Centre spatial de Cannes - Mandelieu

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43° 32′ 19″ N 6° 57′ 21″ E / 43.53861, 6.95583 ()

Centre spatial de Cannes - Mandelieu

Description de l'image  Logo tas.gif.
Création 1929
Dates clés 1929 Chantiers aéronavals Étienne Romano ; 1937 SNCASE Groupe technique de Cannes ; 1957 Sud-Aviation Groupe technique de Cannes ; 1970 aerospatiale Cannes ; 1998 Alcatel Space Cannes ; 2006 Alcatel Alenia Space Cannes ; 2007 Thales Alenia Space Cannes
Fondateurs Étienne Romano[1] & André Auniac[2]
Siège social Drapeau de France Cannes (France)
Direction Jean-Michel Capelli[3]
Activité Satellites artificiels
Société mère Thales Alenia Space
Effectif 2 000 salariés
Site web www.thalesgroup.com
Vue aérienne du bâtiment historique dit « aerospatiale » du 100 boulevard du Midi dans le quartier de La Bocca à Cannes
Le bâtiment « Odyssée », et le poste d'accueil des visiteurs de l'établissement, 5 allée des Gabians, dans la zone industrielle de la Frayère

Centre spatial de Cannes - Mandelieu est le "nom d'usage" donné par l'association Cannes Aéro Spatial Patrimoine, lors de son étude historique de l'établissement industriel dédié à la réalisation de satellites artificiels, situé à cheval sur les communes de Cannes et Mandelieu (Alpes-Maritimes)[4].

Riche d'un long passé industriel, après un début dans la construction aéronautique, des chantiers aéronavals Étienne Romano en 1929 à Sud-Aviation en 1957, le site oriente son activité vers l'astronautique après la Seconde Guerre mondiale. Au fil des années, il se consacre de plus en plus à l'industrie spatiale, devenue son activité principale. Ses restructurations industrielles successives lui valent de devenir l'établissement de Cannes d'aerospatiale (en 1970), puis d'Alcatel Space (en 1998), puis d'Alcatel Alenia Space (en 2006), puis de Thales Alenia Space en 2007, son nom officiel et légal étant aujourd'hui Établissement de Cannes de Thales Alenia Space France.

Le Centre spatial de Cannes - Mandelieu est installé pour partie dans le grand bâtiment historique du boulevard du Midi - Louise Moreau, ainsi que dans la zone industrielle de la Frayère créée au nord de la voie ferrée, proche de celle de la Roubine consacrée à l'industrie mécanique comportant de nombreux bâtiments dont les nouveaux bâtiments du programme Odyssée ainsi que la nouvelle entrée officielle des visiteurs allée des Gabians.

Sommaire

Historique du site[modifier | modifier le code]

L'histoire du site est résumée dans un ouvrage collectif, réalisé par les membres du personnel, en 1999 : 80 ans de passion, le site de Cannes de 1919 à 1999[5].

Elle est décrite plus complètement dans un site web en mode wiki, créé à partir de 2011, par l'association Cannes Aéro Spatial Patrimoine, créée à cet effet.

Chantiers aéronavals Étienne Romano[modifier | modifier le code]

Le 16 août 1929, André Auniac[2] et Étienne Romano[1] créent la SA des Chantiers aéronavals Étienne Romano[6], une usine de construction d'aéronefs, avions et hydravions, sur la commune de Cannes[7]. La construction de l'usine, un grand bâtiment rectangulaire, qui abritait encore en 1998 la chaîne des cases à équipements des missiles stratégiques de la Force de Dissuasion, débute en 1930 nécessitant des fondations spéciales. Idéalement située entre la mer et une piste en herbe, qui deviendra l'aérodrome de Cannes Mandelieu, l'usine est mise en service au milieu de l'année 1931, avec le maintien des activités navales (fabrication, entretien, gardiennage) et l'entretien d'avions pour la Marine : CAMS, Levasseur, Farman Goliath, LeO 20, MS 130, MS 230. Romano va construire des dizaines d'avions et hydravions Romano pour l'armée de l'air et la marine, jusqu'à la Guerre. Le Romano 80 de voltige est construit à 190 exemplaires et exporté en Espagne.

SNCASE[modifier | modifier le code]

Le 11 août 1936, les Chantiers Romano sont nationalisés. Rattachés à l'entreprise Lioré et Olivier, à Argenteuil (Val-d'Oise), et la Société Provençale de Construction aéronautique (SPCA), ils deviennent la Société nationale des constructions aéronautiques du sud-est (SNCASE) le 1er février 1937.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Pendant la Seconde Guerre mondiale, la relative tranquillité de l'établissement de Cannes y attire de grands noms de l'aviation. En particulier, pratiquement tous les industriels de l'aéronautique, réunis au sein de la SNCASO, y compris le Bureau d'étude Bloch, qui deviendra Marcel Dassault, viennent s'installer à Cannes, en mars 1941, dans l'hôtel Continental, d'où ils vont passer commande, à l'établissement, de réalisations d'avions[8]. Mais le départ pour l'Afrique du Nord du SO.800, lors de son premier vol aux mains de Maurice Hurel (qui créera ensuite en 1947 la société Hurel-Dubois), met un terme aux activités aéronautiques et l'usine se consacrera à la réalisation de gazogènes et chaises métalliques.

Les engins spéciaux[modifier | modifier le code]

Après cet arrêt des activités aéronautiques pendant la guerre, la reprise se fait le 1er avril 1947 dans le domaine de l'astronautique et des missiles. L'établissement de Cannes sera impliqué dans la famille des fusées-sondes[9] Bélier, Centaure et Dragon, puis des "Pierres précieuses[10]" conduisant au lanceur Diamant, ancêtre d'Ariane.

Groupe technique de Cannes[modifier | modifier le code]

L'établissement prend le nom de « Groupe technique de Cannes » (GTC), sous la direction de Louis Marnay, renforcé d'une équipe d'une quarantaine de techniciens venus de Marignane, siège du bureau d'études « hélicoptères ». Sous l'égide des services officiels, le Groupe étudie, fabrique et essaie (en particulier à Colomb-Béchar) en 10 ans, plus d'un millier d'engins divers (Sol-sol, Air-sol, Sol-Air) utilisant la propulsion à poudre, bi-liquide ou à statoréacteur. Les effectifs progressent de 230 à 400 personnes et un très important laboratoire d'essais est créé.

Sud-Aviation : La force de dissuasion[modifier | modifier le code]

1er mars 1957 : la SNCASE fusionne avec la Société nationale des constructions aéronautiques du sud-ouest (SNCASO), devenant Sud-Aviation. Roger Béteille arrive à Cannes et prend la direction technique du Groupe technique de Cannes. Il y tient un rôle primordial pour la suite de l'établissement en obtenant des services officiels des budgets[5] pour la création de moyens d'essais très importants - pots vibrants, chambre acoustique, chambre à vide, etc. et bâtiments complémentaires pour les accueillir -, nécessaires au développement des missiles balistiques, puis, plus tard, des satellites. La |Société pour l'étude et la réalisation d'engins balistiques (SEREB), maître d'œuvre du programme de missiles pour la force de dissuasion nucléaire française, est créée le 17 septembre 1959. Tous les programmes d'engins en cours sont arrêtés au profit d'un seul objectif : réaliser des missiles balistiques à longue portée.

