OVH

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OVH

Description de l'image  Logo ovh.svg.
Dates clés 1999 : création
Personnages clés Henryk Klaba (président), Octave Klaba son fils (DG)
Forme juridique SAS
Slogan « Le meilleur des infrastructures pour tous »
Siège social Drapeau de France Roubaix (France)
Direction Octave Klaba
Activité Hébergeur web
Produits Hébergeur web, noms de domaine, serveurs dédiés, téléphonie VOIP, ADSL, SDSL, VDSL2, VPS, cloud computing
Site web ovh.com

OVH est un hébergeur de sites web français. Il propose des serveurs dédiés, des serveurs privés, de l'hébergement mutualisé, du housing (ou colocation)[1], des services de Cloud computing, de la fourniture d'accès Internet par lignes ADSL, VDSL ainsi que SDSL, l'enregistrement de noms de domaine, ainsi que de la téléphonie sur IP.

Avec environ 170 000 serveurs en juin 2013[2], OVH dispose de l'un des plus grands parcs de serveurs au monde[3].

De plus, OVH a déployé son propre réseau de fibre optique, géré avec des équipements DWDM, à travers le monde (Europe, Amérique et Asie). L'hébergeur avance une capacité totale de 3 Tbps[4].

Historique[modifier | modifier le code]

OVH est créé en 1999 par Octave Klaba[5], alors étudiant en 3e année à l'ICAM Lille[6],[7]. Les premiers appareils étaient entreposés dans des locaux parisiens prêtés par Xavier Niel[5].

Le nom « OVH » vient des initiales de son surnom d'étudiant, Oles Van Herman[5]. On peut voir On Vous Héberge ? apparaître comme message de bienvenue lors d'une connexion FTP sur l'un de leurs serveurs, ce qui est un rétro-acronyme pour OVH.

En 2001, OVH louait sept baies chez un prestataire parisien, Claranet (en). La société commençait à manquer de place et la climatisation du site posait problème. OVH déménage alors dans un datacenter abandonné de Free dans le 11e arrondissement de Paris.

Peu à peu, le parc grossit pour atteindre 1 200 machines.

Pour faire face à la demande, OVH implante de nouveaux serveurs. Fin 2002, la société loue un autre datacenter auprès de Free à Courbevoie. L’opportunité se présente ensuite d’acquérir un bâtiment de 3 000 m2 dans le 19e arrondissement.

Dès 2006, OVH ouvre ses premières filiales étrangères. La Pologne, pays d’origine de la famille Klaba, est la première. Et très vite, la même année, deux autres filiales commerciales sont lancées au Sénégal et en Espagne.

Le volume d’activité d'OVH connaît une croissance exponentielle, passant de 6 000 à 12 000 serveurs. Une opportunité immobilière se présente alors à Roubaix, où OVH a son siège social et ses équipes techniques, mais pas de datacenter. OVH construit alors Roubaix 1 (RBX-1). En 2008, c'est au tour de la construction de Roubaix 2 (RBX-2). L'année suivante, Roubaix 3 (RBX-3). Et en 2011, l'hébergeur lance un centre de données de dernière génération ne nécessitant aucune climatisation : Roubaix 4 (RBX-4). Toujours innovant, OVH achève en 2012 la construction de son premier datacenter en containers à Strasbourg afin de répondre aux besoins de ses clients d'Europe de l'Est.

En parallèle, les implantations à l'étranger se multiplient : Tunisie, Maroc, Royaume-Uni, Irlande, Italie, Allemagne, Finlande, Portugal, Pays-Bas. OVH compte actuellement 15 filiales en Europe et deux autres en Afrique du Nord.

En 2012, OVH poursuit sa lancée, portée vers l’international en travaillant sur l'ouverture de OVH, Inc. aux États-Unis et au Canada[8].

Services[modifier | modifier le code]

Hébergement sur serveur mutualisé[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Hébergement mutualisé.

Le client paye pour la location d'un espace sur un serveur qui est aussi partagé par d'autres, permettant ainsi une division des coûts.

Location de serveur dédié[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Serveur dédié.

Le client a la possibilité de louer un serveur dédié appartenant à OVH. Ce dernier dispose alors d'un accès distant au serveur et est libre d'installer ce qu'il souhaite dessus dans les limites de la légalité. De plus, depuis le 15 juillet 2013 les firewalls (anti-DDOS) sont intégrés dans le prix. Il est aussi possible de faire du Big data, c'est-à-dire stocker et analyser des données volumineuses.

