WikiLeaks

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Logo de WikiLeaks
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URL Noms de domaine[note 1] :

www.wikileaks.nl
www.wikileaks.ch
www.wikileaks.de
www.wikileaks.lu
www.wikileaks.org

Adresses IP :
http://88.80.16.63/

Miroirs[note 2] :
Liste officielle des miroirs

Slogan (en) We open governments.
Type de site Lanceur d'alerte
Langue(s) Multilingue
Propriétaire Sunshine Press Prod[1].
Créé par Julian Assange[2]
Lancement décembre 2006
État actuel Actif

WikiLeaks est une association à but non lucratif dont le site web lanceur d'alerte publie des documents ainsi que des analyses politiques et sociales. Sa raison d'être est de donner une audience aux fuites d'information[note 3], tout en protégeant ses sources.

En novembre 2010, le site affirme : « les principes généraux sur lesquels notre travail s'appuie sont la protection de la liberté d'expression et de sa diffusion par les médias, l'amélioration de notre histoire commune et le droit de chaque personne de créer l'histoire. Nous dérivons ces principes de la Déclaration universelle des droits de l'homme. En particulier, l'article 19[note 4] inspire le travail de nos journalistes et autres volontaires[trad 1],[3]. »

Les réactions que suscite WikiLeaks sont contrastées. La plupart de ses publications déclenchent de violentes polémiques et des intimidations au plus haut niveau (cf. infra). Le site a également dû faire face à des problèmes techniques et financiers (cf. infra) qui menacent son existence même[4]. Cependant, son action trouve aussi des défenseurs, y compris dans les pays francophones : le Parti pirate suédois qui, à l'été 2010, a proposé d'héberger gracieusement WikiLeaks[5] ; Reporters sans frontières qui, en décembre 2010, a dénoncé la censure infligée à WikiLeaks[6] ; La Quadrature du Net, citée par Julian Assange durant sa résidence surveillée en Angleterre[7], etc.

À partir de juillet 2010, les révélations de WikiLeaks sont relayées par de grands quotidiens nationaux, comme le New York Times, The Guardian, Le Monde,El Pais et Der Spiegel. Par la suite, d'autres médias ont eu accès aux informations, dans le cadre du Cablegate : Aftenposten en Norvège, 20 Minutes en France, Die Welt en Allemagne, Svenska Dagbladet en Suède, Politiken au Danemark et De Standaard en Belgique. Le filtrage par ces médias permet de conférer aux révélations un style journalistique plus facile à appréhender et d'occulter d'éventuelles mentions dangereuses pour des particuliers.

WikiLeaks suspend officiellement ses activités éditoriales le 24 octobre 2011 pour mobiliser toutes ses ressources contre un blocus financier orchestré à son encontre depuis décembre 2010 par VISA, Mastercard, Bank of America, PayPal et Western Union[8], lequel, selon son fondateur, a détruit 95 % de ses revenus. L'organisation trouve une parade en acceptant désormais les dons anonymes et intraçables en monnaie électronique : les bitcoins.

En juillet puis octobre 2012, WikiLeaks reprend la diffusion d'informations sensibles concernant respectivement la Syrie (« Syria Files »[9]) et les politiques de détention des États-Unis (« Detainee Policies »[10]).

À partir du 8 août 2012, Wikileaks subit une attaque par déni de service[11], une « DDoS attack », qui empêche les internautes de se connecter au site et également à la plateforme française FDN2[12] permettant de réaliser des dons au profit de diverses associations dont Wikileaks. Le site est à nouveau accessible dès le 14 août. Une plainte est déposée par la FDN2.

Malgré les apparences induites par son nom, WikiLeaks n'est plus un wiki[13]. De plus, WikiLeaks n'a pas de rapport éditorial ou organisationnel avec la Wikimedia Foundation et ses projets collaboratifs (Wikipédia, etc.)[14].

Historique[modifier | modifier le code]

Julian Assange, principal porte-parole de WikiLeaks depuis 2007.

Dès le 4 octobre 2006, le nom de domaine wikileaks.org avait été enregistré par John Young, cofondateur de Wikileaks et fondateur de cryptome.org, autre site qui dévoile également des documents confidentiels[15]. Le site web WikiLeaks a été créé en décembre 2006 par quelques personnes engagées[2], desquelles émerge ensuite un informel et évolutif Advisory Board[16],[17] de neuf personnes. Dès 2007, environ 1,2 million de documents avaient été ajoutés à la base de données de WikiLeaks[18] grâce à une communauté d'internautes, composée de dissidents chinois, iraniens, des mathématiciens et des technologues d'entreprises Internet des États-Unis, de Taïwan, d’Europe, d’Australie et d’Afrique du Sud, ainsi que de nombreux anonymes.

Les créateurs de WikiLeaks n'ont pas été formellement identifiés[19]. Le site a été principalement représenté depuis 2007 par Julian Assange. Assange se décrit comme un des membres de l'Advisory Board[20], comprenant : lui-même, Phillip Adams, Wang Dan, C. J. Hinke, Ben Laurie, Tashi Namgyal Khamsitsang, Xiao Qiang, Chico Whitaker et Wang Youcai. Cependant, Khamsitsang et d'autres personnes citées par Assange, réfutent ou minimisent leur participation à ce comité consultatif[21]. À partir de 2010, cet Advisory Board n'est plus mis en avant sur le site officiel de WikiLeaks.

WikiLeaks est géré depuis octobre 2010 sous couvert d'une société de droit islandais Sunshine Press Production[1]. Des journalistes ont comparé cette entreprise avec celle de Daniel Ellsberg, qui divulgua en 1971 les Pentagon Papers[22].

Philosophie et fonctionnement[modifier | modifier le code]

Finalité et objectif[modifier | modifier le code]

Le site divulgue, de manière anonyme, non identifiable et sécurisée, des documents témoignant d'une réalité sociale et politique, voire militaire, qui nous serait cachée, afin d'assurer une transparence planétaire. Les documents sont ainsi soumis pour analyse, commentaires et enrichissements « à l’examen d’une communauté planétaire d’éditeurs, relecteurs et correcteurs wiki bien informés ».

Selon Julian Assange, l'objectif à long terme est que WikiLeaks devienne « l'organe de renseignements le plus puissant au monde »[23].

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Malgré son nom, le site WikiLeaks ne fonctionne plus comme un wiki. À la fois ouvert et sécurisé, les lecteurs ne possédant pas les autorisations appropriées ne pouvaient pas modifier le contenu de WikiLeaks[13].

