Laroque-de-Fa

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Laroque-de-Fa
Laroque vue de la colline de la Cigale en 2004
Laroque vue de la colline de la Cigale en 2004
Blason de Laroque-de-Fa
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Mouthoumet
Intercommunalité Communauté de communes de la Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
Maire
Mandat
Raymond Spoli
2014-2020
Code postal 11330
Code commune 11191
Démographie
Gentilé Laroquois
Population
municipale
148 hab. (2011)
Densité 7,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 57′ 27″ N 2° 33′ 55″ E / 42.9575, 2.56527777778 ()42° 57′ 27″ Nord 2° 33′ 55″ Est / 42.9575, 2.56527777778 ()  
Altitude Min. 360 m – Max. 871 m
Superficie 20,41 km2
Localisation

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Liens
Site web laroquedefa.fr

Laroque-de-Fa (La Ròca de Fan en occitan) est une commune française située dans le département de l'Aude, en région du Languedoc-Roussillon. En 2010, elle comptait 149 Laroquois et Laroquoises. Le village est situé à environ 450 m d'altitude au cœur des Corbières sur la départementale 613 qui traverse le massif. Le village est traversé par le Sou de Laroque qui se jette dans l'Orbieu après avoir passé les gorges de Termes.

La présence de l'homme à la préhistoire dans la région est attestée par deux sites préhistoriques dans les communes avoisinantes. Au Moyen Âge, Laroque-de-Fa faisait partie de la propriété d'Olivier de Termes. Des archives décrivant les activités dans les villages des Corbières au XXe siècle attestent de la présence de nombreux commerces et services jusqu'à 1950.

La zone natura 2000 des « hautes Corbières » s'étend sur le territoire de la commune de Laroque-de-Fa, également traversée par le GR36.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Laroque-de-Fa est située dans le département de l'Aude au cœur des Corbières, à proche distance du golfe du Lion (mer Méditerranée). Le village est construit sur le Sou de Laroque, qui forme un vallon entouré de collines de faible altitude. À vol d'oiseau, Laroque-de-Fa est à 43,5 km au sud-ouest de Narbonne, 39,5 km au nord-ouest de Perpignan et 33,5 km au sud-est de Carcassonne[1]. Sept communes sont limitrophes :

Communes limitrophes de Laroque-de-Fa
Mouthoumet Termes Félines-Termenès
Mouthoumet Laroque-de-Fa Davejean
Auriac Massac Dernacueillette

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Le village est construit sur une excroissance naturelle de la roche datant du tertiaire dû au rapprochement de la plaque ibérique sur le continent européen. Le sol est géologiquement constitué de calcaire et de schiste formé par le pli pyrénéen. Le massif hercynien de Mouthoumet, au sud du bassin tertiaire de Carcassonne, constitue l'ossature des Corbières méridionales, il apparaît sur près de 45 km. C'est le seul massif hercynien affleurant dans la zone sous-pyrénéenne[2].

Laroque-de-Fa est un village du massif des Corbières construit sur le Sou de Laroque au pied du plateau de Mouthoumet. La commune englobe toute la partie haute du vallon que forme le Sou de Laroque, le point culminant, le « Roc de Matefagine » s'élève à 871 m et le point le plus bas est sur la partie la plus en aval du Sou de Laroque au nord de la commune à 410 m[3]. La mairie est située à l'altitude de 450 m[3].

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le Sou de Laroque en crue à Laroque-de-Fa
Le Sou de Laroque au printemps à Laroque-de-Fa

La commune est traversée du sud au nord par le Sou de Laroque qui prend sa source au « Roc de Matefagine » sur le territoire de la commune voisine de Massac à seulement quelques mètres de la commune de Laroque-de-Fa. Il s'écoule sur 17,2 km[4] jusqu'à se jeter dans l'Orbieu sur la commune de Vignevieille au lieu-dit Durfort après avoir passé les gorges du Terminet. En raison du climat son débit est très inconstant, de fortes pluies provoquent rapidement des crues comme sur cette photo tandis que l'été les périodes très sèches réduisent son débit à un mince filet d'eau. On y trouve des poissons de rivières comme le chevaine, la truite fario, le vairon mais aussi des anguilles et des écrevisses[5]. Des ruisseaux se jettent dans le sou sur la commune, d'amont en aval : le « ruisseau de Charbonnière », le « ruisseau des Canats » et le « ruisseau de Vignegairet » pour les principaux[3].