Cloud computing[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Cloud computing.

Le client peut disposer de serveurs à la demande ou effectuer du stockage dans le Cloud (au travers d'hubiC notamment). Il peut également y créer son propre datacenter dédié.

Télécommunications[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Télécommunications.

OVH est aussi un fournisseur d'accès à Internet qui propose de l'ADSL, du SDSL et du VDSL2, ainsi que de la téléphonie sur IP et des services de SMS et fax.

Controverses[modifier | modifier le code]

OVH a hébergé jusqu'en septembre 2009 le site des Forces démocratiques de libération du Rwanda, groupe suspecté d'avoir commis des crimes de guerre et contre l'humanité[9].

En décembre 2010, le blog Gizmodo révèle que WikiLeaks a choisi OVH comme nouvel hébergeur après le refus d'Amazon de l'héberger dans son Cloud[10]. Au vu de l'ampleur de la polémique naissante, le 3 décembre, Éric Besson, ministre de l'Industrie, de l'Énergie et de l'Économie numérique, s'est enquis des moyens de faire interdire cet hébergement en France[11], mais il échoua dans cette démarche.

En juillet 2013, OVH est victime d'un piratage (fuite d'information) ; notamment la base de données des clients Europe a été récupérée[12],[13].

En septembre 2013, OVH connaît une longue panne réseau[14] pendant plusieurs heures dans l'un de ses centres de données roubaisien.

Sponsoring[modifier | modifier le code]

Depuis 2001[15], OVH soutient grenouille.com avec des serveurs et de la bande passante[16].

Depuis septembre 2010, OVH est le sponsor de Romain Mesnil[17].

OVH Canada[modifier | modifier le code]

Le 26 janvier 2012, Henryk et Octave Klaba et les partenaires institutionnels canadiens – la Ville de Beauharnois, le Centre local de développement (CLD) Beauharnois-Salaberry et Montréal international — ont officialisé l’implantation d’OVH à Beauharnois Salaberry. Ce datacenter (BHS) destiné au marché nord-américain, devrait à terme accueillir plus de 360 000 serveurs[18].

Chiffres clés[19][modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Hébergement - Colocation (Housing) », sur Comment ça marche
  2. « Les chiffres clés OVH », sur ovh.com
  3. (en) « Who Has the Most Web Servers? Data Center Knowledge », sur datacenterknowledge.com,‎ 14 mai 2009, mise à jour juillet 2013
  4. « Un réseau mondial », sur ovh.com (consulté le 3 avril 2014)
  5. a, b et c Botella et Batikhy 2013, p. 66.
  6. « Archive du site www.ovh.net de janvier 2000 », sur ovh.com (via web.archives.org) (consulté le 18 janvier 2000)
  7. « À propos », sur ovh.com
  8. « OVH a inauguré au Canada « le plus grand centre de données du monde » », sur PC INpact,‎ 24 janvier 2013
  9. (en) « Reporter succeeds where UN failed: Rwanda militia website closed », sur csmonitor.com,‎ 4 septembre 2009
  10. « Expulsé d'Amazon, WikiLeaks trouve refuge en France », sur Le Point,‎ 2 décembre 2010
  11. « Éric Besson veut expulser WikiLeaks de Roubaix », sur Nord Éclair,‎ 3 décembre 2010
  12. « OVH : Un hacker s’empare de la base de données clients », sur universfreebox.com,‎ 22 juillet 2013
  13. Botella et Batikhy 2013, p. 67.
  14. « OVH offre une semaine d'hébergement à ses clients suite à une panne », sur Le Journal du Net,‎ 16 septembre 2013
  15. « Crédits », sur grenouille.com
  16. « Projet FAQ », sur grenouille.com
  17. « Revue de presse - Romain Mesnil et Ovh », sur ovh.com
  18. « BHS, un « american dream » », sur ovh.com,‎ 13 juin 2012
  19. « au moins ça c’est fait », sur forum.ovh.com,‎ 1er juin 2011
  20. « Retour express sur 2012 », sur ovh.com,‎ 3 janvier 2013

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Document utilisé pour la rédaction de l’article : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Jean Botella et Selim Batikhy, « OVH : Le ch'ti qui fait trembler les géants du Net », Capital, no 266,‎ novembre 2013, p. 66-67. Document utilisé pour la rédaction de l’article