La sécurité du site est renforcée par l'emploi de technologies cryptographiques de pointe. À cette fin, des processus mathématiques et de chiffrement extrêmement sophistiqués doivent assurer le caractère privé, l’anonymat et l’impossibilité d’identification. Techniquement, WikiLeaks associe des versions remaniées de Freenet, de Tor ou de PGP à des logiciels de conception maison. WikiLeaks pense notamment ainsi être « étanche aux attaques politiques et légales » et, en ce sens, « impossible à censurer ».

Les contributeurs peuvent se connecter en mode normal ou en mode sécurisé. À la suite de la publication des révélations de télégrammes de la diplomatie américaine en novembre 2010, le système de boîte aux lettres destinée à recevoir les fuites[24] bénévoles a été provisoirement suspendu, en vue d'en renforcer encore la sécurisation de l'anonymat pour les sources[note 5].

Les informations peuvent être soit diffusées directement par WikiLeaks, soit transmises de façon cryptée à des médias qui en font une analyse journalistique permettant de les diffuser au grand public sous une forme plus accessible[25].

Hébergements et notoriété[modifier | modifier le code]

Les lieux d'hébergement des pages et du nom de domaine de WikiLeaks fluctuent au gré des pressions nationales ou internationales sur les hébergeurs[note 6],[26],[27].

États-Unis et Suède[modifier | modifier le code]

Avant l'affaire du Cablegate en novembre-décembre 2010 (cf. infra), WikiLeaks était hébergé aux États-Unis, sur les serveurs d'Amazon et en Suède.

À la suite du Cablegate, Amazon avait décidé de stopper l'hébergement de WikiLeaks (sous pression politique, selon Wikileaks[28]), faisant ainsi acte de censure, puisque aucune décision de justice n'a prouvé l'illégalité du site[29]. À la même époque, EveryDNS, le prestataire DNS de Wikileaks, cessait d'héberger le nom de domaine wikileaks.org[note 7].

À partir du 15 décembre 2010, le nom de domaine wikileaks.org est de nouveau actif. Il serait hébergé aux Etats-Unis, chez Dynadot[30]. Toutefois, l’url wikileaks.org redirige l'utilisateur vers l’extension « .info » du site WikiLeaks, soit : wikileaks.info. Or, la légitimité et la sécurité d'accès de cette adresse sont remises en question par The Spamhaus Project[31],[32], nonobstant les dénégations formulées par le site visé[33]. Ainsi, après qu’une page d’avertissement de Spamhouse eut répandu des rumeurs – considérées comme calomnieuses – à l’encontre de wikileaks.info[31],[32], le site électivement désigné par les allusions décide d’adresser une répartie – publiquement consultable sur le Web – à l’adresse des principaux intéressés[33]. Malgré une mise à jour de la page concernée, Spamhouse demeure dubitatif, face à la légitimité, la souveraineté – voire la sécurité d'accès pour l'internaute – liées à l'url portant ladite extension « .info », telle que subordonnée à WikiLeaks, soit : wikileaks.info[34],[note 8]. La position de Spamhouse est cependant contredite par le diagnostic Google. La conclusion technique est « wikileaks.info ne semble pas avoir servi d'intermédiaire pour l'infection de sites Web » et « wikileaks.info n'a pas hébergé de programmes malveillants au cours des 90 derniers jours[35]» .

France et Suisse[modifier | modifier le code]

Le 28 novembre 2010, suite à la diffusion des télégrammes issus de la diplomatie américaine, les réactions internationales – hostiles au site – se sont multipliées et renforcées. À dessein de mieux préserver la pérennité du site, l'hébergement des pages est, depuis le 2 décembre 2010, en partie assuré par les responsables de WikiLeaks sur des serveurs loués à la société OVH, sise en France ; l'autre partie demeurant implantée en Suède[36],[37]. Le 3 décembre 2010, à la suite du Cablegate, Amazon avait décidé de stopper l'hébergement de WikiLeaks, sous pression politique selon Wikileaks[28], faisant ainsi acte de censure puisqu'aucune décision de justice n'a prouvé l'illégalité du site. Le site utilise désormais le nom de domaine wikileaks.ch[27],[37],[38],[39].

Tel était (en substance) le message succinct apparaissant, au matin du 3 décembre 2010, sur le nouveau site web de l'organisation, dont l’énoncé, en barre d’adresse url, porte, à ce jour, l'extension .ch[38], propre au territoire suisse[27]. Lors d’une interview télévisée, accordée à la RTS, en date du 4 novembre 2010, Julian Assange avait déjà évoqué l'hypothèse vraisemblable de solliciter l’asile politique en Suisse[40].

Hébergement miroir international[modifier | modifier le code]

Le 4 décembre 2010, afin de pallier les failles précédentes, Wikileaks lance un appel aux volontaires, requérant l'hébergement de sites miroirs. Ainsi, dès le 5 décembre 2010, le site se retrouve rapidement hébergé sur plusieurs dizaines de serveurs, eux-mêmes reliés à diverses déclinaisons de noms de domaines pluriels[41].

Parmi les milliers de site miroirs apparus dans les semaines suivantes, on peut citer au moins deux quotidiens à audience nationale, Dagsavisen en Norvège et Libération en France, qui ont aussi fait le choix d'abriter un miroir de WikiLeaks sur leurs serveurs[42],[43]. La rédaction de Libération indique, en première page du quotidien, le 11 décembre 2010, vouloir « empêcher l'asphyxie du site WikiLeaks à l'heure où des gouvernements et des entreprises cherchent à bloquer son fonctionnement sans même une décision de justice. »[44].

Notoriété et essaimage[modifier | modifier le code]

En phase de test, avant son développement grand public en 2007, le site était surtout actif dans sa version native anglophone ; à terme, il devrait comporter des versions en douze langues (dont le français). En novembre 2007, WikiLeaks annonçait avoir déjà reçu 1,2 million de documents.

La notoriété de WikiLeaks s'est considérablement accrue, après la révélation du Cablegate, suivie des pressions internationales – exercées en représailles – sur le site. De plus, WikiLeaks connaît un succès notable auprès de la population mondiale avec, en décembre 2010, plus de 1 404 337 fans sur Facebook[45].

