Mega Drive

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Mega Drive
(Sega Genesis)
Mega Drive

Fabricant Sega
Type Console de salon
Génération Quatrième

Date de sortie Drapeau du Japon 29 octobre 1988
Icons-flag-us.png Icons-flag-ca.png 14 août 1989
Drapeau de la France Mi-septembre 1990
Drapeau européen 30 novembre 1990
Fin de production 1998
Processeur Motorola 68000 et Zilog Z80
Média Cartouche
Contrôleurs Manette de jeu
Service en ligne Sega Meganet
Sega Channel
XBAND
Unités vendues Sortie internationale 39,70 millions
Drapeau des États-Unis 20 millions
Drapeau du Japon 4,30 millions
Drapeau européen 6,90 millions

Autres 3,50 millions
Tec Toy 2 millions
Majesco 2 millions
Nomad 1 million
Jeu le plus vendu Sonic the Hedgehog

Précédent Master System Logo Mega Drive(Sega Genesis)

Mega Drive
(Sega Genesis)
Saturn Suivant

La Mega Drive (メガドライブ, Mega Doraibu?), ou Megadrive, connue sous le nom de Sega Genesis en Amérique du Nord, est une console de jeux vidéo de quatrième génération conçue et commercialisée par le constructeur japonais Sega Enterprises, Ltd. La Mega Drive est la troisième console de Sega, elle succède à la Master System. Sega sort d'abord la console au Japon sous le nom de Mega Drive en 1988, la console est ensuite mise en vente en 1989 en Amérique du Nord, renommée Genesis sur ce territoire. En 1990, la console sort sur la plupart des autres territoires en tant que Mega Drive, elle y est distribuée par différentes sociétés, notamment Virgin Mastertronic en Europe, Ozisoft en Australie, et Tec Toy au Brésil. Elle est distribuée par Samsung en Corée du Sud, elle y est d'abord connue sous le nom de Super Gam*Boy, et plus tard sous celui de Super Aladdin Boy.

Conçue par une équipe de recherche et développement supervisée par Masami Ishikawa, le hardware de la Mega Drive est adapté du System 16 pour borne d'arcade, centré autour du microprocesseur Motorola 68000 en tant que processeur principal et du Zilog Z80 comme processeur secondaire. Le système prend en charge une ludothèque de plus de 900 jeux créés par Sega et par un large éventail d'éditeurs tiers, publiés sous forme de cartouche de jeu vidéo. La console est également compatible avec l’entièreté de la ludothèque de jeux Master System lorsque le Master System Converter est installé. La Mega Drive bénéficie de nombreux périphériques compatibles et de plusieurs services réseau, et connait de multiples variantes de la console axées sur ​​l'extension de ses fonctionnalités.

Au Japon, la Mega Drive ne se vend pas aussi bien que ses deux principales concurrentes, la Super Nintendo de Nintendo et la PC-Engine de NEC. Cependant, fort de sa riche expérience en salles d'arcade et prenant de court Nintendo sur le marché des consoles 16 bits, Sega parvient à positionner la Mega Drive en Amérique du Nord et en Europe, où elle connait un succès considérable avec la captation de la majorité du marché 16 bits dans plusieurs territoires, particulièrement aux États-Unis et au Royaume-Uni. Les principaux composants qui œuvrent à son succès sont sa ludothèque de portages de jeux d'arcade, la popularité de la série Sonic the Hedgehog, plusieurs franchises connues de jeux de sport, et le marketing offensif envers un public jeune qui positionne le système comme étant la console cool pour les adolescents. Bien que Sega domine le marché en Amérique du Nord et en Europe pendant plusieurs années, la sortie de la Super Nintendo donne lieu à une farouche bataille pour des parts de marché dans ces territoires, une rivalité souvent qualifiée de « guerre des consoles » par les journalistes et des historiens. Comme cette compétition capte de plus en plus l'attention du grand public auprès de l'industrie vidéoludique, la Mega Drive et plusieurs de ses jeux les plus médiatisés suscitent d'importantes analyses juridiques sur des questions liées à la rétroingénierie et la violence dans les jeux vidéo. La controverse entourant des titres violents comme Night Trap et Mortal Kombat conduit Sega à créer le Videogame Rating Council, le prédécesseur de l'Entertainment Software Rating Board.

