ 8 millions de tonnes (Mt) de pommes de terre : dont 80% de tubercules de consommation. Avec 2,6 Mt exportées et 2,0 Mt importées, les prix de marché sont sensibles aux conditions climatiques.
Fruits

Presque toutes les espèces d'arbres fruitiers reculent :

  • poiriers, pruniers, pêchers sont en voie de disparition dans les régions où ils avaient été cantonnés par l'évolution des prix et des échanges à longue distance
  • les pommiers aussi, malgré leur résistance dans certaines régions périphériques
  • le raisin de table recule aussi fortement

Les seules espèces qui progressent, dans la catégorie «autres arbres fruitiers» sont : les noisetiers, et les pommiers à cidre.

La consommation nationale de fruits, en augmentation, est satisfaite par des importations de fruits exotiques d'une part, et de fruits tempérés produits en Europe du Sud (Espagne surtout), et en Afrique du Nord.

La pomme de table recule : la France est en cinquième position au sein de l'Union Européenne. Mais ce fruit reste un élément important de régulation du déficit des échanges : malgré la forte concurrence extra-communautaire (Chine, USA, Turquie), et intra-communautaire (Allemagne), la pomme représente 35% de la valeur des exportations françaises de fruits.

La banane (surtout produite en Guadeloupe et Martinique) représente aussi une part notable (17%) de ces exportations.

Surface en milliers d'ha
2000 2014
pommier 53,0 37,6
noyer 14,6 19,7
prunier 19,1 15,8
abricotier 15,0 12,3
pêcher 22,1 10,4
cerisier 12,1 8,2
poirier 11,0 5,5
autres arbres fruitiers 48,3 54,8
Total verger 195,1  164,2
Raisin de table 9,1 5,3
Fraise 4,0 3,2
Banane 15,1 10,2
Ananas 0,9 1,3
Légumes

Au niveau européen, la France est en troisième position pour la production de légumes, loin derrière l'Italie (tomate) et l'Espagne (salade, melon); elle est en passe d'être rattrapée par les Pays-Bas et la Pologne.

On constate une lente érosion de la production de légumes en France, depuis le début de la décennie 2010.

A cette diminution des quantités produites, s'ajoute une baisse des prix.

De fait, on observe une diminution de 16% de la valeur de la production :

  • la moyenne «2000» : 3,7 milliards d'euros,
  • et la moyenne «2010» : 3,1 milliards d'euros,

Les raisons ?

Production en milliers de tonnes
Légumes 2000 2014
tomate 840 786
carotte 678 545
maïs doux 454 404
salade 509 398
haricot vert 464 287
oignon 464 377
chou-fleur 388 307
melon 287 252
chou (sauf chou-fleur) 243 228
endive (chicon) 245 168
petit pois 245 186
autres légumes frais 1351 1472
Ensemble 6165   5410
En matière de production de vins, la France dispute la première place mondiale avec l'Italie ou l'Espagne, selon les années.

Les exportations se font surtout en direction de l'Union Européenne (Allemagne, Royaume-Uni, Belgique). Hors de l'UE, les principaux clients sont la Chine, les États-Unis, le Japon. A l'export, le Champagne ne représente que 4% des volumes, mais 30% des montants.

Les vins sous AOP (Appellation d'Origine Protégée) hors eaux-de-vie représentent 49% de la production française, les vins IGP (Indication Géographique Protégée) : 28%, le reste (23%) étant constitué par des vins pour eaux-de-vie, et des vins sans IG (Indication Géographique).

Malgré une consommation en baisse de 1% à 2% chaque année, les prix progressent régulièrement, grâce aux exportations. Le prix des vins de table (ni vins d'appellation, ni vins de pays) progresse depuis 2005 plus vite que celui des vins AOP, IGP ou IG.

