Oblast de Moscou

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Oblast de Moscou
(ru) Московская область
Armoiries de l'Oblast de Moscou
Armoiries de l'Oblast de Moscou
Drapeau de l'Oblast de Moscou
Drapeau de l'Oblast de Moscou
Oblast de Moscou
Administration
Pays Drapeau de la Russie Russie
Région économique Centre
District fédéral Central
Statut politique Oblast
Création 14 janvier 1929
Capitale Moscou
Gouverneur Andreï Iourievitch Vorobiov
Démographie
Population 7 095 120 hab. (2010)
Densité 155 hab./km2
Géographie
Superficie 45 900 km2
Autres informations
Langue(s) officielle(s) Russe
Fuseau horaire UTC+4
Code OKATO 46
Code ISO 3166 RU-MOS
Liens
Site web http://www.mosreg.ru

L’oblast de Moscou (ou Podmoskovye[1]), est un Sujet de la Fédération de Russie (un oblast). Sa superficie, d'environ 45 900 km2, est relativement faible par rapport aux autres sujets fédéraux, mais c'est l'une des régions les plus densément peuplées du pays[2] et, avec une population de 7 095 120 habitants (Recensement de 2010), le deuxième sujet de la Fédération le plus peuplé[3]. Il n'y a pas de centre administratif officiel pour l’oblast de Moscou : la plupart de ses administrations siègent à Moscou et quelques autres villes de l’oblast.

L’oblast a été créée en 1929. Elle est limitée par l’oblast de Tver au nord-ouest, l’oblast de Iaroslavl au nord, l’oblast de Vladimir au nord-est et à l'est, l’oblast de Riazan au sud-est, l’oblast de Toula au sud, de l’oblast de Kalouga au sud-ouest et de l’oblast de Smolensk à l'ouest. La capitale fédérale, Moscou, qui est sujet autonome, en occupe le centre et le sud-ouest, avec quelques enclaves. L’oblast est très industrialisé, ses principales spécialités étant la métallurgie, le raffinage, les construction mécaniques, l’agro-alimentaire, l’énergie et les industries chimiques.

Histoire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Grande-principauté de Moscou.

Le territoire de l'actuel Oblast de Moscou serait habité par l'homme depuis plus de 20 000 ans. De nombreux tumulus et des villages de l’Age du fer y ont été mis au jour. L’oblast de Moscou est officiellement créé le 14 janvier 1929.

La ville de Moscou est au centre de l’oblast de Moscou mais elle n'en fait pas partie, car la ville de Moscou jouit d’un statut territorial particulier, celui de ville fédérale, et constitue donc une entité fédérée à part entière, au même titre que Saint-Pétersbourg. La ville de Moscou se trouve donc enclavée dans l’oblast de Moscou.

Les premières traces de présence humaine remontent à l'âge du fer. Des peuples finno-ougriens occupèrent la région. Puis, vers le Xe siècle, des Slaves vinrent s'y installer.

Jusqu'aux IX-Xe siècle, le bassin de la Moskova et les territoires voisins étaient peuplés de Finno-ougriens. Les Slaves ne colonisèrent le pays qu'à partir du Xe siècle. Vers le milieu du XIIe siècle, il fut annexé à la Principauté de Vladimir-Souzdal. Plusieurs grandes villes ont vu le jour à cette époque, dont Volokolamsk (1135), Moscou (1147), Zvenigorod (1152) et Dmitrov (1154). Dans la première moitié du XIIIe siècle, toute la Principauté de Vladimir-Souzdal, dont la région de Moscou, fut conquise par les Mongols[4].

Au XIIIe siècle, la région de Moscou constitua le Grand-duché de Moscou, qui devint par la suite le centre de l’unification russe, en particulier dans la lutte contre les razzias mongoles. En 1380, le prince Dmitry Donskoy, parti de Kolomna, défit les Mongols à la Bataille de Koulikovo. Le sud de la Moscovie était alors une partie de la Principauté de Riazan, et ne sera rattachée à Moscou que dans les années 1520[5].

Détail du panorama de la Bataille de Borodino par Franz Roubaud (1912)

En 1708, Pierre le Grand institua par décret le Gouvernement de Moscou, dont les limites sont approximativement celles de l'oblast actuel. Un siècle plus tard, le destin de la Russie a été décidé à la sanglante Bataille de Borodino (1812), près de Mojaïsk.

L'industrie ne commence à se développer dans la région qu'à la fin du XVIIe siècle[6]. Elle s'est d'abord concentrée à Bogorodsk, Pavlovsky Posad et Orekhovo-Zuyevo et consistait pour l'essentiel en filatures. La première ligne de chemin de fer, reliant Moscou à Saint-Pétersbourg, et à laquelle ont travaillé des ingénieurs aussi illustres que Lamé, Clapeyron et Jouravsky, a été inugurée en 1851, et la ligne de Nijni Novgorod date de 1862.

Le 14 janvier 1929, le Comité exécutif du Congrès Panrusse décide la création de l’« Oblast Industriel Central », formé par fusion des ex-gouvernements de Moscou, de Riazan, de Tver, de Toula, des Vladimirs et de Kaluga. L’oblast est subdivisé en dix circonscriptions (ou okrougs) avec Moscou pour capitale. Le 3 juin 1929, il est rebaptisé « oblast de Moscou » et le 30 juillet 1930, les okrougs sont dissous[7],[8].