À la fin de l'année 1994, quand une nouvelle génération de consoles 32 bits rend le système technologiquement obsolète, la Mega Drive s'est vendue à plus de 29 millions d'exemplaires dans le monde. À la fin de vie de la console, bien que distancée au final par la Super Nintendo et en particulier au Japon, 39,70 millions[cn 1] d'exemplaires de la console furent vendus dans le monde[1]. C'est le succès le plus important de Sega sur le marché des consoles. La console et ses jeux sont encore populaires parmi les fans, les collectionneurs, les passionnés de musiques de jeux vidéo, et les amateurs d'émulation. Des rééditions sous licence de la console sont encore produites dans les années 2010, et plusieurs développeurs de jeux vidéo indépendants continuent à produire des titres pour elle. Plusieurs jeux ont également été réédités dans des compilations destinées aux consoles plus récentes ou proposés au téléchargement sur différents services en ligne, comme la Console virtuelle Wii, le Xbox Live Arcade, le PlayStation Network, ou bien Steam.

Historique[modifier | modifier le code]

Logo initial de la Mega Drive

Au début des années 1980, Sega Enterprises, Inc., une filiale de Gulf & Western Industries, était l'un des cinq plus grands fabricants de jeux d'arcade en activité aux États-Unis, les revenus de l'entreprise s’élèvent à 214 millions de dollars à cette période. Un ralentissement de l'arcade à partir de 1982 affaiblit sérieusement la société, et conduit Gulf & Western à vendre sa structure de fabrication d'arcade nord-américaine et les droits des licences pour ses jeux d'arcade à Bally Manufacturing. La compagnie conserve la gestion de la recherche et développement nord-américaine de Sega, ainsi que sa filiale japonaise, Sega of Japan. Avec son activité d'arcade en déclin, les dirigeants de Gulf & Western se tournent vers le président de Sega of Japan, Hayao Nakayama, pour obtenir des conseils sur la façon de procéder. Nakayama préconise que la société tire profit de son expertise matérielle acquise par des années de travail dans l'industrie de l'arcade pour entrer dans le marché des consoles de salon au Japon, un secteur qui en est alors à ses balbutiements. Nakayama reçoit l'autorisation d’œuvrer à ce projet, conduisant à la sortie, en juillet 1983, de la première console de jeu vidéo de Sega, la SG-1000. Ce premier essai n'est pas fructueux et la console est rapidement remplacée par la Sega Mark III dans les deux ans. Dans l'intervalle, Gulf & Western commence à céder ses activités non stratégiques à la suite de la mort de son fondateur Charles Bluhdorn, ainsi Nakayama et l'ancien PDG de Sega David Rosen, organisent un rachat de la direction de la filiale japonaise en 1984 avec le soutien financier de CSK Corporation, une société de logiciels japonais de premier plan. Nakayama s’installe ensuite comme chef de la direction de Sega Enterprises, Ltd.

En 1986, Sega redessine la Mark III pour une sortie en Amérique du Nord en tant que Master System. Elle est suivie par une sortie européenne l'année d'après. Bien que la Master System soit un succès en Europe, et plus tard aussi au Brésil, elle ne réussie pas à susciter d'engouement significatif dans les marchés japonais et nord-américains, qui, du milieu jusqu'à la fin des années 1980, sont tous deux dominés par Nintendo. Avec encore des difficultés pour Sega à pénétrer le marché domestique, l'équipe de recherche et développement de la console, dirigée par Masami Ishikawa, commence à travailler sur le successeur de la Master System presque immédiatement après le lancement de la console. En 1987, Sega fait face à une autre menace pour son activité de consoles lorsque le géant de l'informatique japonais NEC lance la PC-Engine à grand renfort de publicité. Afin de rester compétitif contre les deux autres entreprises d'électronique grand public bien plus établies, Ishikawa et son équipe décident qu'ils ont besoin d'intégrer un microprocesseur 16 bits dans leur nouveau système pour avoir un impact sur ​​le marché, ils se tournent une nouvelle fois vers l'atout de Sega dans la filière de l'arcade pour adapter le System 16 au sein d'une architecture de console. D'abord annoncée en juin 1988 dans Beep!, un magazine japonais de jeux vidéo, la console en développement sous le nom de code « MK-1601 »[1], est désignée comme étant la « Mark V », mais la direction de Sega ressent le besoin d'un nom plus puissant. Après avoir examiné plus de 300 propositions, la société opte pour « Mega Drive ». En Amérique du Nord, le nom de la console est changé pour celui de « Genesis ». La raison de ce changement n'est pas connue, mais elle est peut-être due à un conflit de marque.

