École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris

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ESPCI ParisTech
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Nom original École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris
Informations
Fondation 1882
Type École d'ingénieurs publique (Ville de Paris)
Budget 57 320 000 €
Localisation
Coordonnées 48° 50′ 29″ N 2° 20′ 49″ E / 48.841389, 2.34694448° 50′ 29″ Nord 2° 20′ 49″ Est / 48.841389, 2.346944  
Ville Paris
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Direction
Président Jean-Louis Missika
Directeur Jean-François Joanny
Chiffres clés
Étudiants 4 promos de 80 élèves-ingénieurs
Niveau Bac+5 à Bac+8 (école doctorale)
Divers
Affiliation Paris Sciences et Lettres - Quartier latin (PSL)
ParisTech (Institut des Sciences et Technologies de Paris)
IDEA League
Fédération Gay-Lussac
Conférence des grandes écoles (CGE)
CDEFI (Conférence des Directeurs des Écoles Françaises d'Ingénieurs)
Site web www.espci.fr

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
ESPCI ParisTech
Entrée de l'école rue Vauquelin

L’École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris, ou ESPCI ParisTech, est une grande école d’ingénieurs fondée en 1882. Elle est située au 10,rue Vauquelin sur la montagne Sainte-Geneviève du Quartier Latin dans le cinquième arrondissement de Paris.

La formation dispensée en quatre ans est essentiellement scientifique généraliste. Les débouchés de cette école sont principalement dans la R&D, mais aussi dans d'autres fonctions techniques (production, retraitement) et de management.

L'école possède un espace ouvert au public, visant à rapprocher la science des citoyens, l'Espace des Sciences Pierre-Gilles-de-Gennes.

Le classement de Shanghai 2010, qui classe les établissements d'enseignement supérieur mondiaux, place l'ESPCI ParisTech (dénommée Industrial Physics and Chemistry Higher Educational Institution - Paris) en tête des écoles d'ingénieurs françaises, dans la même tranche (200-300) que l'École Polytechnique. Elle y est classée dans la fourchette des 75-123 meilleures écoles et universités européennes et dans la fourchette 8-13 pour les meilleures écoles/universités françaises[1].

L'ESPCI ParisTech entretient des relations particulièrement étroites avec l'industrie à travers les nombreux contrats de recherche entre les laboratoires de l’école et les laboratoires industriels. De plus, trois chaires ont été signées avec Michelin[2], Saint-Gobain[3] et Total[4]. Enfin, chaque promotion est parrainée par une entreprise (Schlumberger, Cogema, Rhodia, L'Oréal, Thales, Arkema, Saint-Gobain, Michelin, Total, Lundbeck, Nexans, Nestlé, Safran). Deux laboratoires de l'école (Institut Langevin et Institut Pierre-Gilles-de-Gennes) sont lauréats d'Equipex (équipement d'excellence). Quatre laboratoires (Institut Langevin (WIFI), Laboratoire de neurobiologie (MemoLife), Laboratoire de mécanique des fluides et du solide (LaSIPS), Laboratoire de microfluidique (IPGG)) sont lauréats de Labex (laboratoire d'excellence) dans le cadre du grand emprunt[5]. L'école est membre de l'Initiative d'excellence PSL*.

L'ESPCI ParisTech est membre fondateur de ParisTech (lui-même membre d'IDEA League), de la Fondation Pierre-Gilles de Gennes pour la recherche et de la fondation PSL[6]. Elle est également membre de la Fédération Gay-Lussac et est engagée dans les pôles de compétitivité Medicen[7], Advancity[8] et System@tic[9].

L'ESPCI ParisTech s'est doté d'un fonds de dotation « ESPCI Georges Charpak »[10] en décembre 2010 afin d'encourager la création de start-up et de maintenir la compétitivité scientifique de l'école[11].

L'ESPCI ParisTech est parfois confondue à tort avec l'École supérieure de conception et de production industrielles (ESCPI), et, plus rarement, avec l'École des praticiens du commerce international (EPSCI).

Sommaire

Histoire[modifier | modifier le code]

Pierre Curie, professeur de l'École (1882-1906)
Frédéric Joliot, ingénieur de la 39°

L'école a été fondée en 1882[12], sous l'égide de la ville de Paris, pour former des ingénieurs physiciens et chimistes.

L'histoire de l'école est marquée par les découvertes de ses sept prix Nobel : Pierre Curie[13] (1903, physique) et Marie Curie[14] (1903, physique ; 1911, chimie) pour la radioactivité, Irène Joliot-Curie (1935, chimie) et Frédéric Joliot-Curie[15] (1935, chimie) pour la radioactivité artificielle, Pierre-Gilles de Gennes[16] (1991, physique) pour ses travaux sur les cristaux liquides et les polymères et Georges Charpak[17] (1992, physique) pour la chambre à fils.

La bibliothèque conserve les fonds du centre de ressources historiques constitués à partir de documents anciens et de photographies en rapport avec l'histoire de l'école[18].

Direction[modifier | modifier le code]

directeurs[modifier | modifier le code]

Directeurs de l'école[modifier | modifier le code]

Fernand Holweck, ingénieur de la 26°
Georges Charpak, professeur de l'école, par le Studio Harcourt.
Pierre-Gilles de Gennes, directeur de l'école (1976-2003), par le Studio Harcourt.

En dehors de Charles Lauth, tous les directeurs de l'école ont été élus à l'Académie des sciences.

Directeurs des études[modifier | modifier le code]

Directeurs scientifiques[modifier | modifier le code]

Gouvernance[modifier | modifier le code]

Comité de direction[modifier | modifier le code]

  • Directeur général : Jean-François Joanny
  • Directeur de la recherche : Jérôme Lesueur
  • Directrice de l'enseignement : Élisabeth Bouchaud
  • Directrice de la scolarité : Sophie Norvez
  • Secrétaire général : Jean-Baptiste Hennequin
  • Conseiller de la direction pour la physique : Rémi Carminati
  • Conseiller de la direction pour l'innovation : Jérôme Bibette

Conseil d'administration[modifier | modifier le code]

Le conseil d'administration[19] est composé de Conseillers de Paris désignés par le conseil de Paris sur proposition du maire, et de représentants des organismes de recherche partenaires.