L’oblast de Moscou, trop déséquilibré, sera peu à peu démembré au profit des régions voisines : 26 districts sont transférés à l’Oblast de Kalinine en janvier 1935, puis 77 districts aux oblasts de Toula et de Riazan en septembre 1937. Une part croissante des pouvoirs est déménagée à Krasnogorsk. Les districts de Borovsky, de Vysokinichsky, de Maloyaroslavetsky, d'Ougodsko-Zavodsky et de Petouchinsky sont détachés en 1944 à Kaluga et aux Vladimirs[7],[8].

La région a été le théâtre de la Bataille de Moscou en 1941–1942.

Selon la Constitution de la Russie, adoptée in décembre 1993, l’oblast de Moscou est l'un des 83 sujets fédéraux de Russie.

Depuis le , l'oblast est amputé de vaste portions de territoire au sud-est, réduisant notablement la superficie des raïons Léninski, Naro-Fominski et Podolski, permettant de créer deux nouveaux district administratifs de Moscou : celui de Novomoskovski et Celui de Troïtski. Cette réforme permit ainsi à la capitale russe de ne plus être enclavée dans l'oblast de Moscou et de communiquer avec l'oblast de Kalouga.

Divisions administratives[modifier | modifier le code]

Administrativement, l’oblast de Moscou se divise en 38 raïons (districts) et 30 villes sous l'administration de l'oblast. En outre, il existe dans l'oblast trois entités territoriales administratives fermées.

En ce qui concerne la division municipale, on compte 36 raïons et 35 arrondissements urbains. Toutes les villes sous l'administration de l'oblast, les trois villes fermées et deux des raïons administratifs ont le statut d'arrondissement urbain (gorodoskoï okroug).

Géographie physique[modifier | modifier le code]

Carte de la région de Moscou et de la ville de Moscou

L’oblast de Moscou, boisé à 40 %, couvre une superficie de 45 900 km2. Le relief est plat, avec seulement quelques collines d'une hauteur maximale de 160 m à l'ouest.

L’oblast de Moscou est limitrophe des entités fédérées suivantes :

Relief[modifier | modifier le code]

L’oblast est essentiellement plate, ponctuée de quelques collines d'une altitude d'environ 160 m dans l'ouest, et d'immenses plaines à l'est. Du sud-ouest au nord-est, l’oblast est traversée par la limite du glacier de Moscou, qui au nord prend la forme habituelle de l’érosion glaciaire, une moraine, et au sud – des massifs érodés. L'ouest et le nord de l’oblast comprennent le plateau de Moscou. Son altitude moyenne est de 300 m aux alentours de Dmitrov et le point culminant (310 m) est voisin du village de Chapkino dans le District de Mojaïsky. La zone septentrionale du plateau de Moscou est plus escarpée que la zone méridionale. Le plateau est parsemé de lacs d’origine glaciaire, tels les lacs de Nerskoïe et de Krougloïe. Au nord du plateau de Moscou s'étend la dépression alluviale de Verhnevoljsk. C'est une plaine marécageuse dont l’altitude est comprise entre 120 m et 150 m[9],[10].

Au sud s'étend la zone vallonnée des plaines de Moskvoretsko-Oksk. Son point culminant (254 m) se trouve à Tyoply Stan, sur le territoire de la cité moscovite. Cette plaine a clairement dessiné les vallées, surtout au sud, et parfois des reliefs de karst, surtout dans le raïon de Serpoukhov. Tout-à-fait au sud, par-delà la vallée de l’Oka, s'étend le plateau central de Russie. Il est creusé de multiples ravines et son altitude moyenne est de 200 m avec un maximum à 236 m près de Pouchtchino[11].

La moitié orientale de l’oblast de Moscou est occupée par la vaste plaine de Mechtchera, qui y est très marécageuse. Les collines culminent à 214 m mais leur altitude moyenne n'est que de 120 -150⋅m. La plupart des lacs de plaine, comme les lacs Tchyornoïe et Svyatoïe, sont d’origine glaciaire. Le point le plus bas de la région est les berges de l’Oka (97 m[12],[13]).

Géologie et minéraux[modifier | modifier le code]

Géologie[modifier | modifier le code]

Dolomite
Marne
Gneiss

L’oblast de Moscou se trouve au centre du craton d’Europe orientale, dont le socle est formé de roches de l’Archéen et du Protérozoïque, tandis que les couches supérieures se sont déposées aux ères Paléozoïque, Mésozoïque et Cénozoïque. Le socle présente une épaisseur minimum (1 000 m) au-delà de Serebrianie Proudy, tout à fait au sud de l’oblast, et la plus grande épaisseur (4 200 m) à l'est de Serguiev Possad, dans la région nord-est[14].

Si les dépôts du Tertiaire sont pratiquement absents de l’oblast, les dépôts des périodes Carbonifère et du Jurassique sont sensiblement plus abondants. Au Crétacé, l’oblast de Moscou était recouvert d'une mer, comme le prouve la présence de lits de phosphate et la diversité des sables. Les sédiments du Crétacé se retrouvent surtout au nord de l’oblast. Puis la mer s'est étendue du Jurassique au Crétacé. Les dépôts marins caractéristiques du Jurassique, une argile noirâtre, se trouvent dans et autour de Moscou, ainsi que dans la vallée de la Moskova. Les dépôts du Carbonifère de l’oblast de Moscou consistent surtout en dolomite, calcaire et marne. Les veines de charbon riches en éléments organiques se trouvent plutôt dans le sud, surtout dans le raïon de Serpoukhovsk, et dans les régions ouest. On rencontre aussi dans la région des dépôts du Dévonien[15].

