Schœlcher

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Schœlcher (homonymie).
Schœlcher
Statue de Victor Schœlcher.
Statue de Victor Schœlcher.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Martinique
Département Martinique
Arrondissement Fort-de-France
Intercommunalité Communauté d'agglomération du Centre de la Martinique
Maire
Mandat
Luc-Louison Clémenté
2014-2020
Code postal 97233
Code commune 97229
Démographie
Gentilé Schœlcherois(se)
Population
municipale
19 945 hab. (2014)
Densité 942 hab./km2
Géographie
Coordonnées 14° 36′ 00″ nord, 61° 05′ 00″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 1 196 m
Superficie 21,17 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Martinique

Voir la carte administrative de Martinique
City locator 14.svg
Schœlcher

Géolocalisation sur la carte : Martinique

Voir la carte topographique de Martinique
City locator 14.svg
Schœlcher
Liens
Site web Mairie-schoelcher.fr

Schœlcher est une commune française, située dans le département de la Martinique en région Martinique. Ses habitants sont appelés les Schœlcherois et les Schœlcheroises. Schœlcher, ville universitaire, est la 4e commune la plus peuplée de la Martinique après Fort-de-France, Lamentin et Le Robert. Schœlcher était nommée Case-Navire jusqu'en 1889, date à laquelle elle fut renommée en l'honneur de Victor Schœlcher.

Présentation de la commune de Schœlcher[modifier | modifier le code]

La ville de Schoœcher se situe à proximité de Fort-de-France, à la porte du Nord Caraïbe.

Elle compte près de 21 863 habitants répartis sur une superficie de 2 295 hectares.

Depuis 2001 Schœlcher est membre de la communauté d’agglomération du Centre de la Martinique (CACEM) au sein de laquelle la population s'évalue à 170 000 habitants (soit environ 45  % de la population de la Martinique).

Ville universitaire, administrative, Ville au label Station Nautique.

Elle est la ville d'implantation de l'université des Antilles et de la Guyane (UAG) qui accueille plus de 6 000 étudiants chaque année. Schœlcher est aussi la ville où siège le rectorat de la Martinique, le Palais des Congrès de Madiana (congrès / multiplex cinématographique).

Schœlcher accueille également la direction des Services Fiscaux, la direction de l’Equipement ainsi que les deux principaux bailleurs sociaux de logements à loyers modérés, le Comité martiniquais du Tourisme (CMT), ainsi que l’antenne du Nord Caraïbe de l’Agence nationale pour l’emploi (ANPE).

Schœlcher accueille l'École Hôtel de l’Anse-Gouraud.

Enfin, Schœlcher offre un pôle médical avec la clinique Sainte-Marie, le Centre de rééducation cardiovasculaire de Cluny et le centre de convalescence situé à l’Anse – Collat.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe sur l'île de la Martinique sur la côte caraïbe au sein de l'agglomération foyalaise. Le climat y est de type tropical.

Les quartiers de Schœlcher

Bourg – Case Navire – Anse-Madame[modifier | modifier le code]

Ces trois quartiers sont situés au centre de la commune et traversés par la rivière Case Navire. Sur ce site, on trouve deux établissements d'enseignement primaire, une école maternelle, une crèche municipale, une piscine municipale, et "l'esplanade des Arawaks" qui est un lieu de détente situé sur le front de mer de la ville.

Enclos – Anse Collat – Terreville[modifier | modifier le code]

Quartiers résidentiels situés dans les hauteurs de Schœlcher. Ils comptent un établissement d'enseignement secondaire, le siège du rectorat de la Martinique, un centre commercial, un parcours santé, une école municipale de musique, un monastère de l'ordre des Pères Bénédictins.

De même, on y trouve de nombreuses structures d’aide pour les personnes âgées et handicapées : la Maison de retraite, un Centre d’Alzheimer, une Maison des Aveugles, le centre Saint-Raphaël et un centre de rééducation situé au quartier Anse-Collat ainsi qu'une zone artisanale.

Le quartier de Terreville est situé à 1 500 mètres du Bourg de Schœlcher et s'étend sur un plateau découpé par deux ravines parallèles qui permettent l'écoulement de la rivière Case-Navire au sud et celle de Fond- Lahayé au nord. Jusqu'en 1950, la quasi totalité du quartier était planté en canne à sucre qui alimentait les deux distilleries installées sur la rivière Case-Navire. Dans la zone proche des Pitons du Carbet, les habitants du quartier pratiquaient l'agriculture vivrière.