Présidente : Marie-Christine Lemardeley, adjointe à la maire de Paris, chargée de l’enseignement supérieur, de la recherche et de la vie étudiante[20]

  • Edmond Amouyal, représentant du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche
  • Florence Berthout, maire du 5e arrondissement
  • Lionel Breton, président de l'association des ingénieurs ESPCI (AIE)[21]
  • Jean Chambaz, président de l'Université Pierre-et-Marie-Curie[22]
  • Sandrine Charnoz, conseillère du 12e arrondissement
  • Yves Contassot, conseiller du 13e arrondissement
  • Alexandra Cordebard, adjointe à la maire de Paris, chargée des affaires scolaires, de la réussite éducative et des rythmes scolaires
  • Christine Frey, représentante du conseil régional d'Île-de-France
  • Didier Guillot, conseiller du 18e arrondissement, délégué auprès du maire du 18e arrondissement chargé de l’enseignement supérieur, de la vie étudiante et de la recherche
  • Christophe Iung, représentant du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche
  • Béatrice Lecouturier, conseillère du 16e arrondissement, déléguée auprès du maire du 16e arrondissement, chargée de l’enseignement supérieur
  • Franck Lefèvre, conseiller du 15e arrondissement
  • Jean-Louis Missika, adjoint à la maire de Paris, chargé de toutes les questions relatives à l’urbanisme, l’architecture, aux projets du Grand Paris, au développement économique et à l’attractivité
  • Didier Roux, Directeur de la recherche et de l’innovation du groupe Saint-Gobain, représentant de l’Industrie
  • Etienne Lepoivre, président du BDE (Bureau des élèves)
  • Jean-Philippe Vanot, président de ParisTech

Conseil scientifique international[modifier | modifier le code]

L'ESPCI ParisTech s'est dotée en 2007 d'un conseil scientifique international[23] composé des directeurs scientifiques de trois grands groupes industriels et de sept personnalités académiques. Le conseil scientifique international se réunit une fois par an. Il présente devant le conseil d'administration un rapport écrit portant analyse de l'activité d'enseignement et de recherche et propose ses orientations.

Présidente : Pr Dame Julia S. Higgins[24], professeur de science des polymères de l'Imperial College London, vice-présidente de la Royal Society, présidente du British Council for Science and Technology

Enseignement[modifier | modifier le code]

L'école forme chaque année une promotion de 80 élèves-ingénieurs (40 % de femmes), après quatre années d'études post-CPGE (Classes Préparatoires aux Grandes Écoles).

Elle recrute principalement en classes préparatoires PC sur le concours commun depuis 2011 avec l'École Polytechnique et les ENS (Écoles Normales Supérieures), mais avec des coefficients différents, donnant la primauté aux épreuves de physique et de chimie. Outre ce concours, l'école recrute également à travers 6 filières parallèles : classes préparatoires BCPST (concours), classes préparatoires MP (sur dossier et épreuves orales), classes préparatoires PSI (sur dossier et épreuves orales), filière universitaire L2 et L3 (sur titre et épreuves orales), classes préparatoires intégrées de la Fédération Gay-Lussac (sur dossier) et recrutement mutualisé au sein de ParisTech d'étudiants étrangers.

La formation[34] est dispensée en quatre ans :

-Les deux premières années, les matières enseignées sont la physique (optique, électromagnétisme, ondes et acoustique, physique quantique, théorique et statistique, mécanique des fluides et des solides, etc.) et la chimie (chimie analytique, chimie organique et inorganique, matière molle, chimie des polymères etc.) ainsi que la biologie (neurobiologie et physiologie).

-En troisième année, les étudiants choisissent une matière dominante : physique, physico-chimie ou chimie.

-La quatrième année est une année d'application permettant d'effectuer un master ou un mastère en France et à l'étranger (Imperial College, ETH Zurich, MIT, Université de Cambridge) ou de compléter sa formation dans une école partenaire (HEC, IEP Paris, Mines ParisTech, IFP school, Supoptique) ou à la faculté de médecine. L'école a développé un partenariat de recherche[35] et d'échange d"étudiants avec l'Université Doshisha de Kyoto au Japon et l'université de Pékin et l'université Tsinghua en Chine.

Pluridisciplinarité[modifier | modifier le code]

L'école a une tradition d'enseignement généraliste scientifique en physique et en chimie depuis sa création, ainsi qu'en biologie depuis son introduction par Pierre-Gilles de Gennes en 1994.

Pédagogie[modifier | modifier le code]

L'école accorde une grande importance au travail expérimental. Les élèves passent environ 15h par semaine, soit la moitié de leur scolarité, dans les laboratoires de l'école. Les élèves ont également plusieurs heures de préceptorat par semaine tout au long de leur scolarité. Le préceptorat, inspiré du tutorat anglais, est un travail de réflexion et d'approfondissement par groupe de 4 élèves avec un chercheur de l'école en complément des cours magistraux.

Stages[modifier | modifier le code]

Les élèves effectuent un stage industriel de six mois (stage de fin d'études) en début de troisième année. Ils effectuent également un stage de trois mois dans un laboratoire de recherche de l'école en fin de troisième année.

Professeurs[modifier | modifier le code]

Professeurs de l'ESPCI ParisTech et professeurs associés[modifier | modifier le code]

Autres chercheurs de l'ESPCI ParisTech[modifier | modifier le code]

Chaires annuelles de recherche[modifier | modifier le code]

Les chaires Joliot-Curie[74], Paris Sciences[75] ou les chaires industrielles financées par Saint-Gobain, Total et Michelin[76] permettent à des chercheurs renommés de travailler dans des laboratoires de l'École durant une année. En 2010, les professeurs David A. Weitz (en) de l'Université Harvard, Paul Chaikin (en) de l'Université de New York sont ainsi titulaires de la chaire Joliot Curie, Daan Frenkel (en) de l'université de Cambridge de la chaire Paris Sciences, le chimiste Krzysztof Matyjaszewski (prix Wolf 2011) de la chaire Michelin.