Les dépôts du Quaternaire sont très étendus à travers l’oblast de Moscou ; leur épaisseur décroît du nord-ouest au sud-est. On estime[16] que le pays a connu quatre épisode glaciaires successifs. La première glaciation, qui est survenue au Pléistocène inférieur et a recouvert d'est en ouest la vallée de l’Oka, n'a laissé pratiquement aucune trace dans la région. Au Pléistocène moyen, deux importantes glaciations sont survenues : le glacier du Dniepr a recouvert une grande partie de la plaine de Russie, tandis que la glaciation de Moscou s'est arrêtée juste au sud de l'actuelle ville de Moscou. La dernière glaciation, la glaciation de Valdaï, est survenue à la fin du Pléistocène ; elle n'a pas touché directement le territoire de l’oblast de Moscou, mais y a laissé des traces sous forme de dépôts fluvio-glaciaires, surtout dans la partie nord. Les glaciers ont abandonné une moraine limoneuse avec des galets et blocs erratiques de différentes natures de roche : granite, gneiss, quartzite, dolomite, craie et grès. Son épaisseur varie de quelques mètres le long des crêtes, à 100 m en périphérie des dépôts morainiques[17].

Minéraux[modifier | modifier le code]

L’oblast de Moscou est riche en minéraux. Les sables extraits des sédiments des différentes périodes (surtout Quaternaire et Crétacé) sont de très bonne qualité et sont très utilisés dans la construction. On utilise le sable de quartzite (du quartz pilé) en miroiterie : cette production s'est concentrée depuis le XVIIe siècle à proximité de Lioubertsy. Des considérations environnementales ont conduit à l'abandon de la plupart des carrières, et seule celle de Ieganovskoïe demeure active ; ses réserves en sables silicates sont d'environ 33 millions tonnes et la production annuelle atteint 675 000 tonnes[18]. Les dépôts de sable et de gravier abondent sur le plateau de Smolensk-Moscou. Les bancs de grès se trouvent dans les raïons de Kline et de Dmitrovski.

Il y a de nombreux bancs d'argile dans l'oblast ; l'argile à céramique est extraite des puits de Serguiev Possad. Le puits de Ieldiguinskoïe, près du village de Sofrino, abrite des réserves estimées à 30 000 000 m3 ; sa production annuelle atteint 600 000 m3. L'argile blanche réfractaire se trouve dans la partie orientale, au milieu des sédiments carbonifères et jurassiques, et dans les environs de Gjel on en fait l'extraction depuis le XIVe siècle. Le principal puits d'argile (celui de Koudinovskoïe, avec des réserves de 3 000 000 000 tonnes) se trouve à proximité de la ville industrielle d’Elektrougli. Les limons, tout aussi abondants, sont employés dans la confection de briques et de craie ("pierre blanche"). C'est des célèbres bancs calcaire du Tournaisien de Myachkovo qu'a été extraite la pierre des façades d'édifices de prestige de Moscou, tels le Théâtre du Bolchoï. L'exploitation des mines de Myachkovo a été abandonnée et aujourd'hui, le calcaire est extrait des carrières de Podolsk, Voskressensk, et de Kolomna. De ce dernier raïon, on tire un faux marbre réputé pour sa blancheur d'albâtre[19].

Les autres carrières de l’Oblast de Moscou donnent de la dolomite, du tuf, et de la marne, surtout dans les régions méridionales et orientales. La dolomite est recherchée par l’industrie cimentière. Son extraction se concentre surtout près de Chtchiolkovo, où les réserves dépassent 20 000 000 tonnes et la production annuelle est d'environ 650 tonnes[20].

Les phosphates sont tirés des bancs de Iegorevskoïe et de Severskoïe. Les plaines de Mechtchera et de Verkhnevoljsk sont riches en tourbe. Les principaux gisements sont ceux de "Riazanovskoïe" (840 000 t/an) et la "tourbière de Radovitsky" (760 000 t/an), tous deux voisins de Iegorievsk[21],[22]. Au-delà de la vallée de l'Oka, on trouve des bancs de lignite mais ils n'ont aucune valeur commerciale. Il existe aussi de faibles gisements de titanium et de minerai de fer dans les raïons de Serpoukhov et de Serebryano-Proudsky.

On extrait le sel-gemme aux alentours de Serpoukhov et de Iegorievsk. Il y a de nombreuses sources thermales près de Zvenigorod, Kline et Serpoukhov, tantôt résurgences ou puits artésiens de 300 à 500 m. Au-delà, à une profondeur de 1-1,5 km, une mer de sel s'étend par-delà l'oblast de Moscou. Les eaux, dont la concentration saline peut s'élever à 300 g/l, sont utilisées dans l'industrie agroalimentaire locale et les spas[23].

Climat[modifier | modifier le code]

L'hiver

Le climat de l’oblast de Moscou est continental tempéré, avec une saisonnalité (étés chauds et hivers froids) très prononcée ; cette continentalité s'intensifie du nord-ouest au sud-est. La période de température moyenne sous 0 °C dure 120–135 jours, de la mi-novembre à la fin mars. La température moyenne annuelle varie entre +3,5 °C et +5,5 °C. Le mois le plus froid est janvier, avec une température moyenne de -8 °C dans l'ouest et -10 C à l'est. Lorsque souffle l’air arctique, la température tombe sous les -20 °C pour une durée qui peut atteindre les vingt jours consécutifs en hiver, avec un extrême à -45 °C. La température minimale (-54 °C) a été enregistrée à Naro-Fominsk. La débâcle intervient souvent entre décembre et février, sous l'influence du cyclone Atlantique (ou plus rarement, des cyclones méditerranéens). La débâcle s'étale ordinairement sur plusieurs jours, et le nombre total de jours, entre fin novembre et mars, peut atteindre 50. Le manteau neigeux commence à s'épaissir à partir de fin novembre, mais parfois cela commence en septembre ou en décembre, et il disparaît entièrement vers la mi-avril (parfois dès fin mars). Le manteau neigeux atteint une épaisseur de 25 -50⋅cm et le sol gèle jusqu'à une profondeur de 65-75 cm. Le mois le plus chaud est le mois de juillet avec une température moyenne de +18,5 °C à l'ouest, et +20,0 °C dans le sud-est. Le maximum de température (+40 °C) a été enregistré à Kolomna durant la canicule européenne de 2010. Les précipitations moyennes annuelles se montent à 450-650 mm ; les précipitations sont maximales dans le nord-ouest et minimales dans les régions sud-est. Les précipitations estivales sont normalement de 75 mm, mais une fois tous les 25–30 ans, il survient une sécheresse avec moins de 5 mm de pluie entre juin et août[9],[6],[24].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

