Basil Zaharoff

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Basil Zaharoff (1928)

Sir Basil Zaharoff (de son nom romanisé Zacharie Vasiliou Zaaharoff[1]) (6 ou 20 octobre 1849, Muğla, Empire ottoman27 novembre 1936, Monte-Carlo, Monaco), était un marchand d'armes d'origine grec et un financier ayant plusieurs nationalités[2], directeur et président de la société Maxim-Vickers-Armstrong durant la Première Guerre mondiale.

Plusieurs chercheurs ont écrit sur lui depuis les années 1925-30 : il a alimenté les conflits en vendant des armes à diverses nations opposées et ennemies. Paul Morand l'a dépeint comme « un splendide aventurier, roi secret de l'Europe »[3], en raison à la fois des nombreux mystères et des zones d'ombre qui entouraient plusieurs périodes de son existence, et des relations internationales qu'il avait su nouer à travers le monde. Il a fréquenté les plus hautes personnalités politiques, comme Elefthérios Venizélos ou Georges Clemenceau à qui il aurait offert une voiture de luxe. Son importante fortune lui a aussi permis d'être en maintes occasions un philanthrope : c'est à son initiative et à sa donation qu'a été fondé l'Institut Pasteur à Athènes.

Débuts[modifier | modifier le code]

Il est né d'une famille grecque de Constantinople. Sa famille part en exil en Russie après les pogroms anti-grecs de 1821. La famille retourna en Turquie dans les années 1840 et s'installa en Anatolie dans la ville de Muğla. En 1855, la famille revint à Constantinople et elle résida dans le quartier pauvre de Tatavla (en) où Basil grandit comme un enfant des rues.

Il débuta comme guide touristique dans Galata, centre des affaires mais aussi quartier de prostitution de Constantinople, puis serait devenu pompier. Il travailla par la suite en tant qu'agent de change. À cette époque, il fut accusé de transmettre de l'argent contrefait aux touristes qui n'y prêtaient pas attention jusqu'à ce qu'ils fussent sur un navire, loin de Constantinople.

Difficultés avec la loi[modifier | modifier le code]

Zaharoff apparut à Londres pour la première fois lors d'une controverse qu'il eut en justice à propos d'actions commerciales illégales, impliquant l'exportation de certains biens de Constantinople vers Londres. Il fut relâché contre le paiement de 100 livres à la condition qu'il rembourse au plaignant le litige et reste dans la zone de juridiction de la cour. Il partit immédiatement pour Athènes.

Arrivé à Athènes, Zaharoff, âgé de 24 ans, se lia d'amitié avec un journaliste politique, Étienne Skouloudis. Zaharoff, éloquent, réussit à convaincre Skouloudis de son innocence dans son procès à Londres. Par un coup de chance, un autre ami de Skouloudis, un capitaine suédois, quittait son poste de représentant du fabricant d'armes Thorsten Nordenfelt (en) pour un poste plus important ailleurs. Skouloudis par son importance politique put recommander Zaharoff pour le remplacer. Zaharoff fut embauché le 14 octobre 1877. Les circonstances politico-militaires dans les États des Balkans, en Turquie et en Russie lui fournirent une excellente occasion pour le jeune vendeur d'armes qu'il était. Chaque État était prêt à payer pour contrer les intentions agressives perçues ou supposées de ses voisins, même après l'accord de Berlin de 1878.

Vente d'armes[modifier | modifier le code]

Le sous-marin ottoman Abdülhamid (1886), premier sous-marin à tirer une torpille en immersion. Deux sous-marins de cette classe, les Nordenfelt II (Abdülhamid, 1886) et Nordenfelt III (Abdülmecid, 1887) furent achetés par la marine ottomane.