Recherche[modifier | modifier le code]

L'école héberge de nombreux laboratoires[77] regroupés en unité mixte de recherche[78]. Les scientifiques de l’ESPCI ParisTech déposent en moyenne un brevet par semaine et publient un article par jour dans les meilleures revues scientifiques à comité de lecture. L'ESPCI ParisTech est l'école d'ingénieurs française qui dépose le plus de brevets[79].

Électricité générale[modifier | modifier le code]

Une application des électrets : le microphone

Histoire[modifier | modifier le code]

De 1882 jusqu'à sa mort en 1906, Pierre Curie étudie les propriétés piézoélectriques puis les propriétés magnétiques des corps dans le laboratoire de physique de l'école. Il postule la loi de Curie qui est expliquée par son élève Paul Langevin grâce à la thermodynamique statistique. Paul Langevin succède à Pierre Curie en 1905 et dirige le laboratoire jusqu'en 1925. Cette période du laboratoire est marquée par l'étude des techniques ultrasonores. Pendant la première guerre mondiale, Paul Langevin dépose des brevets sur le sonar qui trouvera des applications pour la détection sous-marine, le contrôle non destructif et plus tardivement en imagerie médicale. Lorsque Paul Langevin prend la direction de l'école en 1925, Jean Saphores lui succède à la tête du laboratoire. René Lucas et Pierre Biquard découvrent la diffraction de la lumière par les ondes ultrasonores en 1932. Le laboratoire collabore avec Frédéric Joliot-Curie à l'Institut du Radium permettant la découverte de la radioactivité artificielle. Pierre Biquard dirige le laboratoire dans les années 1960 tandis que Georges Goudet assure l'enseignement.

Laboratoire d'électricité générale[modifier | modifier le code]

Les recherches actuels du Laboratoire d'électricité générale[80] concernent l'électromagnétisme avec le développement des télécommunications sans fil et cellulaire, des réseaux et du radar, la physique des isolants, particulièrement des électrets, et l'instrumentation médicale et biomédicale. Sous la direction de Jacques Lewiner depuis 1970, le laboratoire mène une politique active de valorisation, par de nombreux dépôts de brevets et accords industriels. Le Prix Nobel de physique Georges Charpak a été professeur associé au laboratoire de 1980 à 2010.

Physique générale et théorique[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le laboratoire est le lieu de découvertes majeures de la recherche française. Pierre Curie effectue l'étude des propriétés de symétrie en physique et énonce le principe de Curie en 1894. En 1898, Pierre et Marie Curie découvrent la radioactivité naturelle et parviennent à isoler le polonium puis le bismuth. En 1899, André-Louis Debierne découvre l'actinium dans le laboratoire. Paul Langevin qui succède à Pierre Curie en 1905 comprend la loi de Curie grâce à la physique statistique et diffuse les théories d'Albert Einstein en France dès leur parution grâce au paradoxe des jumeaux. Pierre-Gilles de Gennes, directeur du laboratoire puis de l'école, travaille sur les phénomènes d'ordre et développe les concepts expliquant le comportement de la matière molle et des cristaux liquides. Plus récemment le laboratoire s'intéresse aux propriétés des supraconducteurs sous la direction de Julien Bok.

Laboratoire de Physique et d'Etude des Matériaux[modifier | modifier le code]

Jérôme Lesueur est directeur du Laboratoire de Physique et d'Etude des Matériaux (LPEM)[81] depuis 2007. Sous sa direction, le laboratoire étudie la physique nanométrique, notamment l'effet Josephson et développe l'application des quantum dots à la biologie. Le laboratoire étudie également le comportement des matériaux dans lesquels se manifestent de fortes interactions électroniques.

Chimie organique[modifier | modifier le code]

Le camphre étudié par Albin Haller

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1882, le laboratoire est dirigé par Charles Lauth tandis que l'enseignement est assuré par Paul Schützenberger auquel succède Léon Schützenberger en 1891. Le laboratoire développe la chimie des colorants et étudie la synthèse des aldéhydes aromatiques. Sous la direction d'Albin Haller à partir de 1905, le laboratoire travaille sur les dérivés du camphre et comprend les mécanismes de trans-estérification. En 1927, Charles Dufraisse prend la direction du laboratoire. Il découvre l'autoxydation et le fonctionnement des antioxygènes en collaboration avec Charles Moureu. Jean Rigaudy lui succède en 1956 et développe les réactions photochimiques permettant d’obtenir l’oxygène excité à l’état singulet.

Laboratoire de chimie organique[modifier | modifier le code]

Depuis 1990, le laboratoire de chimie organique (LCO)[82] (ESPCI ParisTech/UMR 7084) est dirigé par Janine Cossy et travaille sur la synthèse stéréosélective et énantiosélective de produits biologiquement actifs, sur les réactions d'oxydation, les réactions catalysées par les métaux et la conception de complexes pour la chimie supramoléculaire. Le laboratoire collabore avec de nombreuses entreprises pharmaceutiques comme Rhodia, Novartis, Eli Lilly, Boehringer ou les laboratoires Abbott et a créé deux startup Acanthe Biotech et CDP Innovation[83].

Optique, acoustique, ondes et imagerie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Charles Féry est nommé professeur d'optique en 1902. Sous sa direction le laboratoire développe son expertise en instrumentation et conception d'instruments scientifiques. René Lucas lui succède en 1930 et travaille sur la diffusion Brillouin et les propriétés anisotropes de la matière. Sous la direction de Jacques Badoz de 1965 à 1980, le laboratoire étudie l'effet Faraday, l'effet Cotton-Mouton et le dichroïsme circulaire magnétique. Le laboratoire d'optique physique (LOP) est dirigé par Claude Boccara depuis le début des années 1980. Sous sa direction, il développe la détection des ondes gravitationnelles par des méthodes optiques (projet d'interféromètre VIRGO) et l'imagerie optique des tissus biologiques.

