PC-Engine

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
PC-Engine
PC-Engine

Fabricant NEC Corporation
Type Console de salon
Génération Quatrième

Date de sortie Drapeau : Japon
Drapeau : États-UnisDrapeau : Canada
Drapeau : France 22 novembre 1989[1]
Drapeau : Europe 1990
Fin de production 1994
Drapeau : France Printemps 1993[2]
Média HuCard
CD-ROM (en option)
Contrôleurs Manette de jeu
Unités vendues ~ 10 millions
Jeu le plus vendu PC Kid

PC-Engine SuperGrafX Suivant

La PC-Engine (PCエンジン, Piishii Enjin?), connue sous le nom TurboGrafx-16 en Amérique du Nord, est une console de jeux vidéo 8 bits fabriquée par NEC Corporation et apparue en 1987 au Japon. En dehors du Japon et de l'Amérique du Nord, la console a connu une existence relativement confidentielle en étant peu ou pas distribuée.

En avance sur son temps, la PC-Engine possède un processeur central 8 bits et un processeur graphique 16 bits, ce qui fait qu'elle est généralement considérée comme une console de quatrième génération. C'est aussi la première console de l'histoire à disposer, dès décembre 1988, d'un lecteur CD-ROM en option. Elle a la particularité d'avoir été déclinée dans de nombreux modèles et de proposer 4 formats de jeux différents : HuCard, CD-ROM², Super CD-ROM² et Arcade CD-ROM².

Historique[modifier | modifier le code]

TurboGrafx-16

Résultat de la collaboration entre l'éditeur Hudson Soft et le fabricant de matériel électronique NEC, la PC-Engine apparaît en 1987 au Japon, puis quelques années après en Amérique du Nord renommée en TurboGrafx-16 – bien que son microprocesseur central reste un 8 bits[3], la branche américaine essayant de faire passer la console pour une 16 bits afin de rivaliser avec les consoles concurrentes.

Concurrente de la NES de Nintendo et de la Master System de Sega qu'elle devançait techniquement et même parfois en termes de vente au Japon, la PC-Engine, pourtant simple console 8 bits, a plus souvent été comparée aux 16 bits Super Nintendo et Sega Mega Drive tant la qualité de ses jeux était grande. Finalement elle connut le succès principalement au Japon car faute de bonne distribution, sa carrière dans le reste du monde est restée marginale.

Elle a été déclinée en douze versions (des relookages) jusqu'en 1994 dont la célèbre PC-Engine GT, deuxième console portable à écran couleur rétro éclairé.

En France[modifier | modifier le code]

La PC-Engine fut d'abord directement importée du Japon et généra un engouement conséquent dans la presse spécialisée française (première mention dès 1988), dans les boutiques spécialisées d'importation parisiennes telles que Shoot Again et chez les hardcore gamers. Malgré le manque d'intérêt, de temps et de moyens de la part de NEC Japon pour distribuer la console en Europe (trop occupés à préparer le lancement de la console aux États-Unis), les français de Sodipeng réussirent à les convaincre de les laisser distribuer la console en France, ils obtinrent carte blanche mais aucun soutien particulier de la part de NEC hormis la livraison des consoles japonaises, que Sodipeng a dû modifier pour les adapter aux normes françaises. La France est donc le seul territoire européen à bénéficier d'une importation officielle de la PC-Engine.

La PC-Engine est ainsi officiellement lancée en France le 22 novembre 1989 au prix de 1 790 FF (environ 390 € de 2009) sans jeu par SODIPENG[4]. Cinq jeux accompagnèrent son lancement français. Sa distribution durant les fêtes de fin d'année 1989 fut très limitée et les grandes chaines de revente ne commencèrent à la vendre qu'en janvier 1990 : FNAC en janvier, Auchan le 1er mars (à 1 690 FF avec un jeu). La console sans jeu passe à 1 490 FF le 1er mars 1990, à 1 290 FF avec un jeu en septembre 1990, puis à 999 FF avec un jeu en mars 1991.

L'aventure PC-Engine en France prend fin avec la faillite de Sodipeng au printemps de l'année 1993. Le directeur de Sodipeng à l'époque était Laurent Derennes[5].

Les versions[modifier | modifier le code]

CoregrafX, CoreGrafX II et Shuttle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : CoreGrafX.

Apparues respectivement en 1988 et 1991, les PC-Engine CoreGrafX (blanche sérigraphiée orange puis anthracite sérigraphiée bleue) et CoreGrafX II (anthracite sérigraphiée orange) ont, mis à part la sortie video passée de l'antenne à l'AV, les mêmes spécifications et un design similaire (à quelques détails près). La CoreGrafX fut le premier modèle de la gamme à être commercialisé aux États-Unis, sous l'appellation TurboGrafx-16.

La Shuttle (1989) en est une version light avec un nouveau design typé navette spatiale. Elle ne possède pas de connectique pour le CD-Rom² ou le Super CD-Rom² (via l'Interface Unit).

SuperGrafX[modifier | modifier le code]

Article détaillé : SuperGrafX.