Une des ventes les plus importantes de Zaharoff fut celle du Nordenfelt I, sous-marin à vapeur construit selon les plans du révérend anglican George W.Garrett que les renseignements de la marine américaine considéraient comme susceptible de se déplacer en faisant des « mouvements dangereux et excentriques ». Thorsten Nordenfelt avait déjà fait une démonstration de son engin à un congrès international de responsables militaires. Si les puissances majeures n'en voulaient pas, les nations plus petites étaient intéressées par le prestige apporté par le bâtiment.

Zaharoff vendit le premier modèle aux Grecs avec la promesse de modalités de paiement souple. Il convainquit alors les Turcs que le premier modèle des Grecs représentait une menace et il leur en vendit deux. Il persuada alors les Russes du danger significatif de la flotte turque en mer Noire et il leur en vendit deux. Aucun de ces sous-marins ne fut jamais vu dans un combat. Dans un test de tir de torpille effectué par la marine turque, le navire devint si instable qu'il coula.

La mitrailleuse Maxim[modifier | modifier le code]

La personne suivante à entrer dans l'histoire de Zaharoff fut le boxeur et ingénieur américain Hiram Maxim. La mitrailleuse de Maxim était une amélioration significative par rapport aux modèles de mitrailleurs à main de l'époque. La mitrailleuse de Maxim était certainement meilleure que tout ce qu'avait Nordenfelt dans sa gamme à ce moment-là. On pense que Zaharoff a eu une influence sur les événements qui se sont déroulés autour des démonstrations de la mitrailleuse de Maxim entre 1886 et 1888.

Les mitrailleuses de Maxim et de Nordenfelt furent présentées pour la première fois à La Spezia en Italie devant un parterre de personnalités importantes, incluant le duc de Gênes. Les représentants de Maxim ne furent pas présents.

La seconde démonstration se déroula à Vienne. Les représentants furent invités à modifier leurs armes de manière à ce qu'elles pussent fonctionner avec la taille standard des munitions utilisées par l'infanterie autrichienne. Après plusieurs centaines de tirs, les mitrailleuses de Maxim commencèrent à marcher de manière erratique avant finalement de s'enrayer. Quand Maxim prit son arme pour voir ce qui s'était passé, il se rendit compte qu'elle avait été sabotée. Mais il était déjà trop tard.

Le troisième essai eut lieu également en Autriche à Vienne et, cette fois, la mitrailleuse de Maxim marcha parfaitement. Mais un inconnu réussit à convaincre les responsables militaires qu'elle nécessitait une adaptation manuelle, arme par arme, et que pour cette raison la mitrailleuse de Maxim ne pourrait jamais être produite en masse, empêchant ainsi la possibilité d'avoir assez d'exemplaires pour une armée moderne.

Nordenfelt et Zaharoff avaient triomphé. Maxim, qui était conscient d'avoir un bon produit, chercha un accord avec Nordenfelt, avec Zaharoff comme principal vendeur, disposant d'un taux de commission fort.

Bien que ce fait soit peu documenté, Zaharoff était vu comme un maître dans la corruption et peu d'incidents parvinrent aux oreilles du public. Cependant, certaines affaires, comme les pots-de-vin versés à l'amiral japonais Fuji suggèrent que beaucoup de choses se passaient dans les couloirs. En 1890, l'association entre Maxim et Nordenfelt se termina et Zaharoff choisit de rester avec Maxim. Avec ses commissions Zaharoff acheta des parts de la société jusqu'à ce qu'il puisse annoncer à Maxim qu'il n'était plus un employé, mais un actionnaire aussi important que lui.

En 1897, l'entreprise Maxim était devenue assez importante pour susciter une offre d'achat de la part de Vickers, un des géants de l'industrie de l'armement. L'offre fut très honnête en termes de liquidités de la part de la Vickers pour Zaharoff et Maxim. À partir de ce moment et jusqu'en 1911, alors que l'enthousiasme de Maxim déclinait, l'enthousiasme de Zaharoff et son portefeuille d'actions de la Vickers grandissait. Avec le retrait de Maxim, Zaharoff rejoignit le conseil d'administration de la Vickers.