La Chocha près du village de Mikoulino
Section sud du canal de Moscou.

Dans l'oblast de Moscou, plus de 300 rivières ont une longueur supérieure à 10 km. Ce sont toutes des rivières de plaine, de régime nival, disposant d'un lit majeur étendu. Les mois de crue sont avril et mai. L'été, l'étiage est sévère et seuls les orages viennent créer des pointes de débit. Les rivières sont prises par les glaces de la fin novembre à la mi-avril. Seules la Volga, l’Oka et la Moskova sont navigables[25].

La plupart des rivières appartiennent au bassin hydrographique de la Volga, laquelle traverse d'ailleurs brièvement l'oblast au nord, non loin de la frontière avec l’Oblast de Tver. L'autre fleuve important de la région est l’Oka. Le nord de l'oblast de Moscou englobe des tributaires de la Volga aussi considérables que la Chocha, la Lama, la Doubna, la Sestra et la Yakhroma. Au sud, ce sont les tributaires de l’Oka : la Nara, la Protva et la Lopasnya. La Moskova, qui s'écoule presque en totalité à l'intérieur de l'oblast, se rattache au bassin hydrographique de l'Oka. Les régions est et nord-est, qui comprennent l'essentiel de la Dépression de Meschersk, sont irriguées par les tributaires de la Kliazma, qui est elle-même un défluent de l'Oka[25].

Le canal de Moscou draine la moitié nord de l’oblast et alimente les retenues des barrages de Ikchinskyoë, Kliazminskoïe, Pyalovskoïe et Pestovskoïe. Il y a d'autres barrages sur le cours de la Moskova : ce sont les réservoirs d’Ozerninskoïe, Modjayskoyë, Istrinskoïe et Rouza ; ils alimentent l'agglomération de Moscou en eau potable[9],[25].

L'oblast est parsemé de plus de 350 lacs, relativement peu profonds (5–10 m) et la plupart d'origine glaciaire. Les plus grands sont le lac Senej (15,4 km2) et le lac de Sviatoïe (12,6 km2). Le plus profond est le lac de Gloubokoïe (32 m), dans le raïon de Rouza. Il y a enfin de nombreux marécages, surtout dans les plaines de Mechtchersk et de Verkhnevoljsk[26].

Sols[modifier | modifier le code]

Paysage typique de l'oblast de Moscou.

Le sol de l’oblast est fait de podzols peu fertiles, dont la culture intensive exige l’apport d’engrais. Les limons sont un peu plus abondants sur les collines ; en contrebas, la terre est un mélange de tourbe, de limon sableux et de sable. Le tchernoziom est peu abondant : on n’en trouve qu’au sud de l’Oka. Les sols de bruyère s’étendent entre les vallées de l’Oka, de la Moskova et de la Kliazma, surtout dans les raïons Ramenskoïe et de Voskressensk. Les plaines de Mechtchersk et de Verkhnevoljsk sont fort marécageuses. Les grandes vallées fluviales offrent des terrains alluvionnaires fertiles[9]. Les sols sont en général pollués par l’abus d'engrais chimiques, de pesticides, par les décharges domestiques et industrielles, surtout autour de Moscou, Orekhovo-Zouïevo, Noguinsk et Voskressensk.

Flore[modifier | modifier le code]

Le petit périphérique de Moscou

L’oblast de Moscou appartient à la zone des forêts mixtes tempérées, qui recouvre plus de 40 % de la région. Les conifères (surtout le sapin) dominent au nord (plaines de Verkhnevoljsk) et dans l'ouest (raïons de Mojaïsk, Lotochinsky et de Chakhovsky). Les forêts de Mechtchora sont des forêts de conifères ; dans les plaines humides, on trouve des forêts sporadiques d’aulne. Les forêts des régions orientale et centrale sont des forêts mixtes conifères-feuillus où dominent l'épicéa, le pin, le bouleau, et le tremble, souvent mêlés de baies de noisetier. Au sud, c'est la sous-zone des forêts de chêne, d’érable et d’orme. Le plateau Moscou-Oka marque la transition entre les deux systèmes, avec l’épicéa, par exemple, dans les strates supérieures de la Lopasnya. Les flancs de la vallée de l’Oka sont couverts de forêts de pins des steppes, et plus au sud encore (districts de Serebryano-Proudsky et en partie Serpoukhov), on atteint des steppes cultivées où poussent à l'occasion des limettiers et des chênes[9],[27].

L'exploitation intensive des forêts moscovites aux XVIIIe et XIXe siècles a bouleversé leur composition : les conifères ont cédé la place au bouleau et au tremble. Le bûcheronnage a pratiquement été abandonné aujourd'hui et les forêts sont en cours de restauration, surtout autour de Moscou[9].