Institut Langevin "Ondes et Images"[modifier | modifier le code]

L'Institut Langevin "Ondes et Images"[84] (ESPCI ParisTech/UMR 7587/Paris VI/Paris VII) est né en 2009 de la fusion du Laboratoire ondes et acoustique[85] et du Laboratoire d'optique physique. Il est dirigé par Mathias Fink. Les recherches menées s’étendent des concepts fondamentaux aux applications, de l’imagerie multi-ondes (acousto-optique, photo-acoustique, élastographie par ultrasons ou IRM) aux techniques originales de focalisation (retournement temporel, filtre inverse, contrôle de front d’ondes), en passant par la création d’entreprises mettant en œuvre ces nouvelles technologies dans les domaines du biomédical, des télécommunications et de la domotique.

Chimie inorganique et matériaux polymères[modifier | modifier le code]

Nœud moléculaire assuré par deux ions Cuivre

Histoire[modifier | modifier le code]

L'enseignement est d'abord assuré par Paul Schützenberger (1882-1896) qui étudie certains biopolymères comme l'acétate de cellulose. Hippolyte Copaux (1925-1939), Georges Champetier (1939-1975) puis Lucien Monnerie (1975-1984) lui succèdent. Georges Champetier a joué un rôle capital pour le développement des recherches en chimie macromoléculaire. Il s'intéresse à la structure de la kératine et à la synthèse des polyamides synthétiques.

Laboratoire Matière molle et chimie[modifier | modifier le code]

Le laboratoire Matière molle et chimie (MMC)[86] (ESPCI ParisTech/UMR 7167) est dirigé par Ludwik Leibler depuis 1984. Le laboratoire développe des matériaux nanostructurés possédant des propriétés originales en utilisant principalement des systèmes autoassemblés à base de copolymères à blocs ou greffés, des polymères semi-cristallins, ou encore des systèmes hybrides polymères/argile ou nanotubes de carbone. La laboratoire étudie la chimie supramoléculaire et développe des nouvelles applications comme l'élastique auto-cicatrisant[87]. Enfin le laboratoire développe des polymères capables de changer de conformation ou de phase lorsqu'on applique un stimulus comme une variation de température, de pH ou du champ électrique. Le laboratoire a ainsi développé des systèmes stimulés par l'abaissement de température destinés à l’industrie photographique.

Chimie analytique[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le chimiste capverdien Roberto Duarte Silva (1882-1888) puis Maurice Hanriot (1888-1925) sont les premiers professeurs de chimie analytique de l'école. Victor Auger enseigne de 1925 à 1934 et met au point des méthodes de dosage des sulfates, de l'ammoniac et du cobalt. L'académicien des sciences Georges Urbain lui succède. De 1945 à 1978, Gaston Charlot assure l'enseignement et développe les techniques d'électrolyse, de colorimétrie et d'oxydoréduction. Robert Rosset (1978-2005) puis Marie-Claire Hennion (depuis 2006) sont responsables de l'enseignement et dirigent le laboratoire.

Laboratoires sciences analytiques, bioanalytiques et miniaturisation[modifier | modifier le code]

Le Laboratoires Sciences Analytiques, Bioanalytiques et Miniaturisation (LECA)[88], dirigé par Valérie Pichon, développe les techniques de chromatographie en phase gazeuse, liquide, haute performance ou en phase supercritique.Le laboratoire s'intéresse aux applications de l'électrochimie, à la chimiométrie et à l'analyse de l'eau pour des applications environnementales.

Mécanique des fluides et des solides[modifier | modifier le code]

Tension superficielle et araignée d'eau

Histoire[modifier | modifier le code]

Le Laboratoire de physique et mécanique des milieux hétérogènes (PMMH)[89] est créé en 1978 par Étienne Guyon pour étudier les phénomènes liés à la mécanique des fluides et des solides. Le laboratoire est dirigé successivement par Étienne Guyon, Jean-Pierre Hulin, Hans Jurgen Herrmann et José Eduardo Wesfreid tandis que l'enseignement est assuré par Pierre Bergé, Jean-Pierre Hulin puis Jean-Claude Charmet et Marc Fermigier.

Laboratoire de physique et mécanique des milieux hétérogènes[modifier | modifier le code]

Le laboratoire (ESPCI ParisTech/UMR 7636/Paris VI/Paris VII) est composé de nombreuses équipes qui étudient les propriétés des fluides miscibles, des instabilités, de la turbulence, de la capillarité, du mouillage ou de phénomènes de mécanique du solide. L'équipe de Bruno Andreotti étudie ainsi la croissance[90] et le chant des dunes tandis que José Bico designe des origamis capillaires[91], David Quéré comprend l'effet lotus, Jorge Kurchan généralise le théorème de fluctuation-dissipation. Christophe Clanet explique les coups francs de Roberto Carlos[92] ou la physique du ricochet[93]. Benoît Roman explique le déchirement du papier adhésif[94] et Bernard Cabane le comportement de la filtration[95].

Électronique et automatique[modifier | modifier le code]

Vue simplifiée d'un réseau artificiel de neurones

Histoire[modifier | modifier le code]

Édouard Hospitalier assure l'enseignement de l'électronique entre 1882 et 1907. Lui succèdent Paul Boucherot qui conçoit le moteur asynchrone et formalise la méthode de Boucherot puis Maurice Deloraine, inventeur du Huff-Duff.

Laboratoire SIGMA[modifier | modifier le code]

Dirigé par Gérard Dreyfus, le laboratoire SIGMA (SIGnaux, Modèles, Apprentissage statistique)[96] développe des modèles non linéaires par apprentissage et étudie les réseaux de neurones artificiel. Ces modèles sont appliqués dans de nombreux domaines notamment pour la découverte de nouveaux médicaments, pour le diagnostic des signaux d'électro-cardiogramme ou pour la conception de nouveaux capteurs. Le laboratoire cherche également à modéliser le système nerveux afin de comprendre ses mécanismes de fonctionnement.

