Palairac

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Palairac
Village de Palairac depuis le castrum médiéval
Village de Palairac depuis le castrum médiéval
Blason de Palairac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Carcassonne
Canton Mouthoumet
Intercommunalité Communauté de communes de la Région Lézignanaise, Corbières et Minervois
Maire
Mandat
Michel Rzepecki
2014-2020
Code postal 11330
Code commune 11271
Démographie
Gentilé Palairacois, Palairacoises
Population
municipale
33 hab. (2011)
Densité 1,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 57′ 30″ N 2° 39′ 44″ E / 42.9583333333, 2.66222222222 ()42° 57′ 30″ Nord 2° 39′ 44″ Est / 42.9583333333, 2.66222222222 ()  
Altitude 266 m (min. : 252 m) (max. : 633 m)
Superficie 17,93 km2
Localisation

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Palairac

Palairac est une commune française située dans le département de l'Aude et la région Languedoc-Roussillon.

Généralités[modifier | modifier le code]

Palairac est la seule commune de ce nom en France, et ne partage donc pas d'homonymie avec d'autres. Le nom de Palairac viendrait de Palarius ou Palearius, nom gallo-romain issu de palearium, grenier à paille, suivi du suffixe acum désignant la villa ou le domaine de Palarius.

Avec ses 25 habitants au recensement de 2004, Palairac est la commune la moins peuplée du canton de Mouthoumet après Salza, mais n'est pas la moindre en superficie, avec 18 km², elle se situe en neuvième place des 18 communes du canton.

Géographie[modifier | modifier le code]

Commune des Corbières située au pied du Mont Tauch sur le terroir Corbières (AOC).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Palairac
Felines,
Villerouge
Talairan Albas, Jonquières
Davejean,
Laroque-de-Fa
Palairac Quintillan,
Villeneuve
Maisons, Montgaillard Padern Tuchan

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Palairac

Son blasonnement est : De sable au pal fuselé d'argent et de sable.
d'après l'armorial général de France, dressé en vertu de l'édit de 1696, par Charles René d'Hozier (1640-1732) - Volume 14, page 236[1].

Sources historiques[modifier | modifier le code]

  • En 1839, les travaux d'exploitation de la mine d'antimoine de la Boussole, commune de Palairac, concédée à la compagnie Paliopy, et dirigés par un ingénieur des mines distingué, ont été mis sur un pied convenable ; ils ont le double but de rendre plus facile et moins coûteux, à l'avenir, les travaux d'exploitation, et bien reconnaître le filon de minerai. Les produits de cette mine, en 1838, ont été 60 000 kilogrammes de minerai brut, qui se sont réduits à 30 000 kilogrammes de sulfure d'antimoine fondu, représentant une valeur de 18 000 francs ; elle a occupé 16 ouvriers[4].
  • Au début du XXe siècle, il a été découvert le squelette fossilisé d'un pachyderme (rhinocéros) en décapant un gîte de minerai de fer dans la commune de Palairac. Le squelette, dont les ossements ont été inconsciemment brisés et jetés en remblai par des ouvriers ignorants, une grande partie de la tête a été envoyé au Muséum de Paris[5].
  • 1877 Palairac - Réseau subventionné [6]:
    • Chemin n°1, de Palairac à Lagrasse. - Entre le village de Palairac et le ruisseau de la Combe, amené 245 mètres de l'état de construction à celui d'entretien,
    • Construit sur le ruisseau de la Combe, au profit n°22, un aqueduc de 1 mètre d'ouverture et de 1 m 70 de hauteur,
    • Entre les profils nos 1 et 6, construit un mur de soutènement de 56 m 50 de longueur, sur 1 m 40 de hauteur moyenne,
    • Au profil n°18, construit également un mur de soutènement de 3 m 30 de longueur sur 1 m 30 de hauteur moyenne,
    • À la suite de l'entreprise Bergé, fait passer 30 mètres de l'état de construction à l'état de viabilité,
    • Construit, dans cette même partie, un aqueduc de 0 m 80 d'ouverture sur 1 m 30 de hauteur.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Elus[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[7],[8],[9]
Période Identité Étiquette Qualité
2001 En cours Michel Rzepecki    
1989 2001 Jean-Marie Moreno    
1941 1989 Ulysse Tyssere    

Communauté de communes[modifier | modifier le code]

Bien que faisant partie du canton de Mouthoumet, la commune a adhéré dès 1995 à la Communauté de communes des Hautes Corbières située à Tuchan. La Communauté de communes du Massif de Mouthoumet du canton de Mouthoumet n'ayant été créé qu'en 2001.