Quelques points d'eau situés sur la commune sont pompés et acheminés vers le château d'eau communal, enterré sur un versant de la « colline de la Cigale », après filtration, l'eau est redistribuée aux habitants. D'après une étude sanitaire de 2006, l'eau de Laroque est considérée comme l'une des meilleures et moins chères du département[6].

Climat[modifier | modifier le code]

Neige à Laroque-de-Fa en février 2004

Le climat de Laroque-de-Fa est qualifié "Cfa" selon la classification de Köppen avec :

« C » pour climat tempéré avec des températures moyennes des 3 mois les plus froids comprises entre - 3 °C et 18 °C, les température moyenne du mois le plus chaud supérieures à 10 °C et les saisons été et hiver bien définies.

« f » pour climat humide avec des précipitations tous les mois de l'année et pas de saison sèche.

« a » pour un été chaud avec les température moyenne du mois le plus chaud supérieures à 22 °C.

Le climat des hautes Corbières est un climat aux étés chauds et aux hivers rudes. Il neige généralement au moins une fois par hiver, les chutes de neiges sont parfois importantes et le vent est très présent. Le climat étant très variable entre les différentes zones du massif des Corbières il n'est pas possible de faire une représentation de climatologie exacte et précise de la commune, puisque la seule source officielle est celle de la station de Météo-France de Carcassonne, bien plus au nord-ouest du canton et située en plaine, elle n'est pas du tout représentative de ce qui se passe exactement sur les hauteurs, les températures, climats, précipitations, hygrométries et vents, n'ont aucun point commun avec les données affichées par cette station.

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Voie routière[modifier | modifier le code]

Laroque-de-Fa est traversée par l'ancienne nationale 613 qui va de Narbonne à Ax-les-Thermes en traversant les Corbières sur cette route, le village est situé entre le col de Bedos (485 m) d'où part une autre route vers Termes puis Lagrasse et le col des Fourches (540 m) qui mène au plateau de Mouthoumet puis à Couiza. Une autre route part à l'est vers Davejean passant le le col de Saint-Martin (492 m), elle rejoint plus loin Tuchan. Du village, deux routes partent vers le sud, l'une rejoint Massac et les châteaux cathares par le col de Cascagne (540 m) l'autre, en cul-de-sac permet d'atteindre les lieux-dits de Borde-Grande et Carcasses.

Transport ferroviaire[modifier | modifier le code]

Le gare la plus proche est la gare de Lézignan-Corbières située sur la sur la ligne Bordeaux - Sète, desservie par le TER. De la gare de Narbonne à peine plus éloignée partent des TGV.

Aéroports[modifier | modifier le code]

Les aéroports de Carcassonne Salvaza et Perpignan-Rivesaltes sont les plus proches, ils permettent des liaisons vers plusieurs aéroports internationaux européens.

Transports[modifier | modifier le code]

Un ligne de bus hebdomadaire destinée au transport scolaires rejoint Narbonne[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Logement[modifier | modifier le code]

Maisons au bord du Sou

En 2009, le nombre total de logements dans la commune était de 102[8].

Parmi ces logements 54,5 % étaient des résidences principales, 42,4 % des résidences secondaires et 3 % des logements vacants. Ces logements étaient pour 93,1 % d'entre eux des maisons individuelles et pour 6 % des appartements[9].

La proportion de résidences principales, propriétés de leurs occupant était de 67,3 %[10].