Depuis décembre 2010, de nombreux sites miroir ont été ouverts, afin d'échapper aux cyberattaques menées contre WikiLeaks ; en outre, divers sites d'essaimage voient le jour[46] ; lesdits sites publient, au fil de l'eau : les conséquences des affaires dévoilées via WikiLeaks, les actions menées contre WikiLeaks et les réactions de WikiLeaks.

Le principe même de WikiLeaks a fait école :

  • OpenLeaks, créé par des dissidents de l'équipe WikiLeaks, notamment l'ancien porte-parole Daniel Domscheit-Berg, qui reprochent à Julian Assange son « manque de transparence » et son « autoritarisme »[47],[48],[49],[50], a vu le jour le 26 janvier 2011 et devrait être opérationnel mi-2011[51].
  • Cryptome.org, est un autre site anglo-saxon dédié aux fuites de documents, qui a notamment divulgué des pages de OpenLeaks[51],[52].
  • En France :
    • Un premier WikiLeaks territorial, wikileaks13[53], sous-titré « Le site de l'indignation citoyenne », destiné à dénoncer les pratiques irrégulières dans la région marseillaise, a fait son apparition sur la toile le 1er janvier 2011[54].
    • Mediapart a ouvert le 10 mars 2011[55] son FrenchLeaks[56].
  • Al Jazeera a lancé en janvier 2011 Al Jazeera Transparency Unit (AJTU)[57].
  • Le New York Times réfléchit à un dispositif permettant d'attirer les informations transmises par les lanceurs d'alerte[58].
  • QuébecLEAKS lancé le 9 mars 2011, s'est donné pour objectif d'« atteindre une transparence complète de la part du gouvernement du Québec »[59],[60].
  • Le Wall Street Journal a lancé, le 6 mai 2011, sa Safe House[61] (Coffre-fort)

WikiLeaks est un phénomène récent de société qui intéresse vivement l'ensemble des médias y compris le cinéma[62].

Théorie de la manipulation[modifier | modifier le code]

La plupart des informations dévoilées par WikiLeaks, au moins jusqu'au début 2011, corroborent souvent des rumeurs et tendances déjà évoquées dans les médias ou l'opinion publique[63][réf. insuffisante].

S'appuyant notamment sur ce postulat, une théorie de la manipulation, selon laquelle les fuites de WikiLeaks sont voulues et téléguidées par les Américains, a progressivement pris naissance. Le but de cette manipulation serait de forcer la main de certains régimes, auparavant réticents à s'engager dans des actions préconisées par les États-Unis. Cette théorie du complot manipulatoire est notamment illustrée par le déclenchement de la Révolution de Jasmin en Tunisie, qui a suivi de quelques semaines des révélations de télégrammes sur le régime de Ben Ali[64][réf. insuffisante].

Affaires médiatisées[modifier | modifier le code]

Années 2000[modifier | modifier le code]

En décembre 2006, le cheikh Hassan Dahir Aweys aurait ordonné de faire assassiner des membres du gouvernement somalien par des hommes de main. Lorsque cette information fut diffusée, Wikileaks précisa que cela pouvait être une désinformation de la part des États-Unis[65]. En août 2007, lors d'une élection au Kenya, le candidat soutenu par l’ex-président Daniel Arap Moi, donné comme favori, a finalement perdu avec une différence de 10 % à la suite d'une fuite publiée par WikiLeaks dénonçant des détournements de fonds[66],[67]. Cette affaire a valu à Julian Assange le prix Amnesty International (New Media) en 2009. En janvier 2008, WikiLeaks a publié des documents de la banque suisse Julius Bär, notamment les relevés bancaires d’environ 1 600 clients qui avaient un compte dans une filiale aux Îles Caïmans[68]. En mai 2008, des documents de travail relatifs à la rédaction de l'Accord commercial anti-contrefaçon sont publiés par WikiLeaks, y braquant l'opinion publique.

Le 17 avril 2009, WikiLeaks a dévoilé l'intégralité du procès de l'affaire Marc Dutroux, le pédophile belge, en particulier le résumé de ses auditions. Il s'agit des 1 235 pages de synthèse de l'enquête destinées au juge d'instruction, dossier toujours couvert par le secret d'instruction[69]. L'origine de la fuite serait le journaliste luxembourgeois Jean Nicolas, qui a couvert l'affaire et qui avait comme beaucoup de ses confrères accès à l'ensemble des documents[70]. Le 22 juillet 2009, peu de temps avant l'effondrement du système bancaire, WikiLeaks a dévoilé des prêts de sommes anormalement élevées et des effacements de dettes, accordés par la banque Kaupthing au profit de particuliers privilégiés. Ces derniers ont été poursuivis et la législation nationale a évolué, visant à faire de l’Islande un « refuge » pour la liberté d’expression. Le 21 novembre 2009, WikiLeaks a dévoilé des fichiers contenant des courriers électroniques et des programmes provenant du Climatic Research Unit, utilisés par la suite pour accuser les climatologues concernés par les emails de manipulation et de destruction de données qui auraient pu discréditer la thèse du réchauffement climatique anthropique dans son ensemble (voir Incident des e-mails du Climatic Research Unit) bien que des enquêtes indépendantes ultérieures aient clairement démenti ces accusations[71],[72].

Années 2010[modifier | modifier le code]

Le 5 avril 2010, WikiLeaks a publié une vidéo de l'armée américaine montrant deux photographes de Reuters, tués par un hélicoptère Apache, lors du raid aérien du 12 juillet 2007 à Bagdad[73],[74]. Cette publication marque le début de la célébrité mondiale du site Internet, jusqu'alors moins connu du grand public que ses propres fuites.

Le 25 juillet 2010, en collaboration avec The Guardian, The New York Times et Der Spiegel, WikiLeaks[75] rend publics les War Logs, 91 000 documents militaires américains secrets sur la guerre en Afghanistan. Le porte-parole du site a affirmé que certains des documents pourraient permettre de prouver d'éventuels crimes de guerre[76]. Ces documents sont présentés comme témoignant notamment du double jeu qu'aurait joué le Pakistan, ainsi que des efforts pour dissimuler le nombre de victimes civiles[77]. En 2011, le journal pakistanais Dawn accorde une large place aux documents publiés par Wikileaks à propos du Pakistan et des relations avec les États-Unis. Le 23 octobre 2010, après avoir donné une avant première aux journaux Le Monde, The Guardian, The New York Times et Der Spiegel, aux télévisions Al Jazeera, SVT, Channel 4 et aux sites Bureau of Investigative Journalism, Iraq Body Count et OWNI[78], WikiLeaks a mis en ligne 391 832 documents secrets sur la guerre en Irak, portant sur une période du 1er janvier 2004 au 31 décembre 2009, et révélant, notamment, que la guerre avait fait environ 110 000 morts pour cette période, dont 66 000 civils, et indiquant que les troupes américaines auraient livré plusieurs milliers d'Irakiens à des centres de détention pratiquant la torture[79].