L'établissement de Cannes se voit confier le début de la réalisation et des essais des modèles de développement puis devient le maître d'œuvre industriel de la case à équipements des missiles SSBS et MSBS. C'est le début d'une construction en grande série. En parallèle, Roger Béteille invente le concept et réalise le X422, un engin d'avant-garde à statoréacteur, essayé avec succès en 1967. Il est, avant la lettre, un authentique missile de croisière fonctionnant à Mach 2. Projet abandonné, il aura plus tard, développé sur un autre site d'Aerospatiale, un successeur opérationnel l'ASMP.

Diversification vers le spatial[modifier | modifier le code]

À partir des années 1960 et de la création du CNES, l'établissement commence à travailler dans le secteur Spatial pour des programmes nationaux. Le 14 juin 1962 voit la création du Conseil européen de recherches spatiales (ESRO) et le début des études spatiales au niveau européen.

Aerospatiale Satellites[modifier | modifier le code]

Le 1er janvier 1970 Sud-Aviation, Nord-Aviation et SEREB fusionnent devenant la Société nationale industrielle aérospatiale (SNIAS), dite « aerospatiale ». L'établissement de Cannes devient le pôle Satellites d'aerospatiale, Les Mureaux en devenant le pôle lanceurs. L'activité satellites va croître progressivement pour devenir majoritaire dans les années 1980, puis la seule activité en 1998. Le 31 mai 1975, création de l'Agence spatiale européenne (ESA). Cannes gagne sa première grande maîtrise d'œuvre : METEOSAT. Dans les années 1980, l'activité dans les Satellites de télécommunications est croissante. En 1981, Cannes gagne sa première grande maîtrise d'œuvre internationale : Arabsat. Cette activité ne fera que croître, après la création de la famille Spacebus, pour devenir l'activité majoritaire dans les années 1990.

Le spatial devient majoritaire[modifier | modifier le code]

10 juillet 1991: l'établissement s'agrandit au nord de la voie ferrée avec l'inauguration du site « Éole » consacré entièrement aux activités spatiales (qui représentent maintenant plus de 50 % de l'activité) par Paul Quilès[11], ministre de l'Équipement, du Logement, du Transport et de l'Espace, en présence d'Henri Martre, PDG de l'entreprise. Les effectifs sont maintenant de 1 400 salariés, la surface bâtie est passée à plus de 40 000 m2[5]. Cannes est maintenant devenu le premier constructeur de satellites européen[11].

Extension[modifier | modifier le code]

En 1993, l'établissement s'étend en reprenant les bâtiments de l'ancien Space Camp de Patrick Baudry, au 4 de l'allée des Cormorans, limitrophe avec la commune de Mandelieu-la-Napoule.

Alcatel Space : le tout spatial[modifier | modifier le code]

Le 1er juillet 1998 Alcatel Space (ancienne Alcatel Espace) reprend les activités satellites d'aerospatiale. L'activité case à équipements des missiles quitte l'établissement qui ne fait plus alors que du « Spatial ».

Mariage italien : Alcatel Alenia Space[modifier | modifier le code]

Le 1er juillet 2005, l'entreprise fusionne avec l'industrie spatiale italienne Alenia Spazio du groupe Finmeccanica et forme Alcatel Alenia Space[12].

Dans le groupe Thales : Thales Alenia Space France[modifier | modifier le code]

Le 10 avril 2007, deux ans plus tard, Alcatel se sépare de ses activités spatiales qui sont reprises par Thales. La société devient Thales Alenia Space qui choisit le site de Cannes comme siège social, centre de gravité entre les établissements disséminés en Europe[13]. Le site abrite dès lors à la fois le siège social de la holding, le siège opérationnel de Thales Alenia Space France, dont le siège social est à Toulouse, et l'établissement historique de Cannes. Avec ses 2 030 employés en 2013 et près de 1 000 personnes supplémentaires dans la région par l'effet de la sous-traitance[14], c'est le premier établissement industriel des Alpes-Maritimes[15]. En 2013 Thales Alenia Space France est l'un des plus importants sites industriels de Thales Alenia Space. Sous l'impulsion du nouveau groupe, en 2008, l'entreprise étend ses installations sur un nouveau terrain de 3,5 hectares mis à sa disposition par la Ville de Cannes[16], par bail emphytéotique de 24 ans, avec la construction de trois bâtiments : le projet Odyssée. À partir de mars 2013, l'entrée officielle de l'établissement est transférée dans sa zone nord, au 5 allée des Gabians, toujours dans la zone industrielle de la Frayère du quartier de La Bocca[17].

Dirigeants successifs[modifier | modifier le code]

Se sont succédé à la direction des différents établissements du site, André Auniac[2] et Étienne Romano[1], les fondateurs de l'entreprise en 1929, Louis Marnay[18] en 1939, Gérard Chauvallon en 1976, Lucien Trousse en décembre 1981, Roger Imbert[19] en 1er octobre 1986, Jean Zieger le 1er juillet 1991, Jean-Pierre Henry[20] le 1er août 2003, Pierre Bénard[21],[22],[23] le 5 janvier 2009, Jean-Michel Capelli[24],[25] le 4 février 2013.

Palmarès[modifier | modifier le code]

Au palmarès de l'établissement, on trouve de nombreux records industriels :

Le spatial[modifier | modifier le code]

À partir des années 1960 et avec la création du Centre national d'études spatiales (CNES), l'établissement commence à travailler dans le secteur spatial, une volonté de son dirigeant Louis Marnay, à partir du constat de la dualité des activités techniques utilisées sur les cases à équipements des missiles et celles des plates-formes (ou module de service) des satellites.

Les technologies[modifier | modifier le code]

Les principales technologies spatiales sont développées à Cannes grâce à des contrats de recherche et développement (R&D) de l'entreprise elle-même (Aerospatiale en tout premier lieu), du CNES, puis de l'ESRO (devenant ESA plus tard). Elles portent principalement sur les structures avec utilisation des matériaux composites, les mécanismes, les générateurs solaires, le contrôle thermique (une technique dont l'établissement est à l'origine en Europe, ayant développé les programmes de calculs et les technologies dès les années 1970 pour les premiers satellites géostationnaires européens stabilisés trois-axes Symphonie) et l'optique spatiale. Ces technologies sont appliquées à de très nombreux programmes, ceux en maîtrise d’œuvre de l'établissement mais également à des contrats de sous-traitance d'autres maîtres d’œuvre, dont principalement :

Par contre, sauf à de rares exceptions, bien qu'ayant de nombreuses compétences dans les domaines de l'électronique et des télécommunications, l'établissement ne réalise pas d'équipements spatiaux dans ces domaines. Pour tous les satellites dont il assurera la maîtrise d’œuvre, il y aura coopération obligatoire avec des équipementiers de ces disciplines. Cela contribuera aux fusions sans doublons, et donc sans problèmes sociaux, avec les spécialistes de ces disciplines : Alcatel Space, Alenia Aeronautica.