Lieux-dits et écarts[modifier | modifier le code]

On trouve plusieurs lieux-dits sur la communes. Les deux principaux sont, au sud, Bordes-Grande où s'est installé une ferme éducative et écologique entretenue par le conseil général et les Carcassès ancien fief indépendant vendu au roi Louis IX par Olivier de Termes en 1260, rattaché à la commune au XIXe siècle, il est constitué aujourd'hui de corps de fermes, remis en état par les actuels propriétaires pour servir de gîtes ruraux. On trouve aussi le Moulin de Cabrol, le Moulin de Saint Jean et la Baraque de Chambord qui sont tous habités.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Laroque de fa, en latin Rupe de Fano ou Roca de fano, c'est-à-dire le rocher du temple, porte dans son nom son titre d'origine romaine et hiératique.

D'après la tradition locale et ancestrale, il est dit que le village abritait au temps des Romains un temple dédié à Jupiter (d’où le nom Fa pour Fanum). Il est difficile de confirmer ceci mais ce n'est pas impossible puisque l'on sait, d'après les fouilles, que la région servait de base arrière aux troupes romaines[11] pour la conquête de l'Hispanie, on retrouve d'ailleurs à plusieurs endroits alentour (Rennes, Alet et Limoux), des traces d'installations des Romains profitant des termes offertes par la géologie[12].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

L'homme était présent dès la préhistoire, on trouve deux sites préhistoriques dans les environs, la nécropole mégalithique de la Clape[13],[14],[15] entre Laroque-de-Fa et Massac et le dolmen de Coume Jonquières[16],[17].

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

À la faveur de l'invasion des Normands, des dévastations des Sarrazins et des discordes politiques qui en furent la conséquence, les seigneurs avaient senti le besoin de se défendre et de se grouper, agrandissant ainsi leur puissance et aboutissant en définitive à obtenir, au Xe siècle, l'hérédité des terres et des charges. C'est le début de la féodalité.

À l'époque carolingienne, on emploie indifféremment les deux mots pagus et comitatus pour désigner une même circonscription. Le territoire actuel de l'Aude avait dépendu, à l'époque romaine, partie Civitas Narbonae et partie Civitas Tolosae.

La cité de Narbonne fut, à la période carolingienne, divisée en six Pagi : le Narbonnais, le Minervois, le Fenouillède, le Peyrepertuzès, le Razès et le Carcassès.

Le Peyrepertuzès (Pagus Petrapertusensis) tire son nom du château Peyrepertuse; sa circonscription correspond aux cantons de Tuchan et de Mouthoumet. Plus tard, ce pagus servira à former au XIIIe siècle, le Termenès et la viguerie de Peyrepertuse, dont faisait partie la commune de Laroque-de-Fa[18].

En 1167, Bernard de Balbonne était seigneur de La Roque-de-Fa. Le traité de Paris (1229) avait stipulé la soumission de Raymond VII, comte de Toulouse, et le mariage de sa fille Jeanne avec Alphonse de Poitiers, frère du roi Louis IX. Alphonse étant mort sans enfant, le comté de Toulouse, donc la partie ouest du département de l'Aude, fut uni à la Couronne (1271). À son tour, Raimond II Trencavel, vicomte de Carcassonne, se soumit au pouvoir du roi (1246-1247), et apporta ainsi au domaine royal, la partie centrale du département de l'Aude. Le reste fut annexé en 1258 par la cession qu'en fit à Louis IX, le roi Jacques d'Aragon roi de Majorque[18]. Ce lieu disputé au XIIIe siècle entre les seigneurs de Termes et l'abbaye de Lagrasse fut vendu au roi Louis IX par Olivier de Termes. À Laroque-de-Fa, lors de la grande révolte occitane de 1240, Olivier de Termes fut assiégé par les troupes royales. Le domaine de Carcassès fut vendu au roi par Olivier de Termes en 1260. Le commandeur du temple de Notre-Dame de Peyrens rendait la justice à La Roque-de-Fa entre 1273 et 1285. En 1557, Françoise d'Arse était seigneuresse à Laroque-de-Fa et en 1607, Jean de Montredon est mentionné comme seigneur. En 1695 Bernard de Barre acquiert du roi la seigneurie de La Roque-de-Fa et André de Barre le racheta au roi en le 6 mai 1666.