À partir des années 1950, la chute de l'économie sucrière conduit au démantèlement des terres. Habitations et distilleries cessent leurs activités. En 1969 est construit le lotissement Aubery et, en 1971, celui de Fond Rousseau. À partir des années 1970 commence les projets d'urbanisation de Terreville.

Fond Lahayé – Fond Bernier[modifier | modifier le code]

Ce sont des quartiers situés à la porte du Nord-Caraïbe ; Fond Lahayé est le principal hameau de la ville. Il a été construit à l'emplacement d'une ancienne propriété qui appartenait à la famille Lahayé. Cette propriété échut à la Demoiselle La Haye qui par son mariage devint baronne d'Arros. Ses enfants héritèrent du domaine mais le vendirent. Fond Lahayé eut divers propriétaires dont Jules Sévère, ancien maire de la ville.

En 1898, le domaine fut rattaché à la commune. Quelques années plus tard, ces terres seront achetées par la colonie pour reloger les sinistrés des communes du Carbet et du Prêcheur après l'éruption de la montagne Pelée en 1902. Aujourd’hui, on trouve  au quartier Fond Lahayé une école maternelle, une école d'enseignement primaire, une crèche municipale, un dispensaire, une maison commune ainsi que des lieux d’activités sportives et ludiques.

La pêche est une activité très importante du quartier. La présence d’une digue témoigne du passé colonial du site.

La Colline[modifier | modifier le code]

C’est un quartier résidentiel situé sur les hauteurs de Schœlcher.

Démarche[modifier | modifier le code]

Ce quartier se développe dans les hauteurs de la ville à proximité d'une forêt primitive. Situé à l'emplacement d'une ancienne habitation sucrerie dont le dernier propriétaire fut Emmanuel Osenat, ancien conseiller de la ville Schœlcher.

L'activité principale de ce quartier est l'agriculture. Avec les "Fond-Lahayésois", les habitants de Démarche ont beaucoup pratiqué le troc durant "le Temps Robert" (époque de la dissidence en Martinique où l'amiral Robert représentait le Gouvernement de Vichy). Aujourd'hui, on peut découvrir sur ce site le Tombeau des Anglais, de ravissantes mares dont l'eau servait à l'irrigation des champs et des ruines témoignant du passé colonial du quartier Démarche.

Madiana[modifier | modifier le code]

Ce quartier est composé de deux sections : Les Hauts de Madiana, à caractère résidentiel et le Bas de Madiana où jadis se trouvait l'habitation Fond Nigaud qui produisait du rhum. À cet emplacement se trouve le Palais des Congrès de la Martinique. Madiana, c'est aussi le site où s'élevait la batterie militaire de Sainte-Catherine au XVIIIe siècle, appelée aujourd'hui esplanade du 22-Mai en mémoire de l'abolition de l'esclavage. On y trouve une belle plage au sable gris et la caserne de la gendarmerie de Schœlcher.

Batelière[modifier | modifier le code]

Quartier érigé dans les années 1950, qui a vu sa population décupler avec la construction dans les années 1970, d'un ensemble d’habitations collectives : la "cité Ozanam". Sur son territoire se situe des administrations telles que la Direction départementale de l'équipement, le Comité martiniquais du tourisme, un casino "le Plazza", un centre commercial, l'Agence Nationale pour l'Emploi, l'hôtel Batelière, une école hôtelière et un lycée professionnel…

Fond Batelière[modifier | modifier le code]

Ce quartier longe le littoral sud de la commune de Schœlcher. Il dispose d’un terrain de football. Le quartier fait l'objet d'un projet de Résorption de l’habitat Insalubre.

Plateau-Fofo – Grand Paradis – Petit-Paradis[modifier | modifier le code]

Zones résidentielles qui constituaient avant 1888, des quartiers de Fort-de-France. On trouve à Cluny un centre commercial, le siège des Impôts, la clinique Sainte-Marie, des crèches et une école d'enseignement maternelle et primaire…

Ravine Touza[modifier | modifier le code]

Quartier constituant la limite entre Fort-de-France et Schœlcher. le quartier se développe sur les terres d'une ancienne habitation sucrière appartenant à la famille Trouzard. Le 18 mars 2005 a été inaugurée la résidence de la Liberté où 200 logements sociaux sont construits. Ravine-Touza, c'est aussi le site d'implantation de l’université des Antilles et de la Guyane depuis plus de quarante ans.