Les marécages dominent à mesure que l'on progresse vers l'est et les raïons de Chatoura et de Loukhovitsy. Les prairies inondables ont pratiquement disparu. Il n'y subsiste que peu de plantes autochtones, mais certaines espèces exotiques se sont acclimatées, comme l'érable à sucre. Parmi les espèces endémiques, il y a la mâcre nageante et le Sabot de Vénus.

Faune[modifier | modifier le code]

Tableau représentant l'île aux hêtres, dans le Parc National de Losiny Ostrov, par Alexeï Savrassov.

L’oblast de Moscou abrite une faune encore variée malgré l'industrialisation. Parmi les mammifères, on trouve le blaireau, l’écureuil, le castor, la loutre, le rat musqué, l’hermine, le desman de Moscovie, le chien viverrin, le hérisson, le lièvre (Lièvre variable et européen), les musaraignes (musaraigne carrelet, musaraigne pygmée, musaraigne des jardins, musaraigne aquatique, etc.), la belette, le renard, l’élan, le sanglier, la taupe d'Europe, le rat d'égoût et les rat noirs, les martes, les souris et campagnols (mulot sylvestre, mulot à collier, souris grise, rat des moissons, siciste, campagnol roussâtre, campagnol agreste, campagnol de la toundra, grand campagnol), le vison d'Europe, les cerfs (chevreuils, Cerf élaphe ou axis), muscardins et loirs, le furet. Aux confins des zones habitées, on rencontre occasionnellement l’ours, le lynx et les loups. Au sud, on trouve aussi l'écureuil moucheté, le hamster, la gerboise sauteuse et la fouine. Certaines zones contiennent des populations stables de exotiques, tels les écureuils volants, vison et le chevreuil d'Asie. Plus d'une douzaine d'espèces de chauves-souris et de papillons vivent dans l'oblast[9],[28].

Plus de 170 espèces d'oiseaux nichent dans le pays : corbeaux, moineaux, canards, pies, pics, grives, gélinottes, bouvreuils, rossignols, grues, vanneau huppés, cigognes, héron cendré, mouettes et grèbes. On a le droit de chasser plus de quarante espèces[9],[28].

Les rivières et lacs de l’oblast de Moscou sont poissonneuses. On y trouve le hareng perciforme, la carpe, la brème commune, le bar, le gardon, la gobie de Chine, la perche et le brochet. Il y a six espèces de reptiles: trois espèces de lézards (orvet, lézard vivipare et lézard des souches) et trois espèces de serpents (vipère péliade, couleuvre à collier et coronelles). La tortue des marais a été observée dans certaines zones. Les amphibiens sont représentés par 11 espèces : triton lobé, triton crêté, crapaud commun, crapaud vert, grenouille rousse, grenouille des marais, grenouille rieuse, Pélobate brun et le sonneur à ventre de feu. Il y a enfin une multitude d'insectes, dont 300 variétés d'abeilles[9],[28].

Dans le raïon de Serpoukhov, la réserve naturelle de Prioksko-Terrasny assure la préservation du bison. Le parc National de Losiny Ostrov, dans les environs de Moscou, est un parc fédéral.

Mustela Erminea head.jpg Gartenspitzmaus.jpg Kid-jbk.jpg Micromysminutus1.jpg Podiceps cristatus 5 (Marek Szczepanek).jpg
Hermine musaraigne des jardins faon de Chevreuil Rat des moissons Grèbe huppé

Géographie humaine[modifier | modifier le code]

Population[modifier | modifier le code]

  • Au recensement de 1989, l’oblast de Moscou avait une population de 6 693 623 habitants, ce qui n'incluait pas les 8 967 332 habitants de la ville de Moscou.
  • Au recensement de 2002[29], l’oblast de Moscou avait une population de 6 410 000 habitants, ce qui n'incluait pas les 10 382 754 habitants de la ville de Moscou.
  • Au recensement de 2010[3], l’oblast de Moscou avait une population de 7 095 120 habitants, ce qui n'incluait pas les 11 503 501 habitants de la ville de Moscou.
Nationalités représentées par plus de 1000 individus en 2010[30]
Russes 6 202 672 Tadjiks 3 404
Ukrainiens 119 474 Coréens 3 232
Tatars 56 202 Maris 2 554
Biélorusses 31 665 Kazakhs 2 493
Arméniens 63 306 Ossètes 2 389
Mordves 18 678 Lezgis 2 130
Azéris 19 061 Tchétchènes 1 941
Tchouvaches 12 466 Grecs 1 850
Moldaves 19 611 Oudmourtes 1 847
Juifs 7 164 Bulgares 1 511
Géorgiens 9 888 Roms 1 511
Allemands 4 607 Avars du Caucase 1 242
Ouzbeks 4 183 Lithuaniens 1 172
Bachkirs 3 565 Non-identifiés 172 090
2012
  • naissances: 83 382 (12,0 ‰)
  • décès: 99 773 (14,4 ‰) [31]
Indice de fécondité

2009 - 1.35 | 2010 - 1.37 | 2011 - 1.38 |[32] 2012 - 1.49

Cultes et croyances[modifier | modifier le code]

Les religions dans l’Oblast de Moscou (2012)[33],[34]

Selon une étude officielle réalisée en 2012[33], 45.5% de la population de l’Oblast de Moscou est adepte de l’Église orthodoxe russe, 3% sont des chrétiens non-orthodoxes, 2% sont fidèles à une autre Église orthodoxe, 1% se disent néo-païens (mouvement slavianiste, dit « rodnoverie ») et 1% sont musulmans. En outre, 29% de la population déclare pratiquer une forme non-religieuse de spiritualité, 9% sont athées, et 9.5% ont indiqué une autre religion ou ont refusé de répondre[33].