XXe[modifier | modifier le code]

Quelques instantanés de l'histoire récente de Laroque du début du XXe siècle, repris par le généalogiste Stéphane Guizard à partir de documents d'archives. On découvre qu'en 1907, Laroque faisait partie des quatre communes du canton sur les 18, à posséder l'électricité et le télégraphe. On remarque aussi que la commune était bien pourvue en commerces et services, disparus aujourd'hui :

En 1907 Laroque-de-Fa disposait de l'électricité et du télégraphe, d'une école, d'un docteur, d'auberges, d'un boucher, d'un boulanger, d'un cordonnier, d'une épicerie, d'un maréchal ferrant et d'une menuisier[19].

En 1926 le village disposait, en plus, d'un pharmacien, d'un marchand de bestiaux, d'un marchand de bois, de cafés, de charbonniers, de maçons et d'un tabac[20].

En 1935 on retrouvait toujours ces services à Laroque-de-Fa[21].

En 1949 on trouvait encore une école, un médecin, un boucher, une épicerie et deux cafés[22].

XXIe[modifier | modifier le code]

Incendie en août 2006

En août 2006, un violent incendie a détruit une grande partie de la végétation au nord-est du village, il a fallu plusieurs heures aux forces d'intervention pour circonscrire le sinistre avec l'intervention de canadairs.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Laroque-de-Fa est une commune de l'Aude appartenant à l'arrondissement de Carcassonne et à la communauté de communes du Massif de Mouthoumet. Sur le plan politique, la commune fait partie de la troisième circonscription de l'Aude et du canton de Mouthoumet[23].

Laroque-de-Fa appartient au canton de Mouthoumet depuis sa création le 4 novembre 1801, en remplacement des anciens cantons de Bouisse et Félines-Termenès, créés sous l'ancien régime. Aujourd'hui ce canton est constitué de 18 communes, il est l'un des cantons les moins denses de France et d'Europe avec une densité de 5,1 hab/km2.

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Lors du 1er tour de l'élection présidentielle française de 2002 Lionel Jospin est arrivé en tête avec 18 voix et 24,5 % devant Jean Saint-Josse (15 voix et 20,5 %) et Jacques Chirac (14 voix et 19 %)[24]. Au 2nd tour Jacques Chirac l'emporte avec 54 voix et 76 % contre 17 voix et 24 % pour Jean-Marie Le Pen[25].

Au 1er tour de l'élection présidentielle française de 2007 Nicolas Sarkozy est arrivé en tête avec 27 voix et 35 % devant Ségolène Royal (25 voix et 32,5 %) et François Bayrou (12 voix et 15,5 %). Au 2nd tour Ségolène Royal arrive en tête d'une seule voix avec 39 voix et 50,5 % contre 38 voix et 49,5 % pour Nicolas Sarkozy[26].

Le 1er tour de l'élection présidentielle française de 2012 a amené en tête Jean-Luc Mélenchon avec 21 voix et 27,5 % devant Nicolas Sarkozy et François Hollande (16 voix et 21 % chacun). Au 2nd tour François Hollande l'a emporté de 4 voix avec 37 voix et 53 % contre 33 voix et 47 %[27].

Il est difficile de déterminer une orientation politique claire pour la commune contrairement à la plupart des communes des Corbières qui sont des communes de gauche ayant des penchants pour l'extrême droite et l'extrême gauche. À Laroque-de-Fa, la droite emporte plus de voix que dans les communes voisines mais les résultats varient beaucoup plus d'une élection à l'autre.