Toponymie[modifier | modifier le code]

D’abord nommée Case-Navire, la commune est née de la loi du qui sépara son territoire de celui de Fort-de-France et de Case-Pilote. Elle est rebaptisée Schœlcher par décret du président de la République le en hommage à Victor Schœlcher (1804-1893) initiateur de l’abolition de l’esclavage en France et dans ses colonies. Schœlcher est typographiée avec un « œ » (e dans l’o) par le Code officiel géographique (COG) de l’INSEE ainsi que par l’Institut national de l’information géographique et forestière (IGN).

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs de Schœlcher
Période Identité Étiquette Qualité
20 mai 1888 15 mai 1892 Michel Alexandre ... ...
15 mai 1892 20 mai 1900 Jules Sévère ... ...
20 mai 1900 1902 Beaubrun Dufeal ... ...
1902 1907 Georges Nadeau ... ...
1907 1910 Tibériade Télémaque ... ...
1910 1941 Emélius Lovince ... ...
1941 1945 Robert Lodéon ... ...
1945 1964 Rolland Janvier ... ...
1964 1995 Eustache Bertrand ... ...
juin 1995 2008 Alfred Almont OO puis UMP Député
mars 2008 en cours Luc-Louison Clémenté DVG Ancien conseiller général

Jumelages[modifier | modifier le code]

Schœlcher est jumelée avec Drapeau de l'Alsace Fessenheim (Alsace) depuis 1980, ville d'où sont originaires les parents de Victor Schœlcher. Chaque année depuis 1980, les écoliers alsaciens viennent à Schœlcher et des écoliers schœlchérois se rendent en Alsace.

Schœlcher est aussi jumelée, depuis 1998, avec Houilles dans les Yvelines, car Victor Schœlcher y a fini ses jours le 25 décembre 1893.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1961. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de plus de 10 000 habitants les recensements ont lieu chaque année à la suite d'une enquête par sondage auprès d'un échantillon d'adresses représentant 8 % de leurs logements, contrairement aux autres communes qui ont un recensement réel tous les cinq ans[1],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 19 945 habitants, en diminution de -5,75 % par rapport à 2009 (Martinique : -3,15 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1961 1967 1974 1982 1990 1999 2006 2011 2014
9 879 13 241 14 749 18 094 19 825 20 845 21 419 20 594 19 945
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2006[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Enseignement[modifier | modifier le code]

C'est dans cette commune que se trouve le campus martiniquais de l'Université Antilles-Guyane, ainsi que le rectorat de l'académie Martinique. Le campus de Schœlcher est une des composantes de l'Université Antilles-Guyane. Il est constitué des facultés de :

  • Droit et Sciences Économiques
  • Médecine
  • Lettres et Sciences Humaines

La ville compte également un lycée :

  • le lycée professionnel Lumina-Sophie-de la Batelière

et deux collèges :

  • le collège Vincent-Placoly, au centre-ville
  • le collège de Terreville, dans le quartier du même nom.

Écoles primaires[modifier | modifier le code]

Voici les établissements primaires schœlchérois :

  • Anse Madame A
  • Anse Madame B
  • Batelière
  • Fond Lahaye
  • Ozanam
  • Plateau-Fofo
  • Couvent de Cluny

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Économie[modifier | modifier le code]

Le taux de chômage, en 1999, pour la commune fut de 20,3 %[4].

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

Le palais des congrès de Madiana contient aussi un cinéma.

Établissements sportifs[modifier | modifier le code]

  • Stade municipal de Schœlcher
  • Piscine municipale
  • Courts de tennis
  • Centre nautique de Schœlcher
  • Terrain de basket
  • Parcours santé (Terreville)
  • Gymnase privée (Campus)
  • Bord de pêche (place des Arawaks)
  • Cours de badminton
  • Terrains de pétanque
  • Terrain de football de plage

Musique[modifier | modifier le code]

  • Le Conservatoire de musique de Schœlcher (Terreville)

Clubs sportifs[modifier | modifier le code]

  • l'Émulation de Schœlcher, football
  • CNS (Club nautique de Schœlcher), voile
  • FC Schœlcher, football
  • M.U.C (Martinique Université Club), handball, basket-ball
  • FEP Schœlcher, basket-ball
  • A.S.C.O.I.A, athlétisme
  • Ascoïa GR, gymnastique rythmique, baby gym
  • Schœlcher Natation 2000, natation
  • Tennis Club de la Batelière, tennis
  • AC233, "Frappez des Ailes", aviron de mer moderne et traditionnel
  • Les Marsouins de Schœlcher, natation sportive et natation synchronisée

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  4. Donnée INSEE compulsée par Linternaute - Emploi à Schœlcher

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

La ligne 101 Mozaïk dessert Schœlcher.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]