Lancement[modifier | modifier le code]

Au moment du lancement de la Mega Drive, Nintendo détient avec la NES 92 % du marché japonais et 95 % du marché nord-américain des consoles de jeux vidéo. Le précédent modèle de Sega, la Master System, ayant été boudé dans les salons japonais et américains[1].

Sega met en vente la Mega Drive à 21 000 yens au Japon le , cependant le lancement est éclipsé par la sortie du jeu Super Mario Bros. 3 une semaine plus tôt. La couverture positive de la console par les magazines Famitsu et Beep! aident à établir un public, mais Sega expédie seulement 400 000 unités la première année. Afin d'augmenter les ventes, Sega sort différents jeux et périphériques, y compris un logiciel de comptabilité permettant de gérer ses comptes, le Mega Anser. Malgré cela, la Mega Drive est incapable de rattraper la Famicom, elle demeure à une distante troisième place au Japon derrière la Super Famicom de Nintendo et la PC Engine de NEC tout au long de l'ère 16 bits.

La date de sortie du système en Amérique du Nord est annoncé par Sega pour le . À l'époque, Sega n'a pas de chiffre d'affaires ni de structure de commercialisation sur ce continent, la distribution de la Master System y est assurée par Tonka. Insatisfait par la prestation de Tonka, Sega cherche un nouveau partenaire pour commercialiser la Mega Drive en Amérique du Nord et propose les droits à Atari Corporation, qui ne possède pas encore de système 16 bits. David Rosen fait une proposition à Jack Tramiel, le PDG d'Atari, ainsi qu'à Michael Katz, le président de la division divertissements électroniques d'Atari. Tramiel décline l'offre, la jugeant trop coûteuse, et choisit de se concentrer sur l'Atari ST. Sega se résout à commercialiser la console par le biais de sa filiale Sega of America, qui réalise un lancement limité le dans les villes de New York et Los Angeles. La console sort à partir du 15 septembre de la même année dans tout le reste du pays en bundle avec une manette et le jeu Altered Beast, pour un prix de vente de 190 dollars.

La version européenne de la console sort le , composée elle aussi du bundle comprenant le jeu Altered Beast. Elle est mise en vente à 190 livres sterling au Royaume-Uni. S'appuyant sur le succès de la Master System, la Mega Drive devient la console la plus populaire en Europe. Étant donné que la Mega Drive est déjà vielle de deux ans au moment de sa sortie sur le continent, plus de jeux sont disponibles lors de cette mise sur le marché par rapport aux lancements dans d'autres régions. Les portages de titres d'arcade comme Altered Beast, Golden Axe et Ghouls'n Ghosts, disponibles dans les magasins lors du lancement, donnent une image forte de la puissance de la console et démontrent sa capacité à fournir une expérience de jeu semblable à l'arcade. La sortie de la Mega Drive en Europe est traitée par Virgin Mastertronic, la société est ensuite rachetée par Sega en 1991 et devient Sega of Europe.

D'autres entreprises participent à la distribution de la console dans divers pays. Ozisoft gère le lancement et la commercialisation de la Mega Drive en Australie, comme la compagnie l'avait auparavant fait avec la Master System. Au Brésil, la Mega Drive est lancée par Tec Toy en 1990, un an seulement après la sortie brésilienne de la Master System. Tec Toy produit également des jeux exclusivement destinés au marché brésilien et débute en 1995 un réseau informatique pour le système appelé Sega Meganet. En Inde, Sega conclut un accord de distribution avec Shaw Wallace au printemps 1995 dans le but de contourner un droit d'importation de 80 %. Samsung est en charge de la vente et de la distribution de la console en Corée, où elle y est rebaptisée « Super Gam*Boy », elle conserve le logo Mega Drive à côté du nom de Samsung. Elle y est plus tard renommée « Super Aladdin Boy ».