Optique spatiale[modifier | modifier le code]

L'optique est une technologie majeure dans le spatial, car à l'origine de grands programmes d'observation de la Terre ou astronomique. Elle devient la grande spécialité de l'établissement, à partir du gain du contrat pour les caméras des satellites militaires Hélios. Cela vaut la réalisation d'un site unique en Europe pour développer et tester les optiques les plus performantes :

  • réflecteurs laser, dont l'établissement va devenir le Premier réalisateur européen, installés sur les véhicules lunaires soviétiques Lunokhod [32] et divers satellites de géodésie : Diadème, Starlette, Stella[33], Météosat P2 (expérience Lasso pour la synchronisation très précise d'horloges atomiques par laser).
  • les caméras des satellites militaires d'observation Hélios 1, puis celles d'Helios 2, puis celle du programme CSO[34].
  • les caméras des Pléiades[35], satellites d'observation de la Terre d'applications duales, civiles et militaires. Les instruments sont livrés à Astrium en 2008 et 2009[36].
  • le spectromètre imageur MERIS, la caméra du satellite ENVISAT, lancé le 1er mars 2002.
  • les caméras Végétation embarquées sur les satellite Spot-4 lancé le 23 mars 1998 (Ariane 40, Vol 107) et Spot-5, lancé le 3 mai 2002 (Ariane 42P, Vol 151).
  • IASI, instrument infrarouge le plus précis dans l'espace en novembre 2007, permettant d'améliorer fortement les prévisions météorologiques et ouvrant des perspectives exceptionnelles en climatologie[37]. Il est opérationnel en orbite à bord de METOP.
  • ISOTEL, le télescope, et ISOCAM, la caméra du satellite ISO.
  • COROTEL, le télescope du satellite CoRoT.
  • le télescope du satellite d'observation militaire turc Göktürk[38],[39].

Plate-formes en série[modifier | modifier le code]

Un exemple de Proteus : Satellite Jason-1

L'établissement développe quatre types de plates-formes qui font l'objet de réalisations en séries :

Maîtrises d’œuvre de programmes spatiaux[modifier | modifier le code]

La maîtrise d’œuvre d'un programme spatial implique, outre des activités de management, de gestion de contrats et sous-contrats, la nécessité d'une coopération multinationale et la pratique courante de la langue de Shakespeare. C'est à partir de 1973 que Cannes y est venue.

Satellites météorologiques[modifier | modifier le code]

C'est en 1973 que l'établissement gagne sa première maîtrise d’œuvre avec le programme de satellites météorologiques Météosat de l'ESA. Avec sept satellites de première génération puis quatre autres de seconde génération, c'est encore, en 2007 après plus de trente ans, le programme "phare" de Cannes[41]!

Article détaillé : METEOSAT.
Article détaillé : Météosat seconde génération.

Le 18 novembre 2010, l'établissement devient également maître d'œuvre de Météosat troisième génération[42], dont le contrat est signé le 24 février 2012[43].

Satellites de télécommunications[modifier | modifier le code]

Les satellites de télécommunications représentent, à partir des années 1990, la plus grande partie du chiffre d'affaires de l'établissement. Le plus gros du marché porte sur les satellites géostationnaires, en particulier après la création de la famille Spacebus. Plus tard l'établissement est impliqué dans les constellations de satellites en orbite basse pour la téléphonie, tout d'abord en tant que sous-traitant majeur sur le programme Globalstar de première génération, puis, à partir des années 2000, en remportant les appels d'offres internationaux pour les trois principales constellations mondiales[44].

Satellites géostationnaires[modifier | modifier le code]

Satellite Apstar-6, un Spacebus 4000C2

Les premières maîtrises d’œuvre de satellite de télécommunications viennent en 1981 avec la signature du contrat international avec Arabsat, organisme de la Ligue arabe, celui des satellites de télévision directe du programme franco-allemand TDF 1 et 2, TV-SAT et suédois Tele-X. Elle oblige l'établissement à s'impliquer dans de nouvelles disciplines telles que le marketing international, les négociations avec les agences de lancement, implication dans les centres de contrôle de satellites avec la formation des personnels adéquats permettant de livrer des systèmes « clés en main ». Un tel centre de contrôle permettant la mise à poste des satellites des clients a été installé sur l'établissement. Elle voit le début d'une très longue série basée sur la plate-forme Spacebus générant plus de 50 % du chiffre d'affaires de l'établissement.

Article détaillé : Spacebus.

En 2008, les satellites Spacebus étendent leurs capacités aux télécommunications avec les mobiles, grâce à un nouveau contrat avec Inmarsat, signé conjointement avec la visite de Luc Chatel, Secrétaire d'État à l'Industrie, constatant la place de Thales Alenia Space en tant que leader européen et troisième mondial de l'industrie des satellites[27].

Constellations de satellites[modifier | modifier le code]

  • la seconde génération de la constellation de 48 satellites en orbite basse pour les liaisons avec les mobiles Globalstar seconde génération, un contrat signé en octobre 2006[45].
  • la constellation de satellites O3b pour O3b Networks, Ltd., 16 satellites de télécommunications en orbite basse devant offrir des services de déport de réseau Internet par satellite à faible période de latence vers les pays émergents et en voie de développement dans le monde entier à des vitesses pouvant atteindre 10 Gb/s et d’une capacité totale combinée de 160 Gb/s, un contrat gagné en septembre 2008[46]. Outre la maîtrise d'œuvre exécutée à Cannes, l'établissement réalise aussi les plates-formes des 16 satellites de 700 kg chacun, la partie électronique et l'assemblage final des satellites incombant respectivement aux sites de Toulouse et Rome de Thales Alenia Space[47]. En novembre 2011, le client commande quatre satellites complémentaires[48].
  • Iridium Next, la seconde génération Iridium : une commande de 81 satellites, le 2 juin 2010, pour un montant de 2,1 milliards de dollars, l'établissement assurant principalement la maîtrise d'œuvre et l'ingénierie, un travail sur 7 ans représentant plus d'un million d'heures de travail[30],[49] ; un contrat signé le 25 octobre 2010[50].

Satellites scientifiques[modifier | modifier le code]

Le satellite Herschel

C'est l'ESA qui, en septembre 1984, attribue à Cannes, avec le télescope spatial ISO, sa première grande maîtrise d’œuvre dans le domaine des satellites scientifiques.

