La Fajolle
| La Fajolle | ||
Dans les gorges du Rébenty |
||
Blason |
||
| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Languedoc-Roussillon | |
| Département | Aude | |
| Arrondissement | Limoux | |
| Canton | Belcaire | |
| Intercommunalité | c. c. du Pays de Sault | |
| Maire Mandat |
Michel Authier 2008–2014 |
|
| Code postal | 11140 | |
| Code commune | 11135 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Fajollois, Fajolloises | |
| Population municipale |
15 hab. (2010) | |
| Densité | 0,95 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 1 069 m — Max. 2 059 m | |
| Superficie | 15,79 km2 | |
| Localisation | ||
| modifier |
||
La Fajolle (ou Lafajole ou La Fageolle, en catalan ou occitan La Fajòla) est une commune française, située dans le département de l’Aude et la région Languedoc-Roussillon.
Ses habitants sont appelés les Fajollois, Fajolloises.
Sommaire |
Géographie [modifier]
Village pyrénéen typique, cette petite localité entourée de sapins et d'estives est située dans les gorges du Rébenty — un affluent de l’Aude — qui entaillent le haut plateau calcaire du pays de Sault.
À 1 000 mètres d’altitude, son climat est vivifiant. « Les imposantes provisions de bois témoignent de la rudesse des hivers » — observe un guide touristique[1].
La commune est limitrophe avec le département de l’Ariège accessible en été par le col du Pradel qui descend vers Ax-les-Thermes
Histoire [modifier]
L’occupation humaine de la vallée du Rébenty et de ses abords immédiats est très ancienne.
Les premières traces d’habitat ont été retrouvées, sur les hauteurs du cours de la rivière, dans la grotte de Belvis qui abrita un groupe de chasseurs du paléolithique supérieur entre 34 000 et 36 000 ans avant notre ère[2]. Durant l’Antiquité, la contrée fut rattachée à la province romaine de Gaule narbonnaise, mais c’est la période suivant la désagrégation de l’Empire romain qui a laissé la plus forte empreinte. En effet, les Wisigoths, un des nombreux peuples barbares installés en Occident, dominèrent l’actuel Languedoc-Roussillon appelé Septimanie pendant plus de deux siècles et demi (de la fin du Ve jusqu'au début VIIIe siècle, c’est-à-dire de l’achèvement de la conquête du sud de la Gaule par Euric en 476 à l’invasion arabe de 719)[2]. Ce peuple, qui régnait aussi sur une bonne partie de la péninsule ibérique, fit de la vallée du Rébenty un pivot de la défense de son territoire car celle-ci constituait la frontière entre ses terres et les royaumes francs[3]. De puissants ouvrages fortifiés furent édifiés comme le château d’Aniort, près de l’actuel village de Niort-de-Sault, celui de Castelfort appelé également Castrum Porti entre Marsa et Joucou ainsi qu’une tour entre Joucou et Belfort-sur-Rebenty, aujourd’hui connue sous le nom de château d’Able[2].
Après la reconquête de la Septimanie par Pépin le Bref achevée en 759, la vallée du Rébenty fut intégrée successivement au royaume d’Aquitaine, au comté de Barcelone, au comté de Carcassonne, au comté de Toulouse avant de devenir possession du royaume de France en 1271. C’est au début de cette période tumultueuse (à la fin du VIIIe siècle), probablement, que fut fondée l’abbaye de Joucou dont dépendait de nombreux églises de la vallée jusqu’à son déclin à la fin du Moyen Âge[2].
Héraldique [modifier]
| Blason | De gueules à la montagne d’or chargé de trois pals d’azur, surmonté d’un besant aussi d’or. | |
|---|---|---|
| Détails | Le statut officiel du blason reste à déterminer. |
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 15 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Moins de 20 personnes vivent aujourd’hui à La Fajolle de façon permanente, mais, par le biais des résidences secondaires et des possibilités de gîtes, ce chiffre peut atteindre deux cent personnes en été.
Économie [modifier]
Les ressources locales sont liées à l’exploitation forestière et à l’élevage bovin.
La seule entreprise du village est une pisciculture bio qui approvisionne marchés et restaurants de la région en truites arc-en-ciel ou fario, en saumons de fontaine et en ombles chevaliers. On y vient également en famille pour la pêche de loisirs ou le pique-nique.
L’attrait touristique de la région — panorama et quiétude — fait également de La Fajolle une destination de vacances, notamment pour les amateurs de randonnées et les observateurs de marmottes.
Vie locale [modifier]
La pharmacie et les commerces les plus proches se situent dans la commune voisine d’Espezel.
Lieux et monuments [modifier]
L’église Sainte-Madeleine a été construite au XIXe siècle. Sa cloche date de 1763.
Personnalités liées à la commune [modifier]
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Pyrénées, Roussillon, Albigeois, Guide Michelin, 1989, 2e édition, p. 120.
- Historique de la vallée du Rébenty sur gite.marsa.aude.free.fr. Consulté le 11 juin 2008.
- Le pays de Sault et la vallée du Rébenty sur un site consacré au Petit plateau de Sault. Consulté le 11 juin 2008.
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
Bibliographie [modifier]
- Antoine Sabarthès, Dictionnaire topographique du département de l’Aude : comprenant les noms de lieu anciens et modernes, Paris, Imprimerie nationale, 1912
- Christian Thibon, Pays de Sault : les Pyrénées audoises au XIXe siècle : les villages et l’État, Éditions du Centre national de la recherche scientifique, 1988, 278 p. (ISBN 2222042011)