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1947 1953 Louis François Andrieu    
1953 1959 Frédéric Gaillard    
1959 1965 Étienne Andrieu   Maquignon/Cafetier
1965 1971 Joseph Gleizes    
1971 1995 Étienne Andrieu   Maquignon/Cafetier
1995 2001 Jean Louis Andrieu   Architecte
2001 2008 Jacques Fabre   Contremaître EdF
2008 en cours Raymond Spoli   Artisan, chef d'entreprise

Politique environnementale[modifier | modifier le code]

Laroque-de-fa fait partie de la zone natura 2000 « Hautes-Corbières » s'étend de Dernacueillette à Espéraza d'est en ouest et jusqu'à Villebazy au nord couvrant ainsi toute la partie centrale du massif des Corbières. L'altitude varie de 220 m à 924 m. Cette zone fait partie de la directive oiseaux qui a pour but la conservation des oiseaux sauvages. On y trouve l'aigle royal, le circaète Jean-le-Blanc, le crave à bec rouge, le faucon pèlerin, le grand-duc d'Europe, le martin-pêcheur d'Europe, le milan royal ou encore le vautour fauve[28].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Au 15 décembre 2012, Laroque-de-Fa n'est jumelée avec aucune commune[29].

Population et société[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 148 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 4],[Note 5].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
330 252 292 308 351 364 352 339 388
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
353 345 318 317 301 305 326 278 295
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
222 225 222 188 204 173 151 160 163
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
140 99 83 152 154 144 151 152 148
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[30] puis Insee à partir de 2004[31].)
Histogramme de l'évolution démographique


C'est entre 1793 et 1896 que la commune est au maximum de sa population puis celle-ci baisse durant l'exode rural jusqu'en 1980.

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Pyramide des âges à Laroque-de-Fa en 2009 en nombre d'habitants par tranche d'âge[32].
Hommes Classe d’âge Femmes
90 ans ou +
75 à 89 ans
13 
60 à 74 ans
13 
24 
45 à 59 ans
16 
22 
30 à 44 ans
16 
15 à 29 ans
10 
0 à 14 ans

Enseignement[modifier | modifier le code]

La commune relève de l'académie de Montpellier.

Il n'y a aucune école à Laroque-de-Fa, l'école élémentaire voisine de Mouthoumet scolarise les enfants de Laroque-de-Fa.

Santé[modifier | modifier le code]

Il n'y a aucun service de santé dans le village, un médecin exerce dans les villages proches de Villerouge-Termenès et Saint-Laurent-de-la-Cabrerisse[33].

Les centres hospitaliers les plus proches sont ceux de Lézignan-Corbières, Limoux et Quillan[34].

Sports[modifier | modifier le code]

Le village possède quelques infrastructures, un terrain de tennis[35] et un terrain de pétanque.

La 14e étape du Tour de France 2005 s'est déroulée le 16 juillet 2005 entre Agde et la station de sport d'hiver d'Ax 3 Domaines sur une distance de 220,5 km est passé à Laroque-de-Fa sur la D613. Elle a été emportée par l'autrichien Georg Totschnig.

Associations[modifier | modifier le code]

  • Association communale de chasse (ACCA de Laroque-de-Fa)[36].
  • Amicale des chasseurs de Laroque-de-Fa et Mouthoumet.
  • Association de la sauvegarde de l'environnement et d'assistance patrimoniale (ASEAP)[36].
  • Activités en zones rurales, expositions d'art et découverte du patrimoine, internet (Avanthi)[36].
  • Bel Soula, tourisme à cheval.
  • C.A.R.C.A.S.S.E.S, accueil des randonneurs.
  • Club du troisième âge.
  • Feux King's Mc Arel, activités physiques, sportives, intellectuelles et artistiques, informations scientifiques, techniques, économiques et sociales.
  • L'arbre de soie... De soi à la plante... De la plante à soi, découverte des plantes dans leur milieu naturel.
  • Loisirs Laroquois, organisation de manifestations de loisirs[36].
  • Scion Laroquois, association de pêcheurs, entretien du Sou[36].

Un centre d’aide par le travail emploie environ 35 personnes ayant un léger handicap mental, accompagnées d'une dizaine d'éducateurs, ces personnes assurent des tâches d'entretien environnemental, élagage, débroussaillage, entretien de jardins et de domaines communaux. L'association Elan possédait depuis longtemps des locaux au centre du village, mais totalement insalubres après de nombreuses années d'occupation. Il a été décidé de reconstruire un nouveau centre à quelques centaines de mètres, il a été inauguré en 2004, et comprend des petits studios individuels.