Marketing et ventes en Amérique du Nord[modifier | modifier le code]

Pour le marché nord-américain, l'ancien président de la division divertissements électroniques d'Atari, Michael Katz, met en place une approche en deux parties pour accroitre les ventes dans la région. La première partie implique une campagne marketing pour défier Nintendo de front et mettre l'accent sur l'expérience arcade offerte par la console, résumée par des slogans, tel « Genesis does what Nintendon't » (La Mega Drive fait ce que Nintendo ne fait pas). Puisque Nintendo détient les droits pour console de la plupart des jeux arcade à cette époque, la seconde partie concerne la création d'une ludothèque de titres instantanément reconnaissables qui utilisent les noms et les portraits de célébrités et d'athlètes, tels Pat Riley Basketball, Arnold Palmer Tournament Golf, James « Buster » Douglas Knockout Boxing, Joe Montana Football, Tommy Lasorda Baseball, Mario Lemieux Hockey, et Michael Jackson's Moonwalker. Néanmoins, l'entreprise a du mal à surmonter l'omniprésence de Nintendo dans les foyers des consommateurs. Chargés par Nakayama de vendre un million d'unités la première année, Katz et Sega of America en écoulent seulement 500 000.

À la mi-1990, Nakayama engage Tom Kalinske pour remplacer Katz en tant que président de Sega of America. Bien qu'au départ Kalinske ne sache peu de choses sur l'industrie vidéoludique, il s'entoure de conseillers de l'industrie avertis. Confiant dans un modèle d'entreprise de type freebie marketing, il développe un plan en quatre points : baisser le prix de la console, créer une équipe basée aux États-Unis pour développer des jeux destinés au marché américain, poursuivre et étendre les campagnes de publicité agressives, et remplacer le jeu fourni avec la console, Altered Beast, par un nouveau titre, Sonic the Hedgehog. Le conseil d'administration japonais désapprouve d'abord le plan, mais les quatre points sont acceptés par Nakayama, qui déclare à Kalinske : « je vous ai engagé pour prendre les décisions pour l'Europe et les Amériques, alors allez-y et faites-le ». Les magazines font l'éloge de Sonic comme étant l'un des plus grands jeux jamais réalisé, et la console de Sega décolle enfin, des clients en attente de la sortie de la Super Nintendo décident d'acheter la Mega Drive à la place. La console de Nintendo fait ses débuts contre un concurrent établi, tandis que la PC-Engine n'a pas réussie à gagner du terrain, poussant NEC à bientôt se retirer du marché. En grande partie dû à la popularité de Sonic, la Mega Drive se vend mieux que la Super Nintendo aux États-Unis au cours de la période des fêtes de fin d'année en 1991. Ce succès mène Sega à contrôler 65 % du marché des consoles 16 bits en janvier 1992, et pour la première fois depuis décembre 1985, Nintendo n'est pas le leader des consoles de jeu.

Sega réussi à mieux vendre que Nintendo durant quatre périodes de Noël d'affilée en raison de la longueur d'avance de la Mega Drive, d'un prix inférieur, et d'une plus grande ludothèque de jeux par rapport à la Super Nintendo à sa sortie. Sega propose alors dix jeux pour chaque jeu disponible sur Super Nintendo, et bien que la console de Nintendo possède une version exclusive de Final Fight, l'une des équipes internes de Sega développe Streets of Rage, un jeu équivalent qui comporte de plus grands niveaux, des ennemis plus robustes, et une bande son très bien considérée.

La révolution Sonic[modifier | modifier le code]

Sega s'est attaché à démontrer le potentiel de la machine, pas toujours suffisamment exploité par les développeurs tiers. En 1991, la sortie de Sonic the Hedgehog est une véritable révolution pour la marque. Non seulement le jeu renouvelle son image et lui apporte sa mascotte universelle, mais il renouvelle aussi le jeu de plates-formes. Jusque là les jeux du genre sont plutôt lents et le héros meurt au moindre contact avec un ennemi. Sonic le hérisson est cool, téméraire et surtout il est très rapide. Écoulé à plus de 4,34 millions d'exemplaires[1], le jeu arrive au bon moment pour contrer la réponse de Nintendo à Sega, le lancement de la Super Nintendo. En juin 1992, Sega passe le prix de la console de US$190 à US$149 aux États-Unis et inclus le jeu Sonic the Hedgehog.