ISO sera suivi par le télescope Herschel et par le satellite Planck, lancés le 14 mai 2009[51],[52]. C'est l'une des grandes aventures de l'astronomie du XXIe siècle qui se précise et dans laquelle le Cannois Thales Alenia Space se trouve au premier rang. Un lancement qui représente le plus important contrat jamais confié à l’industrie dans le domaine des sciences spatiales et qui ouvre une nouvelle aventure : l'observation des rayonnements les plus froids de l'univers. Une nouvelle étape qui permettrait d'accéder au rayonnement fossile de la toute première lumière de l’univers, émise 380 000 ans après le Big Bang, il y a plus de 13 milliards d’années. Ces deux observatoires, les plus complexes jamais réalisés en Europe, seront placés en orbite autour d’un point stable situé à 1,5 million de kilomètres de la Terre, dit point de Lagrange. C'est ce qui leur assurera des conditions thermiques optimales pour observer les rayonnements les plus froids de l’univers.

Article détaillé : Télescope spatial Herschel.
Article détaillé : Planck (satellite).

Dans le cadre de la série des satellites Proteus, certains satellites tel que CoRoT, sont destinés à l'astronomie.

Sondes spatiales[modifier | modifier le code]

La sonde Huygens avant son lancement

C'est l'établissement qui réalise la sonde spatiale Huygens, qui s'est posée sur Titan, satellite de Saturne, le 14 janvier 2005, de la mission Cassini-Huygens. Cet événement a été illustré par une fresque sur la façade principale du bâtiment de bord de mer, pendant quelques années. Cinq années plus tard, en janvier 2010, l'établissement, célèbre la moisson mirifique de données recueillies[53].

Satellites de télédétection[modifier | modifier le code]

Plusieurs satellites de télédétection sont réalisés :

  • basés sur la plate-forme Proteus
    • Jason-1 (télédétection pour la mesure de la hauteur des océans, lancé le 7 décembre 2001) ;
    • puis Jason-2[54],
    • puis Jason-3, un modèle récurrent de Jason-2, commandé le 24 février 2010[55] ;
    • CALIPSO (satellite de météorologie lancé le 28 avril 2006) ;
    • SMOS (mission d'étude de l'humidité des sols).
  • basés sur une plateforme plus performante :
    • Sentinelle 3, un contrat signé par Thales Alenia Space avec l'Agence spatiale européenne, le 14 avril 2008, pour un satellite qui sera réalisé à Cannes[56], pour une mission d'océanographie ainsi que de surveillance de la végétation sur les terres émergées, un lancement prévu en 2012. L'ESA et Thales Alenia Space mettent en place, c'est une première, un site web permettant de suivre en temps réel la réalisation du satellite avec des commentaires des principaux intervenants[57]. Ces satellites de haute technologie aideront à la gestion des questions environnementales les plus vitales au cours des prochaines années par leur capacité à fournir régulièrement des informations fiables et de grande précision, à une échelle globale. Le constructeur cannois de l'espace a décidé de communiquer et de participer à la Convention-cadre des Nations Unis de Copenhague[58],[59].
    • le satellite d'observation militaire turc Göktürk[38], critiqué par Israël[60].

Moyens industriels[modifier | modifier le code]

La réalisation de satellites artificiels nécessite des moyens industriels très spécifiques et souvent impressionnants : salles blanches, de très grandes dimensions, pour assurer le montage dans des conditions de propreté rigoureuses, moyens d'essais mécaniques simulant les conditions de vol du lanceur, moyens d'essais radioélectriques permettant de vérifier les performances en télécommunications de satellites de plus en plus complexes.

Moyens d'essais - AIT[modifier | modifier le code]

Un satellite comporte une activité technique essentielle : assemblage, intégration et tests (AIT). Cela implique la mise en place de moyens d'essais spécifiques très complexes et coûteux :

  • essais de vibration sur un pot vibrant
  • résistance au bruit subi pendant le lancement, avec essai dans une chambre acoustique réverbérante
  • essais vide-thermique permettant de simuler le fonctionnement du satellite dans les conditions spatiales, dont une grande chambre de 550 m3 installée en 1994[61]
  • mesures des performances radio-électriques dans une chambre anéchoïde
  • essais mécaniques spéciaux comme la mise en apesanteur des générateurs solaires et des réflecteurs d'antennes
  • des équipements mécaniques, électriques et électroniques spécifiques aux vérification de fonctionnement (MGSE, EGSE) et le développement des logiciels associés.

L'établissement s'est équipé progressivement de tels moyens lui permettant de devenir, dans les années 1990, le premier constructeur de satellites européen[11]. Pour faire face à la taille croissante des satellites, l'établissement doit s'équiper de moyens de plus en plus importants. Le 5 décembre 2005, est inaugurée par Christian Estrosi, ministre délégué à l'aménagement du territoire, la plus grande chambre acoustique d'Europe[62]. Ces moyens sont utilisés pleinement, bien évidemment, pour les satellites réalisés en maîtrise d'œuvre à Cannes, ou pour les sous-systèmes livrés à d'autres maîtres d'œuvre. Mais ils sont également utilisés par d'autres constructeurs ne disposant pas de tels moyens aussi sophistiqués comme l'antenne du véhicule spatial Cassini, réalisée en Italie, testée dans la grande chambre anéchoïde de Cannes ou le satellite militaire italien de télécommunications Sicral (it)[63]. Tous les satellites complètement intégrés à Cannes partent vers un port spatial depuis l'aéroport de Nice-Côte d'Azur, par un avion cargo de très grande dimension, un Antonov An-124, affrété à cet effet.

Centre de contrôle de satellites[modifier | modifier le code]

À partir des années 1990, l'établissement ajoute une activité à ses obligations de maître d'œuvre : la formation des opérateurs futurs avant livraison de leur satellite en orbite. Dans les années 2000, une activité annexe s'y ajoute : le service après-vente des satellites en orbite. Un centre de contrôle des satellites en orbite se monte progressivement permettant aux ingénieurs cannois de venir en aide aux clients, en temps réel, lorsqu'un problème est rencontré à bord. Quelques années plus tard, ce centre de contrôle étend ses compétences aux opérations de mise à poste des satellites, dès leur séparation du lanceur. Un logiciel spécialisé "Insat3D" développe par Telespazio[64], le partenaire de Thales Alenia Space, permet de faire ces opérations avec une visualisation en 3D des manœuvres[65].

