Cucugnan

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Cucugnan
Le moulin surplombant le village et remis en exploitation en 2006
Le moulin surplombant le village et remis en exploitation en 2006
Blason de Cucugnan
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Canton Tuchan
Intercommunalité Communauté de communes des Corbières
Maire
Mandat
Joël Gauch
2008-2014
Code postal 11350
Code commune 11113
Démographie
Gentilé Cucugnanais
Population
municipale
135 hab. (2011)
Densité 8,8 hab./km2
Géographie
Coordonnées 42° 51′ 07″ N 2° 36′ 11″ E / 42.8519444444, 2.60305555556 ()42° 51′ 07″ Nord 2° 36′ 11″ Est / 42.8519444444, 2.60305555556 ()  
Altitude 360 m (min. : 218 m) (max. : 822 m)
Superficie 15,33 km2
Localisation

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Liens
Site web www.cucugnan.com

Cucugnan (en occitan : Cucunhan) est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Cucugnanais.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Commune des Corbières située au pied du mont Tauch sur le Verdouble et sur le terroir viticole Corbières (AOC).

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes de Cucugnan
Duilhac-sous-Peyrepertuse Padern
Duilhac-sous-Peyrepertuse Cucugnan
Maury
Pyrénées-Orientales
Maury
Pyrénées-Orientales
Rasiguères
Pyrénées-Orientales

Géologie et relief[modifier | modifier le code]

Vue générale du village

Le Grau de Maury, col situé à 432 mètres, permet d'accéder à Cucugnan en provenance de Maury.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Vignobles devant le mont Tauch

Voies de communication et transports[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Cucuniano est mentionné par écrit pour la première fois en 951, lorsque le comte du Razès, Roger Ier de Carcassonne fait don d'une partie du territoire de Cucugnan à l'abbaye de Lagrasse. Le territoire de Cucugnan fait alors partie du pagus du Perpertusès, division administrative du comté du Razès, alors sous la souveraineté des Carolingiens.

Vers 863-864, le conté du Razès passe aux mains du comte de Carcassonne.

Après la guerre du Razès, qui débute en 981, le comte de Besalú prend en main, vers 1010, le commandement du Perapertusès.

À la fin du Xe siècle, l'émiettement du pouvoir carolingien entraine la multiplication des forteresses sur les hauteurs telles que Quéribus et Peyrepertuse.

En 1070, Cucugnan est cité lors des serments prêtés au comte de Besalú par les nobles.

En 1111, Peyrepertuse et tout le territoire qui lui appartient, dont Cucugnan, entrent dans le domaine du comte de Barcelone

En 1140, Bérenger de Peyrepertuse rend hommage au comte de Barcelone pour la Forteda de Cucuniano. Un ouvrage fortifié, dépendant des seigneurs de Peyrepertuse, est mentionné dès le début du XIIe siècle.

En 1193, le seigneur de Cucugnan est cité pour la première fois. Il fait partie de la branche cadette des seigneurs de Peyrepertuse.

De 1209 à 1255, pendant la croisade des Albigeois, le seigneur de Peyrepertuse se joint à la résistance languedocienne, puis se soumet au roi de France saint Louis en même temps que le comte de Toulouse en 1241.

En 1258, le traité de Corbeil, entre les royaumes de France et d'Aragon, fixe la frontière dans le Fenouillèdes. Cucugnan sera ainsi en première ligne lors des guerres contre les Espagnols jusqu'au traité des Pyrénées de 1659.

À la fin du XVe siècle Cucugnan est détruit. Le traité des Pyrénées mettra fin à cette situation avec l'annexion par la France du Roussillon.

Au XVIe siècle, un nouveau village voit le jour au-dessous du village médiéval totalement ruiné. En 1692, les archives font état d'une maison du seigneur, qui était située, selon la tradition orale, en face de l'église actuelle. Ce village semblait fortifié comme semble l'attester une porte fortifiée située à l'ouest.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rue de Cucugnan

Administration municipale[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 2008 Alain Mounie    
mars 2008 2014 Joël Gauch    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 135 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
214 214 239 252 267 283 301 312 282
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
299 288 271 280 268 262 261 231 218
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
228 217 226 201 224 225 184 154 146
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2011
157 124 102 113 128 113 131 133 135
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Enseignement[modifier | modifier le code]

Manifestations culturelles et festivités[modifier | modifier le code]

Santé[modifier | modifier le code]

Sports[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

La route des vins à Cucugnan

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Vierge enceinte

Cucugnan est dans une plaine à laquelle on accède par le grau de Maury qui est dominé et qui fut contrôlé par le château de Quéribus, dernière citadelle Cathare et sentinelle française aux portes de l'Espagne jusqu'en 1659 (traité des Pyrénées, déplaçant la frontière à la chaîne des Albères).

Cucugnan est un village artisanal, surmonté par l'église Saint-Julien et Sainte-Basilisse mentionnée pour la première fois en 1360 et abritant une Vierge enceinte.

Les vestiges d'un castrum sont encore visibles au-dessus du Moulin d'Omer en activité. La commune de Cucugnan dévoile dans ses montagnes et sa garrigue une multitude de bâtiments anciens (XIIIe).

Tout au sommet du village, le moulin seigneurial avait été préservé à la suite de la Révolution française. Particularité remarquable de ce moulin, il bénéficie toujours d'un droit de mouture et d'un contingent de 837 quintaux. Les conditions aérologiques exceptionnelles de la vallée du Triby et de la fréquence des jours ventés ont permis sa remise en exploitation en début 2006. La chaîne complète du grain au pain peut être un but de visite.

Moulin d'Omer[modifier | modifier le code]

Le moulin est bâti à même le rocher en pente, au-dessus de trois anciennes aires de battage.

Ce moulin à vent qui est mentionné sur des documents d'archives en 1692, appartient, alors, aux seigneurs de Cucugnan et le restera jusqu'à la Révolution.
En 1838, il est en ruine.
En 2003, le bâtiment et le mécanisme sont réhabilités. Ses ailes, en frêne habillées de toile, s'orientent grâce à un toit pivotant. La poutre maîtresse est en chêne, les engrenages sont en buis et les meules en granit.

Église Saint-Julien-et-Sainte-Basilisse[modifier | modifier le code]

Le vocable[3] de l'église laisse à penser qu'un bâtiment religieux existait à l'époque carolingienne, sans impliquer pour autant la présence d'un habitat regroupé. Toutefois l'église est mentionnée à partir de 1360.

Quand les seigneurs de Cucugnan affirment leur pouvoir, le lieu de culte est déplacé dans leur château en haut du village.

Cette église, très détériorée, est démolie vers 1860. Ses pierres servent à la construction de l'église actuelle qui a été restaurée en 1991.

Cette nouvelle église de style néo-gothique est composée d'une nef à trois travées, d'un chœur polygonal, de deux chapelles formant transept et un clocher.

Château de Quéribus[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Quéribus.

Gardien du Grau de Maury, Quéribus est perché sur un étroit piton rocheux à 728 mètres d'altitude. Il surveille le massif des Corbières, la Fenouillèdes et la plaine du Roussillon.

Ce château est mentionné pour la première fois en 1020, sur le testament de Bernard Taillefer, comte de Besalú.

En 1111, le territoire entre dans le domaine du comte de Barcelone et garde la frontière nord du royaume d'Aragon.

Lors de la croisade des Albigeois, le château abrite les religieux cathares, Benoit de Termes, diacre du Razès s'y réfugie et y meurt en 1241. En 1255, défendu par le chevalier Chabert de Barbeira le château tombe aux mains des croisés français d'Olivier de Termes et entre dans le royaume de France.

En 1258, avec le traité de Corbeil qui fixe la frontière dans le Fenouillèdes, Quéribus devient une pièce maitresse du dispositif défensif français, dont le centre de commandement est Carcassonne. Il est l'un des cinq fils de Carcassonne : Queribus, Aguilar, Peyrepertuse, Puilaurens et Termes.

Entièrement reconstruit par les rois de France à la fin du XIIIe et XIVe siècle, il perd son intérêt stratégique en 1659 lors du traité des Pyrénées.

Le château de Quéribus est classé monument historique depuis le 11 octobre 1907.

Patrimoine naturel[modifier | modifier le code]

Le Grau de Maury est un col du Massif des Corbières qui marque la limite de l'Aude et des Pyrénées-Orientales.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Histoire du Sermon

Ce célèbre sermon a existé : c'est celui que l'abbé Ruffié prononce en 1858 à Cucugnan, dans l'Aude. Blanchot de Brenas, poète en voyage dans les Corbières, le découvre puis le traduit en français.

Quand Roumanille reprend cette histoire en 1867, une extrapolation du fait de ses origines conduira à la croyance populaire situant le Cucugnan du sermon en Provence. En réalité, il n'y a qu'un Cucugnan, et il est bien dans les Corbières.

L'abbé Ruffié devient l'abbé Marti, et Alphonse Daudet affirmera tenir cette histoire de Roumanille dans son célèbre recueil.

En 1884, Achille Mir entreprend de ramener le sermon en langue occitane.
C'est pourquoi, aujourd'hui, une structure - baptisée théâtre Achille-Mir - présente toute l'année un spectacle conté et animé qui s'intitule Le Sermon du curé de Cucugnan ; adaptation drôle et légère, avec la voix éclatante d'Henri Gougaud.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Cucugnan

Les armes de Cucugnan se blasonnent ainsi : D'argent, à une fasce fuselée d'argent et de sinople.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2011
  3. Vocable est le nom du saint auquel une église doit son appellation.