Saint-Ferriol

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Saint-Ferriol
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Quillan
Intercommunalité Communauté de communes Aude en Pyrénées
Maire
Mandat
Jean-Jacques Marty
2014-2020
Code postal 11500
Code commune 11341
Démographie
Population
municipale
137 hab. (2011)
Densité 14 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 53′ 32″ N 2° 13′ 28″ E / 42.8922, 2.224442° 53′ 32″ Nord 2° 13′ 28″ Est / 42.8922, 2.2244  
Altitude Min. 273 m – Max. 634 m
Superficie 9,85 km2
Localisation

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Saint-Ferriol

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Saint-Ferriol

Saint-Ferriol est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Ferriolais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Armoiries[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Saint-Ferriol (Aude).svg

Blasonnement de la commune : De gueules aux cinq besants d'argent ordonnés 3 et 2.

Histoire[modifier | modifier le code]

Saint de la Narbonnaise martyrisé au IIIe siècle, Ferréol ou Ferriol a donné son nom à un lieu de prières (Sanctus Ferreolus, 1155) qui devint ensuite une cure qui fut longtemps unie au chapitre collégial de Saint-Paul-de-Fenouillet. Le site de cette implantation humaine était loin, au Moyen Age, d’être un désert. Outre la relative proximité de Laval puis de Quillan, les environs immédiats de la communauté étaient occupés par le village et château de Dent (Villa de Dente, 1231) qui sera inhabité dès le début du XVIe siècle et dont il ne reste aujourd’hui que quelques substructions perdues sur un mamelon envahi par la végétation. Plus bas dans la vallée, en direction de Saint-Julia, il y avait la chapelle et ancienne seigneurie de Sainte Eugénie. Enfin, certains textes font état d’une localité appelée Moucha dont il ne reste plus de traces. N’oublions pas qu’était uni à la seigneurie de Saint-Ferriol le domaine agricole de l’Espinet, certainement une ancienne villa gallo-romaine qui comprenait plusieurs fermes et un prieuré. Quant à l’agglomération actuelle, sa date de fondation remonte au XIVe siècle, quand furent mises en place les bastides de la vallée d’Arèse destinées à repeupler et sécuriser l’axe de communication avec le Roussillon que constituait la route du Saint-Bertrand vers le col de Saint-Louis. Le château de Saint-Ferriol, qui date du XVIe siècle, est un exemple bien conservé de l’architecture de cette époque charnière de la fin de la Renaissance. Les seigneurs de Saint-Ferriol furent assez nombreux depuis le XIVe siècle. Ainsi on connaît un certain Pierre Roques, d’Alet, qui eut maille à partir avec l’autorité ecclésiastique, puis Pierre Martin et les familles de Plaigne et de Peyrat. La famille seigneuriale la plus connue demeure celle d’Espéronnat qui est à l’origine de la construction du château et portait le titre de baron de Saint-Ferriol (ou Saint Féréol). N’oublions pas qu’un Jean d’Espéronnat, curé d’Escouloubre au XIXe siècle, est vénéré tel un saint pour avoir construit un canal d’irrigation qui a pu alimenter en eau ce village du piémont pyrénéen. Le fief de Saint-Ferriol appartint (après avoir été tenu par la famille d’Espéronnat), à la suite d'une alliance entre les deux familles (voir ci-dessous au § "Personnalités liées à la commune"), à la maison Dax issue d'une ancienne lignée de consuls de la cité de Carcassonne au Moyen Âge anoblis par lettres patentes du roi Charles VII le 1er juillet 1457 et implantée dès le XVe siècle en Haute vallée de l'Aude notamment à Axat, La Serpent et Leuc.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Fernand Grauby[1]    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 137 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
315 257 393 243 316 386 396 399 425
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
392 384 372 350 357 351 350 297 264
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
277 263 254 204 216 216 210 199 190
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
182 157 145 157 154 147 142 141 137
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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