Un bâtiment spécifique : Odyssée[modifier | modifier le code]

En 2008, lors de son appartenance à Thales Alenia Space, l'entreprise étend ses installations sur un nouveau terrain de 3,5 hectares mis à sa disposition par la Ville de Cannes[16], par bail emphytéotique de 24 ans, avec la construction de trois bâtiments pour 25 000 m2 de plancher au total, accueillant des bureaux, les services de logistique et de nouvelles salles blanches pour le montage de satellites[66] : le projet Odyssée. Ce projet Odyssée, grâce à un investissement de 41 millions d’euros, va reconfigurer la moitié de l’établissement, permettant à l'établissement de devenir l’un des plus modernes d’Europe, de quoi permettre au numéro un européen des systèmes satellitaires de répondre à une activité soutenue[67]. Ce bâtiment traité en Open space, fait l'objet d'un soin attentif pour améliorer la qualité de vie des employés au travail permettant d’accueillir 800 postes de travail et d’offrir 700 places en salles de réunion, dont la conception a été pensée de manière à faciliter le travail en équipes autour des programmes développés[68]. En 2010, en plein effet de la Crise, le ministre de l'Industrie, Christian Estrosi, apporte au projet une aide significative de 30 millions d'euros[69]. Le 20 août de la même année, le bâtiment est présenté aux autorités cannoises[70],[71].

Maquette virtuelle numérique[modifier | modifier le code]

Sa maquette numérique a été réalisée au CSTB de Sophia Antipolis, dans le simulateur EVE (Environnement Virtuel Enrichi)[72]. Elle sert à des études d’impact de l’environnement sur le choix des matériaux. En particulier, situé à proximité de l’aéroport de Cannes - Mandelieu, des simulations des bruits provoqués lors des décollages des avions, permettent un choix judicieux des matériaux d’isolation phonique pour le bâtiment. Y sont menées aussi les études thermiques, de circulation des personnes (accessibilité, propagation d’incendies, évacuation des personnes, plan de signalisation, etc.), et, implantée dans une zone pouvant être inondée, la simulation de la montée des eaux.

Effets de la crise[modifier | modifier le code]

L'établissement subit aussi l'effet de la crise économique apparue en 2008 :

  • En début 2009, malgré la crise, l'entreprise poursuit sa croissance[73],[74],[75].
  • 2010 est une année faste avec un carnet de commande historique suite aux nouveaux contrats Météosat troisième génération et la constellation Iridium Next[76]et de figurer parmi les 15 entreprises les plus actives du département[77]. Cela permet au site de poursuivre son extension tant sur le plan des bâtiments que celui des effectifs[78],[79],[80]. Mais cela n’empêche pas les conflits sociaux allant jusqu'à bloquer l'arrivée des camions d'azote liquide servant aux essais des satellites dans les caissons de simulation des conditions spatiales[81].
  • 2011 présente un bilan correct avec un chiffre d'affaires stable et des embauches en hausse. Lors de la présentation des vœux à la Presse en début 2012, le directeur, Pierre Bénard[82] , cite une prise de commande de satellites bien inférieure à l'année précédente et ses commandes records de constellations de satellites de télécommunications, mais avec un chiffre d'affaires stable, de l'ordre de 2 milliards d'euros pour la société mère Thales Alenia Space. La concurrence américaine se fait fortement sentir à cause d'un cours du dollar très faible faisant perdre 10 % de compétitivité à une entreprise française. L'embauche d'une centaine de personnes en début 2011, porte l'effectif à 2014 employés, pour faire face à ces nouvelles productions de masse. La fin de l'année et les perspectives incertaines dans le contexte de l'élection présidentielle française de 2012, ne permettent pas de poursuivre ce rythme[83].
  • En janvier 2014, dans le cadre du vaste plan de compétitivité annoncé en décembre, Thales Alenia Space annonce une réduction de 7 % de ses effectifs dans l'hexagone, soit environ 300 suppressions de poste[84],[85]. Pour l'établissement de Cannes, une réduction d'effectif de 146 postes est évoquée dès le début d'année[86],[87].

Impact économique dans la région[modifier | modifier le code]

Le chiffre d'affaires de Thales Alenia Space[88] est essentiellement traduit en salaires pour les personnels et ceux des entreprises sous-traitantes. Une règle de trois entre les effectifs de l'établissement et ceux de la maison-mère, soit 26 %, donne environ 500 millions d'euros par an. Pratiquement tous les satellites produits sont exportés et passent en douane à l'aéroport de Nice, ce qui fait de l'établissement l'un des premiers exportateurs de la Côte d'Azur, à l'égal des parfums de Grasse. Avec plus de 2 000 employés, l'établissement génère une économie importante dans la région, en impôts et taxe professionnelle, mais surtout par les dépenses de nombreuses familles, dont le logement. Ce dernier étant d'un coût élevé sur les communes littorales, les personnels se sont, dès les années 1970, installés dans l'arrière-pays[15], s'impliquant souvent dans la vie sociale, associative, voire politique de nombreuses communes des départements des Alpes-Maritimes et du Var. Impact également sur le plan de la restauration du personnel, avec deux restaurants d'entreprise servant près de 1 600 repas par jour, probablement le plus grand du département[89]!

Relations avec la ville de Cannes[modifier | modifier le code]

De tous temps l'établissement a eu des relations étroites avec la ville de Cannes, et surtout depuis qu'il a pris un essor formidable dans l'industrie spatiale, devenant le premier constructeur de satellites européen et le premier site industriel de la ville et du département des Alpes-Maritimes[15]. Les maires qui se sont succédé aux commandes de la ville, se sont impliqués aux plus hauts niveaux de l'État, plaidant des dossiers pour la sauvegarde de ce site et le maintien de ses activités souvent convoitées par d'autres régions, dont celle de Toulouse. La municipalité aide également l'entreprise par la mise à disposition de terrains pour l'extension du site [90], dont la Première pierre est posée 12 octobre 2009[91],[92] ou des travaux d'envergures nécessaires pour certaines de ses activités, tels que l'augmentation de la hauteur d'un ouvrage d'art sous une voie ferroviaire nécessaire pour laisser passer les camions[93], une dizaine de convois exceptionnels chaque année, transportant les satellites vers l'aéroport de Nice pour leur départ vers les bases de lancement[94], inauguré le 5 septembre 2011 par Bernard Brochand, maire de Cannes[95].

Comité d'établissement[modifier | modifier le code]

Grâce à un financement important venant d'une part des salaires des très nombreux employés, le Comité d'établissement développe de nombreuses activités culturelles et sportives. Célèbre dans la région, du fait de l'activité sur la plage située devant l'établissement, son club de voile, l'Association Voile Espace est très fréquentée pendant toute la belle saison cannoise[96]. Il participe depuis longtemps aux régates en équipage organisées au niveau européen pour les entreprises participant au programme Ariane : l'Ariane's Cup. Le CE joue également un rôle de pionnier dans la région pour les crèches en entreprise[97], en ayant démarré les travaux pour une ouverture début 2009[98].