Spectrométrie de masse biologique et protéomique[modifier | modifier le code]

Le laboratoire de spectrométrie de masse biologique et protéomique (SMBP/USR3149[97])[98] est dirigé par Joëlle Vinh. Il développe les analyses en spectrométrie de masse biologique dans le cadre de la protéomique. Elle travaille sur la détection directe des polypeptides impliqués dans la signalisation neuronale et développe les méthodologies pour l’étude du protéome de la cellule unique.

Mathématiques et théorie[modifier | modifier le code]

Transition de phase smectique-nématique d'un cristal liquide

Histoire[modifier | modifier le code]

L'école encourage la collaboration entre mathématiciens et physiciens. À l'origine, l'enseignement des mathématiques est une chaire sans laboratoire associé. Le dialogue entre Paul Langevin et Élie Cartan, qui enseigne la géométrie et la mécanique rationnelle à l'école de 1920 à 1940, permet l'éclosion de la géométrie de Riemann-Cartan et la notion de groupe algébrique. Henri Lebesgue enseigne à l'école de 1927 à 1937 alors qu'il développe ses travaux sur les coniques. En 1945, l'enseignement est confié à Henri Cartan[réf. nécessaire] puis en 1951 à Robert Fortet, spécialiste des probabilités. Les physiciens Nino Boccara puis Élie Raphaël lui succèdent.

Gulliver[modifier | modifier le code]

L'unité Gulliver (ESPCI ParisTech/UMR 7083) dirigé par Élie Raphaël regroupe les laboratoires de physico-chimie théorique, de nanobiophysique et de microfluidique.

Laboratoire de physico-chimie théorique[modifier | modifier le code]

Le Laboratoire de physico-chimie théorique (PCT)[99] s'intéresse à l'étude théorique de la biophysique, de l'hydrodynamique et de la matière molle à l'écoute des expérimentateurs. Sous la direction de Jacques Prost, le laboratoire développe les aspects théoriques de la matière molle initiés par Pierre-Gilles de Gennes puis propose les premiers modèles de moteurs moléculaires. Armand Ajdari, qui lui succède en 1997, étudie les nouveaux aspects théoriques posés par la microfluidique et la rhéologie des fluides complexes. Le laboratoire est actuellement dirigé par Antony Maggs.

Effets collectifs en matière molle[modifier | modifier le code]

L'équipe EC2M (Effets Collectifs en Matière Molle) a commencé son activité en Octobre 2011 sous la direction d’Olivier Dauchot. Comme son nom l’indique EC2M s’intéresse à tous les effets collectifs, susceptibles d’expliquer l’émergence des comportements à grande échelle de la matière molle. On pense bien sur aux propriétés mécaniques — rigidité, propriétés d’écoulement etc... — mais aussi aux propriétés d’auto-assemblage, ainsi qu’à l’émergence de mouvements collectifs dans les systèmes actifs

Laboratoire de microfluidique, MEMS et nanostructures[modifier | modifier le code]
Microfluidique

Créé en 2001 par Patrick Tabeling, le laboratoire de microfluidique, MEMS et nanostructures (MMN)[100] étudie les questions fondamentales posés par la microfluidique comme la dynamique des interfaces, la mécanique des fluides complexes, et les conditions de glissement à la paroi. Il développe également des applications de la microfluidique en collaboration avec des industriels et les laboratoires de biologie et de chimie de l'École.

Laboratoire de nanobiophysique[modifier | modifier le code]

Le laboratoire de nanobiophysique (NBP)[101] est dirigé par Ulrich Bockelmann. Il étudie les systèmes biologiques à l'échelle du nanomètre. L'équipe travaille sur la physique de l'ADN et de l'ARN, sur les nanopores et sur le mécanisme d'éjection de l'ADN par les phages.

Biologie[modifier | modifier le code]

Laboratoire de Neurobiologie[modifier | modifier le code]

Créé par Jean Rossier en 1995 à la demande de Pierre-Gilles de Gennes, le laboratoire de neurobiologie[102] est dirigé par Thomas Preat. Le laboratoire regroupe des neurobiologistes et des physiciens intéressés par le fonctionnement du cerveau et les mécanismes de la plasticité neuronale. Il est composé des équipes :

  • "Dynamique et structure neuronale" dirigé par Zsolt Lenkei
  • "Réseaux Neuronaux du Sommeil" dirigé par Thierry Gallopin
  • "Gènes et dynamique des systèmes de mémoire" dirigé par Thomas Preat
  • "Gènes, Circuits, Rythmes et Neuropathologies" dirigé par Serge Birman
  • "Memory, Oscillations and Brain states" dirigé par Karim Benchenane

Laboratoire de Biochimie[modifier | modifier le code]

Le laboratoire de biochimie est créé en 2011 par le biologiste Andrew Griffiths. Il développe des nouvelles méthodes de criblage à haut débit s'appuyant notamment sur des techniques microfluidiques.

Science des matériaux[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Charles Lauth enseigne les sciences des matériaux de 1882 à 1904 et développe des nouvelles céramiques en collaboration avec le laboratoire de la Manufacture nationale de Sèvres qu'il dirige. Plus récemment l'enseignement est assuré par Philippe Boch (1989-1999) qui développe de nouvelles céramiques puis par Henri Van Damme. La science des matériaux est particulièrement étudiée par deux laboratoires de l'école.

Laboratoire Sciences et Ingénierie de la Matière Molle (Physico-chimie des Polymères et Milieux Dispersés)[modifier | modifier le code]

Le laboratoire Sciences et Ingénierie de la Matière Molle (ex Physico-chimie des Polymères et Milieux Dispersés)[103] étudie la physico-chimie des interfaces, les propriétés des polymères et de la matière molle et les assemblages hybrides à l'échelle du nanomètre. Les chaires industrielles établies avec Saint-Gobain et Michelin ont renforcé les relations étroites du laboratoire avec les deux compagnies. Le laboratoire est dirigé par Christian Frétigny et François Lequeux.

