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Noël Madier de Montjau

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Noël Madier de Montjau
Illustration.
Alfred Madier de Montjau par Georges Camus.
Fonctions
Député français

(17 ans, 6 mois et 18 jours)
Élection
Réélection 20 février 1876
14 octobre 1877
21 août 1881
4 octobre 1885
22 septembre 1889
Circonscription Drôme
Législature Ire, IIe, IIIe, IVe et Ve (Troisième République)
Groupe politique Extrême gauche (1874-1876)
Union républicaine (1876-1892)
Successeur Albin Aymé-Martin

(1 an, 8 mois et 22 jours)
Élection
Circonscription Saône-et-Loire
Groupe politique Montagne
Conseiller général de la Drôme

(21 ans)
Circonscription Canton de Pierrelatte
Prédécesseur Louis Joseph Gabriel Marquis de La Baume du Puy-Montbrun
Successeur Xavier Taillade
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nîmes
Date de décès (à 77 ans)
Lieu de décès Chatou
Nationalité Française

Noël François Alfred Madier de Montjau, né le à Nîmes (Gard) et mort le à Chatou (Yvelines)[1], est un homme politique français.

Fils de Joseph-Paulin Madier de Montjau, député et petit-fils de Noël-Joseph Madier de Montjau, il devient avocat à Paris en 1838, plaidant dans des procès politiques. Il s'illustre notamment dans l'affaire Armand Barbès, puis, participe à la révolution de 1848. Partisan des doctrines socialistes, il défend de nombreux insurgés après les Journées de Juin, et, le journal Le Peuple rédigé par Proudhon.

Il est élu député de Saône-et-Loire, de 1850 à 1851, siégeant à l'extrême-gauche, dont il défend, avec Michel de Bourges, les représentants accusés du complot de Lyon. Membre de la Montagne et opposant à la république conservatrice et au prince-président Louis-Napoléon Bonaparte, ses séjours dans sa propriété de Pierrelatte sont surveillés par la police, étant déjà considéré comme un des meneurs du parti républicain de gauche dans la Drôme[2]. Il fait partie des proscrits exilés en Belgique en janvier 1852, il y fréquente Victor Hugo, Alexandre Dumas et d'autres dont Eugène Courmeaux ex-bibliothécaire de Reims.

Il est élu député de la Drôme de 1874 à 1892, siégeant à l'extrême gauche, avec les républicains intransigeants, puis évolue vers le centre sous l'influence de Gambetta. Il s'oppose au gouvernement de Broglie en . Il est questeur de la Chambre de 1880 à 1888.

Dans son éloge funèbre, Charles Floquet dit de lui : « Il a laissé le souvenir de l'honnête homme qui a glorieusement servi son parti par la parole et par l'action, qui l'a honoré par une longue vie d'intégrité politique et de probité privée. » Il est le père de Raoul Madier de Montjau, chef d'orchestre au Théâtre National de l'Opéra.

Galerie d'images

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  • « Noël Madier de Montjau », dans le Dictionnaire des parlementaires français (1889-1940), sous la direction de Jean Jolly, PUF, 1960 [détail de l’édition]
  • « Noël Madier de Montjau », dans Adolphe Robert et Gaston Cougny, Dictionnaire des parlementaires français, Edgar Bourloton, 1889-1891 [détail de l’édition]
  • https://maitron.fr/spip.php?article34248, notice MADIER de Montjau, Noël, François, Alfred, dit Madier de Montjau aîné, version mise en ligne le 20 février 2009, dernière modification le 19 juillet 2021.

Notes et références

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  1. Archives des Yvelines, commune de Chatou, acte de décès no 59, année 1892 (page 92/212)
  2. Robert Serre, ‘’1851. Dix mille Drômois se révoltent. L’insurrection pour la République démocratique et sociale’’, préface de Maurice Agulhon, co-édition Peuple libre/Notre temps, s.l., 2003. (ISBN 2-912779-08-1 et 2-907655-42-6), p. 105.

Articles connexes

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Liens externes

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