Le 28 novembre 2010, WikiLeaks commence la révélation de télégrammes de la diplomatie américaine. Par cette opération baptisée « Cablegate » par les médias anglo-saxons, plus de 250 000 documents sont révélés. Leurs publications sont relayées par cinq grands journaux partenaires du site, dont Le Monde. Selon le New York Times, ces notes « offrent un panorama inédit des négociations d'arrière-salle telles que les pratiquent les ambassades à travers le monde[80],[81],[82] ». Toutefois, de nombreux acteurs (gouvernements, institutions internationales) condamnent cet acte, notamment parce que « le fait d’ignorer les informations que contiennent les documents divulgués est dangereux »[83], et que cela va « grandir le secret diplomatique »[83]. Rudolf Elmer, un ancien banquier suisse qui a été pendant huit ans le responsable de la banque helvétique Julius Bär aux Îles Caïmans, l'un des paradis fiscaux des Caraïbes, a livré à WikiLeaks, le 17 janvier 2011 des informations sur deux mille comptes en banques domiciliés dans des paradis fiscaux et appartenant à des riches personnalités, des entreprises et des personnages politiques[84],[85]. Cette révélation fait suite à une précédente affaire concernant la même banque en janvier 2008 (cf supra).

Suite aux accidents nucléaires de Fukushima, dus au séisme de la côte Pacifique du Tōhoku en 2011 au Japon, un câblogramme diplomatique américain, auquel le quotidien britannique The Daily Telegraph a eu accès, révèle qu’un expert de l’Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) s’était inquiété de ce que les réacteurs japonais n’étaient conçus que pour résister à des séismes d’une magnitude de degré 7. Selon ce même document, le responsable de l’AIEA avait indiqué lors d’une réunion du «  Groupe sur la sûreté et la sécurité nucléaires » du G8 à Tokyo en 2008, que les critères de sécurité du Japon étaient obsolètes[86],[87]. Un autre câble de 2006 indique que le gouvernement japonais s’est opposé à l’ordre d’un tribunal de fermer une centrale dans l’ouest en raison de doutes sur sa résistance à un séisme. L’Agence de sécurité nucléaire et industrielle du Japon avait estimé que le réacteur était « sûr » et que « toutes les analyses sur sa sécurité avaient été effectuées de façon appropriée »[86].

Le 25 avril 2011, WikiLeaks publie les dossiers détaillés de 779 détenus du camp de Guantánamo. Ils contiennent de nombreux détails inédits, révélant entre autres le contenu d'interrogatoires, des photos, des rapports médicaux et des mémos. Selon les informations publiées, plus de 150 innocents d'origine afghane et pakistanaise ont été détenus des années sans être accusés. Le public y apprend également l'âge du plus jeune détenu, 14 ans, et celui du plus âgé, 89 ans.

Le 5 juillet 2012 puis le 24 octobre 2012, WikiLeaks reprend la diffusion d'informations sensibles concernant respectivement la Syrie (« Syria Files »[9] et les politiques de détention des États-Unis (« Detainee Policies »[10]).

Le 8 avril 2013, Wikileaks annonce la publication des « Kissinger Cables », soit un ensemble de 1,3 millions de câbles diplomatiques, 320 000 documents classés secret défense et 205 901 documents (correspondances, notes, etc.) liés à Henry Kissinger[88].

Controverses[modifier | modifier le code]

Réactions internationales[modifier | modifier le code]

Les différentes divulgations – essaimées par le site WikiLeaks – ont entraîné un certain nombre de réactions (majoritairement hostiles), émanant des États, organismes ou personnes concernées qui, pour tenter de justifier ou légitimer leurs positions condamnatoires, mettent généralement en exergue les notions éthiques de manipulation et/ou de mise en danger des personnes électivement citées ou impliquées dans le processus en cours.

À l'opposé, des associations de défense de la presse, de la liberté d'expression, de la transparence, ont généralement pris la défense de WikiLeaks, face à ce qu'ils considèrent comme relevant d’un acte délibéré de censure[6]. Le site et son porte-parole ont également bénéficié de l'Effet Streisand. La défense de WikiLeaks prend également une forme musicale et humoristique[89].

Enfin, des groupes d'influence ou de pression promeuvent leurs propres idées et desseins, par le biais d'analyses orientées ou d'informations d'une teneur erronée, illuminée, mensongère, ou simplement éloignée du sujet originellement concerné[90],[91],[92].

En décembre 2010, l'ancien agent du FBI Coleen Rowley a affirmé que « si le site avait existé en 2001, le 11 septembre aurait sans doute été évité »[93].

