Saint-Jacques-en-Valgodemard

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Saint-Jacques-en-Valgodemard
Image illustrative de l'article Saint-Jacques-en-Valgodemard
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Provence-Alpes-Côte d'Azur
Département Hautes-Alpes
Arrondissement Arrondissement de Gap
Canton Canton de Saint-Firmin
Intercommunalité Communauté de communes du Valgaudemar
Maire
Mandat
Chantal Gonsolin
2014-2020
Code postal 05800
Code commune 05144
Démographie
Population
municipale
145 hab. (2011)
Densité 9,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 46′ 37″ N 6° 02′ 41″ E / 44.7769, 6.044744° 46′ 37″ Nord 6° 02′ 41″ Est / 44.7769, 6.0447  
Altitude Min. 820 m – Max. 2 776 m
Superficie 15,65 km2
Localisation

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Saint-Jacques-en-Valgodemard est une commune française située dans le département des Hautes-Alpes en région Provence-Alpes-Côte d'Azur.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Saint-Jacques-en-Valgodemard est située sur la rive gauche de la Séveraisse, dans son cours inférieur, face à celle de Saint-Firmin. C'est une commune de moyenne montagne (les lieux habités sont entre 850 et 950 mètres d'altitude), adossée au flanc nord-ouest du massif du Petit-Chailol. Son exposition en ubac lui donne un climat relativement difficile, aggravé par la pénétration des vents remontant la vallée du Drac proche.

Bien que la vallée ait un profil en V assez marqué, entre des sommets approchant les 2800 mètres d'altitude de part et d'autre, on trouve au voisinage du lit de la Séveraisse plusieurs petites plaines alluviales, au bord desquelles se sont installés les villages constituant l'habitat de la commune. Les principaux sont sur la route (D 16) qui traverse la commune d'est en ouest, de l'Ubac de Saint-Maurice à la route nationale 85 : la Chaup, le Séchier et Lallée ; Saint-Jacques, le chef-lieu, est isolé sur une butte dominant cette route, et ne communique qu'avec Lallée, qui tend à devenir le centre vital de la commune.

Sur les 5 kilomètres du rivage de la Séveraisse sur la commune, seuls deux ponts donnent accès à la rive droite : un au bas du Séchier, permettant de rejoindre la grand-route du Valgaudemar, et un au bas de Lallée, conduisant à Saint-Firmin.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'occupation humaine de Saint-Jacques semble assez ancienne ; une maison du hameau de la Chaup date du XVIe siècle.

Le canal des Herbeys dans les bois au-dessus de Saint-Jacques

Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, le seigneur des Herbeys fait construire un canal de dérivation de la Séveraisse pour permettre l'irrigation des terres d'Aubessagne (aujourd'hui Chauffayer). Ce canal, qui prend sa source à l'ubac de Saint-Maurice, traversait toute la commune, accroché au flanc de la montagne au-dessus des chacun de ses hameaux. Il est aujourd'hui abandonné, mais son tracé reste visible.

C'est en 1936 que la commune de Saint-Jacques,comme d'ailleurs sa voisine Saint-Maurice, a adjoint à son nom le suffixe « -en-Valgodemar », dont l'écriture diverge curieusement de celle de la vallée qui les abrite, le Valgaudemar.

Économie[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1793 janvier 1824 Jacques Lagier    
janvier 1824 février 1826 Alexandre Gueydan    
février 1826 octobre 1848 Jacques Marie Candide Martin (°1783; +1858)    
octobre 1848 juillet 1852 Joseph Gonsolin    
juillet 1852 aout 1865 Pierre Templier    
aout 1865 juillet 1874 Joseph Galland    
juillet 1874 janvier 1878 Jacques Martin (°1822; +1904)    
janvier 1878 janvier 1879 Maurice Bessueille    
janvier 1879 janvier 1881 Jean André Magnan (°1828; +1899)    
janvier 1881 juin 1888 Jacques Hypolite Feutrier (°1826; +1898)    
juin 1888 mars 1893 Joseph Gonsolin (°1824;)    
mars 1893 mai 1896 Jacques Martin (°1822; +1904)    
mai 1896 juin 1904 Maurice Honoré Bessueille (°1861; +1911)    
juin 1904 fin 1919 Marie Candide Martin (°1851; +1925)    
fin 1919 mai 1925 Pierre Grand    
mai 1925 fin 1926 Jean Jacques Loubet (°1882; +1936)    
fin 1926 1947 Joseph Pierre Loubet    
1947 1977 Joseph Grégoire    
1977 mars 2001 Jean Jacques Barban    
2001 mars 2014 Josiane Muller    
mars 2014 en cours Chantal Gonsolin    

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 145 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
347 402 455 482 560 580 592 543 567
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
538 496 517 503 471 482 484 412 369
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
343 310 293 312 289 347 269 275 252
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
193 172 152 161 147 152 163 145 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Outre l'église paroissiale, au chef-lieu, la commune possède plusieurs chapelles, situées dans les principaux hameaux (Lallée, le Séchier, la Chaup), et même au lieudit les Paris, dans un vallon caché au sud-ouest de la commune, à côté d'un gîte rural.
  • Le canal des Herbeys, ancien canal d'irrigation qui amenait l'eau de la Séveraisse jusqu'à Chauffayer depuis le XVIIIe siècle, et abandonné au début du XXe, traverse la commune d'est en ouest. Il est suivi par un sentier de randonnée pédestre (facile).
  • Le moulin du Séchier, ancien moulin à grains racheté par la commune, est un lieu de rencontres et de séjours collectifs[3].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]