Marsa (Aude)

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Marsa
Image illustrative de l'article Marsa (Aude)
Blason de Marsa
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Quillan
Intercommunalité Communauté de communes du Canton d'Axat
Maire
Mandat
Denis Brunel
2014-2020
Code postal 11140
Code commune 11219
Démographie
Gentilé Marsanoys
Population
municipale
24 hab. (2011)
Densité 1,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 49′ 24″ N 2° 09′ 23″ E / 42.8233, 2.156442° 49′ 24″ Nord 2° 09′ 23″ Est / 42.8233, 2.1564  
Altitude Min. 461 m – Max. 1 241 m
Superficie 19,17 km2
Localisation

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Marsa

Marsa est une commune française située dans le département de l'Aude, en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Marsanoys.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Marsa se situe en pays de Sault sur le Rébenty, d'une superficie globale de 600 km2, au cœur des Pyrénées audoises. Il est limité au nord par le pays du Razès (Limoux et Chalabre, au sud par le massif de Madrès culminant à 2 469 m; à l'ouest par le massif de Tabe (pic Saint-Barthélemy à 2 348 m) donnant sur la haute vallée d'Ariège (Ax-les-Thermes) et enfin à l'ouest par les Corbières, séparées du plateau par la vallée de l'Aude barrière naturelle entre ces deux entités.

C'est donc une plaine d'altitude (entre 850 et 1 250 m) bien entaillée par la vallée du Rébenty et protégée de tous côtés par des massifs et par la vallée de l'Aude parsemée de gorges. Accessible par des gorges abruptes, il vit en marge depuis des temps immémoriaux. Le pays de Sault exploite depuis toujours les mêmes ressources - forêt omniprésente et élevage-, mais s'ouvre lentement au tourisme. Les bois épais abritent une faune riche et facile à observer : cerfs, sangliers, et sur les hauteurs, marmottes et isards.

On comprend mieux de par sa situation, que ce pays ait servi de tous temps de lieu de refuge pour les Wisigoths, les Cathares, et plus proche de notre histoire, de la résistance (maquis de Picaussel à Belvis) A. Peyrard

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Marsa
Belvis Quirbajou Quirbajou
Joucou Marsa Cailla
Aunat Bessède-de-Sault Le Clat

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Marsa

Les armes de Marsa se blasonnent ainsi : De sinople aux trois billettes couchées d'argent rangées en fasce.

Histoire[modifier | modifier le code]

Marsa était l'un des villages les plus peuplés de la vallée du Rébenty. Son territoire communal est aussi l'un des plus vastes avec 20 km2. C'est presque une anomalie en moyenne montagne, mais cela s'explique par la fusion de nombreux petits finages périphériques. Au Moyen Âge, le peuplement du bassin de Marsa était éclaté en un grand nombre de petits villages et hameaux, une structure héritée des temps carolingiens. La plupart de ces petites localités se sont maintenues jusqu'au XVe siècle, certaines ayant rang de paroisse comme Boulude. Elles disparurent dans la tourmente du bas Moyen Âge : Coudersi, Touzeil, Castelpor.

Le castrum de Castelpor (village primitif de MARSA)[modifier | modifier le code]

Son origine est elle aussi probablement wisigothique. II était situé sur un piton rocheux près du hameau de Taffine dans la commune de Marsa, à mi-chemin entre Joucou et Marsa. On y voit encore quelques pans de mur.

En 994 Bernard Odon, cède à sa femme les châteaux d'Aniort, de Castel Pouron et de Belfort. Il fut le centre d'un riche fief comprenant Marsa, Quirbajou, Altozous (village aujourd'hui disparu) et une partie de la forêt des Fanges.

En 1152, le seigneur était un des membres de la famille d'Aniort (ou de Niort) et prêta serment de fidélité à Raymond de Trencavel comte du Razès. Un demi-siècle plus tard, le seigneur de Castelport lutta avec tout le pays contre Simon de Montfort. Il résista mais fut pris et Castelport devint comme les autres, une forteresse royale. On pense qu'elle fut ensuite détruite par les armées espagnoles.

Après avoir en vain essayé de rentrer en possession de leurs biens ancestraux, les Niort s'établirent à Castelport, mais finirent par quitter le manoir qui y existait, car il était difficile d'accès.

En 1473, les Espagnols réduisent le village en cendres.

La seigneurie, possession des Niort (barons de Castelport), fut unie à celle de Marsa et de Quirbajou. En 1594, on la trouve sous le nom des seigneurs de Plaigne puis, par le mariage d'Anne de Plaigne elle passe au comte de Pibrac près de Toulouse en 1669

A. PEYRARD

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mai 2008 2014 Denis Brunel    
janvier 2006 2008 François Laporte    
mars 2001 2005 André Raynaud   a démissionné novembre 2005
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 24 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
374 362 311 442 464 497 497 489 516
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
491 438 442 445 442 416 435 403 356
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
355 320 305 239 195 166 163 126 129
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
77 55 61 50 45 26 28 28 24
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Ruines du Castrum de Castelpor au hameau de Taffine

Un document des années 1550 nous apprend que les habitants des hameaux environnants, ainsi que ceux de Quirbajou, avaient le droit de venir se réfugier à Marsa en temps de guerre. Aujourd'hui, ce monument pourtant signalé dans le patrimoine de l'architecture romane de l'Aude, nécessiterait une importante restauration. Elle est percée d'ouvertures de tir aménagées sous la toiture. C'était une église fortifiée. À la fin du Moyen Âge, l'église et le pâté‚ de maisons qui l'entoure formaient un ensemble fortifié. Marsa, qui ne comportait pas de véritable château, était donc organisé‚ autour de son église pour résister aux flambées de violence, fréquentes à cette époque.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011