Date Évènements
9 avril 2009
  • DENIC, responsable de l'attribution des domaines Internet allemands, a décidé de retirer WikiLeaks.de des listes d'adresses Internet officiellement reconnues. Cette décision aurait été prise à la suite de la publication par le site d'une liste secrète de censure australienne[94], mais Heise online (de) a déterminé que le propriétaire du domaine, Theodor Reppe, avait omis de verser la cotisation annuelle, incitant DENIC à reprendre possession du domaine[95].
23 janvier 2010
  • Seconde suspension du compte Paypal de WikiLeaks depuis que le site existe. Peu après, le compte est réactivé[96].
15 mars 2010
  • Un document classé (SECRET/NOFORN)[97] de 32 pages est publié sur WikiLeaks, montrant que l'armée américaine chercherait à détruire WikiLeaks[98]. Le document rapporte ainsi que celle-ci concocte un plan pour marginaliser l'organisation. Puisque WikiLeaks utilise « la confiance en tant que centre de gravité en protégeant l'anonymat et l'identité des personnes internes responsables de fuites et autres lanceurs d'alerte », le rapport recommande « l'identification, la révélation publique, le renvoi, la poursuite judiciaire et criminelle contre les personnes, actuelles ou passées, qui ont révélé au public des informations internes comme moyen d'affaiblir ou de détruire ce centre de gravité et de dissuader d'autres personnes envisageant les mêmes actions d'utiliser le site WikiLeaks.org ». Deux ans après la date du rapport, aucune source n'a été exposée. Il semble que le plan a échoué. La justification de ce plan, inscrite dans le rapport dit : « Plusieurs pays étrangers, entre autres la Chine, la Corée du Nord, la Russie, le Vietnam et le Zimbabwe, ont dénoncé et bloqué l'accès au site WikiLeaks.org ». Le rapport apporte d'autres justifications en énumérant quelques fuites embarrassantes délivrées par WikiLeaks : « Les dépenses d'équipement des États-Unis en Irak, des violations probables commises par les USA du traité de la convention internationale de la guerre chimique en Irak, la bataille concernant la ville irakienne de Fallujah, et des violations des droits de l'homme à Guantanamo Bay ». Pour l'heure aucune source ne vient confirmer l'authenticité de ce rapport.
6 juin 2010
  • On apprend par le site spécialisé Wired News qu'un analyste militaire américain, du nom de Bradley Manning, jusqu’alors stationné dans l’est de l’Irak, est arrêté par les services de sécurité américains. Il est soupçonné d'avoir livré au site WikiLeaks plusieurs scoops, dont la fameuse vidéo d'une bavure américaine en Irak (supra). L'arrestation est confirmée le 7 juin 2010 par les services de sécurité américains. En fait, Manning aurait été aux arrêts depuis une quinzaine de jours – avant la révélation de l'arrestation – et interrogé au Koweït. Le hacker Adrian Lamo a décidé de dénoncer Bradley Manning au FBI, quand celui-ci lui a confié avoir fait parvenir à WikiLeaks 260 000 pages de documents confidentiels incriminants, provenant des ambassades américaines à travers le monde[99].
26 juillet 2010
  • Le gouvernement des États-Unis a condamné la publication de documents secrets sur la guerre en Afghanistan (supra), affirmant que cela menaçait la sécurité de soldats américains engagés en Afghanistan. À cet effet, une enquête a été lancée par le Pentagone, dès le jour suivant, afin de retrouver l'origine des informations. Le 5 août 2010, le Pentagone a exigé que WikiLeaks lui remette immédiatement la totalité des 15 000 documents classés « secret défense » qui n'ont pas encore été divulgués et que ceux qui ont déjà été mis en ligne[100] soient détruits. Robert Gates, secrétaire américain à la Défense, a vivement contesté l'initiative de WikiLeaks, jugeant le site « moralement », sinon légalement coupable[100]. Le principal responsable de WikiLeaks, Julian Assange, aurait cependant été averti par les autorités américaines qu'il s'expose à des poursuites pour espionnage[101]. Le 9 août des ONG appellent Wikileaks à retirer de ses publications les noms d'Afghans aidant les forces américaines[102]. Quelques rares critiques évoquent une manipulation[103],[104],[105].
24 août 2010
  • Le procureur général de Liège (Belgique) et le père d'une victime de Marc Dutroux ont critiqué la publication, par le site WikiLeaks, d'éléments confidentiels du dossier judiciaire du pédophile belge, intervenue pourtant plus de 16 mois auparavant (supra), au mépris du secret de l'instruction. Selon le procureur : « ce sont des infos vraies, fausses, très disparates, qui mettent en cause une série de gens qui n'ont parfois rien à se reprocher, qui ont simplement été cités dans une enquête, qui se voient ainsi exposés, peut-être au mépris public, sur internet ».
  • Dans le même temps, le fondateur du site, Julian Assange, devait faire face à une opportune accusation de viol par la justice suédoise, laquelle a retiré ses charges le jour même, tout en indiquant poursuivre son enquête[106],[107].
20 octobre 2010
  • Le département américain de la Défense, s'adressant à l'agence Reuters, a appelé les médias à ne pas diffuser les documents confidentiels « volés », liés à la guerre en Irak, que s'apprêtait à publier le site WikiLeaks[108].
26 octobre 2010
  • Publication faite (supra), le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme (HCDH) fait part de l'inquiétude de Navi Pillay, son Haut Commissaire, concernant les informations révélées par WikiLeaks. Selon elle, les autorités américaines et irakiennes doivent prendre les mesures nécessaires pour enquêter sur toutes les allégations formulées dans ces rapports et traduire en justice les responsables[109]. Ces réactions interviennent au moment où les autorités suédoises rejettent, le 18 octobre 2010, une demande de permis de travail et de résidence pour Julian Assange, qui a choisi la Suède pour bénéficier de la législation sur la protection des sources des journalistes très stricte dans ce pays[108].
28 novembre 2010
1er décembre 2010
  • Tableau Software (service qui fournit un logiciel de graphiques, utilisé pour trier les câbles diplomatiques) supprime les graphiques de Wikileaks sur pression du sénateur américain Joe Lieberman[118].
  • Amazon, hébergeur web de Wikileaks décide de stopper l'hébergement du site qui « ne possède pas les droits pour publier ces documents confidentiels »[119].
3 décembre 2010
  • EveryDNS stoppe son service de DNS (système qui faisait le lien entre le nom de domaine wikileaks.org et l'hébergeur) pour WikiLeaks, entrainant une indisponibilité du domaine wikileaks.org. Officiellement, EveryDNS a arrêté ses services car « aucun utilisateur [du service] ne doit empêcher les autres d'en profiter »[120]. D'après le fournisseur, le domaine wikileaks.org a été victime d'attaque par déni de service, entrainant un ralentissement du service pour tous les autres sites.
  • Wikileaks bascule sur le nom de domaine wikileaks.ch et héberge une sauvegarde de ses télégrammes diplomatiques chez OVH, un hébergeur français.
  • Éric Besson annonce dans une lettre au CGIET qu'il souhaite que « ce site Internet ne soit plus hébergé en France et que tous les opérateurs ayant participé à son hébergement puissent être dans un premier temps sensibilisés aux conséquences de leurs actes, et dans un deuxième temps placés devant leurs responsabilités ».
4 décembre 2010
5 décembre 2010
  • Donald S. Beyer – ambassadeur des États-Unis, à Berne – met en garde le gouvernement suisse contre les possibles conséquences qui pourraient découler d'un octroi d'asile politique, en Suisse, au bénéfice de Julian Assange[124],[125].