Cannes aéro spatial patrimoine[modifier | modifier le code]

En 2007, une association Loi 1901, Cannes aéro spatial patrimoine (CASP), voit le jour, à l'initiative de Philippe Jung, pour mettre en valeur le patrimoine de cette établissement industriel au long passé dans l'aéronautique, puis l'astronautique. En 2010, un Protocole d'accord entre l'établissement et l'association est signé par Pierre Bénard[23], directeur de l'établissement, et Philippe Samson, président de l'association[99]. En 2011, est mis en place un site web en mode wiki, utilisant le même logiciel MediaWiki employé pour le présent Wikipédia : CASPWiki[100]. À partir de juillet 2011, le président est Guy Lebègue.

Médiatisation[modifier | modifier le code]

À partir des années 1975 et la montée en puissance de la très médiatique industrie spatiale, l'établissement s'ouvre sur l'extérieur. Des opérations de relations publiques commencent à être entreprises sur une grande échelle, participant à l'assistance aux équipes de marketing : presse écrite et télévisuelle, accueil de visiteurs et clients de plus en plus nombreux, expositions, et salons dans le monde entier, mais également localement faisant connaître les activités de l'établissement dans la région, largement relatées dans les colonnes des journaux locaux, dont principalement Nice-Matin[101].

Eco'Parc de Mougins[modifier | modifier le code]

D'octobre 2011 à mars 2012, l'entreprise est partenaire de l'Eco'Parc de Mougins qui organise une manifestation entièrement consacrée à l’Espace : "A la Découverte de l’Espace", en partenariat avec la Cité de l'espace, le Centre national d'études spatiales (CNES)[102].

aerospatiale 06[modifier | modifier le code]

Le 1er octobre 1982, Lucien Trousse, directeur de l'établissement, crée le journal d'entreprise aerospatiale 06. Le rédacteur en chef est Pierre Marchal, responsable des relations extérieures. Il sera publié régulièrement tous les mois pendant 16 ans jusqu'en 1998 et la reprise de l'établissement par Alcatel Space. Outre une diffusion à tout le personnel, il est distribué également à toutes les personnalités régionales, participant ainsi à une meilleure connaissance des activités de l'établissement. Le 1er avril 1986, Guy Lebègue succède à Pierre Marchal et prend la responsabilité des relations extérieures et de la rédaction du journal.

Journées portes ouvertes[modifier | modifier le code]

C'est aussi à partir de cette époque que l'établissement peut commencer à montrer à l'extérieur ses activités, tout d'abord vers son personnel, mais également aux responsables industriels et politiques locaux, par le biais de Journées portes ouvertes (JPO), difficiles à organiser compte tenu de la complexité des installations et des salles blanches difficilement « visitables ». Deux furent organisées, dont la presse se fit largement écho : mai 1983[5] & 30 septembre 2006.

Vitrine des hautes technologies[modifier | modifier le code]

À partir des années 1980, l'établissement devient une vitrine des réalisations hautement technologiques d'aerospatiale. Vont y défiler, souvent en parallèle avec des visites des chaînes Airbus, des personnalités de tous pays, guidées par les PDG des entreprises successives. Visites relatés par le livre d'or de l'établissement, la Revue aerospatiale, comme il se doit, et la presse locale (dont principalement Nice-Matin[101]), nationale ou internationale. Pour ne citer que celles de chefs d’État et de Gouvernements : Henri Martre, PDG d'aerospatiale, fait l'honneur de l'établissement au roi et la reine d'Espagne, en présence d'Hubert Curien, ministre de la recherche, le 10 juillet 1985[103] et à Franz Josef Strauß, le ministre président de Bavière, en juillet 1987 ; Serge Tchuruk, PDG d'Alcatel, et Pascale Sourisse, PDG d'Alcatel Alenia Space, reçoivent Jacques Chirac, président de la République, le 9 mars 2006[104].

Auditorium du Space Camp[modifier | modifier le code]

En 1993, lors de la reprise des bâtiments de l'ancien Space Camp de Patrick Baudry, l'établissement se voit doté d'un auditorium de 200 places, d’architecture futuriste, qui va servir à de nombreuses manifestations : pour le fonctionnement interne de l'entreprise, dont des colloques au profit des clients, des événements culturels organisés par le comité d'entreprise, des séances de projection en direct des lancements des satellites construits sur le site ; pour abriter des événements culturels extérieurs, comme les conférences mensuelles du groupe régional de l'AAAF, des concerts de l'orchestre régional de Cannes-Provence-Alpes-Côte d’Azur, des assemblées générales de l'Association Andantino, etc. En 2011, l'établissement arrête la location des bâtiments, les bureaux d'ingénierie satellites étant transférés dans le nouveau bâtiment Odyssée. C'est la fin de l'utilisation de l'auditorium emblématique ayant connu de nombreuses manifestations accessibles au grand public pendant ces 18 années.

Vidéo clips[modifier | modifier le code]

À partir des années 1986, le besoin de moyens de communication modernes se précise. Des vidéo clips sont produits mettant en avant divers produits. Visite Cannes[105], une vidéo de 15 minutes est produite en 1988, sous drapeau Aerospatiale, montrant l'établissement, son historique, ses activités actuelles, son implication dans la région. Il sert de clip d'accueil pour les visiteurs, mais est utilisé également sur de nombreuses expositions ou salons, dont celui du Salon international de l'aéronautique et de l'espace de Paris-Le Bourget, sur lequel il est vu de tous publics régulièrement tous les deux ans. Il sera réactualisé lors des restructurations de l'entreprise, en 1998, arborant le drapeau Alcatel Space, puis en 2005, arborant le drapeau Alcatel Alenia Space, puis en 2008, arborant le drapeau Thales Alenia Space, et est toujours prisé des nombreux visiteurs, grand public, en particulier.

Participation à des associations[modifier | modifier le code]

  1. Gestion des risques et vulnérabilité des territoires[110], Président Joël Chenet, directeur de la stratégie et marketing, Thales Alenia Space
  2. Solutions communicantes sécurisées[111] (SCS), Président Jean-Pierre Henry[112], directeur de l'établissement. Ce pôle regroupe plus de 150 acteurs industriels dans les domaines de la microélectronique, des télécommunications, des logiciels, du multimédia, représentant en 2006 plus de 40 000 emplois avec comme objectif de passer à 65 000 emplois dans les 10 ans. Y sont associées 14 écoles, formant 1 500 ingénieurs et doctorants par an, des investissements privés et publics de 200 millions d'euros (chiffre 2005)[113].
  3. Pégase, recherche en aéronautique/espace, en liaison avec le pôle Aerospace Valley, porté par Thales Alenia Space.

Convention de partenariat avec l’Académie de Nice[modifier | modifier le code]

Une convention de partenariat est en place avec l’Académie de Nice portant sur le projet « Air et Espace » avec le collège des Campelières ainsi que les actions visant à renforcer la connaissance des métiers et des formations dans les domaines scientifiques et technologiques. Elle est renouvelée pour une durée de trois ans, le 20 mai 2011, entre Pierre Bénard et Claire Lovisi, Recteur d'académie et Philippe Jourdan, Inspecteur d'Académie[114].

