Groupe Latécoère

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Groupe Latécoère

Création 1917
Forme juridique Société anonyme à directoire
et conseil de surveillance
Action Euronext : LAT
Euronext : LATBS
Siège social Drapeau de France Toulouse (France)
Activité Aerospatiale et defense
Effectif 3 412 p.
Site web www.latecoere.fr
Chiffre d’affaires 436 M.€

Le groupe Latécoère — connu en particulier pour ses hydravions, dont son fondateur Pierre-Georges Latécoère était particulièrement féru — a été créé en 1917. Latécoère a marqué les débuts de l'industrie aéronautique. Le groupe a son siège à Toulouse (Montaudran) près de l'aéroport de Toulouse - Montaudran[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La société a écrit les plus belles pages de son histoire et du romantisme aéronautique avec Jean Mermoz et Antoine de Saint-Exupéry, lorsqu'elle fournissait aux pilotes de l'âge d'or de l'Aéropostale les hydravions qui leur permettaient d'acheminer le courrier en Afrique de l'Ouest puis jusqu'en Amérique du Sud.

La disparition des hydravions de ligne, qui étaient sa grande spécialité, a contraint Latécoère à définitivement abandonner la production d'avions et à devenir sous-traitant majeur de constructeurs - en se concentrant sur les parties de fuselage, les portes d'avions et le câblage d'avions prestigieux comme l'Airbus A380 et le Boeing 787.

Mouvement social en Tunisie[modifier | modifier le code]

Le groupe Latécoère fait face en Tunisie à un mouvement social important depuis 2011 via la SEA Latelec, filiale détenue à 100% par le groupe basée à Tunis, qui emploie une main-d'oeuvre presque exclusivement féminine à un très faible niveau de rémunération (120€ / mois environ)[2]. Le 18 mars 2011, à la suite des événements de la révolution tunisienne, les ouvrières officialisent la création d'une section syndicale affiliée à l’UGTT. Cette dernière, qui regroupe 420 adhérentes pour 450 employés[3], obtient plusieurs améliorations des conditions de travail (encadrement des heures supplémentaires, quinze jours de congés payés, hausse du taux horaire etc.), et dénonce par ailleurs du harcèlement sexuel au travail, ce que la direction dément.

En 2012, l'entreprise se sépare de 200 intérimaires sur 400 salariées, et rapatrie à Toulouse une partie de sa production. En 2013, la direction licencie encore 10 ouvrières. Sous la pression des syndicats six d'entre elles seront réintégrées, mais parmi les quatre autres figurent deux déléguées syndicales. Le samedi 19 juin 2014 ces deux ouvrières, Sonia Jebali et Houda Thalji, entament une grève de la faim pour obtenir leur réintégration, que l'entreprise leur refuse au motif qu'elles ont « entravé le travail et nui à l’image de l’entreprise »[4], en particulier en allant manifester devant l'ambassade de France en mars 2013, et en médiatisant leur lutte. Latelec propose à la place une indemnité de départ de 30 000 dinars, quand les deux déléguées exigent le double[2].

Le groupe aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Aujourd'hui, ce groupe est un partenaire majeur des grands avionneurs mondiaux pour les tronçons de fuselage et les portes d'avion et est le no 2 mondial du câblage embarqué avec sa filiale Latelec.

Le groupe se positionne sur tous les segments de l'aéronautique : avions commerciaux avec Airbus et Boeing, avions régionaux avec Embraer et Bombardier, avions d'affaires avec Dassault Aviation, avions militaires avec Dassault et Airbus

En 2002, l'effectif était de 1 713 personnes, avec un chiffre d'affaires de 168 millions d'euros.

En 2005, l'effectif était de 3 053 personnes, avec un chiffre d'affaires de 355 millions d'euros.

En 2006, le groupe employait 3 412 personnes (dont 2 200 en France) et son chiffre d'affaires était de 436 millions d'euros.

En 2008, Latécoère a été l'entreprise sélectionnée par Airbus pour reprendre les sites industriels de Méaulte et Saint-Nazaire mais les négociations ont été rompues unilatéralement par Airbus à cause de difficultés pour la reprise d'autres sites similaires en Allemagne.

Sous-traitance[modifier | modifier le code]

Latécoère participe en tant que sous-traitant à la construction des avions suivants :

Missiles conçus pour la Marine nationale française[modifier | modifier le code]

Hydravions et avions de la compagnie[modifier | modifier le code]

Liste non-exhaustive.

Composition du groupe Latécoère[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Informations légales et protection des données." Groupe Latécoère. Consulté le 13 juin 2012.
  2. a et b Guy Dutheil, « L’équipementier français Latécoère embarrassé par la grève de la faim de deux salariées de sa filiale tunisienne », Le Monde,‎ 12 juillet 2014
  3. « Solidarité syndicale sans frontières : le cas de Latécoère », sur Les blogs du diplo,‎ 8 novembre 2013 (consulté le 16 juillet 2014)
  4. « Chez Latécoère, le droit de se syndiquer ne traverse pas la frontière », sur Libération,‎ 8 juillet 2014 (consulté le 16 juillet 2014)

Liens externes[modifier | modifier le code]