Laboratoire colloïdes et matériaux divisés[modifier | modifier le code]

Le laboratoire colloïdes et matériaux divisés (LCMD)[104] est dirigé par Jérôme Bibette. Il étudie les propriétés des colloïdes (colloïdes magnétiques et biomimétiques), des émulsions, de la croissance des tissus et développe la microfluidique digitale. Parallèlement le laboratoire développe de nouvelles applications comme le micronageur artificiel[105] ou les techniques d'encapsulation de principes actifs[106] et met au point des tests biologiques sensibles et peu couteux[107]. Ces recherches sont à l'origine de nombreux développements industriels dans le domaine de la santé, de la cosmétique et du diagnostic médical.

Anciens élèves[modifier | modifier le code]

L'école compte un grand nombre d'illustres scientifiques.

Affiliations[modifier | modifier le code]

Liens avec ParisTech[modifier | modifier le code]

Article connexe : ParisTech.

L'ESPCI a participé à l'émergence du concept « ParisTech »[108] (Institut des Sciences et Technologies de Paris) dès 1991, en particulier à travers l'action pionnière de son directeur scientifique de l'époque, Jacques Lewiner.

L'ESPCI a d'abord été membre de l'association ParisTech, puis membre fondateur du PRES (Pôle de Recherche et d'Enseignement Supérieur) ParisTech depuis la création de ce dernier en mars 2007. Le 21 février 2008, elle a modifié son propre nom de marque pour adopter « ESPCI ParisTech », ainsi que son logo.

L'ESPCI ParisTech est la seule école du PRES qui accorde à ParisTech (en la personne de son président ou de son représentant) un siège avec voix délibérative à son conseil d'administration.

Liens avec les autres écoles de ParisTech[modifier | modifier le code]

Article connexe : ParisTech.

L'ESPCI ParisTech entretient des liens étroits et multiples avec les autres écoles de ParisTech, notamment :

  • Des liens de gouvernance :
    • Georges Charpak, professeur associé au laboratoire d'électricité générale de l'ESPCI ParisTech, lauréat du prix Nobel de physique en 1992, est membre du conseil d'administration de l'École Polytechnique ;
  • De nombreux élèves-ingénieurs de l'ESPCI ParisTech effectuent, lors de leur quatrième année, un master/mastère ou une formation diplômante dans une des autres écoles de ParisTech :
  • De nombreux ingénieurs de l'ESPCI ParisTech effectuent un doctorat ou un post-doctorat dans un laboratoire de recherche d'une autre école de ParisTech (École Polytechnique, Mines ParisTech (École Nationale Supérieure des Mines de Paris), Chimie ParisTech (École Nationale Supérieure de Chimie de Paris (ENSCP)), etc.) et vice-versa, ou un MBA à l'École des Ponts ParisTech (École Nationale des Ponts et Chaussées (ENPC)).
  • Quelques élèves-ingénieurs polytechniciens effectuent leur master à l'ESPCI ParisTech.

Liens avec IDEA League[modifier | modifier le code]

Article connexe : IDEA League.
  • La présidente du conseil scientifique international de l'ESPCI ParisTech est Julia S. Higgins, Professor of Polymer Science and Senior Research Investigator, Chemical Engineering and Chemical Technology Department, and Former Principal of the Faculty of Engineering (Imperial College London).

Liens avec PSL[modifier | modifier le code]

Article connexe : Paris Sciences et Lettres.

L'ESPCI a participé à l'émergence du concept « PSL-QL »[110] (Paris Sciences et Lettres - Quartier Latin) dès 2010, en particulier à travers l'action pionnière de son directeur scientifique honoraire, Jacques Lewiner.

L'ESPCI est membre fondateur du Pôle de recherche et d'enseignement supérieur (PRES) Paris Sciences et Lettres - Quartier latin (PSL) depuis la création de ce dernier en juillet 2010.

PSL offre la possibilité aux étudiants de varier leur cursus au sein des différentes institutions partenaires.

L’ESPGG[modifier | modifier le code]

Logo de l’Espace Pierre-Gilles-de-Gennes

Passerelle entre la cité et le monde scientifique imaginée en 1994 par Pierre-Gilles de Gennes, l'Espace des Sciences, rebaptisé « ESPGG »[111] (Espace des Sciences Pierre-Gilles-de-Gennes) en juin 2007, est le centre de culture scientifique de l'ESPCI ParisTech. Entre espace d’animation grand pulic et laboratoire d’innovation pour la médiation scientifique, l'ESPGG se situe à l’interface entre science, culture, art et société. Il constitue un lieu ouvert pour favoriser les échanges, les rencontres et les réflexions communes entre chercheurs, enseignants, journalistes, artistes, narrateurs, curieux des sciences et des cultures.

Les objectifs de l’ESPGG consistent essentiellement en la valorisation du patrimoine historique et des recherches menées à l’ESPCI ParisTech, ainsi qu’en leur mise en perspective du point de vue des relations science-technologie-société.

Son action s’étend dès lors selon plusieurs dimensions, dont :

  • Des expositions temporaires et permanentes (parmi lesquelles des instruments originaux de Pierre et Marie Curie) ;
  • Des animations scientifiques pour publics familiaux et scolaires ;
  • Des conférences grand public avec des expériences ;
  • Des séminaires sur la communication des sciences et la pédagogie ;
  • Des événements, soirées, rencontres entre art, science et culture ;
  • Des activités d'accompagnement de l’enseignement des sciences dans la dynamique de La main à la pâte.

L'ESPGG facilite la réflexion sur les rapports science-société par les collaborations qu'elle mène avec des artistes d’horizons divers, et notamment issus de L’Ecole nationale supérieure des arts décoratifs (Ensad), considérant en effet que lorsque l’art se fait questionnement sur le monde et qu’il s’adresse à la science et à la technologie, il suscite auprès des scientifiques des interrogations et une réflexivité intéressantes à exposer.

Au-delà du grand public, l’ESPGG s’adresse également aux usagers que sont les professionnels concernés par la communication des sciences, les controverses scientifiques et les relations science-technologie-société. Chercheurs, industriels, journalistes, enseignants, étudiants sont invités à s’y former, valoriser leurs travaux, nouer de nouvelles collaborations, rencontrer le public et tester leurs idées d’avenir à la manière des nouveaux living labs, ou simplement visiter ses installations numériques, interactives ou historiques.