Développement durable[modifier | modifier le code]

En plus de réaliser dans l'établissement de nombreux satellites destinés, au plan mondial, à l'écologie et au développement durable, tels les METEOSAT, Metop, ENVISAT, Jason, CALIPSO, l'établissement s'implique dans ces disciplines au plan régional avec des initiatives comme le développement des projets de pistes cyclables[115] pour les employés, la mise en place du covoiturage[116], un dialogue parfois musclé avec la Ville de Cannes et son service de transport en commun[117].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c Étienne Romano sur le site CASPWiki, cannes-aero-patrimoine.net
  2. a, b et c André Auniac sur le site CASPWiki, cannes-aero-patrimoine.net
  3. Biographie de Jan-Michel Capelli
  4. Le pourquoi de cette dénomination est expliqué dans la rubrique introductive du site de l'association : Genèse d'une dénomination
  5. a, b, c, d, e et f Œuvre historique collective, dont Roger Béteille, Jean-Jacques Dechezelles, Philippe Jung, Guy Lebègue, etc., 80 ans de passion, le site de Cannes de 1919 à 1999, Editions Version Latine,‎ 1999
  6. Voir Chantiers aéronavals Étienne Romano sur le site CASPWiki
  7. Le Littoral, 18 août 1929, archivesjournaux.ville-cannes.fr (début) et (fin)
  8. « mars 1941 : le bureau d'études Bloch est installé à Cannes », sur le site web de Dassault-Aviation, en ligne sur www.dassault-aviation.com
  9. Œuvre historique collective, dont Jean-Claude Pecker, préface de Jacques Blamont, avant-propos de Yannick d'Escatha, etc., Les débuts de la recherche spatiale française : au temps des fusées-sondes, Paris, Editions Edite pour l'Institut français d'histoire de l'Espace,‎ 2007 (ISBN 978-2-846-08215-0)
  10. Les « Pierres Précieuses », sur le Site de Jean-Jacques Serra
  11. a, b, c et d (fr) (en) Delphine Defrain, (trad. Robert J. Amram), « Cannes, l'espace avant tout », dans Revue aerospatiale, n°81, septembre 1991
  12. 10 entreprises françaises championnes du monde : Alcatel Alenia Space, Journal du net.
  13. (fr) Création d’une nouvelle Alliance Spatiale entre Thales et Finmeccanica, communiqué de presse, Telespazio (it), 10 avril 2007.
  14. « Thales Alenia Space met le département sur orbite », dans Nice-Matin numéro spécial "La Côte d'Azur, terre d'excellence", 3 novembre 2011
  15. a, b et c Christian Apothéloz, « Alcatel space à Cannes Plus qu’une entreprise, une légende » dans Le Nouvel économiste, mars 2002
  16. a et b P.V., « Cannes : Thalès Alenia Space prend ses aises à La Bocca », dans Nice-Matin, 23 septembre 2008, en ligne sur www.cannes.maville
  17. « Thales Alenia Space France » sur le site score3.fr de Pouey international, extrait de la base de données SIRENE de l'Insee, score3.fr
  18. Louis Marnay sur le site CASPWiki, cannes-aero-patrimoine.net
  19. Roger Imbert sur le site CASPWiki, cannes-aero-patrimoine.net
  20. Jean-Pierre Largillet, « Alcatel Space Cannes : Jean-Pierre Henry succède à Jean Zieger », SophiaNet.com, 30/6/2006
  21. Jean-Pierre Largillet, « Cannes : Pierre Bénard à la tête de Thales Alenia Space », dans www.webtimemedias.com, 7 janvier 2009, webtimemedias.com
  22. Dominique Perron Rousset, « Pierre Bénard à Cannes : un X-Mines dans l'espace », dans WebTimeMedias, 19 avril 2012, webtimemedias.com
  23. a et b Pierre Bénard sur le site web CASPWiki, cannes-aero-patrimoine.net
  24. Communiqué de presse du groupe Thales, « Jean-Michel Capelli nommé Directeur de l’Etablissement Thales Alenia Space de Cannes », 4 février 2013, thalesgroup.com
  25. « Jean-Michel Capelli, directeur de l'établissement de Cannes de Thales Alenia Space », dans Air & Cosmos, no 2347, 22 février 2013
  26. Thales Alenia Space, record orders in 2006, communiqué de presse de Thales Alenia Space
  27. a et b Georges Bertolino, « Des satellites pour mobiles : le nouvel avenir de Thales-Alenia à Cannes », Nice-Matin, Cannes, 23 août 2003 en ligne sur www.cannes.maville.com
  28. Christian Lardier, « Ariane-5 : un tir de l'industrie européenne - le 50e Spacebus », dans Air & Cosmos, N° 2100, du 16 novembre 2007
  29. « Météosat fête ses 30 ans ! », 27 novembre 2007, dans revue de presse thales
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  31. « Navigation par satellites : Giove-B rejoint la constellation Galileo », 27 avril 2008, dans Nice-Matin
  32. Lunakhod Missions lunaires soviétiques
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  61. (fr)(en) Guy Lebègue, (trad. Robert J. Amral), « Cannes : La Terre, c'est déjà l'espace », dans Revue aerospatiale, n°108, mai 1994
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  69. Eric Néri, « Christian Estrosi : "Mon plan pour relancer l'industrie française" », dans Nice-Matin, 11 janvier 2010
  70. P.C., « Bernard Brochand s'offre une “Odyssée” dans le futur site de Thales », dans Nice-Matin, 23 août 2010.
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  72. Guy Lebègue, (AAAF), Eric Lebègue, (CSTB), Laurent Lebègue, (CNES), « Du spatial aux travaux publics: les maquettes virtuelles - Le projet d'extension Alcatel Odyssée » dans Lettre AAAF Cannes, spécial mars 2007, publiée sur archive-host.com, reprise dans La Lettre AAAF N°6 de juin 2007, (ISSN 1767-0675)
  73. Fred Maurice, « Malgré la crise, Thalès Alenia Space poursuit son envolée », dans Nice-Matin, 23 janvier 2009, en ligne sur www.cannes.maville.com
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  77. Camille d'Aillières, « A Cannes, les 15 entrepreneurs les plus actifs », dans l'Express, 17 juin 2011, A Cannes, les 15 entrepreneurs les plus actifs
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  79. Emmanuel Maumon, « 2010, année exceptionnelle pour Thales Alenia Space : l’interview sonore de Pierre Bénard », dans WebTimeMedias, le 14 janvier 2011,2010, année exceptionnelle pour Thales Alenia Space
  80. Frédéric Jaubert, « 2011 : une année décisive pour Thales Alenia Space », dans Entreprises Azur, le 14 janvier 2011, 2011 : une année décisive pour Thales Alenia Space