Environnement[modifier | modifier le code]

La situation écologique de l’oblast de Moscou est préoccupante. La banlieue de Moscou et les zones industrielles des régions est et sud-est sont très polluées. Les contaminations viennent des émissions de Kachira et de la Chatoura, ainsi que des décharges domestiques et industrielles : par exemple, la décharge de Timohovskaïa est l'une des plus grandes d'Europe. Les autres problèmes viennent de la corrosion des réservoirs de pétrole et des déchets nucléaires dans le raïon de Serguiev Possad. Les pires niveaux de contamination sont ceux de Moscou, de Voskressensk et de Kline ; ils sont encore considérables à Dzerjinski, Kolomna, Mytichtchi, Podolsk, Serpoukhov, Chtchiolkovo et Elektrostal, et minimums dans la Réserve de Biosphère de Prioksko-Terrasny[35]. Les pires contaminants sont les formaldéhydes et les phénols à Moscou ; l’ammoniaque et le fluorure d'hydrogène à Voskressensk ; les formaldéhydes à Kline, Kolomna, Mytichtchi et Podolsk, le phénol à Serpoukhov. Les rivières les plus polluées sont la Moskova, l’Oka et la Kliazma. Dans la région de Moscou et dans les grandes villes (en particulier à Podolsk, Orekhovo-Zouïevo, Serpoukhov, Loukhovitsy et Stoupino), la nappe est aussi touchée[35].

Économie[modifier | modifier le code]

Industrie[modifier | modifier le code]

Capsule de la mission Soyouz TMA-6, construite par Société aérospatiale Energia.

Pour ce qui est de la production industrielle, l’Oblast de Moscou est le second de Russie, juste derrière l'agglomération de Moscou. Les industries de la région dépendent d'importations en matières premières, et s'appuient sur une forte tradition scientifique et une main-d’œuvre de haute technicité ; elle est naturellement très liée à l'industrie moscovite.

Les constructions mécaniques et la métallurgie sont particulièrement développées. La région dispose de nombreuses centrales thermiques et nucléaires (ZiO-Podolsk à Podolsk), de préparation de matières fissiles (TVEL à Elektrostal), des usines d'aéronautique et d'armes balistiques (Energia Aérospatiale à Korolev, Lavotchkine à Khimki, NGO engineering à Reoutov, FTSDT Union à Dzerjinski ; pour la propulsion à propergol solide, etc., IBC Horizon à Dzerjinski – générateurs pour l'aéronautique, etc.) ; ateliers de locomotives de Kolomna, motrices pour le métro (Metrovagonmach à Mytichtchi), trains à propulsion électrique (Ateliers de Demikhovski), voitures (SeAZ), autobus (usines Likinsky de Likino-Douliovo) ; matériel agricole, pelles mécaniques et grues (Lioubertsy, Dmitrov, Balachikha) ; acier inox (Elektrostal), câbles (Podolsk), instruments d'optique (usine de Krasnogorsk, verreries optiques de Lytkarino )[9].

Il y a plusieurs entreprises actives dans le secteur de la défense, comme le Centre russe d'essais militaires de Krasnoarmeïsk ; Kamov, Phazotron, Bazalt, NPP Zvezda, MKB Fakel, MKB Raduga, l’Institut national de recherche en avionique, le complexe chimique de Krasnozavodsk, l’Institut de recherche scientifique Tikhomirov sur la conception des instruments, l’Institut "Agat" de Moscou, le centre d'essais de Dolgoproudny, etc.

L’industrie chimique de l’oblast produit des acides (Chtchiolkovo), des engrais (usines de phosphates et d’engrais minéraux à Voskressensk), des fibres synthétiques (Serpoukhov et Kline), des polymères (Orekhovo-Zouïevo), des vernis et peintures (usines de Serguiev Possad et d’Odintsovo), des produits pharmaceutiques (Staraïa Koupavna). L’industrie des matériaux de construction est particulièrement florissante avec les cimenteries de Voskressensk et Kolomna (cimenteries Chtchourovsky), les céramiques, la porcelaine à Likino-Douliovo (porcelaines Doulevo) et Verbilki et les mortiers à sec à Krasnogorsk[9],[6].

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LiAZ-5292 Ka-52 "Alligator" de marque Kamov Motrice diesel TEP70BS (usine de Kolomna) Tramway (Metrovagonmash) Motrice électrique ED4MKM-AERO (Ateliers ferroviaires de Demikhovsky)

L’industrie légère est la plus ancienne du pays : elle remonte au XVIIe siècle[6] et avec une part dans l'économie de 35 %, tirait le reste de l’industrie. La production de coton (à Iegorievsk, Noguinsk, Orekhovo-Zouïevo), de laine (à Ivanteïevka et Dmitrov) et de jerseyPavlovski Possad et Pouchkine) s'est maintenue jusqu'à aujourd'hui. La production de soie à Naro-Fominsk a été abandonnée. Parmi les industrie traditionnelles, les plus réputées sont les faïences de Gjel, panneaux peints de Jostovo et miniatures en peinture laquée de Fedoskino. La compagnie coréenne LG s'est implantée en 2006 dans la région, près du village de Dorokhovo, pour la production d'électroménager (postes de télévision, machines à laver, réfrigérateurs, etc.)[9],[36].

Énergie[modifier | modifier le code]

La centrale thermique de Kachira assure l'essentiel de l'approvisionnement de Moscou en électricité.