  • Le même jour, le porte-parole de l'établissement financier suisse dans lequel Julian Assange aurait domicilié un compte pour la collecte de fonds en décembre 2010, fait part de la nécessité de procéder à des investigations complémentaires, visant à vérifier l’authenticité de l'adresse légale (suisse) communiquée par le souscripteur, en raison des doutes qui entoureraient sa légitimité, voire sa réelle existence factuelle[126].
6 décembre 2010
  • L'établissement financier suisse décide de clôturer le compte de Julian Assange, pour cause de renseignements erronés[127],[128], donnant aussitôt lieu à diverses attaques informatiques exogènes (par déni de service) perpétrées contre le site de la banque[129].
  • Mastercard annonce qu'il fera son possible pour empêcher Wikileaks de recevoir des dons.
  • PostFinance (organisme financier de la poste suisse) ferme le compte de Julian Assange destiné à recevoir des dons de soutien, en l'accusant d'avoir fourni « de fausses informations sur son lieu de résidence ».
7 décembre 2010
  • Visa International « a engagé des actions afin de suspendre les dons pour Wikileaks en attendant une enquête plus approfondie » ; « Visa Europe a décidé de suspendre l'autorisation de paiements vers le site WikiLeaks dans l'attente d'éléments supplémentaires sur la nature de ses activités, et en attendant de savoir s'il contrevient aux règles de fonctionnement de Visa ». Le même jour, MasterCard Worldwide avait déjà bloqué les virements adressés au site, jugeant ses activités « illégales »[130],[131],[132],[133].
8 décembre 2010
  • En réaction à ce qui précède, la société islandaise DataCell – permettant à WikiLeaks de recevoir des dons – a indiqué qu'elle portait plainte contre le groupe de paiements par cartes bancaires Visa pour avoir bloqué ses versements au site[134],[135],[136].
9 décembre 2010
  • Un document – provenant de l'ambassade américaine, à Moscou – révèle une importante opération de lobbying, émanant des autorités américaines en Russie, visant à protéger les intérêts de Visa et Mastercard[137],[138].
10 décembre 2010
  • Le 10 décembre, le regroupement informel d'hacktivistes[note 9], sous le mème Anonymous, publie un communiqué public[144], visant essentiellement à apporter un éclairage complémentaire, quant à l’exercice de son activité sporadique ; son contenu s’adresse, en premier lieu, aux différentes instances concernées : Visa, MasterCard, PayPal, Amazon [...]. Ledit regroupement tente de préciser la nature réelle – et non subodorée – de son activité, tout en décrivant plus exhaustivement la tonalité majeure affiliée à ses intentions laminaires, en sus de la finalité qu'il cherche à promouvoir ; il se veut ainsi plus conciliant, voire pédagogue ; il incite les internautes à diffuser par eux-mêmes les quelque 250 000 mémos diplomatiques obtenus par l'entremise de WikiLeaks[trad 2],[144].
12 décembre 2010
  • La fermeture du compte suisse de Julian Assange[note 10] – annoncée « à grand bruit » par Postfinance – suscite des remous croissants. Il se pourrait ainsi que, selon le droit suisse, lui-même subordonné au secret bancaire, Postfinance ait, en quelque sorte, violé le « secret postal ». Selon plusieurs médias dominicaux, un dossier pénal pourrait être constitué. Par extension, Jürg Bucher (responsable de l'établissement financier concerné) risque de devoir être amené à justifier ses décisions auprès du Ministère public de la Confédération[145].
  • Dans son émission Mise au point du 12 décembre 2010, la radio télévision suisse tente de décortiquer le phénomène WikiLeaks, voire d'en dresser le portrait anamnestique : historique, réseaux, implications mondiales, conséquences implicites, etc[22].
13 décembre 2010
  • Wikileaks publie des télégrammes diplomatiques américains, dont la teneur tendrait à définir le rôle d'intermédiaire qu'aurait joué la Suisse dans son rôle supposé de pays médiateur entre les Etats-Unis et l'Iran : d’une part, face au différend qui tend à opposer Téhéran à Washington et, d’autre part, dans un dossier nucléaire générateur de préoccupations plurielles croissantes. Depuis 2006, la Suisse paraît effectivement pratiquer une politique active. Cependant, nonobstant la bonne volonté dont il est dit que ce pays fait preuve dans ses tentatives réitérées de résolutions à l'amiable, il semblerait quand même ressortir – du moins, à la lecture des câbles diplomatiques en question – que ses velléités diplomatiques n’ont pas toujours été aussi heureusement perçues ; en effet, il semblerait même apparoir que son action aurait été parfois sporadiquement considérée (du moins, aux yeux des États-Unis) comme « embarrassante »[146].
15 décembre 2010
  • L'US Air Force a bloqué l'accès de ses postes informatiques à des sites d'information reprenant les publications de WikiLeaks[147],[148].
  • Spamhouse a blacklisté le nom de domaine wikileaks.info pendant quelques heures, avant d'annuler cette sanction, à la suite notamment des protestations des responsables du site WikiLeaks[149]. Par ailleurs, le diagnostic Google n'a pas identifié le site wikileaks.info comme suspect[35].
17 décembre 2010
  • La police australienne renonce à enquêter sur WikiLeaks, au moins tant que de nouvelles révélations ne seront pas publiées[150].
  • Bank of America met fin à ses versements à destination de WikiLeaks, imitant ainsi les réactions précédemment mises en œuvre par les organismes bancaires MasterCard, PayPal, Visa Europe, etc.[151],[152].
21 décembre 2010
  • Apple retire de sa boutique en ligne App Store une application pour l'iPhone et l'iPad, introduite quelques jours auparavant, créée par le développeur russe Igor Barinov, permettant de se connecter au site web ainsi qu'au compte Twitter de WikiLeaks et d'accéder notamment aux télégrammes diplomatiques[153].
  • Reporters sans frontières héberge, à l'adresse http://wikileaks.rsf.org, un site miroir de WikiLeaks et en particulier les télégrammes diplomatiques issus du Cablegate[154].
22 décembre 2010
  • The Washington Post révèle que la CIA vient de mettre sur pied une cellule spécialisée, surnommée « WikiLeaks Task Force » (WTF), sigle humoristique rappelant l'expression triviale anglo-saxonne « What the fuck ? » signifiant « C'est quoi ce bordel ? »[155],[156].
19 janvier 2011
  • Rudolf Elmer qui a remis à plusieurs reprises à WikiLeaks des données sur de présumés fraudeurs du fisc, a été condamné ce 19 janvier par un tribunal zurichois à une amende avec sursis pour violation du secret bancaire. L'intéressé, un ancien banquier, a fourni des informations à WikiLeaks à deux reprises, en 2007 et le 17 janvier 2011[157],[158] (cf. supra).
2 septembre 2011
  • WikiLeaks décide de publier l’intégralité des câbles américains sur son site web, plaçant ainsi l’association et son porte-parole en position de porte-à-faux et de conflit vis-à-vis de la plupart des médias avec lesquels une collaboration interactive s’était pourtant initialement engagée[159].
24 avril 2013
  • La condamnation de la société Valitor est confirmée par la Cour suprême d'Islande, avec astreinte à une amende périodique si le service n’est pas restauré dans les quinze jours. Valitor, en tant que filiale locale du groupe de carte bancaire Visa International, avait cessé d’assurer les transactions financières de WikiLeaks en décembre 2010[160]. Plus aucun recours n'est possible pour Valitor[161]