Village de Palairac

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 33 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
128 148 177 180 179 230 225 216 220
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
216 215 209 189 168 144 157 166 156
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
160 175 157 133 129 115 89 81 67
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
49 30 20 19 26 18 25 27 31
2011 - - - - - - - -
33 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2004[15].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Patrimoine religieux[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Saturnin, construite au XIIe siècle, inscrite au titre des Monuments Historiques depuis 1998

Elle se compose de :

- un porche d'entrée du XVIIIe siècle
- une nef du XIe siècle
- un transept formé par deux chapelles gothiques des XIIIe ou XIVe siècles.
- une abside semi-circulaire du XIIe siècle qui prolonge le chœur
- une sacristie refaite au XIXe siècle
- un clocheton refait au XVIIIe siècle

Par ailleurs dans le cimetière, très en pente, une croix de Malte et une croix de mission de 1859 sont dignes d'intérêt.

Les mines de Palairac[modifier | modifier le code]

Palairac se trouve au centre de la plus importante région minière des Corbières. Le plateau de Lacamp et le Monthaut étaient les sites majeurs de cette zone. Les ingénieurs du XIXe siècle ont recensé près de 300 lieux d'extraction uniquement sur Palairac. Les mines de Palairac et des environs furent l'objet de conflits entre les seigneurs de Termes et l'Abbaye de Lagrasse au Moyen Âge[17]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Village fleuri et sentier botanique[modifier | modifier le code]

Malgré sa modeste existence, Palairac est titulaire depuis 2003 d'une fleur au Concours des villes et villages fleuris

Depuis 2003, Palairac est titulaire d'une fleur (classé village fleuri)

Par ailleurs, Palairac dispose d'un sentier botanique de 40 espèces végétales (méditerranéennes pour la plupart persistantes) qui poussent à l'état naturel, indiquées par 40 balises tout au long d'un sentier de 1300 mètres, en grande partie ombragé.

Parcours "Découverte des pierres du village"[modifier | modifier le code]

Neuf pierres sont à découvrir en vous promenant dans les rues du village (vous pouvez demander le prospectus à la Mairie ou le consulter sur le site de palairac.org). Ces pierres sont parfois anciennes, parfois récentes et fruit de l’imagination ou du désir du propriétaire. On peut trouver parmi ces neuf pierres, le sceau de Rodolfe Pie de Savoie, maître abbé de Lagrasse au XVIe siècle.

Maison Abbaye de Lagrasse avec sceau de Rodolfe Pie de Savoie

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. BNF/Gallica
  2. Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude (1921, A30, T27), page 78
  3. Histoire générale de Languedoc, tome sixième, page 213
  4. Rapports et délibérations du Conseil général de l'Aude (1839) pages 10 et 11
  5. Bulletin de la Société d'études scientifiques de l'Aude (1921, A30, T27), page XCIV
  6. Rapports et délibérations du Conseil général de l'Aude (1877) page 120
  7. Base FranceGenWeb
  8. Liste des maire de Palairac établie par Gauthier Langlois
  9. Compléments d'informations communiqué par la Mairie de Palairac
  10. À la suite de la démission de la moitié du conseil municipal, à deux convocations aux urnes où les électeurs se sont abstenus, le conseil municipal a été dissous le 15 janvier 1903 et une délégation spéciale de la commune a été nommée, composée d'un président et de deux membres.
  11. Mandat écourté par dissolution du Conseil municipal
  12. Mort en cours de mandat.
  13. Maire démissionnaire
  14. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2004, 2006, 2009, 2011
  16. Base Mérimée du ministère de la culture
  17. http://www.palairac.org/mines.htm

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gauthier Langlois, Olivier de Termes, le cathare et le croisé (vers 1200-1274), Toulouse, Éditions Privat, coll. « Domaine cathare »,‎ 2001, 288 p. (ISBN 2-7089-7520-X)


Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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