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Emploi[modifier | modifier le code]

En 2009, la population de Laroque-de-Fa se répartissait ainsi : 51,5 % d'actifs et 48,5 % d'inactifs dont 11,7 % de retraités et 3,9 % d'élèves, d'étudiants et de stagiaires non rémunérés[37].

Le taux de chômage était en 2009 de 13,3 %[38].

Commerce et entreprises[modifier | modifier le code]

Supérette de Laroque-de-Fa.

Au 31 décembre 2010, Laroque-de-Fa comptait 22 établissements : neuf dans l’agriculture-sylviculture-pêche, aucun dans l'industrie, deux dans la construction, neuf dans le commerce-transports-services divers et deux relatifs au secteur administratif[39].

En 2011, une entreprise a été créée à Laroque-de-Fa dans le domaine du commerce-transports-services divers[40].

La supérette de Laroque-de-Fa est l'un des seuls commerces du canton. Plusieurs marchands ambulants viennent régulièrement vendre leurs produits dans le village. Il y a aussi une conserverie[41] et un garage automobile[42].

Agriculture[modifier | modifier le code]

Vaches gasconnes au col de Bedos près de Laroque-de-Fa.

La commune de Laroque-de-Fa compte quatre exploitations agricoles[43] dont trois spécialisées dans l'élevage bovin[41] de gasconnes.

Culture et patrimoine[modifier | modifier le code]

Monuments[modifier | modifier le code]

Église Saint-Cyr / Sainte-Juliette

L'église Saint-Cyr-Sainte-Juliette est un édifice à nef rectangulaire voûtée en berceau brisée et divisée en deux travées par deux arcs doubleaux retombant sur culot. La base de la voûte est soulignée par un bandeau mouluré. Le chœur carré est voûté sur croisée d'ogives retombant sur culots. La nef semble dater de la fin du XIIe siècle et le chœur de la fin du XIIIe siècle. Au XIXe siècle on rajouta à l'édifice deux chapelles formant transept, voûtées sur croisée d'ogives. La chapelle sud, dédiée à la Vierge, abrite une vVerge à l'enfant en bois doré du XVIIe ou du XVIIIe siècle ; la chapelle nord est dédiée à saint Joseph, mais la statue en bois doré de ce saint est placée au-dessus de la porte. Le chœur abrite une statue de la même époque représentant sainte Juliette couronnée et saint Cyr enfant, se tenant par la main, chacun tenant un rameau. L'ensemble des fenêtres a été muni au XIXe ou au début du XXe siècle de vitraux. Le vitrail nord du chœur représente saint Georges terrassant le dragon, celui de la fenêtre sud saint Roch et son chien ; l’oculus percé au-dessus de la porte le Sacré-Cœur La porte en plein cintre qui s'ouvre à l'ouest aurait été précédée d'un porche. Au-dessus est construit un clocher mur à deux baies. L'église et ses trois statues ont été entièrement restaurées en 1975. Pendant les travaux on a découvert l'ancienne table d'autel en calcaire dévonien, qu'on a replacée sur un massif bâti[44].

L'église abrite une croix d'offrande en argent de 1710 et une statue représentant saint Juliette et saint Cyr, statue en bois, peinte et dorée à l'or, datant du début du XIXe siècle ; ces deux objets sont classés à l'inventaire des monuments historiques depuis le 5 novembre 1954[45],[46].

La colline de « la Cigale » qui domine le village possédait depuis longtemps un piédestal sur lequel trônait une statue de la Vierge, mais après de violents orages et vents, cette statue a été détruite. Depuis une petite dizaine d'années quelques personnes se sont groupées pour remplacer l'ancienne statue par la représentation d'un archange, l'archange Raphaël de guérison.

Au sud du village se trouvent les vestiges de l'ancienne église paroissiale du hameau de Carcasses, dédiée à sainte Marie Magdeleine. Aujourd'hui seuls des pans de murs subsistent, perdus dans la végétation.

