Dammarie-sur-Saulx

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Dammarie-sur-Saulx
Image illustrative de l'article Dammarie-sur-Saulx
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Lorraine
Département Meuse
Arrondissement Bar-le-Duc
Canton Montiers-sur-Saulx
Intercommunalité Communauté de communes de la Haute Saulx
Maire
Mandat
Christian Lechaudel
2008 - 2014
Code postal 55500
Code commune 55144
Démographie
Gentilé Dammariotes
Population
municipale
487 hab. (2011)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 39″ N 5° 14′ 24″ E / 48.5942, 5.24 ()48° 35′ 39″ Nord 5° 14′ 24″ Est / 48.5942, 5.24 ()  
Altitude Min. 237 m – Max. 316 m
Superficie 11,34 km2
Localisation

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Dammarie-sur-Saulx

Dammarie-sur-Saulx est une commune française située dans le département de la Meuse en région Lorraine.

Géographie[modifier | modifier le code]

C'est à Dammarie-sur-Saulx – au lieu-dit Chinel – que l'Orge se jette dans la Saulx.

Toponymie[modifier | modifier le code]

On le trouve cité, dès 96, sous le nom de " Domna Maria" , " Dame Marie ", au sens de dame souveraine, désignant la Vierge, dans une donation de l’évêque de Toul dont dépendait le village.

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce village s’étend entre la Saulx (où s’est construite la forge) et l’église perchée à quelques centaines de mètres de la rivière, sur la hauteur qui domine le bourg. Des substructures antiques au lieu dit "Possesse " témoignent de l’ancienneté de l’occupation du site.

Un prieuré bénédictin y fut fondé au XIe siècle par Geoffroy de Joinville. Il dépendait de la grande abbaye de Cluny et se développa pendant tout l’ancien régime. Il en reste quelques vestiges proches de l'église. On y remarque deux élégantes fenêtres géminées aux linteaux armoriés. Dans la tourmente révolutionnaire de 1792, le prieuré disparut. Ses biens furent vendus au nom de la nation et M.J.B. Vivaux fut acquéreur du monastère dont il reste encore quelques habitations des XIVe et XVe siècles et la grange dîmeresse. L’église du prieuré est devenue l’église paroissiale. Sa construction remonte à 1478, ainsi que l’atteste l’inscription gothique figurant sur un des piliers. Elle fut entreprise par le prieur Jean Lefèvre qui fit édifier le chœur, l’abside et le transept. La nef et ses deux bas-côtés furent achevés au XVIe siècle. Les deux chapelles jouxtant le chœur datent aussi de la fin du XVe siècle. On se trouve ainsi devant un édifice d’une grande homogénéité architecturale, dans un style gothique flamboyant pour l’abside, les chapelles et le transept. Les voûtes ogivales et la nef aux savantes nervures ramifiées, les piliers cylindriques, la pierre ocrée et claire offrent à l’amateur un bel exemple de l’exubérance de l’art flamboyant, inscrite dans la pierre par les maîtres maçons de Dammarie. Un décret du 15 juillet 1901 l’a classée comme monument historique. Les trois cloches sonnent respectivement, par ordre de grosseur, ré, mi, et fa dièse. À la fin du XIXe siècle, la tour du clocher fut surélevée et surmontée d’une haute flèche octogonale.

Depuis 1590 un fourneau à fondre le minerai existait à Dammarie, qui utilisait le minerai du village et des villages environnants. En 1751 fut construit un haut fourneau produisant de la fonte utilisée pour des moulages dans la fonderie.

Cette industrie métallurgique se développa au XIXe siècle sous l’impulsion des frères Vivaux puis de la famille Salin. Elle subsiste encore de nos jours, spécialisée dans la production de grosses pièces de fonte.

À proximité des bâtiments de l’usine, les propriétaires firent construire en 1861 le château du fourneau. À partir d’un corps de logis rectangulaire se détachent deux courtes ailes en retour d’équerre, sous un toit d’ardoise à croupes. La façade à fenêtres rectangulaires surmontées de frontons est couronnée par une rangée de lucarnes

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1976 1986 X. Gaillardin    
1986 1996 M. Gaucher    
1996 2001 Jean-François Warin    
mars 2001 en cours Christian Léchaudel    

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 487 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
390 385 414 404 514 554 556 575 666
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
720 734 718 692 696 649 623 591 550
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
559 525 528 507 489 467 500 445 470
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
513 481 471 502 512 403 401 418 440
2011 - - - - - - - -
487 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2])
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'usine sidérurgique de Dammarie-sur-Saulx[modifier | modifier le code]

Le Haut fourneau a été établi au cours de la 1ère moitié du XVIe siècle, adjonction d'une grosse forge et d'un martinet au XVIIIe siècle. Reconstruction partielle en 1847 à la suite d'une transformation en fonderie de fonte par la famille Vivaux. Acquisition peu avant 1860 par la famille Salin qui fait reconstruire le logement patronal en 1861 sur les plans de l'architecte Demoget (né en 1827). Dite "la grande maison" ou "le château", cette construction est inscrite à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1993. Un second logement patronal est construit en 1911, de style vaguement Louis XIII, il est dû à l'architecte parisien Georges Gerdolle (né en 1863). L'atelier de fabrication principal est reconstruit en 1912 sur les plans de l'architecte parisien Paul Friesé (1851-1917) ; une orangerie est construite entre 1884 et 1910 par Charles Royer (né en 1847) de Bar-le-Duc. L'usine reste aux mains de la famille Salin jusqu'en 1986. Actuellement spécialisée dans la fabrication des pièces pour l'industrie et le mobilier urbain (poteaux du tramway de Nancy) , elle est propriété de la société Générale d'Hydraulique et de Mécanique. Les deux logements patronaux, le parc et l'orangerie ne sont plus propriété de la société exploitante actuelle. Propriété privée; inscrite à l'inventaire des Monuments historiques le 03/03/1993[3].

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

L'architecte Paul Friése a réalisé les études de l' atelier de fabrication principal de l'usine sidérurgique en 1912[4]. Bernard Dieller, maître de conférence en économie, finance, et directeur de l'IUP finance de Nancy.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]