Base de lancement

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vue aérienne du centre spatial Kennedy, la base de lancement utilisée par le programme Apollo et les navettes spatiales américaines
Zoom sur le bâtiment d'assemblage. Le petit bâtiment qui s'en détache au milieu des parkings est le centre de lancement.
Sous un autre angle au premier plan l'une des deux aires de lancement, au fond le bâtiment d'assemblage

Une base de lancement, appelé dans certaines circonstances port spatial, astroport ou cosmodrome, est, dans le domaine de l’astronautique, un lieu où sont réunis un ou plusieurs ensembles de lancement, des moyens logistiques et des installations permettant la préparation, le lancement et le suivi des premières phases de vol d’un lanceur et la mise en œuvre des mesures de sauvegarde. Une base de lancement fait partie d'une base ou centre spatial qui peut inclure entre autres des installations destinées à la fabrication du lanceur comme au Centre spatial guyanais (Kourou) ou sa remise en condition comme au Centre spatial Kennedy.

Description[modifier | modifier le code]

Une base de lancement comporte les éléments suivants :

  • un ou plusieurs ensembles de lancement. Le terme « ensemble de lancement » désigne une partie de la base de lancement, permettant de préparer de manière autonome un lanceur. Un ensemble de lancement peut comporter :
    • des bâtiments d'assemblage dans lesquels le lanceur et sa charge utile (satellite artificiel, sonde spatiale,…) sont assemblés ;
    • un bâtiment de préparation de la charge utile (il peut être commun aux ensembles de lancement comme à Kourou) ;
    • une ou plusieurs aires de lancement (ou zones de lancement) depuis lesquels les fusées sont tirées. La présence de plusieurs aires de lancement permet de raccourcir le délai de lancement (avec deux aires de lancement, deux fusées peuvent être tirées dans un intervalle très court). L'aire de lancement est éloignée de tous les autres bâtiments pour limiter les dégâts si le lanceur explosait au décollage ou au sol (5 km entre le VAB et les aires de lancement au Centre Spatial Kennedy) ;
    • un centre de lancement qui coordonne l'assemblage du lanceur, les tests et le lancement proprement dit.
  • des moyens logistiques ;
  • des moyens de mesure ;
  • des moyens de sauvegarde mis en œuvre en cas d'incident ;
  • une salle de contrôle qui prend en charge les opérations sur le lanceur et sa charge utile à partir du moment où celui-ci a décollé.

La base de lancement du centre spatial de Kourou comporte six ensembles de lancements dont trois sont désaffectés, un actif (ELA-3 utilisé pour lancer Ariane 5), un en cours de rénovation (ELA-1 pour le futur lanceur Vega) et un en construction (ELS pour le lanceur russe Soyouz). ELA-3 comporte plusieurs bâtiments d'assemblage, une seule aire de lancement et un centre de lancement (CDL3). Le bâtiment où sont préparés les charges utiles est commun à tous les ensembles de lancement (bâtiment S5). Après le décollage les opérations sont suivies depuis le centre de contrôle Jupiter. Au centre spatial Kennedy, la base de lancement comporte un seul ensemble de lancement, le complexe de lancement 39, qui dispose de deux aires de lancement (39A et 39B).

Implantation[modifier | modifier le code]

Les critères de choix d'un emplacement pour les centres de lancement sont :

  • vaste terrain plat ;
  • zone facile d'accès (en bord de mer est l'idéal, car elle permet l'acheminement des charges encombrantes, caractéristiques des fusées, par bateau, mode de transport le moins coûteux ;
  • zone peu peuplée (en cas d'accident), en général en bord de mer : la trajectoire de la fusée survole ainsi immédiatement après le décollage la zone maritime. Les exceptions sont les bases de lancement de la Russie (contrainte géographique mais les territoires voisins sont pratiquement déserts) et la Chine qui a implanté ses bases sur des territoires peuplés : c'est d'ailleurs le seul cas connu ou la défaillance a tué des personnes étrangères à la base (En 1996 un lanceur tiré depuis le centre de XiChang s'est écrasé sur un village situé à 1 850 mètres du pas de tir faisant selon des sources officieuses 500 victimes civiles).
  • quelquefois, on prend en compte l'éloignement des frontières et la facilité de défense.

En fonction du type de mission le lancement peut se faire sous différents angles : l'azimut peut être proche de 0° et 180° pour les satellites d'observation, alors qu'il sera proche de 90° pour les satellites géostationnaires. Les azimuts utilisables depuis une base dépendent de leur implantation : ainsi le Centre de Cap Canaveral ne permet pas de lancer de satellites d'observation : ceux-ci sont tirés depuis la base spatiale de Vandenberg.

Une base proche de l'équateur permet à un lanceur d'améliorer les performances du lanceur lorsque la charge utile doit être placée sur une orbite géostationnaire car la vitesse de rotation de la Terre qui vient s'ajouter à celle imprimée par le lanceur, est maximale à cette latitude.

Bases de lancement dans le monde[modifier | modifier le code]

Les principales bases de lancement dans le monde

Afrique[modifier | modifier le code]

Amérique du nord[modifier | modifier le code]

Amérique du sud[modifier | modifier le code]

Asie[modifier | modifier le code]

En mer[modifier | modifier le code]

Europe[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  • Droit français : arrêté du relatif à la terminologie des sciences et techniques spatiales.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]