Courtauly

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Courtauly
Image illustrative de l'article Courtauly
Blason de Courtauly
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Chalabre
Intercommunalité Communauté de communes du Chalabrais
Maire
Mandat
Gérard Pénando
2014-2020
Code postal 11230
Code commune 11107
Démographie
Gentilé Courtaulins et Courtaulines
Population
municipale
76 hab. (2011)
Densité 9,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 02′ 27″ N 2° 02′ 38″ E / 43.0408333333, 2.0438888888943° 02′ 27″ Nord 2° 02′ 38″ Est / 43.0408333333, 2.04388888889  
Altitude Min. 380 m – Max. 581 m
Superficie 7,72 km2
Localisation

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Courtauly

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Courtauly

Courtauly (en catalan ou occitan Cortaulin) est une commune française située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon. Ses habitants sont appelés les Courtaulins.

Géographie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Jacques Lemoine écrit dans La Toponymie et la frontière franco-wisigothe du VIe et VIIe siècles sur l’origine de l’ancien village de Courtaulin (Cortaulin en catalan) :

Le mot bas-latin cortis (domaine rural) est propagé par les Francs ; les noms en court sont en grande majorité situés dans la partie franque. Dans la partie franque de l'Aude, les noms suivants sont à retenir : Cortaulin, la Courtète (canton d'Alaigne). La frontière franque est jalonnée par des noms en « court » (Cortaulin), « garde » (Bellegarde), « force » (La Force).
Les Francs ont opéré dans les confins occidentaux de l'Aude d'importants défrichements (...). Il n'est nullement hardi de présumer que les Francs qui furent partout de grands défricheurs, aient attaqué cette vaste région : Feuerville, Fourville, les Bordes, Cortaulin et Villefort, sont les premières étapes du défrichement.
Dans certaines vallées, comme l'Ambronne, le défrichement amorcé par les Gaulois, progresse sous les Mérovingiens (à Courtaulin) et s'achève au Moyen Âge par la main des ecclésiastiques (à Saint-Benoît)[1].

En 1179, Courtaulin devient la seigneurie d'Alaigne : « Acte de 1179 contenant serment de fidélité fait au sieur Rogier, vicomte de Béziers, par dame Escharrone et Rougier Izarn, son mari pour raison des lieux d'Alaigne, Courtaulin, Gaytas et Peyrafitas, qu'ils tenaient de lui en fief. »[2]

Sous l'Ancien Régime, le village est placé dans le diocèse de Mirepoix (Ariège) et la sénéchaussée de Limoux : en 1229, le village, confisqué comme bien hérétique au moment de la croisade contre les Albigeois, est attribué à la seigneurie de Mirepoix, Guy de Lévis, qui en fait un fief familial. En 1300, lors du partage de la seigneurie de Mirepoix, Courtaulin revient à Thibaud de Lévis (baronnie de Lapenne et Montbrun).

Dans L'Histoire de la Bezole de Jacques Lemoine, on lit aussi au sujet du hameau des Rabous, dépendant du village :

Le hameau des Rabous dépendait jadis de Saint-Benoît tout en étant une succursale de Pomy en ce qui concerne son église rurale.
L'étymologie des Rabous est difficile à établir ; vulgairement, c'est toujours la forme Raou, Rahou, qui est employée : s'agit-il d'un dérivé du provençal Raon, roseaux (haut-allemand Rohr) ?
L'état civil des Rabous est tenu par le curé de Pomy depuis 1706 ; les enterrements ont lieu dans le petit cimetière des Rabous ; en revanche, baptêmes et mariages ont lieu à Pomy. C'est une famille Raou qui habite au masage de Raou. Elle a donc pris le nom de l'endroit où elle habite.
Cette famille Raou, s'allie bientôt avec les Denoy. Puis une fille Raou contracte mariage avec Martial Faur, un fils du fermier de Mondésir. Plus tard, en 1757, Joseph Faur, de Courtauly, épouse Marguerite Denoy. Enfin en 1785, les Tisseyré font leur apparition : Jean-Baptiste Tisseyré épouse Jeanne Faur, fille de Martial Faur.

Courtaulin reste dans la mouvance des Lévis jusqu'au début du XVIIIe siècle, le nom de Courtaulin subsistant jusqu'au XVIIe siècle lorsque le village prend alors (avec le hameau des Rabous scellés au village par le jeu des mariages avec les seigneurs de Courtaulin) le nom de Courtauly. Puis, jusqu'à la Révolution, il s'administrera librement comme communauté.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1989 2003 Jean-Marie Bergé    
2003 2008 Jean-Louis Costes    

{{Élu |Début= 2008 |Fin= [[2012]décès] |Identité= Gérard Joulia |Parti= |Qualité= }}

Les données manquantes sont à compléter.

|- style="vertical-align: top" | 2012 ] |   | Gérard Pénando | style="text-align: center" |   |  

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 76 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
296 321 319 280 317 324 287 311 323
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
278 264 215 222 222 251 209 216 196
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
181 171 161 131 118 112 98 113 93
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
72 76 66 61 64 73 74 74 76
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2004[4].)
Histogramme de l'évolution démographique

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Recherches sur l'origine du village effectuées par un journaliste (nom non-communiqué) de Midi libre à la demande de Jean-Marie Bergé (maire du village de 1989 à 2003).
  2. (Archives municipales de Narbonne, inventaire des Actes et Documents de l'archevêché de Narbonne).
  3. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011


Liens externes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]