Poursuites judiciaires[modifier | modifier le code]

Plusieurs pays et organismes ont intenté ou envisagent des poursuites judiciaires[162].

Ces poursuites font suite aux premières réactions internationales d'opposition à WikiLeaks (cf. supra). Selon les lois en vigueur dans les différents pays, ces poursuites sont dirigées, alternativement, vers le site lui-même (voire sa rédaction) et, plus électivement, à l'adresse individualisée de son porte-parole : Julian Assange.

États-Unis[modifier | modifier le code]

Au début de l'année 2008, la banque suisse Julius Bär a intenté une action en justice contre WikiLeaks.org, qui publiait des documents portant sur une affaire de blanchiment aux îles Cayman l'impliquant. Devant une cour de justice de Californie, la banque a obtenu en février 2008 que la société californienne Dynadot efface l'adresse WikiLeaks.org de ses registres DNS. Techniquement, ceux-ci font le lien entre le nom de domaine WikiLeaks.org et l'adresse IP du serveur qui héberge le site. Le contenu du site n'avait donc pas été effacé et restait (et reste) accessible via cette adresse[163]. Le 1er mars 2008, le juge fédéral Judge White est revenu sur sa décision et a autorisé non seulement l'opérateur à réactiver l'adresse, mais aussi WikiLeaks à maintenir disponibles les documents publiés sur la banque Julius Bär[164].

Le 14 décembre 2010, la juge Theresa Buchanan de la cour de justice de Virginie, agissant pour le gouvernement Obama, a enjoint à Twitter de lui fournir des renseignements sur Julian Assange et trois autres personnes réputées proches de WikiLeaks : Birgitta Jónsdóttir, parlementaire islandaise, Jacob Appelbaum, chercheur américain en informatique et Rop Gonggrijp, collaborateur hollandais de WikiLeaks[165],[166],[167],[168].

France[modifier | modifier le code]

Le 3 décembre 2010, alors que Wikileaks (qui était hébergé jusqu'au 1er décembre par Amazon à Seattle) a transféré une partie de son site chez OVH (hébergeur à Roubaix), Éric Besson veut requérir l’interdiction d’héberger le site de WikiLeaks en France, arguant — entre autres motifs pluriels — de la violation du « secret des relations diplomatiques » et de la mise en danger « des personnes protégées par le secret diplomatique »[169],[170],[171]. Face à cette demande, OVH — firme qui, en France, loue des serveurs dédiés à l'hébergement (partiel) de WikiLeaks — a saisi la justice, afin qu’elle se prononce plus clairement sur la légalité de ce site, quant à son implantation sur le territoire français[172].

Le 6 décembre 2010, la justice française, se basant sur la loi du 21 juin 2004 relative à la confiance dans l'économie numérique (LCEN), estime qu'une décision en référé ne peut être prise et qu'un débat contradictoire sur le fond de l'affaire est nécessaire[173]. Ce rejet autorise implicitement l'hébergement de WikiLeaks en France, mais il ne s'agit que d'une victoire temporaire pour l'association : cette situation ne tiendra qu'en l'absence d'une action en justice de la part d'une personne ayant un intérêt à agir[174]. Le 21 décembre 2010, Éric Besson indique que la décision d'interdire l'hébergement de WikiLeaks en France revient au premier ministre François Fillon, sur la base du rapport, encore confidentiel, rédigé par le CGIET[175]

Royaume-Uni[modifier | modifier le code]

Le 6 décembre 2010, l'un des avocats de Julian Assange déclare que son mandant et lui-même se préparent à organiser une rencontre avec la police britannique[176],[177]. Dans cette rencontre prévue le lendemain, Julian Assange pouvait éventuellement négocier sa liberté provisoire, contre le versement préalable d'une caution, dont le montant se serait situé entre £100 000 à £200 000 GBP[178].

Le 7 décembre 2010, Julian Assange se présente à la police britannique comme annoncé la veille ; il est gardé en détention, après que le juge Howard Riddle de la Cour de justice de Westminster ait rejeté sa demande de mise en liberté sous caution ; Assange doit rester en détention au moins jusqu'au 14 décembre 2010[179]. À Londres, le groupe baptisé « Justice pour Assange » a appelé à manifester devant le tribunal de Westminster[134]. 14 décembre 2010 : après l'avoir placé en détention provisoire depuis le 7 décembre 2010 (à dessein allégué – entre autres motifs invoqués – d'assurer sa sécurité, face aux menaces dont il ferait l’objet), le juge Howard Riddle (du tribunal de Westminster) consent, finalement, à la libération anticipée de Julian Assange, sous condition subordonnée au versement d'une caution préalable[180],[181].

Le Parquet britannique[note 11], fait immédiatement appel de cette décision ; conséquence : Julian Assange reste potentiellement libérable, néanmoins, il doit demeurer en détention provisoire, jusqu'à ce que la Haute Cour de justice ait statué[180],[181]. 16 décembre 2010 : la Haute Cour de Londres valide la demande de liberté conditionnelle de Julian Assange[182],[183]. Assange reste en liberté surveillée, avec bracelet électronique, dans l'Est de l'Angleterre, en attendant un procès dont la date doit être annoncée vers le 11 janvier 2011 et par lequel il risque l'extradition vers la Suède.

