Killer application

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Killer application désigne un programme informatique si attrayant qu'il justifie à lui seul, pour de nombreux consommateurs, l'achat ou l'adoption d'un type particulier d'ordinateur, de console de jeu, de système d'exploitation ou de téléphone mobile[1].

Le tout premier exemple de ce type est le tableur Visicalc pour Apple II. Il y a une part de subjectif dans ce qui est considéré comme une killer app et tout achat d'ordinateur s'effectue dans le but d'utiliser des applications et non d'utiliser seulement la machine ; ainsi les applications innovantes, remplissant une nouvelle fonction ayant un fort potentiel d'utilisation devenaient généralement des killer apps pour combler la nécessité.

Killer games[modifier | modifier le code]

Un killer game est un jeu vidéo, qui par sa popularité et/ou sa qualité, cause chez de nombreux joueurs le besoin d'acheter une console de jeu vidéo bien précise ou un nouvel ordinateur plus puissant simplement pour y jouer. « Killer game » est un terme marketing, utilisé pour décrire le succès commercial d'un jeu en cause de ventes de systèmes, et non un terme familier pour décrire la popularité. Un killer game est un type de killer application. Comme d'autres types de killer applications, il est parfois difficile de déterminer si c'est la popularité d'un jeu particulier qui est la cause de l'augmentation des ventes d'un système, l'augmentation de ventes de consoles ou de matériels informatiques pouvant être attribuée à d'autres facteurs étrangers.

Importance[modifier | modifier le code]

Pour un fabricant de consoles de jeu vidéo, avoir un tel jeu disponible pour sa plate-forme est critique pour le succès commercial de cette plate-forme. L'échec de consoles de salon telles que la 3DO, et de consoles portables comme l'Atari Lynx peut être attribué au fait qu'aucun killer game n'ait émergé sur ces systèmes.

Réciproquement, le succès rapide de la GameBoy de Nintendo est presque universellement considéré comme étant dû au killer game Tetris. Un vkiller game peut également avoir un grand impact sur la concurrence entre plusieurs consoles. Si un killer game est disponible pour une console mais pas l'autre, les consommateurs peuvent être peu susceptibles d'acheter la deuxième console en prévision du killer game sur la première, même s'il y a d'autres raisons d'acheter la deuxième console.

Quelques exemples[modifier | modifier le code]

Jeux[modifier | modifier le code]

On peut citer le cas de Super Mario Bros qui, justifiant à lui seul l'achat de la NES, devenait le premier véritable killer game du monde du jeu vidéo. De la même façon, Doom aida considérablement à augmenter les ventes de compatibles PC à base d'Intel 80486, puisqu'il fallait un processeur assez puissant pour bénéficier d'une bonne fluidité visuelle.

En 1993, la sortie des jeux de réflexion-aventure The 7th Guest puis Myst[2] augmentèrent les ventes de lecteurs de CD ROM, ceux-ci étant parmi les premiers jeux à réellement tirer parti de la capacité de stockage de ce support. En France, The 7th Guest est vendu en lot avec bon nombre des premiers lecteurs de CD-ROM double vitesse eux-mêmes livrés avec la carte son Sound Blaster Pro 2, munie d'un bus CD-ROM propre aux lecteurs Panasonic.

Les ventes de PlayStation augmentèrent également grandement à la sortie du célèbre Final Fantasy VII et presque tous les jeux suivants dans la série devinrent des killer games à leur tour.

Le 14 mars 2002, le killer game Halo accompagna la sortie de la Xbox. Ce jeu avait précédemment été développé par Bungie en vue d'une sortie PC mais l'éditeur Microsoft a préféré reporter le lancement du jeu sur PC, pour en garder l'exclusivité pour la Xbox. Ainsi, de nombreux joueurs avaient pré-commandé la console rien que pour ce FPS et Halo est finalement sorti sur PC deux ans plus tard.

Exemples de killer applications[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Rob Jones, « Killer mobile applications », AMEinfo.com, 9 décembre 2007 (version en cache du 1er décembre 2012).
  2. (en) 1up.com : « The Essential 50 Part 33: Myst ».