En décembre 1989, entièrement compatible avec la ludothèque de la PC-Engine et destinée à un public plus aisé, arrive la SuperGrafX, dotée de deux processeurs graphiques qui permettaient, selon le constructeur, d'obtenir la qualité des jeux d'« arcade à la maison ». Gardant les mêmes capacités sonores et surtout le même processeur central, limitations ajoutées au prix élevé et au faible nombre de jeux spécifiques (au nombre total de 5), cette console disparaît vite des étals japonais.

PC-Engine GT[modifier | modifier le code]

En décembre 1990, la console portable PC-Engine GT apparaît au Japon. Dotée d'un écran de 2,6" pour une résolution de 512 x 256 pixels, elle fait figure de « Rolls Royce des consoles portables ». Elle peut de plus recevoir un tuner optionnel pour devenir une télévision portable, accessoire non disponible en Europe.

PC-Engine Duo[modifier | modifier le code]

PC Engine Duo.
Article détaillé : PC-Engine Duo.

En septembre 1991, la PC-Engine Duo, ou TurboDuo, est le premier modèle HuCard/Super CD-ROM² tout-en-un comprenant, en outre, une sortie casque et pouvant recevoir une batterie et être associée à un mini écran LCD du même élégant design qui la caractérise.

PC-Engine LT[modifier | modifier le code]

En décembre 1991, NEC commercialise la version transportable de la PC-Engine, la PC-Engine LT. Elle est dotée d'un écran LCD de 4" repliable et d'un tuner TV intégré dans une coque grise mais l'impossibilité de la connecter à un Super-CD-ROM² ou à quelque autre périphérique (Memory base 128, AV Booster…) ainsi qu'un prix record pour l'époque de 99 800 ¥ (environ 675 €) font qu'elle n'obtient qu'un succès d'estime.

PC-Engine Duo-R et Duo-RX[modifier | modifier le code]

PC Engine Duo-R

Face à l'arrivée imminente de la génération 32 bits, NEC essaie de relancer l'intérêt pour sa console star avec un nouveau modèle : la Duo-R qui est simplement une déclinaison blanche (avec un léger relookage) de la Duo sans la sortie casque (mais dotée d'un système optique plus durable). La Duo-RX sort un an plus tard : le pad à 6 boutons est la seule nouveauté de cette ultime version.

Les déclinaisons américaines sortent en 1992, commercialisés sous la marque TTi (Turbo Technologies Inc.). La TurboDuo et la TurboGT sont incompatibles avec les versions japonaises à l'exception des jeux sur support CD-ROM².

Extensions, cartes système et accessoires[modifier | modifier le code]

La CoreGrafx connectée au lecteur CD-ROM² / Interface Unit
La PC-Engine connectée au lecteur Super CD-ROM².

Les extensions[modifier | modifier le code]

CD-ROM² (1.0 et 2.0)[modifier | modifier le code]

Le CD-ROM² System a été lancé le au Japon (en 1990 en France[6]). L'extension comprend un lecteur CD-ROM qui lit les jeux au format CD-ROM², les CD Audio et CD+G, mais elle étend également les capacités techniques de la PC-Engine (nouveau BIOS, 64 ko de mémoire vidéo). L'appellation américaine du périphérique est TurboGrafx-CD. Le lecteur CD-ROM se raccorde à la console via un adaptateur, l'Interface Unit (un socle horizontal). L'interface Unit peut se refermer et devenir une valisette grâce à une poignée amovible.

Super CD-ROM² (3.0)[modifier | modifier le code]

Le Super CD-ROM² System a été lancé en décembre 1991 en jeu vidéo-1991 au Japon. L'extension, qui reprend toutes les spécificités de la version 2.0, comprend un lecteur CD-ROM (plus rapide) et étend encore les capacités de la machine (nouveau BIOS, 256 Ko de mémoire vidéo) : le système permet in fine de transformer la PC-Engine en PC-Engine Duo (sorti deux mois plus tôt), c'est-à-dire à la fois capable de lire les CD-ROM² et les Super CD-ROM². Les possesseurs de la première génération de lecteur (CD-ROM²) ne sont pas oubliés et ils peuvent jouer aux jeux Super CD-ROM² en upgradant leur matériel avec la Super Card System 3.0.

Arcade CD-ROM²[modifier | modifier le code]

PC Engine ArcadeCard DUO.jpg PC Engine ArcadeCard PRO.jpg
Arcade Card Duo et Arcade Card Pro

En 1994, l'ultime évolution du système prend ici seulement la forme d'une mise à jour (pas de périphérique) grâce à la carte système Arcade Pro ou Arcade Duo (selon modèle). Avec cette évolution, le cache CD est étendu à 2 Mo. Une vingtaine de titres seulement verront le jour au format Arcade CD-ROM², principalement des adaptations de jeux d'arcade comme Strider, Fatal Fury 2, Fatal Fury Special ou encore Art of Fighting.

Les cartes systèmes[modifier | modifier le code]

  • PC-Engine System Card v.1.0, v.2.0 et v.2.1
  • PC-Engine Super System Card v.3.0
  • Arcade Card Pro et Duo

Les manettes[modifier | modifier le code]

Manette de CoreGrafx II

Les manettes de PC-Engine sont très fortement inspirées des manettes de la NES de Nintendo, à quelques différences près : Les coins sont plus arrondis, et le bouton 'Start' est ici nommé 'Run'.