Les vestiges du château surplombent le village sur une colline au nord.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Tombe de l'abbé Boyer-Mas.
Maison Busquet de Laroque-de-Fa - Peinture de Jacqueline.
  • Olivier de Termes (1200-1274), seigneur de Termes et de Laroque-de-Fa.
  • Abbé André Boyer-Mas (1904-1972), ecclésiastique et diplomate, inhumé à Laroque-de-Fa.
  • Étienne Andrieu, né en 1922 à Laroque-de-Fa d'où est issue toute sa famille. Il est élu conseiller municipal en 1947, nommé tête de liste aux élections de 1953 et élu maire à 31 ans. Il est réélu en 1959 et ne se représente pas en 1965, son adjoint Joseph Gleizes lui succède. En 1971, les électeurs le plébiscitent lors des élections municipales, alors qu'il n'avait pas fait acte de candidature, c'est la particularité des petites communes de moins de 3 500 habitants, où il est possible d'élire une personne sans qu'elle se soit portée candidate. Devant l'engouement des électeurs, il lui est impossible moralement de refuser la charge, c'est ainsi qu'Étienne Andrieu se retrouve à nouveau maire de Laroque, contre son gré. Il sera réélu sans discontinuité jusqu'en 1995 où à 73 ans, il décide de ne pas se représenter. Début février 2009, le préfet de l'Aube l'honore du titre de « maire honoraire » pour son dévouement de 48 ans d'élu passé auprès de ses administrés de Laroque, dont 36 années en tant que maire de la commune.
  • Raymond Busquet (1926-1979), poète dont la famille paternelle est issue de Laroque-de-Fa. En 1964, il fait l'acquisition d'une ancienne bergerie dans le village, à l'état de délabrement avancé, le couple passe tout son temps libre à rénover cette maison. Il plante dans son jardin un mûrier-platane qu'il qualifie d'« Arbre de Noé », ce nom lui inspirera le titre d'un ouvrage qui n'a été publié qu'après sa mort en 1979.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Blasonnement :
D'or au pal fuselé d'or et de gueules

GR36[modifier | modifier le code]

Le GR 36 passe sur la commune de Laroque-de-Fa, ce chemin de grande randonnée relie la Manche à la mer Méditerranée partant de Ouistreham (Calvados) et arrivant à Bourg-Madame (Pyrénées-Orientales). Il passe à Caen, Angoulême, Cahors et Carcassonne. Il traverse ensuite à plusieurs reprises le sentier cathare dans le sud des Corbières. Une variante du GR 36 part sur la commune de Laroque-de-Fa et traverse le village avant de visiter les hautes Corbières[3].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Document utilisé pour la rédaction de l’article Jean Guilaine, H. Duday, Jean Lavergne, La nécropole mégalithique de la Clape (Laroque-de-Fa, Aude), Laboratoire de préhistoire et de palethnologie, 1972, 159 pages
  • ((livre)) Jacques-Michel Ducros; "Le Coeur des Corbières et son Patrimoine" - 2012 - ISBN 2-9520321-5-7 - pages 147 à 162

