Jean Macé

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Jean Macé

Description de cette image, également commentée ci-après

Buste de Jean Macé, [photographie de presse (négatif sur verre), Agence Roll, 1912].

Naissance 22 août 1815
Paris
Décès 13 décembre 1894 (à 79 ans)
Monthiers dans l'Aisne
Nationalité Drapeau de France Français
Profession
Autres activités

Jean Macé, né le 22 août 1815 à Paris et mort le 13 décembre 1894 à Monthiers (Aisne), est un enseignant, journaliste et homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d’ouvriers, Jean Macé poursuit une excellente scolarité au collège Stanislas de Paris. Très tôt, il travaille entre autres pour le journal La République. Il quitte la capitale après le coup d’État du 2 décembre 1851 de Louis-Napoléon Bonaparte. Enseignant, il a l’idée d’écrire pour les enfants des ouvrages de vulgarisation scientifique comme L’Histoire d’une bouchée de pain, lettres à une petite fille sur nos organes et nos fonctions, publié en 1861 et qui connaît un grand succès. Il écrit alors des articles dans L'Économiste français, hebdomadaire économique fondé en 1862 par Jules Duval (1813-1870).

Il œuvre pour l’instruction des masses en fondant Le Magasin d'éducation et de récréation en 1864 avec l'éditeur Pierre-Jules Hetzel, puis en créant la Ligue de l'enseignement en 1866 qui se bat pour l’instauration d’une école gratuite, obligatoire et laïque. C'est à cette époque qu'il se lie d'amitié avec l'officier Louis-Nathaniel Rossel (futur délégué à la guerre de la Commune de Paris), partisan de l'éducation des classes ouvrières, puis Maurice Berteaux, député de Seine-et-Oise.

Il est élu sénateur inamovible en 1883.

Tablier brodé et cordon de maître franc-maçon de Jean Macé

Jean Macé était franc-maçon[1]. Il fut actif aux loges de la Parfaite Harmonie de Mulhouse et de la Fidélité de Colmar et membre des Frères Réunis à Strasbourg[2]. À la suite de la défaite de 1870, il influença le Grand Orient de France en un sens patriote et chauvin[3].

Il fut d'abord enterré à Monthiers (où il est mort et où demeure un cénotaphe rénové en 2005) avant d'être transféré à Beblenheim[4] en 1948.

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

  • Premier, deuxième, troisième et quatrième discours d'un vrai républicain, [signé Jean Macé, garde national du 11e arrondissement] impr. de Claye et Taillefer (Paris), 1848, disponible sur Gallica.
  • L'arithmétique du grand papa : histoire de deux petits marchands de pomme (4e éd.), J. Hetzel (Paris), 18.., disponible sur Gallica.
  • Histoire d'une bouchée de pain, [ill. par Lorentz Froelich], J. Hetzel (Paris), 18.., disponible sur Gallica.
  • Histoire d'une bibliothèque communale, impr. de C. Decker (Colmar), 1863,disponible sur Gallica.
  • Conseils pour l'établissement des bibliothèques communales, Hetzel (Paris), 1864, disponible sur Gallica.
  • Le Génie et la petite ville, [conte pour les grands enfants], Hetzel (Paris), 1868, disponible sur Gallica.
  • La grammaire de mademoiselle Lili, [vignettes par Lorentz Froelich (1820-1908), gravure par Charles-Émile Matthis (1838-1893)], J. Hetzel (Paris), 1878, disponible sur Gallica.
  • L'avènement du suffrage universel, A. Cinqualbre (Paris), 1879, disponible sur Gallica.

Hommages[modifier | modifier le code]

En 1869, Jules Verne, auteur contemporain également édité chez Hetzel, met l'ouvrage de Jean Macé intitulé Les Serviteurs de l'estomac entre les mains du Pr Arronax dans Vingt mille lieues sous les mers[5].

Un monument à Jean Macé[6], réalisé par André Massoulle, fut inauguré le 13 juillet 1900 sur la place Armand-Carrel dans le 19e arrondissement de Paris[7]. Les éléments de bronze ont été fondus sous l'Occupation. Le piédestal du monument est resté en place pendant un certain temps puis a été remplacé en 1961 par une borne de granit comportant un médaillon de bronze réalisé par Albert David.

Rue Jean Macé au Havre

De très nombreux établissements scolaires français portent son nom, notamment à Brétigny-sur-Orge, Lille, Brest, Wattrelos, Oullins, Rennes, Lanester, Clichy, Le Havre, Lexy, Fontenay-sous-Bois, Charleville-Mézières, Montreuil, Mulhouse, Perpignan, Reims, Saint-Brieuc, Saint-Dizier, Sarcelles, Suresnes, Toulouse, Troyes, Vesoul, Niort, Vitry-sur-seine, Hénin-Beaumont, Étaples, Plan-d'Orgon ou Cayenne en Guyane française.


C'est le cas également de plusieurs bâtiments et voies publiques de Brest, Paris, Lyon, tels que la place Jean Macé, la station de métro Jean Macé, une rue à Gap et la gare Jean Macé ou bien encore Nantes telle qu'une place et une école. À Bourges, le club de basket phare de la ville Bourges Basket voit sa section amatrice porter le nom de Cercle Jean-Macé Bourges (CJM Bourges Basket), un Centre Culturel à Limoges porte son nom.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Jean Macé, un franc-maçon », Texte intégral en ligne.
  2. Les frères réunis à Strasbourg au 19e siècle, Strasbourg, 2011 (ISBN 2915626855)
  3. François Caron, La France des patriotes, p. 263.
  4. Bertrand Beyern, Guide des tombes d'hommes célèbres, Le Cherche midi,‎ 2011, 385 p. (ISBN 9782749121697, lire en ligne), p. 14.
  5. Vingt mille lieues sous les mers, éditions Hachette 1977, p. 159.
  6. Photo de la statue de Jean Macé dans le site Paris 1900. L'art nouveau
  7. Détails dans le site personnel Yannick Deshogues.com : Un siècle d'hommages

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Prosper Alfaric, Jean Macé, fondateur de la ligue française de l'enseignement, Le Cercle parisien, Paris, 1955, 128 p.
  • Gabriel Compayré, Jean Macé et l'instruction obligatoire, P. Delaplane, Paris, 1903 ?, 104 p.
  • Huguette Gilg, Marlène Laengy, Marie-Louise Jost et al., Un village, un homme, une idée, Jean Macé, Mairie de Beblenheim, 2003, 25 p. (éd. en complément de l'exposition consacrée à l'œuvre de Jean Macé à l'occasion des Journées du patrimoine, 20 et 21 septembre 2003, Beblenheim)
  • Édouard Petit, Jean Macé : sa vie, son œuvre, A. Quillet, s.d., 531 p.
  • Roland Remer, Jean Macé et les origines messines de la Ligue de l'enseignement, Éd. Serpenoise, Metz, 2004, 213 p. (ISBN 2-87692-589-3)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]