La première décennie du XXe siècle fut une époque de réorganisation et de modernisation pour beaucoup d'armées européennes. L'Allemagne et l'Angleterre menèrent toutes deux un effort particulier pour améliorer leurs flottes. Zaharoff et la Vickers étaient présents, aptes à aider chacune des deux parties. Après sa défaite désastreuse face au Japon en 1905, la Russie devait elle aussi rebâtir sa flotte. Mais la nation était touchée par un fort nationalisme qui exigeait l'utilisation de l'industrie nationale pour reconstruire. La réponse de Zaharoff fut de créer un gigantesque complexe industriel en Russie à Tsaritsyne. L'ouverture des archives du Tsar après la Première Guerre mondiale montra des détails significatifs dans la stratégie de l'industrie de l'armement. Une lettre de 1907 en particulier, écrite par l'usine de Paul von Gontard (une société contrôlée en secret par la Vickers en Allemagne) à un associé de la Vickers à Paris recommandait que des communiqués de presse soient transmis à la presse française avec la proposition que la France améliore son armée pour faire face aux dangers de l'armée allemande. Ces articles furent lus au Reichstag et furent suivis par un vote pour l'augmentation des dépenses militaires. Tout ceci avantageait Zaharoff.

La Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Dans les années précédant la Première Guerre mondiale, les possessions de Zaharoff s'étendirent à d'autres zones pour aider son commerce d'armes. En rachetant L'Union Parisienne des Banques (qui était généralement associée à l'industrie lourde) il put mieux contrôler les arrangements financiers. En prenant le contrôle du journal Excelsior il put s'assurer de lignes éditoriales favorables à l'industrie de l'armement. Il n'avait plus besoin d'autre chose que d'honneurs. Ce qui fut fait en créant une maison de retraite pour les marins français, ce qui lui valut de recevoir la Légion d'honneur. Il fonde ensuite une chaire d'aérodynamique à l'Université de Paris et est promu officier. Enfin, le le 31 juillet 1914 (le jour de l'assassinat de Jean Jaurès), Raymond Poincaré le promeut commandeur.

La branche anglaise de la Vickers produisit à elle seule, sur la durée de la guerre, 4 bâtiments de lignes, 3 croiseurs, 53 sous-marins, 3 navires auxiliaires, 62 bâtiments légers, 2 328 canons, 8 millions de commandes d'acier, 90 000 mines, 22 000 torpilles, 5 500 avions et 100 000 mitrailleuses. En 1915, Zaharoff eut des relations très proches avec Lloyd George et Aristide Briand. On raconte que lors d'une visite à Aristide Briand, il aurait laissé une enveloppe contenant un million de francs pour les veuves de guerre, sur le bureau de ce dernier.

Une des tâches de Zaharoff durant la Première Guerre mondiale était de s'assurer de l'implication de la Grèce dans le conflit, du côté des Alliés, ce qui aurait renforcé le front oriental. Mais ce projet était difficile à réaliser : le roi Constantin Ier était le beau frère du Kaiser Guillaume II (la famille royale de Grèce était d'origine danoise, Georges Ier étant fils de Christian IX ; elle est Schleswig-Holstein-Sonderburg-Glücksburg). En établissant une agence de presse en Grèce répandant des nouvelles favorables aux Alliés, Zaharoff contribua en quelques mois à la destitution de Constantin, en juin 1917, en faveur de son premier ministre, Elefthérios Venizélos.

À la fin de la guerre, Le Times estimait que Zaharoff avait dépensé 50 millions de livres pour la cause alliée, ignorant que ce n'était rien qu'une fraction de ses bénéfices liés au conflit. Il fut même élevé au rang de baron et pouvait donc être appelé Sir Basil Zaharoff.