Depuis 2011, l’ESPGG est dirigé par Richard-Emmanuel Eastes et animé par le groupe Traces[112] avec le concours de l’association Les Atomes Crochus[113].

Publications des cours de l'école[modifier | modifier le code]

La plupart des cours des professeurs de l'ESPCI ParisTech est publiée. Les professeurs et chercheurs participent également à des publications pour le grand public.

Cours de l'école dans la collection « Échelles » des éditions Belin[modifier | modifier le code]

L'école est proche de la collection "Echelles"[114] des éditions Belin, parrainée par Pierre-Gilles de Gennes et dirigée par Michel Lagües, professeur à l'ESPCI ParisTech. Cette collection présente de façon simple des questions réputées complexes et s'adresse aux étudiants de second et troisième cycles, comme au chercheur ou à l'ingénieur.

Cours de l'école dans d'autres collections[modifier | modifier le code]

Publications scientifiques pour le grand public[modifier | modifier le code]

Vie de l'école[modifier | modifier le code]

BDE[modifier | modifier le code]

Le BDE[116] (Bureau Des Élèves) gère les différentes activités organisées par les clubs, dont certains ont un but culturel (club culture, cinéma, production théâtrale) ou récréatif (œnologie, club BD). Il peut également soutenir les projets des associations de l'ESPCI ParisTech, lesquelles sont à vocation sociale (alphabétisation dans des foyers, La main à la pâte,...) ou humanitaire (Badakhshan Solidarité[117], PC Coup d'Pouce,...). Le BDE dispose d'un forum de discussion[118] ouvert à tous pour poser des questions concernant l'École directement aux élèves.

Sports[modifier | modifier le code]

L'ESPCI ParisTech est réputée pour ses nombreuses activités sportives. Des équipes se distinguent en championnat universitaire dans de nombreux sports : football, handball, basket, rugby, volley, badminton... Ses élèves ont développé des partenariats avec d'autres écoles du quartier latin comme, par exemple, un club de rugby d'ingénieurs (le PORC[119] (Paris Olympique Rugby Club)) évoluant en championnat de France Entreprise qui encadre les équipes masculine (les "porcelets") et féminine (les "gorettes") des élèves de l'école. Des équipes d'anciens élèves sont ainsi actives dans des sports collectifs tels le foot et le rugby. L'ESPCI ParisTech participe au Tournoi ParisTech[120], au Challenge Centrale Lyon des Grandes Écoles, au Challenge de l'IDEA League, au Challenge Du Monde des Grandes Écoles[121] et au Tournoi Inter-Chimie.

Junior-Entreprise[modifier | modifier le code]

Fondée en 1979, Physique-Chimie Avenir (PCA)[122] est la Junior-Entreprise de l'ESPCI ParisTech. Cette association vise à rapprocher les acteurs industriels du monde étudiant. Entièrement administrée par les élèves de l'école, elle propose ses services pour la réalisation de travaux de recherche dans de nombreux domaines scientifiques et technologiques grâce à l'enseignement transdisciplinaire de l'École. Les domaines de compétence des élèves sont vastes en chimie, physique, biologie et programmation. PCA travaille régulièrement avec Air liquide, EDF, Philips, Shell ou Sony.

Forum Horizon Chimie[modifier | modifier le code]

Le Forum Horizon Chimie (FHC)[123] est une association qui vise à organiser un forum annuel d'une journée présentant les principales industries du secteur de l'énergie et de la chimie. Chaque école de chimie participant à l'organisation du FHC possède une antenne entièrement administrée par ses étudiants. Celle de l'ESPCI ParisTech réunit chaque année plusieurs dizaines d'élèves.

EPICS[modifier | modifier le code]

Fondée en 2012, EPICS[124] (Exposition Publique des Inventions et Créations Scientifiques) est une association qui vise à rapprocher le grand public, les acteurs industriels, les étudiants en sciences, les médias et les espaces publics d'expositions. Entièrement administrée par une cinquantaine d'élèves de l'école, elle ambitionne la mise en place d'événements annuels afin de vulgariser la Recherche auprès du grand public. En 2014, EPICS organisera deux événementiels dans des musées parisiens sous forme de forums d'échange entre des inventeurs (chercheurs ESPCI-CNRS ou ingénieurs) et les visiteurs.

Conférences scientifiques[modifier | modifier le code]