Les zones de production sont très dispersées sur le territoire.

production en millions d'hl
VINS
France 47
Italie 45
Espagne 42
UE à 28   164
Monde 279

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.insee.fr/fr/themes/document.asp?ref_id=ip1206
  2. Plan stratégique national de développement rural 2007-2013, Doc travail, version 6.4 – revue et abrégée, 2 juin 2006, consultée 2
  3. (moins 20 % en 2013 par rapport à 2012) ; Le revenu des agriculteurs français a baissé de 20% en 2013, le Figaro, 1 juillet 2014
  4. Legifrance, Article L521-1 à 6 , Code rural
  5. Légifrance, Article L522-1 ; modifié par Loi n°99-574 du 9 juillet 1999 - art. 60 JORF 10 juillet 1999
  6. Légifrance, Titre Ier : Du réseau des chambres d'agriculture, article L510-1, modifié par LOI n°2010-874 du 27 juillet 2010 - art. 70 ; Code rural
  7. a, b, c et d Bimagri HS no 23, janvier 2010
  8. a, b, c, d, e et f Armand Frémont, « La terre », in Les Lieux de mémoire, tome III (dir. Pierre Nora), Quarto Gallimard, 1997, p. 3047-3080.
  9. Gouvernement français (2012), Projet agro-écologique pour la France, consulté 2013-04-11
  10. Agreste 2006
  11. Agreste Primeur avril 2011
  12. Yves Colombel, « L'agriculture française », Armand Colin, 2000, p. 22.
  13. Agriculture Agroalimentaire, conseil régional d'Aquitaine.
  14. Industries agroalimentaires sur le site du conseil régional d'Aquitaine.
  15. a, b, c et d Bimagri HS no 23, janvier 2010, estimation.
  16. a et b Eurostat
  17. source : FranceAgriMer
  18. source : Agreste, FranceAgriMer
  19. a et b Agreste infos rapides - grandes cultures et fourrages - novembre 2009
  20. Agreste, in Bimagri HS n°23, janvier 2010
  21. source : http://faostat.fao.org/site/535/default.aspx
  22. http://www.ifn.fr/
  23. « Les composantes de la production agricole (2014) [in «Mémento 2015»] », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/,‎ (consulté le 2 avril 2016)
  24. « Les données économiques-Mémento 2015 (memo15donnees.pdf) », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 2 avril 2016)
  25. a, b et c « Statistiques par thème - Eurostat », sur ec.europa.eu (consulté le 2 avril 2016)
  26. a, b, c, d et e Ministère de l'Agriculture de l'Agroalimentaire et de la Forêt, « Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt - Agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Mémentos », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 2 avril 2016)
  27. Ministère de l'Agriculture de l'Agroalimentaire et de la Forêt, « Ministère de l'agriculture, de l'agroalimentaire et de la forêt - Agreste - La statistique, l'évaluation et la prospective agricole - Publications », sur agreste.agriculture.gouv.fr (consulté le 5 avril 2016)
  28. « La statistique agricole », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 6 avril 2016)
  29. a et b « GraphAgri France 2015 », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 6 avril 2016)
  30. « produits agroalimentaires (Gaf15p145-163.pdf) », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/,‎ (consulté le 6 avril 2016)
  31. a et b « Statistique agricole annuelle (SAA) », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 6 avril 2016)
  32. « Bovins, porcins, ovins, caprins, équidés », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 6 avril 2016)
  33. « Données en Ligne », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/ (consulté le 6 avril 2016)
  34. « GraphAgriFrance 2015 - végétaux -céréales (Gaf15pp117-122.pdf) », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/,‎ (consulté le 6 avril 2016)
  35. « GraphAgri2015 - végétaux autres (Gaf15p123-140.pdf) », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr/,‎ (consulté le 6 avril 2016)
  36. « GraphAgriFrance 2015 - vins (Gaf15p141-144.pdf) », sur http://agreste.agriculture.gouv.fr,‎ (consulté le 6 avril 2016)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Éric Alary, L'Histoire des paysans français, Perrin, 2016, 376 pages.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]