Commerce après guerre[modifier | modifier le code]

Dans les années qui suivirent le conflit, Zaharoff s'impliqua dans les affaires des puissances moyennes que les vainqueurs, occupés à refaire l'Europe, auraient autrement ignorées. En particulier, il s'assura que la Grèce recevrait une part du partage de l'Empire ottoman. Zaharoff convainquit Venizélos d'attaquer, et l'armée grecque fut rapidement victorieuse. En novembre 1920, les monarchistes fidèles à Constantin Ier remportèrent les élections, et Venizélos abandonna le pouvoir. Zaharoff resta et convainquit le roi d'attaquer à nouveau la Turquie. Mais avec la réaction d'Ataturk, cette aventure militaire se termina par ce que les Grecs ont appelé la Grande Catastrophe. Ces engagements furent mal perçus par la presse à Londres et Paris.

Zaharoff fut aussi impliqué dans deux autres affaires financières majeures. En octobre 1920, pressentant qu'il y avait un grand avenir dans le commerce du pétrole, il participa à la création d'une société qui préfigurait le géant British Petroleum.

Son association avec Albert Ier de Monaco, puis avec Louis II, l'amena à acheter la Société des bains de mer couverte de dettes. Cette société gérait le Casino de Monte-Carlo, principale source de revenus du pays, et il réussit à rendre à nouveau le casino bénéficiaire. À la même époque, Zaharoff s'assura auprès de Georges Clemenceau que le Traité de Versailles garantirait la protection des droits de Monaco comme ils avaient été établis en 1641. De fait, son représentant en France, Nicolas Pietri, était proche de Clemenceau.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié en premières noces au début des années 1870 avec Emily Ann Burrows sous le nom de Zacharia Basilieus Gortzacoff, en tant que « Général à Kiev et Prince russe », il se sépara de cette épouse quelques années plus tard sans divorcer, d'où un scandale lorsqu'un journal publia ses secondes noces en 1885 avec une héritière américaine, ce qui le faisait bigame. Il se tira d'affaire en prenant la fuite et en changeant de nom. Le 22 septembre 1924, à l'âge de 74 ans, Zaharoff se remaria avec l'amour de sa vie, Maria del Pilar, duchesse de Villafranca de Los Caballeros, apparentée à la famille royale d'Espagne et veuve en premières noces du duc de Marchena[4]. Le mariage fut célébré dans le somptueux château de Balincourt que le roi Léopold II de Belgique avait offert jadis à la baronne de Vaughan. Basil Zaharoff avait rencontré Maria del Pilar trois décennies auparavant, en 1886 exactement, à bord de l'Orient-Express entre Zurich et Paris alors qu'elle rencontrait des difficultés avec son mari déficient mental ; elle avait 17 ans, lui 36. Zaharoff fut tout de suite sous le charme, mais il était prêt à attendre. Bien que le duc fût interné dans un asile, Maria, catholique, ne voulait pas entendre parler de divorce. Ils durent attendre la mort du duc. Dix-huit mois après le mariage, Maria décéda d'une infection. Après cet évènement qui le terrassa moralement, Sir Basil liquida ses affaires et entreprit de rédiger ses Mémoires. Cette rumeur fit trembler le monde tant les États et leurs chefs compromis dans les négociations tortueuses du marchand d'armes étaient nombreux. Les Mémoires furent dérobés par un domestique qui avait espéré faire fortune en révélant les secrets des Grands de ce monde, ou bien qui travaillait pour l'un d'entre eux… La police retrouva le manuscrit et le rendit à son propriétaire en toute discrétion, moyennant finance aux policiers. Mais ces écrits dérangeants, cette ultime provocation, ce dernier pied de nez au monde trouvèrent leur fin dans les flammes, lorsque le baron Zaharoff les fit brûler, dégoûté semble-t-il de tout et de tous. Un incendie se déclara et Sir Basil, cloué dans une chaise roulante, n'eut que le temps de faire appeler les pompiers, les suppliant à leur arrivée qu'on épargnât surtout un mystérieux placard. Dans ce placard, plutôt une luxueuse petite pièce où étaient disposés des paniers douillets, des soucoupes, des assiettes de lait, il élevait secrètement des chats qu'il adorait ; des chats qui, par leur finesse, leur malignité, leur souplesse, leur instinct, lui ressemblaient en quelque sorte, et évoquaient son caractère de félin prédateur. Zacharias Basileios Zaharopoulos, alias Basil Zaharoff, mourut à Monte-Carlo, à l'Hôtel de Paris, le 27 novembre 1936 au matin, dans sa 87e année ; il partageait ses jours entre son château de Balincourt l'été, et Monte-Carlo l'hiver. Ses dernières années furent douloureuses et solitaires.