L'école invite des scientifiques reconnus (Jean Dalibard, Axel Kahn, Albert Fert, Jean Weissenbach, Yvon Le Maho,...) pour des conférences destinées en priorités aux élèves ingénieurs lors des Chantiers du Savoir[125]. Elle organise également des journées scientifiques où elle présente la recherche de ses laboratoires.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Classement de Shanghai 2010
  2. Chaire Sciences des Matériaux (Michelin, ESPCI ParisTech)
  3. Chaire Surfaces actives (Saint-Gobain, École Polytechnique, ESPCI ParisTech)
  4. Chaire énergies, carbone et de environnement (Total, ESPCI ParisTech)
  5. Lauréat des "équipements d'excellence" des Investissements d'avenir 2011
  6. Cinq grandes écoles parisiennes créent une fondation dans Le Monde du 16 avril 2010.
  7. Pôle de compétitivité Medicen
  8. Pôle de compétitivité Advancity
  9. Pôle de compétitivité System@tic
  10. Fond d'innovation "Georges Charpak"
  11. L'école aux cinq Nobel crée un fonds d'innovation (Reuters)
  12. Histoire de l'école
  13. (en) Prix Nobel de physique 1903 (Fondation Nobel)
  14. (en) Prix Nobel de chimie 1911 (Fondation Nobel)
  15. (en) Prix Nobel de chimie 1935 (Fondation Nobel)
  16. (en) Prix Nobel de physique 1991 (Fondation Nobel)
  17. (en) Prix Nobel de physique 1992 (Fondation Nobel)
  18. Centre de ressources historiques de l'ESPCI ParisTech
  19. Conseil d'administration de l'école
  20. Jean-Louis Missika sur le site de la ville de Paris
  21. http://www.espci.org/fr/
  22. Jean-Charles Pomerol président de l'Université Pierre-et-Marie-Curie
  23. Composition du CSI
  24. (en) Prof. Julia Higgins de l'Imperial College London
  25. (en) Dr. Ashok Belani, CTO de Schlumberger Ltd.
  26. (en) Prof. Athene Donald de l'Université de Cambridge
  27. Prof. Edith Hamel de l'université McGill
  28. (en) Prof. Georg Maret de l'Université de Constance
  29. Georg Maret Prix Gentler Kastler 2011
  30. (en) Prof. David R. Nelson de l'université Harvard
  31. Dr. Didier Roux à l'Académie des sciences
  32. (en) Prof. Amos B. Smith III de l'université de Pennsylvanie
  33. (en) Prof. Samuel Stupp de Northwestern University
  34. Enseignement de l'ESPCI ParisTech
  35. Partenariat à l'international
  36. Prof. Hervé Arribart à l'Académie des technologies
  37. Prof. Jérôme Bibette à l'Institut universitaire de France
  38. Prof. Claude Boccara au Laboratoire d'optique physique
  39. Prof. Ulrich Bockelmann au Laboratoire de nanobiophysique
  40. Prof. Liliane Bokobza au Laboratoire PPMD
  41. Prof. Jean-Philippe Bouchaud à Capital Fund Management
  42. Prof. Bernard Calvino au Laboratoire de neurobiologie
  43. Prof. Matteo Ciccotti au Laboratoire PPMD-SIMM
  44. Prof. Christophe Clanet à la Compagnie des interfaces
  45. Prof. Michel Cloitre au Laboratoire matière molle et chimie
  46. Prof. Janine Cossy au laboratoire de chimie organique
  47. Prof. Vincent Croquette au Laboratoire de physique statistique
  48. Prof. Gérard Dreyfus au Laboratoire d'électronique
  49. Prof. Mathias Fink au Laboratoire ondes et acoustique
  50. Prof. Jean-Louis Halary au PPMD
  51. Prof. Jean-François Joanny à l'Institut Curie
  52. Prof. Nicolas Lequeux au Laboratoire PPMD
  53. Prof. Jérôme Lesueur au Laboratoire photons et matière
  54. Prof. Jacques Lewiner au Laboratoire d'électricité général
  55. Prof. Elie Raphaël au Laboratoire Gulliver
  56. Prof. Jean Rossier au Laboratoire de biologie
  57. Prof. Patrick Tabeling au Laboratoire de microfluidique
  58. Prof. Bruno Andreotti au PMMH
  59. a et b Lauréat émergence 2010
  60. Prof. Julien Bok
  61. Dr. Bernard Cabane au Laboratoire PMMH
  62. Dr. Constantino Creton au Laboratoire PPMD
  63. Prof. Marc Fermigier au Laboratoire PMMH
  64. Prof. Sylvain Gigan à l'Institut Langevin
  65. Prof. Étienne Guyon au Laboratoire PMMH
  66. Dr. Jorge Kurchan au Laboratoire PMMH
  67. Jorge Kurchan codirecteur de l'IHP
  68. Prof. François Lequeux au Laboratoire PPMD
  69. Conférence de Miguel Nicolelis
  70. Élection de Miguel Nicolelis à l'Académie des sciences
  71. Prof. Pierre Papon
  72. Dr. David Quéré au Laboratoire PMMH
  73. Dr. José Eduardo Wesfreid au Laboratoire PMMH
  74. Chaire Joliot-Curie
  75. Chaire Paris-Science
  76. Chaire Michelin
  77. Laboratoires de l'école
  78. Unités du CNRS Paris Michel-Ange
  79. Palmarès 2010 des écoles d’ingénieurs qui déposent des brevets (Industrie et technologies mai 2010)
  80. Laboratoire d'électricité générale
  81. Laboratoire Photons et Matières
  82. Laboratoire de Chimie organique
  83. CDP Innovation
  84. Institut Langevin Ondes et Images
  85. Laboratoire d'ondes et acoustique
  86. Laboratoire Matière molle et chimie
  87. Élastique auto-cicatrisant (Communiqué du CNRS)
  88. Laboratoires Sciences Analytiques, Bioanalytiques et Miniaturisation
  89. Laboratoire PMMH
  90. Taille des dunes
  91. Origamis capillaires
  92. Roberto Carlos wonder goal 'no fluke' (BBC, septembre 2010)
  93. La physique du ricochet (La Recherche
  94. Le dilemme du papier peint
  95. Suspension colloïdale avec Bernard Cabane dans Le Monde
  96. Laboratoire SIGMA
  97. USR CNRS 3149, Plateforme Protéomique SMBP
  98. Laboratoire SMBP
  99. Laboratoire de physico-chimie théorique
  100. Laboratoire MMN
  101. Laboratoire NBP
  102. Laboratoire de biologie
  103. Laboratoire PPMD
  104. Laboratoire de colloïdes et matériaux divisés
  105. Micronageur artificiel mise au point au LCMD
  106. Capsum, leader de l'encapsulation
  107. Test biologique développé par le LCMD
  108. ParisTech
  109. IDEA League
  110. [1]
  111. Espace des sciences Pierre-Gilles de Gennes
  112. Groupe Traces
  113. Les Atomes Crochus
  114. Collection « Échelles » chez Belin"
  115. Matière et matériaux : de quoi est fait le monde ? sur Canal Académie
  116. Site du BDE des élèves
  117. Association Aide Badakhshan Solidarité.
  118. Forum de Discussion du BdE
  119. Paris Olympique Rugby Club
  120. Tournoi ParisTech
  121. Challenge Du Monde des Grandes Ecoles
  122. PCA Junior entreprise des élèves de l'ESPCI ParisTech
  123. Forum Horizon Chimie
  124. [2]
  125. Chantiers du savoir

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