Les choix hasardeux[modifier | modifier le code]

Sega a tenté de rebondir sur les bons résultats de la Mega Drive en faisant évoluer la gamme, en vain. Lancé en 1991, le Mega-CD est une extension prévue pour concurrencer le lecteur CD-ROM de la PC Engine et redonner un ascendant technique à la console face à la Super Nintendo. Le support CD-ROM est plein de promesses mais les jeux peinent encore à les concrétiser. Il s'est vendu à 6 millions d'unités[2]

Fin 1994, alors que sa console de nouvelle génération, la Saturn, vient d'être lancée au Japon, Sega commercialise une extension 32 bits pour la Mega Drive, la 32X, qui lui apporte la 3D. En manque de perspective, l'accessoire convainc peu les joueurs, et encore moins les développeurs, dont les yeux sont déjà braqués vers la "vraie" nouvelle génération. L'échec est total[1]. Moins de 200 000 unités ont été vendues.

La fin de vie[modifier | modifier le code]

Mega Drive II

En 1992, une Mega Drive relookée, la Mega Drive II, sort.

En 1997, Majesco Sales obtint une licence pour re-commercialiser la Mega Drive II aux États-Unis. L'année suivante, la compagnie fabrique une nouvelle version, la Genesis 3, pour un prix de 50$. Ce troisième modèle fut commercialisé jusqu'à épuisement des stocks de cartouches. Le dernier jeu commercial licencié en Amérique du Nord est Frogger en 1998.

En Europe, Sega a assuré le support technique de la Mega Drive jusqu'en 1998.

Durant ses dix années de carrière, la Mega Drive s'est écoulée à 39,70 millions d'unités[cn 1].

Le dernier jeu sorti est à l'heure actuelle Pier Solar and the Great Architects[8], commercialisé en décembre 2010 par WaterMelon.

Spécifications techniques[modifier | modifier le code]

Spécifications générales[modifier | modifier le code]

Vidéo[modifier | modifier le code]

  • Processeur video : VDP (dérivé du VDP de la Master System, lui-même dérivé du Texas Instruments TMS9918)
  • Mémoire vidéo : 64 ko
  • Capacités vidéo :
    • Résolution : 320×224 pixels et 320×448,
    • 4 plans scrollables indépendamment.
    • 16 couleurs par plan sur une palette de 512, soit 64 en tout
    • 80 sprites d'un maximum de 32×32 pixels

Son[modifier | modifier le code]

  • Processeurs sonores :
    • Yamaha YM2612 FM cadencé à 7,61 MHz (PAL) et à 7,67 MHz (NTSC)
    • SN76489 PSG cadencé à 3,55 MHz (PAL) et à 3,58 MHz (NTSC)
  • Mémoire sonore : 8 k static RAM
  • Capacités sonores : 6 voix FM, 1 voix PCM, 3 voix PSG

Médias[modifier | modifier le code]

  • Cartouches Mega Drive et Master System (avec adaptateur)

Accessoires[modifier | modifier le code]

Mega Drive II avec les extensions Mega-CD et 32X combinées
  • 2 modèles de manette (3 et 6 boutons)
  • Stickpads arcade multi-fonctions
  • Multitap, permettant de connecter 4 manettes supplémentaires
  • Modem (Japon seulement)
  • Souris
  • Menacer, un pistolet optique
  • Mega-CD, une extension CD-ROM
  • 32X, une extension 32 bits
  • Master System Converter (permet de jouer aux jeux master system)

Consoles et autres « dérivés »[modifier | modifier le code]