On prétend que les trois filles de Maria del Pilar, duchesse de sang espagnol et cousine du roi d'Espagne, étaient celles de Basil Zaharoff, qui les fit d'ailleurs héritières de son immense fortune et du château de Balincourt, à Arronville, où il est enterré. Trois filles, Cristina, née le 27 juillet 1889, décédée à Londres en 1981 ; Elena, née le 30 juillet 1890, décédée à 20 ans le 3 janvier 1910 ; et Maria de Los Angeles (Marie-Angèle), née le 24 mai 1895, qui se maria justement à Balincourt avec le Comte Jean d'Ostrorog le 15 juin 1920, du vivant de son père. Cette dernière fut la maîtresse de Balincourt et de ses terres après le décès de Sir Basil et, très humaine, affectée par le fait que son père génétique ait bâti sa fortune en vendant des armes, eut une vie humble et généreuse, comme en compensation. À son décès, survenu à Abano Terme en Italie le 19 juillet 1964, elle demanda à être enterrée parmi les humbles, au cimetière de Theuville, petit village du Val d'Oise faisant partie du domaine, à deux kilomètres à peine du château. Sa tombe y est toujours visible. Sa fille unique, Anne, propriétaire du château et du domaine au décès de sa mère, est elle-même décédée en 2004 à l'âge de 80 ans. Ses descendants en sont toujours possesseurs.

Références culturelles[modifier | modifier le code]

  • Le héros du roman de Brechko Brechkovski, Le Roi des Mitrailleuses (1929), Achille Assarof, est inspiré de Basil Zaharoff.
  • Dans L'Oreille cassée de la série des albums de Tintin, Zaharoff est représenté sous les traits du vendeur d'armes Basil Bazaroff, qui incite le San Theodoros du général Alcazar à s'armer pour prendre le contrôle d'une région riche en pétrole, avant de s'envoler pour l'État voisin pour y vendre les mêmes armes ; peu après dans le récit, la guerre éclate.
  • Le film (et ses nombreuses rééditions) connu sous le titre Les Chasses du comte Zaroff (The Most Dangerous Game), semble s'inspirer fortement de ce personnage à la réputation jugée sulfureuse par beaucoup.[Quoi ?]
  • Romain Gary évoque sir Basil Zaharoff dans Les Trésors de la mer Rouge (1971) : « Les affres politiques du monde arabe paraissent plus lointaines que Les Mille et Une Nuits. Aucune autre mer du monde n'est plus éloignée du présent et nulle part ailleurs le passé évanoui n'a une présence plus envoûtante. Il y a une génération encore, ces boutres d'où monte vers moi la prière du soir étaient chargés d'esclaves, d'enfants eunuques, de vierges nubiles et d'armes de Sir Basil Zaharoff, le plus grand marchand de mort des temps modernes, à qui je portais jadis son petit déjeuner au Négresco, à Nice, où j'étais garçon d'étage en 1936. »[6]

Philanthrope[modifier | modifier le code]

Liste des services rendus à la France[7] :

