Soulatgé

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Soulatgé
Col de Redoulade sur la commune de Soulatgé
Col de Redoulade sur la commune de Soulatgé
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Mouthoumet
Intercommunalité Communauté de communes des Corbières
Maire
Mandat
Christian Casties
2014-2020
Code postal 11330
Code commune 11384
Démographie
Population
municipale
111 hab. (2011)
Densité 4,6 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 52′ 44″ N 2° 30′ 17″ E / 42.878775, 2.50472222222 ()42° 52′ 44″ Nord 2° 30′ 17″ Est / 42.878775, 2.50472222222 ()  
Altitude Min. 357 m – Max. 932 m
Superficie 24,16 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Soulatgé

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Soulatgé

Soulatgé (en occitan Solatge) est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Soulatgeois.

Géographie[modifier | modifier le code]

Cette petite commune est située dans le massif des Corbières, non loin des gorges de Galamus et du château de Peyrepertuse. Elle consiste en une étroite vallée verdoyante, couverte de prairies et entourée de forêts de chênes verts principalement, traversée sur toute sa longueur par la rivière Verdouble (affluent rive gauche de l'Agly au delà d'Estagel) qui prend sa source au lieu-dit la Doux situé à 1500 mètres du village. À cet endroit, une grosse résurgence permet d'alimenter celui-ci en eau potable ainsi qu'un canal d'arrosage dont l'origine remonte à la fin du XIXe siècle et dont l'histoire de la construction est contée dans un fascicule écrit par l'instituteur Alart.

Histoire[modifier | modifier le code]

Il n'existe aucune donnée concernant l'occupation de ces lieux dans l'antiquité. Cependant, les Romains qui exploitaient déjà les mines de la région et qui étaient très habiles pour la découverte des points d'eau, n'ignoraient probablement pas l'existence de la source de la Doux. Quoi qu'il en soit, les premiers écrits au sujet de Soulatgé (Solario Solagium) remontent au IXe siècle et on sait que les comtes de Carcassonne furent propriétaires de ses terres jusqu'au XIIIe siècle et ensuite le roi Louis IX (saint Louis). On sait aussi que la seigneurie de Soulatgé appartint à la famille cadette de la maison de Peyrepertuse de 1345 à 1486, maison qui possédait aussi le fief de Cucugnan, puis, par alliance, jusqu'au XVIe siècle, à la maison de Montesquieu. Le nom du lieu apparaît donc pour la première fois dans l'histoire en 1073 lorsque Guillaume de Soladgue signa l'acte unissant l'abbaye de Cubières à celle de Cluny et de Moissac. Les anciens seigneurs de Soulatge ayant été faidits, c'est-à-dire hors la loi, bannis, et plus spécialement dans ce contexte, hérétiques albigeois, leurs biens furent confisqués et c'est la raison pour laquelle Raymond d'Alban tenait du roi divers domaines, à Soulatgé et ailleurs. Pourtant, la famille de Solatgé et Cucugnan bénéficia du pardon du roi Louis IX (Saint Louis 1214/1270) entre les années 1240 et 1263 et probablement en 1247 lorsque Pierre de Cucugnan rendit hommage au roi ce qui lui valut de garder son château de Saint-Pierre-des-Champs. Ceci dit, la branche cadette de la famille de Peyrepertuse redevint propriétaire des lieux jusqu'en 1486.

On dispose de quelques dates éloignées :

1263 : (aux environs de) Ermeniard dit se souvenir que Pierre de Cucugnan fut en guerre avec le vicomte de Trancavel.

1273 : Arnaud de Solatgé gagne un procès.

1278 : Béranger de Solacio reçoit à Laroque-de-Fa une réquisition du commandeur de Pyrens d'accepter le passage du bétail sur ses possessions.

1345 : Gulhem de Peyrepertuse est seigneur de Soulatgé et de Cucugnan.

1388 : en décembre, le seigneur de Solatgé, officier du comte d'Armagnac, écrit à l'un des chefs des routiers qui, après la guerre contre les anglais, dévastaient le pays, pour lui demander de ne pas traverser le Rouergue.

1400 : vers cette date, un certain Guillaume de Solatgé, seigneur de Tolin, sert dans le Rouergue pour le comte d'Armagnac.

1427 : le seigneur de Soulage est Bernard de Peyrepertuse.

1486 : Jean Antoine de Montesquieu, baron de Coustaussa, devint seigneur de Soulatge à la suite de son mariage avec Jeanne de Peyrepertuse.

1524 : Jean Antoine de Montesquieu, seigneur de Soulatge, a la charge, pour le service du Roi, d'une compagnie de "gens de pied" aux frais du diocèse d'Alet et Limoux.

1558 : Jean Antoine de Montesquieu fait un dénombrement des habitants de Soulatge.

1655 : naissance de l'enfant célèbre du village : Bernard de Montfaucon, bénédictin connu de tout le monde savant de l'époque.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2014 Christian Casties[1] PS  
1854   Jean-Baptiste Pous    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 111 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
302 302 299 346 366 379 372 363 359
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
360 318 344 350 369 335 322 258 275
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
261 259 249 186 186 179 159 167 139
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
100 80 62 82 90 92 102 107 111
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :