Fontjoncouse

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Fontjoncouse
Image illustrative de l'article Fontjoncouse
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Languedoc-Roussillon
Département Aude
Arrondissement Narbonne
Canton Durban-Corbières
Intercommunalité Communauté de communes des Corbières
Maire
Mandat
Éric Brissot
2014-2020
Code postal 11360
Code commune 11152
Démographie
Population
municipale
146 hab. (2011)
Densité 5,3 hab./km2
Géographie
Coordonnées 43° 02′ 57″ N 2° 47′ 21″ E / 43.0492, 2.7892 ()43° 02′ 57″ Nord 2° 47′ 21″ Est / 43.0492, 2.7892 ()  
Altitude Min. 69 m – Max. 420 m
Superficie 27,35 km2
Localisation

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Fontjoncouse

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Fontjoncouse

Fontjoncouse est une commune française, située dans le département de l'Aude en région Languedoc-Roussillon.

Ses habitants sont appelés les Fontjoncousois.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune de Fontjoncouse appartient au pays des Corbières, et plus exactement aux basses Corbières méditerranéennes, l'Aussou prend sa source sur le territoire de la commune. Les altitudes s'y échelonnent entre 69 et 421 mètres, l'agglomération elle-même se situant dans une petite dépression de terrain (220–240 m d'altitude), bordée au nord et à l'est de collines basses, et, au sud, par l'imposant plateau du Devès. D'une manière générale, le territoire de la commune est nettement compartimenté par les multiples collines et plateaux qui la couvrent.

De fait, les fonds de terrain cultivables y sont plutôt rares et les nombreuses bergeries ruinées qui subsistent attestent d'une économie locale jadis largement orientée vers le pastoralisme.

Parmi les plus notables hauteurs de la commune, on notera celles du Devès (321 m), citée plus haut, du Pech de la Selve (324 m), du Pech Fourcan (236 m), du bois de Blazy (371 m), du Pech Barbu (384 m), de Mont Redonnel (353 m), de Mont Redon (368 m), ainsi que celle du Cap Ventoux sur le plateau de Monedières (351 m). Le point culminant de la commune (421 m) se situe au sud de la crête rocheuse de La Cadorqua, au lieu-dit la Vigie, non loin des ruines de l'ermitage Saint-Victor.

Le territoire de la commune affecte approximativement la forme d'un triangle pointant vers le bas. L'angle nord-est du tracé des frontières communales dessine, lui, un angle presque droit, au lieu-dit Borne des trois seigneurs, probable souvenir d'une transaction fixant les limites des terroirs des communautés de Fontjoncouse et de ses voisines Thézan-des-Corbières et Saint-André-de-Roquelongue. Outre celles-ci, les communes frontalières de Fontjoncouse sont Jonquières, Coustouges, Villesèque-des-Corbières, Durban-Corbières et Albas [1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme qui deviendra « Fontjoncouse » apparaît relativement tôt dans l'histoire si l'on en croit l'abbé Antoine Sabarthès[2]. Le lieu figure en effet dans un acte de 795, comme désignant une villa (domaine agricole) : Villare eremum… que vocant Fontes… in villa Fontejoncosa [3]. La forme du nom est donc alors déjà très proche de celle que nous connaissons aujourd'hui. Les mentions postérieures courant du IXe au XIIe siècle relevées par A. Sabarthès, avec quelques variantes, s'en écartent peu, agrégeant, ou non, les deux éléments du nom : Villare Fontes (815), In Fonteginoso=Fontjuncoso (992), In Fonte Joncoso (1056), Castrum quod vocatur Fonte Joncoso (1106), Fontjonquiosa…, Fontjoncoisa (1121-1149), Villa de Fontibus seu Sancta Maria de Fonte (1127), Funt junchusa (1156), Castrum de Fonte Juncoso (1157), Fontjonchosa (1160), In Fonte Joncoso (1161), Font Jancosa (1196), De Font Jonchoso (1196). Les mentions modernes relevées sont quasiment identiques à l'actuel toponyme : Fongoncouze (1595), Fontjoncouze (1781).
L'interprétation du premier élément du toponyme semble directement se rattacher au fons, fontis latin (fontaine, source), et est corroborée par la présence d'une source qui existe encore à l'heure actuelle au pied du noyau villageois.
Le second élément, jonc- ou junc- doit-il être rattaché au juncus latin (jonc) ? Cette interprétation littéraliste, souvent dangereuse en toponymie, risquerait de masquer une toute autre origine, indiscernable pour l'instant.

Des origines à nos jours[modifier | modifier le code]

Le castrum (édifice fortifié) et, partant, l'indice d'une agglomération naissante, est attesté dès 1106 (cf. "Étymologie"). L'abbé Sabarthès, cité plus haut, signale d'ailleurs la seigneurie comme étant une des plus anciennes de l'archevêché de Narbonne "car elle remonte, en partie du moins, à 1056" [4]. L'archevêque de Narbonne, une fois éteinte la famille des seigneurs châtelains de Fontjoncouse, devient par la suite seul seigneur du lieu jusqu'à la Révolution, "sauf deux petits fiefs, Rieupaut et le Pech de Saint-Victor" [5].

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Fontjoncouse Blason D’azur à la crosse abbatiale d’or adextrée d’une mitre du même.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2008 2014 Eric Brissot    
mars 2001 2008 Mauricette Puech PS  
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 146 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
176 179 188 274 289 314 314 299 284
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
296 278 278 286 315 370 308 280 256
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
278 250 205 215 208 231 200 158 176
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 -
173 141 110 91 102 119 133 146 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[6] puis Insee à partir de 2004[7].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Elle repose essentiellement sur la viticulture avec le cru Corbières (AOC).

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Cartes topographiques I.G.N., no 2446 E, "Ferrals-les-Corbières et no 2547 OT, "Durban-Corbières/Leucate/Plages du Roussillon".
  2. SABARTHES (Abbé Antoine), Dictionnaire topographique du département de l'Aude, Paris, 1912, Imprimerie nationale, 595 p.
  3. Vol. 2, paragraphe 12, de Devic (Dom. Cl.), Vaissète (Dom. J.), Histoire générale du Languedoc, Toulouse, 1874-1892, éd. Privat, 15 vol.
  4. SABARTHES (Abbé Antoine), Le dernier livre vert de l'archevêque de Narbonne], Narbonne, 1895, Impr. F. Gaillard, 112 p. - p. 64-65 ; l'auteur cite à l'appui la cote G 7 des Archives départementales de l'Aude.
  5. ibidem
  6. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  7. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2011
  8. SABARTHES (Abbé Antoine), Le dernier livre vert de l'archevêque de Narbonne, op. cit., p. 66.


Liens externes[modifier | modifier le code]

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