Groupe des écoles des mines

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Logo du Groupe des écoles des mines

Le Groupe des écoles des mines a été créé à l’initiative du ministère chargé de l’Industrie[1]. Il rassemble les six écoles des mines dépendant du ministère chargé de l'Industrie (Mines Albi-Carmaux, Mines Alès, Mines Douai, Mines Nantes, Mines ParisTech, et Mines Saint-Étienne) auxquelles s'ajoute l'École nationale supérieure des mines de Nancy dépendant, elle, du ministère de l'Éducation nationale.

Ce groupement des écoles des mines s'identifie entre autres au travers de grands axes de développement communs :

  • Compétences scientifiques et technologiques
  • Recherche, innovation et transfert de technologie vers les entreprises
  • Pédagogie innovante
  • Culture de réseaux
  • Formation à distance

Les écoles des mines sont des écoles créées initialement pour former les ingénieurs des mines. Cela impliquait une bonne maîtrise de la sécurité du matériel roulant et l'on retrouve donc nombre de mineurs à la SNCF, à la RATP, et on les retrouvait au Service des mines qui homologuait les véhicules automobiles. Le terme de plaque minéralogique vient d'ailleurs de là.

La sécurité du matériel roulant est liée à la bonne maîtrise des statistiques, de l'informatique, des simulations de réseaux, des matériaux, de l'électronique, de la théorie de la décision et de celle de la fiabilité. Toutes ces disciplines se retrouvent dans les enseignements de ces écoles. Enfin, traditionnellement, les Écoles des Mines ont mis l'accent sur l'expression claire, ce qui est matérialisé par le fort coefficient de l'épreuve de français au concours d'entrée.

Le 1er mars 2012, les six écoles des mines sous tutelle du ministère de l'industrie sont rattachées à l'Institut Mines-Télécom [2]. Fin 2012, le site internet du GEM [3] disparait. Une redirection est mise en place vers le site internet de l'Institut Mines-Télécom.

École des mines en France[modifier | modifier le code]

Écoles constituant le groupe [4][modifier | modifier le code]

Toutes les écoles des Mines, à l'exception de l'école des Mines de Nancy, sont également membres de l'Institut Mines-Télécom.

Les écoles suivantes forment le groupe des écoles historiques ou "les historiques" [5] :

L'école de Paris est fondée en 1783 sur ordonnance du roi Louis XVI, dans le but de former des directeurs qualifiés pour les mines du royaume. L'école de Saint-Étienne est fondée en 1816 par Louis XVIII, dans le but de former des cadres pour l'extraction de la houille. L’École des mines d'Alès est fondée en 1843 sous Louis-Philippe Ier dans le but de former des maitres mineurs (familièrement appelés porions). C'est pour cette même raison qu'est fondée en 1878, sous la Troisième République, l’École des mines de Douai.

Avec la disparition progressive des houillères en France, les écoles historiques ont au fil du temps évolué en écoles d'ingénieurs généralistes.

L'école de Nancy est créée en 1919 sous le nom d'Institut métallurgique et minier, pour répondre aux nécessités de la reconstruction de l'économie française après la Première Guerre mondiale. Les écoles de Nantes et d' Albi-Carmaux fondées respectivement en 1990 et 1992 ont été créées pour former les futurs cadres et dirigeants du monde des technologies.

Les écoles des mines ont su suivre leur époque : pour preuve de cette vitalité, il est amusant de noter que Nantes et Albi ont été créées après la disparition totale des houillères en France (il n'y a jamais eu de mines en région nantaise).

Écoles associées au groupe[modifier | modifier le code]

En 2010, l'Institut français de mécanique avancée a signé une convention pour devenir école associée au GEM.

En 2011, l'École supérieure d'ingénieurs en génie électrique a signé une convention pour devenir école associée au GEM.

Recrutement[modifier | modifier le code]

Toutes les écoles des Mines peuvent être y accéder seulement à partir des classes préparatoires (Concours Mines-ponts).

Formations offertes[modifier | modifier le code]

Les écoles des mines forment chaque année plus d'un millier d'ingénieurs mais aussi 700 étudiants de 3e cycle.

Formation initiale d'ingénieur[modifier | modifier le code]

La spécificité de la formation est sa pluridisciplinarité :

L'objectif principal des écoles des mines est de former des ingénieurs/décideurs pluridisciplinaires de haut niveau destinés au secteur industriel, en particulier dans les domaines de l'énergie (gisement, production, exploitation, gestion...) et des matériaux (métallurgie/sidérurgie, verrerie, plasturgie...).

En effet, les mines ayant quasiment toutes fermé en France de nos jours, ces écoles se sont reconverties en écoles « généralistes », c'est-à-dire formant leurs élèves à la prise en compte d'un problème industriel d'un bout à l'autre (approche systémique), allant de l'animation d'équipe (management) à la résolution directe de problèmes techniques complexes, en passant par la gestion de l'impact environnemental associé.

D'autre part, la formation à la sécurité des matériels roulants, indispensable dans les mines, rend également les ingénieurs des mines appréciés à la SNCF ainsi que dans les services chargés de l'homologation de ces matériels (service des mines). Le terme de plaque minéralogique n'a pas d'autre origine.

Un élève ingénieur en dernière année de formation peut suivre la "spécialisation" d'une autre école des mines[6]. Il passera un semestre complet dans une autre école que son école d'origine. Par exemple, un élève ingénieur de Nantes peut suivre une spécialisation de l'école des mines de Saint-Étienne. Cependant le nombre de places est limité. Il est arrivé même exceptionnellement qu'un élève fasse toute sa scolarité dans une autre des écoles des mines.

Troisième cycle[modifier | modifier le code]

Le GEM propose à ses étudiants de suivre soit des spécialisations d'une ou deux années (dont les Mastères Spécialisés) soit une formation par la recherche orientée vers l'industrie et chaque année environ 200 thèses de doctorat sont soutenues. En plus, le GEM vient d'ouvrir un Master of Science pour les étudiants étrangers.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Source site officiel du Conseil Général des Mines)
  2. Source Site Web de l'Institut Mines-Telecom)
  3. [1]
  4. Décret no 2012-279 du 28 février 2012 relatif à l'Institut Mines-Télécom
  5. voir page 6 du rapport officiel
  6. http://www.mines-ales.fr/UserFiles/File/PDF%20enseignement/webplaquetadmis09.pdf

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]