Paul Schützenberger

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Paul Schützenberger

Description de l'image  Paul Schützenberger.jpg.
Naissance 23 décembre 1829
Strasbourg (France)
Décès 26 juin 1897
Mézy-sur-Seine (France)
Domicile Paris
Nationalité Drapeau : France française
Champs Chimie inorganique et chimie physique
Institutions ESPCI ParisTech, École de chimie de Mulhouse, Collège de France
Diplôme Université de Strasbourg
Renommé pour Travaux sur la chimie des colorants et découverte de l'acétate de cellulose
Distinctions Prix Jecker de l'Académie des sciences (1872)
membre de l'Institut (1888)

Paul Schützenberger, né à Strasbourg le 23 décembre 1829 et mort à Mézy-sur-Seine le 26 juin 1897 (à 67 ans), est un chimiste français et alsacien, premier directeur de l'ESPCI ParisTech[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Paul Schützenberger est l'un des trois fils de Georges Schützenberger qui fut professeur à la Faculté de droit de Strasbourg, député du Bas-Rhin et maire de Strasbourg de 1837 à 1847[1].

Comme son oncle Charles Schützenberger, Paul Schützenberger fait d'abord des études de médecine à Strasbourg et devient docteur en médecine en 1855. Mais il préfère se tourner vers la chimie qu'il enseigne à l'École professionnelle de Mulhouse (devenue en 1855 École supérieure d'enseignement des sciences) de 1854 à 1865[2]. Il effectue en parallèle des recherches en chimie et il présente sa thèse de doctorat à la Faculté des sciences de Paris en 1865. Il devient alors assistant d'Antoine-Jérôme Balard au Collège de France, puis adjoint de Sainte-Claire Deville au laboratoire des hautes études de la Sorbonne. En 1876, il est nommé titulaire de la chaire de chimie minérale au Collège de France[3], où il succède à Balard. Il est aussi le premier directeur de l'École supérieure de physique et de chimie industrielles de la ville de Paris, créée en 1882.

Il est élu membre de l'Académie de médecine en 1884 et de l'Académie des sciences[4] en 1888. Il est élu président de la société chimique de France en 1872 et 1885. Il reçoit le prix Jecker de l'Académie des sciences en 1872 et est officier de la Légion d'honneur en 1882.

Œuvre scientifique[modifier | modifier le code]

Les contributions de Schützenberger couvre un large domaine de la chimie organique à la chimie physique et minérale. La découverte de l'hydrosulfite de soude, appelé aujourd'hui dithionite de sodium (Na2S2O4) est particulièrement importante pour son application industrielle à la réduction de l'indigo dans la teinturerie. Il étudie les dérivés acétiques de la cellulose et synthétise des glucosides naturels. Il découvre l'acétate de cellulose en 1869 qui prend une grande importance dans les domaines de la papeterie, des explosifs puis de l'industrie des matières plastiques.

Publications[modifier | modifier le code]

  • Essai sur les substitutions des éléments électronégatifs aux métaux dans les sels, et sur les combinaisons des acides anhydres entre eux. Suivi de Propositions de physique données par la faculté, Strasbourg, Silbermann,‎ 1863 (lire en ligne)
  • Les Fermentations (2e édition), G. Baillière (Paris), 1876, 1 vol. (279 p.), fig., in-8 disponible sur Gallica ou Texte intégral dans la Jubilothèque, (5e édition), F. Alcan (Paris), disponible sur Gallica.
  • Chimie appliquée à la physiologie animale, à la pathologie et au diagnostic médical, Masson (Paris), 1864, In-8° , VII-516 p., disponible sur Gallica
  • Traité des matières colorantes : comprenant leurs applications à la teinture et à l'impression et des notices sur les fibres textiles, les épaississants et les mordants, tome 1, V. Masson (Paris), 1867, XI-540 p., in-8°, disponible sur Gallica
  • Traité des matières colorantes : comprenant leurs applications à la teinture et à l'impression et des notices sur les fibres textiles, les épaississants et les mordants, tome 2, V. Masson (Paris), 1867, 646 p., in-8°, disponible sur Gallica
  • Traité de chimie générale : comprenant les principales applications de la chimie aux sciences biologiques et aux arts industriels, Hachette (Paris), 1880-1894, disponible sur Gallica .
  • Leçons de chimie générale, professées au Collège de France pendant l'année 1895-96 , par Paul Schützenberger ; publiées par les soins de O. Boudouard, Doin (Paris), 1898 disponible sur Gallica .

Au théâtre et au cinéma[modifier | modifier le code]

La pièce de théâtre Les Palmes de monsieur Schutz, par Jean-Noël Fenwick met en scène Paul Schützenberger, dont le nom est abrégé en Monsieur Schutz, cherchant à obtenir les palmes académiques, et régentant Pierre et Marie Curie.

Cette pièce est adaptée au cinéma par Claude Pinoteau en 1997.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Laurence Lestel : Itinéraires de chimistes, 1857-2007, 150 ans de chimie en France avec les présidents de la SFC, EDP Sciences, 2008, p. 489-494 Paul Schützenberger Extrais
  2. Université de Haute-Alsace
  3. Leçons de chimie générale au Collège de France (Gallica)
  4. Académie des sciences

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Nouveau dictionnaire de biographie alsacienne, notice de Raymond Oberlé, vol. 34, p. 3564.
  • Tenney L. Davis : Paul Schutzenberger, in: J. Chem. Educ., 1929, 6 (9), p. 1403, DOI: 10.1021/ed006p1403
  • Carneiroa A., Natalie Pigeard: Chimistes alsaciens à Paris au XIXe siècle : un réseau, une école ?, in : Annals of Sciences, Volume 54, Issue 6, 1997, p. 533-546, DOI:10.1080/00033799700200361

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]