En 1999, l’oblast de Moscou avait consommé 15,4 milliards de m3 de gaz naturel, 3,32 millions de tonnes de pétrole, 2,13 millions de tonnes de charbon et 8,5 milliards de kWh en électricité. L’électricité de l’oblast est fournie par les centrales thermiques de Kachira (TPP, 1 910 MW), de Dzerjynskaïa TPP no 22 (1 300 MW), la centrale de cogénération no 27 (1 100 MW), la centrale électrique de Chatoura (1 100 MW), les centrales hydroélectriques de Zagorskaïa (1 200 MW), d’Elektrogorsk TPP (623 MW) et plusieurs autres centrales d'importance moindre. Parmi les grands projets de centrales de la région, il faut mentionner la centrale hydroélectrique de Zagorsk d'une capacité prévue de 840 MW. Le déficit en énergie est compensé par les lignes à haute tension reliant la région à Saint-Pétersbourg, au barrage de Volgograd et à d'autres sources d'énergie[37].

Agriculture[modifier | modifier le code]

L’agriculture n'occupe qu'une place secondaire dans l’économie de l’oblast. Seuls 25 pour cent de la superficie sont cultivés, et 15 pour cent sont consacrés à l'élevage. L’agriculture n'est véritablement productive qu'au sud, surtout au-delà de l'Oka, où la part des terres cultivées atteint 50 pour cent. Mais l’horticulture est l'activité dominante et plus des 3/5 des terres ensemencées sont consacrées au fourrage. De grands champs sont réservés à la culture des céréales : blé, orge, avoine et seigle, et la pomme de terre est le légume de base. On a beaucoup recours aux serres et la ville de Moskovsky détient à cet égard le record d'Europe pour le nombre de serres. On cultive aussi les fleurs et les champignons. L’élevage prédomine sur l'agriculture, et est principalement destiné à la production de lait et de viande. Outre les bovins, on pratique l'élevage des porcs et de la volaille[9],[6].

La crise économique des années 1990 en Russie a gravement affecté l’agriculture de l’oblast de Moscou. En particulier, dans les années 2000, la production de céréales a été pratiquement divisée par trois en comparaison avec les années 1970–80 ; celle de pommes de terre par 2 ½ ; celle de légumes, celle de gros bétail et de volailles diminuée de 30 pour cent ; celle de lait a été divisée par deux et la production d’œufs par quatre[38],[39].

Transports[modifier | modifier le code]

Porte de garde du canal de Moscou à Iakhroma.

L’oblast de Moscou dispose d'une infrastructure de transport dense, tant du point de vue routier que ferroviaire ou fluvial. Le réseau routier est un réseau en étoile avec Moscou pour centre. Il est traversé par une ligne ferroviaire et deux périphériques. Ni les chemins de fer, ni les routes (pour la plupart construites sous l'ère soviétique) ne suffisent à faire face à la croissance continue du trafic. Près de la moitié des route sont congestionnées et les trois quarts sont insuffisamment équipées au regard des exigences européennes. La largeur inadaptée des chaussées et les travaux de réparation continuels ne contribuent pas peu à la multiplication des bouchons[9],[40].

L’oblast de Moscou jouit du réseau ferroviaire le plus dense de Russie. Onze grandes lignes irradient depuis Moscou jusqu'aux confins de l'oblast ; la longueur totale du réseau régional est d'environ 2 700 km. Presque toutes les lignes sont électrifiées. Les principaux nœuds ferroviaires sont ceux d’Orekhovo-Zouïevo et de Bekasovo. La Volga, l’Oka et la Moskova sont navigables, ainsi que le canal de Moscou. Les grands ports fluviaux sont Serpoukhov et Kolomna. Le transport par conduites est un autre atout de la région : il y a deux oléoducs et deux gazoducs desservant l'agglomération en circuit, et plusieurs gazoducs reliant Moscou aux grands bassins gaziers de la confédération[41].

Moscou et sa région sont desservis par plusieurs aéroports internationaux : Cheremetievo (deux terminaux), Vnoukovo, Domodedovo et Ostafyevo. L’Aéroport de Bykovo est réservé au fret. Le plus grand aéroport militaire est celui de Tchkalovsky (près de Chtchiolkovo) qui peut accueillir en cas d'urgence des gros porteurs et vols de passager civils.

Les principales autoroutes de l’oblast de Moscou sont les suivantes :

Recherche scientifique[modifier | modifier le code]

L’oblast de Moscou bénéficie d'une forte concentration en instituts de recherche scientifique, la plupart travaillant pour le secteur militaire ou les industries lourdes. Le secteur militaro-industriel a connu une forte expansion dans les années 193040 à Joukovski (aéronautique), Klimovsk (armement conventionnel), Reutov (balistique), Friazino (électronique des micro-ondes)[42] et Korolev (aérospatiale). À cela se sont ajoutés de nouveaux centres de recherche fondamentale à Troïtsk, Tchernogolovka (physique-chimie), Doubna et Protvino (physique nucléaire) et Pouchtchino (biologie). L’oblast de Moscou accueille le centre de contrôle aérospatial (à Korolev) et le centre de contrôle des satellites militaires (Krasnoznamensk), ainsi que divers centres d'essai[9],[43],[44].

Le monastère orthodoxe Laure de la Trinité-Saint-Serge.
La Cathédrale de l’Assomption du kremlin de Dmitrov (construit en 1509–1523).

Culture et loisirs[modifier | modifier le code]

Église en charpente de bois.