  • Nomad arrive dès 1995 et devient ainsi le premier dérivé de console Mega Drive et la deuxième console portable de Sega après la Game Gear. Comme cette dernière, elle a pour principal souci une autonomie faible obligeant l'utilisation d'un adaptateur secteur. Un port arrière permet de lire presque toutes les cartouches de la 16 bits mais elle n'est jamais sortie en Europe à cause de son échec commercial aux Japon et USA.
  • Multi-Mega : une console compact regroupant la Mega Drive et le Mega-CD, peut également être utilisé comme baladeur CD.
  • Mega Drive de Victor JVC (Sega avait vendu des droits de construction et de vente à cette entreprise)
  • MegaPC : un ordinateur PC construit par IBM ou Amstrad (suivant le processeur 286 ou 386), compatible avec les cartouches Mega Drive via une carte d'extension ISA
  • Le TeraPC de Sega vendu uniquement au Japon comprenait un PC 386 et une Mega Drive le tout dans une colonne PC (source MO5.COM)
  • La Mega Jet développée conjointement par Sega et Japan Airlines, la console était une Mega Drive sous forme de manette intégrant un port cartouche et se branchait dans les écrans LCD en service dans les première classe et classe business. Elle a même été commercialisée au public en 1994
  • Mega Drive H&B de Atgames est sorti en 2009, cette console est une réplique réduite de la 16 bits de Sega. Commercialisé à un prix attractif, elle comprend deux pads 6 boutons sans fils ainsi qu'une vingtaine de jeux accessibles directement via la mémoire de la machine. En outre, elle possède un port cartouche multizone permettant de rejouer à ses anciens jeux en pal, ntsc, ou japonais. Une des répliques les plus intéressante de la machine donc mais qui a pour bémols un son mono et une compatibilité 50hz. À noter qu'une Mega Drive de même modèle et de mêmes caractéristiques fut édité la même année par l'éditeur Blaze, toutefois les modèles contenaient souvent 15 jeux au lieux de 20 pour le modèle de Atgames.
  • Mega Drive Ultimate est une console portable de Blaze. Toujours en 2009, le distributeur Blaze commercialise un nouveau dérivé de Mega Drive. Celui-ci prend la forme d'une console portable 6 boutons, intégrant 20 jeux en mémoire. Un port SD est intégré permettant de faire tourner des roms de jeux mega drive via un émulateur intégré. La machine comprend une connectique permettant un branchement sur un téléviseur. Cette console ne peut être chargée qu'en étant branchée sur le port USB d'un PC. Autonomie : 4 heures environ.
Mega Drive Japonaise
Mega Drive
Sega Genesis
Sega Genesis 3
Sega Firecore
Mega Drive Japonaise
Mega Drive
Sega Genesis
Sega Genesis 3
Sega Firecore
Mega Drive II Japonaise
Mega Drive II
Sega Genesis II
Multi Mega
Nomad
Mega Drive II Japonaise
Mega Drive II
Sega Genesis II
Multi Mega
Nomad

Protection et zonage des jeux[modifier | modifier le code]

Les cartouches étant de forme légèrement différentes, il est a priori impossible d'utiliser un jeu japonais sur une console européenne. Mais il existe une astuce notoire : il suffit de limer ou découper les morceaux de plastique qui empêchent de placer les cartouches (situés à l'arrière, sur les côtés de l'emplacement pour cartouche). L'opération est assez simple et permet de jouer aux nombreux jeux qui ne sont jamais sortis en Europe. Une autre technique consistait en l'achat d'un adaptateur s'intercalant entre la cartouche et la console de jeu.

Une autre modification de la console (par l'installation d'interrupteurs) permet de lancer les jeux en 60 Hz (vitesse originale des jeux japonais, avant leur transposition en version européenne en 50 Hz) avec une console européenne.

Quelques rares jeux sont protégés et ne peuvent être lancés sur une Mega Drive européenne limée, comme Aladdin, Super Street Fighter 2 ou Thunder Force IV.

Émulation[modifier | modifier le code]

La Mega Drive a été émulée sur plusieurs plateformes et consoles de jeux vidéo :

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Unités vendues : 39,70 millions[3]
    États-Unis : 20 millions[4]
    Japon : 4,30 millions[5]
    Europe : 6,90 millions[5]
    Autres : 3,50 millions (Asie, Australie, etc.)[5]
    Tec Toy : 2 millions (Amérique du Sud (31 août 2005)[6]
    Majesco : 2 millions[6]
    Nomad: 1 million[7]
  1. a, b, c, d et e C'était mieux avant : Mega Drive, Joypad, p.126-127, n°180, décembre 2007.
  2. The 10 Worst-Selling Consoles of All Time, Gamepro.com, 30 juillet 2007.
  3. (en) Pricey, « Mega Drive sales figures - an update » (consulté en 2010-01-02)
  4. (en) Stephanie Strom, « Sega Enterprises Pulls Its Saturn Video Console From the U.S. Market » (consulté en 2010-01-02)
  5. a, b et c (de) Mr. Saturn, « Mega Drive/Genesis/Nomad History » (consulté en 2010-01-02)
  6. a et b (pt) Alucard em Quarta-feira, « A História do Mega Drive », gamehall.uol.com.br,‎ 2005-08-31 (consulté en 2008-03-06)
  7. (en) Blake Snow, « The 10 Worst-Selling Handhelds of All Time », GamePro.com,‎ 2007-07-30 (consulté en 2010-01-02)
  8. http://www.piersolar.com/

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]