La machine accueillant de nombreux shoot-them-up, un auto-fire fit rapidement son apparition sur les manettes officielles, fournies avec les consoles (ce qui était assez rare). Il est activable, séparément pour chaque bouton, par un petit interrupteur à trois positions (réglant la vitesse de répétition).

Une manette à trois boutons, l'Avenue Pad 3, vit le jour avec la sortie du jeu Forgotten Worlds de Capcom. Le troisième bouton copie le bouton 'select' ou 'run', au choix. Deux sélecteurs de plus viennent se greffer sur la manette : le plus près du D-Pad permet de choisir le bouton copié sur le bouton 3 (Select, Run ou Off).

Une manette à 6 boutons vit également le jour, l'Avenue Pad 6. Selon 'La bible de la PC-Engine', elle serait sortie deux semaines avant 'Street Fighter II Champion Edition'.

La manette resta inchangée pour la majorité des révisions de la console. Seuls les couleurs de l'imprimé, la couleur de la coque en plastique, et le nom de la console gravé en relief changèrent d'une version à l'autre. On peut dénombrer plus d'une dizaine de modèles différents, qui n'ont que de petites différences esthétiques. La console Duo-RX, néanmoins, changea définitivement la manette pour une version à 6 boutons, au design sensiblement différent de l'Avenue Pad 6.

Les consoles PC-Engine n'ayant qu'un seul port manette, un multitap commercialisé séparément, le 'TurboTap', permettait de raccorder jusqu'à 5 manettes.

Capacités techniques[modifier | modifier le code]

La Turbografx-16 connectée au lecteur TurboGrafx-CD
  • Processeur :CPU 8 bit, un HuC6280 (dérivé d'un MOS 65c02) à 7.16 MHz, mode 1.79 Mhz disponible pour lecture/ecriture dans la Backup Ram (BR) .
  • HuC6260 (VCE) : Video Color Encoder, contient les donnes des palettes(tiles, sprites), paramètre la résolution de la console, fourni le signal vidéo de sortie.Cette puce n'est pas un GPU .
  • GPU : HuC6270A 16 bits
    • RAM vidéo : 64 Ko
    • Couleurs : 16 palettes de 16 couleurs pour les tiles à choisir parmi 512 .
    • Palette : 512 couleurs
    • Résolution : 256x224, 320x224 et 512x224 pixels classiques, le GPU (VDC) étant programmable, on a tout un tas résolutions possible(282 x 242,377 x 242,565 x 242) .
    • Nombre de sprites : 64 sprites de taille 16x16,16x32,16x64,32x16,32x32,32x64 pixels affichables simultanément à l'écran, dont 256 pixels sprites sur une même ligne de balayage, soit 16 sprites 16x.. ou 8 sprites 32x..
    • Les sprites ont aussi leurs 16 palettes de 16 couleurs à choisir parmi 512 .
  • Son : 6 voies PCM programmables stéréo, chaque voix contient un buffer de 32 octets pour les samples.Samples sur 5 bit non signés.
    • possibilité de faire 1 voix FM (voix 1 et 2)
    • possibilité de 2 voix white noise (voix 5 et 6)
    • possibilité de faire du DDA(mode Direct Digital Audio) pour lire des samples de plus de 32 octets directement, sans passer par le mixer (ex :Digits de SF2), sur les 6 voix .
  • Support : HuCard au format carte de crédit et lecteur CD-ROM (CD-ROM² ou Super CD-ROM²) en option

Ludothèque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de jeux PC-Engine.

La console, riche d'une ludothèque de plus de 600 jeux, est connue pour ses excellents shoot them up. Elle a aussi donné naissance à d'autres grands jeux.

Depuis la fin de l'exploitation commerciale de la machine, les jeux PC-Engine continuent à vivre à travers l'émulation. En 2006, les jeux sont réapparus légalement à travers leur commercialisation sur Wii via la Console virtuelle (qui émule certains titres). Depuis juillet 2009, Sony propose pour 600 yens le téléchargement via le PlayStation Store japonais de quatre titres PC-ENGINE : Bomberman ‘94, New Adventure Island, Sengoku Mahjong et Devil’s Crush. De récentes rumeurs amènent à penser que ces quatre jeux seront bientôt disponible sur le Playstation Store US. Les jeux de PC engine seront aussi réedité sur 3DS aux Japon

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Le Bible PC-Engine, Volume 1 (Éd. Pix'n Love, février 2009, p. 35)
  2. Le Bible PC-Engine, Volume 1 (Éd. Pix'n Love, février 2009, p. 36)
  3. La Bible PC-Engine, Volume 1 (Éd. Pix'n Love, février 2009, p. 36)
  4. SODIPENG pour « Société Distributrice de la PC-Engine »
  5. Interview de Laurent Derennes dans Joypad n°7, avril 1992, p.15.
  6. http://www.gamekult.com/tout/jeux/fiches/J000079360.html

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]