Escouloubre

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Escouloubre
Blason de Escouloubre
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Limoux
Canton Axat
Intercommunalité Communauté de communes du Canton d'Axat
Maire
Mandat
Jacques Petit
2014-2020
Code postal 11140
Code commune 11127
Démographie
Population
municipale
95 hab. (2011)
Densité 3,1 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 44′ 24″ N 2° 07′ 30″ E / 42.74, 2.125 ()42° 44′ 24″ Nord 2° 07′ 30″ Est / 42.74, 2.125 ()  
Altitude Min. 599 m – Max. 2 323 m
Superficie 31,14 km2
Localisation

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Escouloubre est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Escouloubrais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Le village d’Escouloubre est l’un des plus hauts de la montagne audoise (960 m dans les Pyrénées). Il est situé aux confins de l'Aude, à la limite de l’Aude, de l’Ariège et des Pyrénées-Orientales. Appartenant au canton d’Axat, Escouloubre se trouve à la confluence avec l'Aude et de la Bruyante à environ 20 km d'Axat, chef-lieu de canton, à environ 35 km de Quillan, quelque 50 km de Limoux, la sous-préfecture et 88 km de Carcassonne, la préfecture.

La commune s'étend depuis l'Aude jusqu'au massif de Madrès, où on peut voir, sur le col de la Maranne, une pierre marquant la limite des 3 départements (Aude, Ariège et Pyrénées-Orientales).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes d’Escouloubre[1]
Fontanès-de-Sault Aunat Bessède-de-Sault
Rouze,
Le Puch,
Carcanières,
Quérigut
(Ariège)
Escouloubre[1] Le Bousquet
Puyvalador
(Pyrénées-Orientales)
Réal (par un quadripoint)
(Pyrénées-Orientales)

Histoire[modifier | modifier le code]

Une tour fortifiée y avait été établie au XIe siècle.

En 1255, Géraud de Niort s'installe à Escouloubre après sa défaite à Niort et y meurt en 1256. Ses descendants vivront occasionnellement à Escouloubre : on trouve deux apothicaire et le premier maire du village.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Escouloubre

Son blasonnement est : D'or à la fasce de gueules accompagnée de deux losanges du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Le premier maire de la commune est Jean-Paul de Niort, descendant direct de Géraud de Niort, de 1790 à 1805.

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 1995 2014 Jacques Petit    
1989 1995 Jean Bonneric    
1977 1989 Achille Vidal    
1971 1977 Marcel Bonneric    
    Elie Paychenq    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 95 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
725 712 751 707 749 809 814 853 851
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
806 773 793 798 759 626 710 680 665
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
585 600 508 450 384 351 330 273 220
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
181 137 85 86 114 90 97 101 94
2011 - - - - - - - -
95 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Économie[modifier | modifier le code]

Pays d’élevage, de forêts et de vastes étendues propices aux randonnées, à la chasse aux sangliers et à la cueillette des champignons. Ses eaux chaudes sulfureuses sodiques, aux propriétés anti-rhumatismales, firent la renommée de sa station thermale au début du siècle.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église de l'Invention-Saint-Étienne, du XIXe siècle, classée monument historique et récemment restaurée. Les habitants d'Escouloubre qui ne sont jamais allés à Rome prétendent que son plan est une réplique de celui de la basilique Saint-Pierre. Ne les croyez pas ! L'église, charmante pour un village de haute montagne, tiendrait sous le baldaquin de Saint-Pierre. Elle date du XVIe siècle, date a laquelle le village s'est déplacé en fusionnant plusieurs hameaux (Touneou, San Juan, Soumairac, Messadie).
  • Une statue en marbre blanc de l'abbé d'Esperonnat bienfaiteur du village qui de 1854 à 1866, construisit l'église et fertilisa le pays en faisant creuser un canal pour irriguer les champs autour du village. La statue est peu expressive, l'abbé droit tient son bréviaire de la main gauche et le manche de sa pioche de la main droite, le fer reposant à terre.
  • Un poilu bleu en fonte, présentant son fusil Lebel et foulant au pied l'aigle de l'empire allemand. Une quarantaine de noms sont gravés dans le marbre du piédestal. Vu le nombre actuel d'habitants, ce monument rappelle que le village fut beaucoup plus peuplé au temps où les mines de Soumairac fonctionnaient, où Escouloubre-les-Bains hameau du village sur la vallée de l'Aude, était une station thermale aux eaux sulfureuses et sodiques appréciées. Il rappelle également que cette guerre fut un épouvantable massacre. Deux plaques de marbre blanc portent les noms des quelques hommes du village décédés lors de la Seconde Guerre mondiale. On se demande quel monument les escouloubrais d'aujourd'hui vont laisser à leur descendance afin que celle-ci prenne du recul par rapport à l'Histoire : le foyer communal ou la salle polyvalente. [Addendum : il y a maintenant deux salles polyvalentes, l'ancien hangar communal, servant depuis des années de parking, a été transformé en salle des fêtes, moderne et plus grande que l'ancien foyer communal, qui datait de 1976]
  • Deux usines électriques et leurs barrages. La plus ancienne est celle du Carcanet, une des premières apparues dans la région au début du XXe siècle, construite par la Société Méridionale de Transport de Force, avec ses diverses conduites forcées amenant l'eau depuis le Capcir et le barrage de Matemale. Cette eau traverse ensuite la montagne sous le Bousquet pour être turbinée à nouveau dans l'usine de Nentilla. L'autre usine est située à côté d'Usson.
  • La grotte dite de l'Aguzou, semi-aménagée, permet des promenades de quelques heures et des photos exceptionnelles.
  • Col du Garabeil

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • L'abbé d'Esperonnat, bienfaiteur de la commune.
  • L'abbé de Roquelaure, chroniqueur.
  • Michel Flanzy

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Carte IGN sous Géoportail
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Lien externe[modifier | modifier le code]

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