L’oblast de Moscou dispose de nombreux centres de vacances, notamment dans l'ouest et le nord de la région, ainsi qu'autour de Moscou. Les forêts, qui couvrent largement la région, sont aménagées pour les promenades, et les activités horticoles occupent une place importante dans les loisirs. Il s'y trouve plus d'un million de datchas avec jardins individuels. Certains châteaux ont été préservés, tels ceux d’Abramtzevo, de Mouranovo, d’Ostafievo, ainsi que plusieurs villes historiques (Vereïa, Volokolamsk, Dmitrov, Zaraïsk, Zvenigorod, Istra, Kolomna, Serguiev Possad, Serpoukhov, etc.), plusieurs monastères (Laure de la Trinité-Saint-Serge, Saint-Joseph-Volokolamsk, Savvino-Storojevsky, monastère de Nikolo-Ougrech, etc.), et musées (musée Tchekhov de Melikhovo, maison de Tchaïkovski à Kline, musée des beaux-arts de Serpoukhov, etc.)[9].

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (ru) Molnet.ru, « Московскую область назвали официально »,‎ 29 mai 2006 (consulté le 18 janvier 2007)
  2. (ru) B. Prokhorov, A. Martynov, V. Artyukhov, V. Vinogradov, « Плотность населения и система расселения »,‎ 1999
  3. a et b (ru) Федеральная служба государственной статистики (Federal State Statistics Service), « Всероссийская перепись населения 2010 года. Том 1 (2010 All-Russian Population Census, vol. 1) », Всероссийская перепись населения 2010 года (2010 All-Russia Population Census), Federal State Statistics Service,‎ 2011 (consulté en 29 juin 2012)
  4. Histoire de Volokolamsk. moskvaobl.ru (in Russian)
  5. History of Moscow Oblast moskvaobl.ru (in Russian)
  6. a, b, c, d et e (en) « Moscow (oblast, Russia) », Encyclopædia Britannica (consulté le 1er août 2010)
  7. a et b (ru) Pages d'histoire site Officiel de l’oblast de Moscou
  8. a et b (ru) History site Officiel de l’oblast de Moscou
  9. a, b, c, d, e, f, g, h, i, j, k, l, m, n, o et p D'après « Moscow (oblast, Russia) », sur Encyclopædia Britannica,‎ 2010 (consulté le 1er août 2010).
  10. Wagner, p. 31–32
  11. Wagner, p. 32–35
  12. Wagner, p. 35–36
  13. (ru) Oblast de Moscou sur le site moskvaobl.ru
  14. Wagner, p. 5.
  15. Wagner
  16. Wagner, p. 15.
  17. Wagner, pp. 15–18.
  18. Wagner, p. 76.
  19. Wagner, pp. 73–76.
  20. Wagner, p. 77–78
  21. Wagner, p. 71.
  22. Site OAO La tourbière de Chatourt. Consulté le 5 août 2012.
  23. Wagner, p. 79.
  24. D'après (ru) N. A. Myachkovo et V.N. Sorokine, Climate of Moscow Oblast, Moscou=,‎ 1991.
  25. a, b et c D'après B. B. Wagner et I. V. Klevkova, Les rivières du bassin de Moscou, Moscou, MGPU,‎ 2003 (lire en ligne).
  26. D'après B. B. Wagner et V.T. Dmitriev, Lacs et barrages de la région de Moscou, Moscou, MGPU,‎ 2004 (lire en ligne).
  27. E.L. Lyubimova, Flora of Podmoskovie, Moscou,‎ 1964
  28. a, b et c Tourov SS, Wildlife of Podmoskovie, Moscow, 1961
  29. (ru) http://www.perepis2002.ru/ct/doc/1_TOM_01_04.xls "Численность населения России, субъектов Российской Федерации в составе федеральных округов, районов, городских поселений, сельских населённых пунктов – районных центров и сельских населённых пунктов с населением 3 тысячи и более человек. Всероссийская перепись населения 2002 года" (Population de Russie, de ses entités fédérées… Recensement de la population russe, année 2002)"
  30. D'après НАЦИОНАЛЬНЫЙ СОСТАВ НАСЕЛЕНИЯ ПО СУБЪЕКТАМ РОССИЙСКОЙ ФЕДЕРАЦИИ. gks.ru
  31. Естественное движение населения в разрезе субъектов Российской Федерации. Gks.ru. Retrieved on 2013-08-20.
  32. Каталог публикаций::Федеральная служба государственной статистики. Gks.ru (2010-05-08).
  33. a, b et c Arena – Atlas of Religions and Nationalities in Russia. Sreda.org
  34. 2012 Survey Maps. "Ogonek", № 34 (5243), 27/08/2012. Retrieved 24-09-2012.
  35. a et b « Ecological portal Moscow Region » (consulté le 10 août 2009)
  36. Cf. (ru) LG opened a plant in Podmoskovie 11 septembre 2006
  37. Economics (in Russian)
  38. Annuaire Statistique de Russie (2005), moyenne par catégorie pour les années 1970–1980
  39. Annuaire Statistique de Russie (2009), moyenne par catégorie pour les années 2001–2008
  40. D'après Московский транспортный узел – что будет дальше (Moscow transport hub – what next). Alldoma.ru (29 juin 2008). Consulté le 5 août 2012.
  41. "Mostransgaz". Mostransgaz.info.
  42. Décret présidentiel no 1531 du 29 décembre 2003 "Attribution du statut de Cité Scientifique de la Fédération de Russie à Fryazino, de la région de Moscou
  43. Rex Hall, David Shayler et Bert Vis, Russia's cosmonauts: inside the Yuri Gagarin Training Center, Birkhäuser,‎ 2005 (ISBN 0-387-21894-7, lire en ligne), p. 74
  44. Harvey, Brian, The rebirth of the Russian space program: 50 years after Sputnik, new frontiers,‎ 2007 (ISBN 0-387-71354-9, lire en ligne), p. 253–258

Source[modifier | modifier le code]

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