Le 11 janvier 2011, après une courte audience de procédure, la date du 7 février 2011 a été fixée pour l'audience plénière de deux jours qui doit statuer sur l'extradition d'Assange vers la Suède[184] ; la liberté surveillée se poursuit au manoir de Ellingham Hall chez Vaughan Smith[185], avec pointage quotidien au poste de police de Beccles[186]. 7 février 2011 : la justice britannique commence à examiner la demande d'extradition de Julian Assange, formulée par la Suède, dans le cadre d'une enquête le visant, concernant une alléguée « agression sexuelle[187] ». Cette audience a été prolongée jusqu'au 11 février, puis reportée au 24 février 2011[188]. 24 février 2011 : le juge anglais Howard Riddle du tribunal londonien de Belmarsh, statuant sur la forme de la procédure, a prononcé la possible extradition de Julian Assange vers la Suède d'ici dix jours. Assange a indiqué qu'il ferait appel de ce jugement ; il dispose de sept jours pour interjeter officiellement appel devant la Haute cour de Londres[189],[190],[191],[192].

Suède[modifier | modifier le code]

Depuis le 30 novembre 2010, un mandat d'arrêt international a été émis spécifiquement à l'encontre de Julian Assange, par l'entremise d'Interpol[193],[194],[195], à la suite de plaintes pour délit de « sexe par surprise[196] », improprement repris par des medias sous le vocable de viol[197]. Bien qu'aucun lien officiel avec les publications de Wikileaks ne soit effectué, les déplacements internationaux et les autres activités de son porte-parole s'en retrouvent compliqués[82]. La sévérité de la justice suédoise et le zèle des autorités britanniques paraissent suspects aux yeux même de féministes[198]. Des fuites de documents sur Internet concernant cette affaire ont été constatées par l'AFP le 4 février 2011[199],[200].

Suisse[modifier | modifier le code]

19 décembre 2010 : le Parti pirate suisse dépose une plainte pénale – auprès du Ministère public de la Confédération – contre PostFinance (organisme financier de La Poste), invoquant une violation du secret postal ayant présidé à la fermeture ostentatoirement publique du compte que Julian Assange avait ouvert dans cet établissement[201].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. (en) « The broader principles on which our work is based are the defence of freedom of speech and media publishing, the improvement of our common historical record and the support of the rights of all people to create new history. We derive these principles from the Universal Declaration of Human Rights. In particular, Article 19 inspires the work of our journalists and other volunteers »
  2. (fr) « Un extrait dudit document (publié en anglais) exprime ceci : Nous ne cherchons pas à voler vos informations personnelles, pas plus que nous ne sommes intéressés par vos numéros de carte de crédit. Nous ne cherchons non plus pas à attaquer les infrastructures critiques d'entreprises, telles que celles qui seraient affiliées à MasterCard, Visa, PayPal, Amazon ou autres. Notre seul et unique objectif consiste à sensibiliser la population à l’existence pérenne de WikiLeaks, i. e. : attirer l’attention des médias, face aux méthodes sournoises employées par lesdites entreprises financières susnommées, lesquelles ne reculent devant rien pour tenter de saborder WikiLeaks, tout en s'acharnant à réduire sa capacité de fonctionnement à néant. »
  1. Les URL et DNS d'accès à WikiLeaks sont parfois momentanément perturbés, soit par une affluence très importante, soit par des manœuvres malveillantes
  2. Plus de mille sites (1426 au 21 décembre 2010).
  3. Dans sa présentation, le site en français indique aussi « fuites déontologiques » et « éthiques »
  4. Article 19 de la Déclaration universelle des droits de l'homme : « Tout individu a droit à la liberté d'opinion et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être inquiété pour ses opinions et celui de chercher, de recevoir et de répandre, sans considérations de frontières, les informations et les idées par quelque moyen d'expression que ce soit. »
  5. a et b L'encart suivant était présent sur la page de soumission des articles :
    « NOTE: At the moment WikiLeaks is not accepting new submissions due to re-engineering improvements the site to make it both more secure and more user-friendly. Since we are not currently accepting submissions during the re-engineering, we have also temporarily closed our online chat support for how to make a submission. We anticipate reopening the electronic drop box and live chat support in the near future. »
  6. Répertoire des sites miroir sous : mirror.wikileaks.info ; il s'agit de l'url subsidiaire, mentionnée – en personne – par Julian Assange lui-même, au cours d'un live chat online, organisé le 3 décembre 2010, à l’attention des lecteurs du quotidien d’information britannique : The Guardian.
  7. Le site wikileaks.org, sous l'IP 46.59.1.2, était redevenu actif dès le 3 décembre 2010 au soir.
  8. Hormis la seule extension « .info », affiliée au site désigné, Spamhouse n'émet aucune forme de réserve particulière, quant à la fiabilité des « autres » sites miroirs promus par WikiLeaks.
  9. Les hacktivistes – contraction de hackers et activistes (que l'on pourrait également traduire par : cybermilitants, cyberrésistants, voire cyberactivistes) – sont des hackers, dont la motivation est principalement idéologique.
  10. C’est sur ce dit compte suisse qu’auraient dû être versés des dons spécifiquement destinés à assurer la défense de Julian Assange.
  11. , en sa qualité de représentant des intérêts de la justice suédoise

Références[modifier | modifier le code]

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  4. (fr) « Le site Wikileaks sur le point d'être fermé ? », sur Zdnet.fr,‎ 12 juillet 2010 et (fr) « Assange inquiet pour la survie de WikiLeaks », sur www.liberation.fr,‎ 11 janvier 2011
  5. (fr) « Le Parti Pirate suédois va héberger WikiLeaks sur ses serveurs », sur Zdnet.fr,‎ 19 août 2010
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  9. a et b Syria Files
  10. a et b Detainee Policies
  11. Guillaume Champeau, « Une attaque DDOS empêche les dons à Wikileaks (MàJ : une plainte déposée) », sur Numerama,‎ 2012 (consulté le 12 août 2012)
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  29. (fr) Jean-Philippe Monette, « Amazon délaisse WikiLeaks, mais supporte la pédophilie », sur blogue.jpmonette.net
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  34. Depuis le 15 décembre 2010, le fait de taper wikileaks.org redirige automatiquement l’internaute vers wikileaks.info, dont la consignation est précisément considérée comme sujette à caution par Spamhouse.
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  38. a et b (en) WikiLeaks moves to Switzerland wikileaks.ch 3 décembre 2010
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    « The only surprising thing about the WikiLeaks revelations is that they contain no surprises. Didn’t we learn exactly what we expected to learn? The real disturbance was at the level of appearances: we can no longer pretend we don’t know what everyone knows we know. This is the paradox of public space: even if everyone knows an unpleasant fact, saying it in public changes everything. »

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Annexes[modifier | modifier le code]

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Filmographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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