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Adjoint, Alcide Azeau remplace le maire mobilisé.
  2. Adjoint, Pierre Gau remplace le maire mobilisé.
  3. Adjoint, Alexandre Bedos remplace le maire démissionnaire.
  4. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  5. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Orthodromie », sur le site lion1906 de Lionel Delvarre (consulté le 31 décembre 2012).
  2. Claude Marti et Raymond Roig, Corbières au cœur, éditions Loubatière, p. 27.
  3. a, b, c et d « géoportail », sur le portail des territoires et de citoyens (consulté le 15 décembre 2012).
  4. Sandre, « Fiche cours d'eau - Sou de Laroque (Y1510600 ) » (consulté le 17 février 2013)
  5. « Pêche sur le Sou de Laroque », sur le site d'un anonyme (consulté le 31 décembre 2012).
  6. Étude réalisée en mai 2006, communiquée en mairie
  7. « ligne Mouthoumet-Narbonne », sur voyages rubio (consulté le 30 décembre 2012).
  8. LOG T1M - Évolution du nombre de logements par catégorie sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  9. LOG T2 - Catégories et types de logements sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  10. LOG T7 - Résidences principales selon le statut d'occupation sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  11. Adrien Blanchet et E.Leroux, Carte archéologique de la Gaule romaine, 1931.
  12. « Histoire du canton de Mouthoumet », sur le site de Stéphane Guizard (consulté le 31 décembre 2012).
  13. Jean Guilaine, La nécropole mégalithique de La Clape, édition du groupe audois d'études préhistoriques, 1972.
  14. Bruno Marc, Dolmens et Menhirs en Languedoc et Roussillon, (p. 110), Les Presses du Languedoc.
  15. « France - Dolmens de la Clape », sur le site « Megalithes du monde » d'un anonyme,‎ 21 février 2011 (consulté le 31 décembre 2012).
  16. « France - Dolmen de Coume Jonquières », sur le site « Megalithes du monde » d'un anonyme,‎ 21 février 2011 (consulté le 31 décembre 2012).
  17. Bruno Marc, Dolmens et Menhirs en Languedoc et Roussillon, (p. 111), Les Presses du Languedoc.
  18. a et b Abbé Sabarthès, Dictionnaire topographique du département de l'Aude, Imprimerie nationale, 1912.
  19. Stéphane Guizard, « le canton de Mouthoumet en 1907 », sur son site personnel (consulté le 15 décembre 2012).
  20. Stéphane Guizard, « le canton de Mouthoumet en 1926 », sur son site personnel (consulté le 15 décembre 2012).
  21. Stéphane Guizard, « le canton de Mouthoumet en 1935 », sur son site personnel (consulté le 15 décembre 2012).
  22. Stéphane Guizard, « le canton de Mouthoumet en 1949 », sur son site personnel (consulté le 15 décembre 2012).
  23. « découpage électoral de l'Aude », sur le site politiquemania.com (consulté le 15 décembre 2012).
  24. « résultats du premier tour de la présidentielle 2002 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 15 décembre 2012).
  25. « résultats du second tour de la présidentielle 2002 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 15 décembre 2012).
  26. « résultats de la présidentielle 2007 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 15 décembre 2012).
  27. « résultats de la présidentielle 2012 », sur le site du ministère de l'Intérieur (consulté le 15 décembre 2012).
  28. « zone natura 2000 « hautes-corbières » », sur le site du ministère de l'écologie, du développement durable et de l'énergie (consulté le 5 décembre 2012).
  29. « Atlas français de la coopération décentralisée et des autres actions extérieures », sur le site du ministère des Affaires étrangères (consulté le 31 décembre 2012).
  30. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  31. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  32. POP T1M - Population sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  33. « santé à Laroque », sur le site de la mairie (consulté le 16 décembre 2012).
  34. « Hôpitaux de l'Aude », sur le site de l'association « Fédération Hospitalière de France » (consulté le 16 décembre 2012).
  35. « tennis de Laroque », sur le site de la mairie (consulté le 16 décembre 2012).
  36. a, b, c, d et e « associations à Laroque », sur le site de la mairie (consulté le 16 décembre 2012).
  37. EMP T1 - Population de 15 à 64 ans par type d'activité sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  38. EMP T4 - Chômage (au sens du recensement) des 15-64 ans sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  39. CEN T1 - Établissements actifs par secteur d'activité au 31 décembre 2010 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  40. DEN T1 - Créations d'entreprises par secteur d'activité en 2011 sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  41. a et b « producteurs à Laroque », sur le site de la mairie (consulté le 16 décembre 2012).
  42. « garage de Laroque », sur le site de la mairie (consulté le 16 décembre 2012).
  43. AGR T1M - Exploitations agricoles sur la fiche Insee de la commune, [lire en ligne].
  44. Jacques-Alphonse Mahul (1795-1871), Cartulaire et Archives des communes de l'ancien diocèse et de l'arrondissement administratif de Carcassonne, [lire en ligne].
  45. « croix d'offrande », base Palissy, ministère français de la Culture.
  46. « groupe sculpté : sainte Julitte et saint Cyr », base Palissy, ministère français de la Culture.