  81. Jean-Pierre Largillet, « Thales Alenia Space suspendu à la réunion de vendredi avec le Pdg », dans WebTimeMedias, 24 février 2011, Thales Alenia Space suspendu à la réunion de vendredi avec le Pdg - L'accès à l'azote débloqué par voie juridique
  82. Emmanuel Maumon, « Thales Alenia Space : une année 2012 riche en activités », dans WebTimeMedias, 19 janvier 2012, interview sonore de Pierre Bénard
  83. D.P., « Thales Alenia Space reste un fleuron de l'industrie », dans Nice-Matin, 19 janvier 2012
  84. Alain Ruello, « Satellites : Thales Alenia Space veut supprimer 7 % de ses effectifs en France », dans Les Échos, 29 janvier 2014, Satellites : Thales Alenia Space veut supprimer 7 % de ses effectifs en France
  85. Hassan Meddah, « La filière européenne des satellites en crise », dans Usine nouvelle, 30 janvier 2014, La filière européenne des satellites en crise
  86. GA. P., « Thales Alenia Space ; 146 emplois menacés à Cannes », dans Nice-Matin, 31 janvier 2014, enn ligne sur le site de Nice-Matin
  87. Jean-Pierre Largillet, « Thales Alenia Space va supprimer 146 postes à Cannes », dans WebTimeMedias, 31 janvier 2014, Thales Alenia Space va supprimer 146 postes à Cannes
  88. Emmanuel Maumon, « Horizon dégagé pour Thales Alenia Space », interview sonore du directeur du site de Cannes, Jean-Pierre Henry dans webtimemedias.com, 27 janvier 2008, webtimemedias.com
  89. Chrystèle Burlot, Cannes : Thalès Alenia Space réussit mieux les satellites que les plats cuisinés !, Nice-Matin, 3 octobre 2007, on-line sur maville.com
  90. Emmanuel Maumon, « 2007, Odyssée de l’espace pour Alcatel Alenia Space : un site sur lequel, devrait être donné le premier coup de pioche d’un grand projet d’extension baptisé Odyssée », 27 décembre 2006, on line avec interview radio sur www.webtimemedias.com
  91. J.-M. CH, « Cannes : une nouvelle "Odyssée" pour Thales Alenia Space », dans Nice-Matin, 14 octobre 2009
  92. Emmanuel Maumon, « Thales Alenia Space se lance dans une nouvelle odyssée pour mieux s’enraciner à Cannes », dans WebTimesMedia, 13 octobre 2009, Interview sonore de Pierre Bénard, directeur du site
  93. « Un pont plus haut pour faire passer les satellites ! », dans Nice-Matin, 23 septembre 2008
  94. Ludovic Laurenti, « Cannes : les satellites pourront passer sous le pont de la Roubine », 23 avril 2008, dans Nice-Matin, online www.cannes.maville.com
  95. Delphine Parra, « Pont-rail de la Roubine : les gros camions peuvent passer », dans Nice-Matin, 6 septembre 2011
  96. Association Voile Espace, antoine.rerolle.neuf.fr
  97. Pierre valet, « Cannes : Crèches privées pour pallier la pénurie », dans Nice-Matin, 25 février 2008, online sur www.cannes.maville.com
  98. « Thalès et Amadeus pionniers : les salariés de Thales Alenia Space auront une crèche d'entreprise début 2009 », explications de Philippe Samson, secrétaire du Comité d'établissement dans Nice-Matin, 25 février 2008
  99. Protocole d'accord TAS-F / CASP
  100. CASPWiki, le site web de l'association Cannes Aéro Spatial Patrimoine
  101. a et b Nice-Matin, le quotidien régional qui couvre largement, à longueur d'années, les activités techniques et les informations économiques de l'établissement
  102. Jean-Pierre Largillet, « Eco'Parc de Mougins : Thales Alenia Space expose ses satellites emblématiques », dans WebTimeMedias, 23 octobre 2012, Eco'Parc de Mougins : Thales Alenia Space expose ses satellites emblématiques
  103. « Visite des souverains d'Espagne à Cannes », Revue aerospatiale, n° 22 page 5 + photo, septembre 1985.
  104. Jacques Chirac visite les installations d'Alcatel Alenia Space à Cannes, dans divers médias, dont Site de l'Elysée , Palais de l'Élysée, 3 mars 2006.
  105. Filmographie du centre spatial de Cannes Mandelieu
  106. Convention multipartite / PARSEC, originel signé en juin 2001
  107. Visite de l'établissement
  108. « Renouvellement de la convention PARSEC/Thales Alenia Space », dans le Blog Astrorama, en ligne sur astrorama-parsec.blogspot.com
  109. Emmanuel Maumon, « Assemblée Générale de la CCI : le point sur les pôles de compétitivité », dans WebTime Media, 26 septembre 2008, en ligne sur www.webtimemedias.com, avec interview sonore de Jean-Pierre Henry
  110. Site du Pôle Gestion des risques
  111. Emmanuel Maumon, « Le Pôle SCS serein face à l’évaluation des pôles de compétitivité », le 12 novembre 2007, avec interview radio du président Jean-Pierre Henry, online WebTime Media
  112. Jean-Pierre Largillet, « Pôle SCS : Jean-Pierre Henry élu président cette fois à l'unanimité », 17 décembre 2007, online WebTime Media
  113. R.P., « Sophia relève de défi de la sécurité des communications », dans Nice-Matin, 18 octobre 2008
  114. Renouvellement de la convention de partenariat avec Thales Alenia Space et l’Académie de Nice
  115. J.P., « Chez Thales, le vélo dépasse le train, le bus et le covoiturage », dans Nice-Matin, le 9 novembre 2007
  116. Philippe Dupuy, Covoiturage : le bel exemple de Texas Instruments et Thalès, dans Nice-Matin, 25 septembre 2007, En ligne sur cannes.maville.com
  117. « Transports en commun : les 45 minutes de trop. Ce n'est pas de la colère, mais on attend beaucoup plus du SITP. », sur www.cannes.maville.com, Nice-Matin,‎ 2 février 2008 (consulté le 25 août 2009) : « Venant de Jean-Pierre Henry, le très mesuré directeur du site cannois de Thales Alenia Space, la phrase sonne comme un coup de colère »

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Filmographie[modifier | modifier le code]

  • 1988, (fr) (en), Visite Cannes, vidéo 15 minutes, scénario et mise en scène : François Canéparo, Guy Lebègue (Aerospatiale), Sandrine Bielecki (Alcatel Alenia Space) ; montage, sonorisation, doublage son bilingue français-anglais : Jean-Noël Angot (World Magazine), réactualisé en 2008 avec les informations concernant le nouveau nom de société : Thales Alenia Space.
  • Planète Côte d'Azur, film documentaire 52 minutes, réalisation Arnaud Gobin, 2011, diffusé sur France3 le 16 novembre 2011.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

le passé industriel
le présent industriel
les grands programmes

Liens externes[modifier | modifier le code]