Distillerie Saint-James

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Distillerie Saint-James
Image illustrative de l’article Distillerie Saint-James
Stock de canne à sucre à la distillerie Saint-James
Distillerie
Pays Drapeau de la France France
Ville Sainte-Marie (Martinique)
Coordonnées 14° 47′ 01″ nord, 60° 59′ 50″ ouest
Statut Active
Fondée en 1765
Détenue par La Martiniquaise
Alcools produits Rhum agricole blanc, paille, ambré, vieux, hors d'âge
Principales
marques
Rhum Saint-James
Adresse Boulevard des Pointes, Le Bourg à Sainte-Marie (97230) Martinique
Site Web www.rhum-saintjames.com
Processus de distillation
Capacité de production
(litres d'alcool/an)
3 millions
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Martinique

(Voir situation sur carte : Martinique)
Distillerie Saint-James

Géolocalisation sur la carte : Petites Antilles

(Voir situation sur carte : Petites Antilles)
Distillerie Saint-James

La Distillerie Saint-James est une distillerie de rhum agricole de la Martinique située à Sainte-Marie[1]. Elle distille plusieurs types de rhums à partir de la canne à sucre cultivée localement et comporte notamment un musée du rhum[2]. La distillerie appartient à la société Rhums Martiniquais Saint James (RMSJ), filiale du groupe La Martiniquaise.

Histoire[modifier | modifier le code]

Affiche pour le rhum Saint-James, vers 1888.

En 1765, le Révérend Père Edmond Lefébure, Supérieur du couvent des Frères de la Charité et savant alchimiste, concurrent, de Jean-Baptiste Labat, décide de créer sur les hauteurs de Saint-Pierre une distillerie de rhum afin de subvenir aux besoins de l'hôpital de la ville[3]. Il fait ainsi jaillir des alambics un tafia de canne à sucre hautement amélioré, appelée alors Guildive, qui évolue vers un des plus célèbres parmi les rhums agricoles. Le père Lefebure décide de donner à son rhum le nom de Saint-James (qui aurait été celui d'un amiral anglais ayant habité saint-Pierre) reconnaissable par les Anglais afin de faciliter la vente de sa production aux colons de Nouvelle-Angleterre, car l'importation de rhum était interdite[4].

La première distillerie Saint-James se trouve sur la route de Saint-Pierre, à Deux Choux, dans une ravine où coule la rivière du Jardin des Plantes.

Le , Yvan de Woeyting, du Journal des voyages, aperçoit des lettres gigantesques qui indiquent Plantations Saint-James sur les mornes dominant Saint-Pierre, à la façon des lettres « HOLLYWOOD » au-dessus de la capitale du cinéma en Californie. On peut voir ces lettres sur les cartes postales anciennes de Saint-Pierre.

À la suite de l'éruption de la montagne Pelée le , les plantations avoisinant la ville de Saint-Pierre ne sont plus que cendres. Seule la distillerie Saint-James a été en partie épargnée. Elle reprend son activité deux ans plus tard.

En 1959, le Comte Raoul Huraut de Vibraye créé la S.I.C, financée à l'aide des dommages de guerre payés par la République aux investisseurs ayant perdu tous leurs biens en Indochine. Une seconde distillerie Saint-James est alors construite sur l'habitation Acajou (à ne pas confondre avec le domaine de l'Acajou du Rhum Clément), à la Croisée Jeanne d'Arc au Lamentin, là où se trouve aujourd'hui le centre commercial La Galléria. Cette distillerie produit du rhum Grand Arome, c'est-à-dire issu de la distillation du sirop de canne et non pas du vesou. Après que la distillerie d'Acajou soit devenue opérationnelle, la S.I.C procède à l'agrandissement de la distillerie de Saint-Pierre. Deux des moulins et une chaudière à bagasse (provenant d'une autre distillerie inactive située à Rivière-Blanche appartenant aussi à la S.I.C) sont ajoutés aux trois moulins et à la chaudière de Saint-Pierre, ainsi qu'un groupe électrogène Diésel-Alternateur.

Plus tard, la S.I.C doit subir un contrôle fiscal de l'emploi de ses fonds gouvernementaux et est déclarée en faillite[réf. nécessaire]. Ses biens sont rachetés et transférés, en partie, à Sainte-Marie sur la côte est de l'île. La distillerie d'Acajou ne survit pas à la faillite de la S.I.C. et celle de Saint-Pierre est fermée et dépecée de son équipement. Ses bâtiments sont toutefois restés en bon état car entretenus par un particulier qui y installe une entreprise de découpe de bois.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Distillerie
  2. Martinique, p91, par Dominique Auzias, Jean-Paul Labourdette, (ISBN 9782746924598)
  3. Éric Leroy, Loïs Hayot, Images du rhum, Gondwana éditions, , p. 64
  4. Pierre Barthélémy Alibert, La fabuleuse aventure du rhum, Orphie, , p. 184

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]