  • Fondation de la Chaire d'aviation à la Sorbonne : 700 000 francs (avant 1914)
  • Fondation de la Chaire d'aviation en Russie pour l'amitié francorusse : 500 000 francs (id.)
  • Services exceptionnels à la Marine de guerre avant 1914 : estimation à 2 000 000 francs[8]
  • Fondation des Cercles du marin à Toulon : 250 000 francs
  • Fondation de l'Hôtel du soldat à Paris : 300 000 francs
  • Don au Comité national des sports pour les jeux olympiques de 1916 : 500 000 francs
  • Fondation de l'Institut Pasteur d’Athènes, etc.

Distinctions[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Xavier de Hauteclocque, « Sir Basil Zaharoff - Le magnat de la mort subite » in Le Crapouillot, Numéro spécial « Les maîtres du monde », mars 1932, p. 4-13.
  • (nl) Paul De Mont, « De Internationale der Wapenfabrikanten » in De Standaard, 1934
  • (en) Richard Lewinsohn, The Man behind the scenes : The career of Sir Basil Zaharoff, London : Victor Gollanez, 1929, tr. en français chez Payot, 1930. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Robert Neumann, Sir Basil Zaharoff, le roi des armes, Éditions Bernard Grasset, 1935 [A. A. Knopf, 1935].
  • Dimitri Kitsikis, Propagande et pressions en politique internationale. La Grèce et ses revendications à la Conférence de la Paix, 1919-1920. Paris, Presses Universitaires de France, 1963, 537 pages. (Thèse en Sorbonne, documents inédits sur Zaharoff).
  • (en) Donald McCormick, Pedlar of Death : the Life and Times of Sir Basil Zaharoff, (1965) New York, Holt, Rinehart and Winston, (ISBN 1-112-53688-4).
  • Dominique Venner, « Le plus grand marchand d'armes de l'Histoire : Sir Basil Zaharoff » in Historia no 368 - juillet 1977.
  • (en) Anthony Allfrey, Man of Arms : the Life and Legend of Sir Basil Zaharoff, London, Weidenfeld & Nicolson, 1989 (ISBN 0-297-79532-5).
  • Jean-Marie Moine, Basil Zaharoff, Le plus grand marchand d'armes de l'Histoire, Presses Universitaires de France - 2006/2, Tome XXXVI, p. 139-152 (ISBN 213055453-9).
  • (en) George Tallas & Anthony Stephen, Peddler of Wars, Sir Basil Zaharoff story, Bloomington, 2007 (Consulter sur Google Books).
  • Tristan Gaston-Breton, « Basil Zaharoff », Les Échos,‎ 29 juillet 2009 (lire en ligne).
  • Dimitris Stefanàkis, Film noir, roman tr. du grec, éditions Viviane Hamy, Paris, 2013, (ISBN 978-2-87858-577-3).
  • Philippe Di Folco, « L'impossible mister Zedzed » in Les Secrets de la mafia, Paris, Librairie Vuibert, 2013, p. 181-206 (ISBN 978-2-31100749-7)

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. cf. Copie du certificat de naissance établit en 1919, base Léonore.
  2. Il fut naturalisé français le 19 février 1898.
  3. Paul Morand, Journal d'un attaché d'ambassade, 1916-1917, Gallimard, 1963, p. 91.
  4. Voir l'article et la photographie de Basil Zaharoff dans L'Éclaireur de Nice 24 septembre 1924.
  5. C'est du moins ce que raconte Maurice Bessy dans Orson Welles, Pygmalion, 1982.
  6. in Les Trésors de la mer Rouge, Éditions Gallimard, collection Folio, 1971.
  7. D'après les notes manuscrites de Zaharoff envoyées à la Grande Chancellerie en 1918 (Archives Nationales, base Léonore).
  8. D'après Lewinsohn qui estimait déjà qu'en 1905 (et à raison), la Marine nationale bénéficia des armements Vickers.