Michel Goudchaux

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Michel Goudchaux
Illustration.
Portrait de Michel Goudchaux.
Fonctions
Ministre des Finances

(3 mois et 27 jours)
Chef de l'État Eugène Cavaignac
Président du Conseil Eugène Cavaignac
Gouvernement Gouvernement du général Cavaignac
Prédécesseur Charles Duclerc
Successeur Ariste Jacques Trouvé-Chauvel

(10 jours)
Chef de l'État Jacques Charles Dupont de l'Eure
Président du Conseil Jacques Charles Dupont de l'Eure
Gouvernement Gouvernement provisoire de 1848
Prédécesseur Pierre Sylvain Dumon
Successeur Louis-Antoine Garnier-Pagès
Président de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignations

(1 an)
Prédécesseur Gaston d'Audiffret
Successeur Pierre-Antoine Berryer
Président du Consistoire israélite de Paris

(3 ans)
Prédécesseur Jacques Javal
Successeur Moïse Cahen
Député français

(5 mois et 7 jours)
Élection 21 juin 1857
Circonscription 6e de la Seine
Groupe politique Opposition
Prédécesseur Pierre Perret
Successeur Jules Favre

(11 mois et 22 jours)
Élection 4 juin 1848
Circonscription Seine
Groupe politique Démocrate
Prédécesseur Assemblée nationale constituante
Successeur Assemblée nationale législative
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Nancy
Date de décès (à 65 ans)
Lieu de décès 8e arrondissement de Paris
Nationalité Drapeau de la France française
Parti politique Gauche
Père Jacob Goudchaux
Mère Minette Berr
Conjoint Zélie Lippmann
Enfants 3 enfants
Famille Famille Goudchaux
Profession homme politique, banquier
Distinctions Ordre national de la Légion d'honneur Chevalier de l'Ordre de la légion d'honneur
Religion Judaïsme

Michel Goudchaux, né à Nancy le et mort à Paris le , est un banquier et homme politique français, ministre de la Seconde République.

Biographie[modifier | modifier le code]

Michel Goudchaux naît à Nancy le , dans une famille juive. Fils du banquier Gerson Jacob Goudchaux (1768-1818) et de sa femme Minette Mindle née Berr de Turique, fille de Berr Isaac Berr de Turique. Il sera marié à Zélie Lippman-Nathan (avec qui il aura un fils, Georges, et deux filles, Jeanne, épouse d'Adrien Levylier, et Marie, épouse d'Elie (II) Lazard), puis à Eugénie Mass et Thérese Worms.

Il est president du Consistoire israélite de Paris (1827-1832). Banquier de profession, il est nommé payeur aux armées, à Strasbourg, de 1832 à 1834. Il entre dans l'opposition à la Monarchie de Juillet et devient le spécialiste financier du journal d'opposition Le National. Après la révolution de février 1848, il est nommé ministre des finances du gouvernement provisoire, afin d'inspirer confiance aux financiers, dont son ami le baron James de Rothschild, grand souscripteur des emprunts d'État. Il quitte le ministère dès le de la même année, en raison de son désaccord sur la suppression de l'impôt sur le sel et sur le timbre qui a été décidée sans qu'il en soit averti.

En , Goudchaux est élu, par le département de la Seine, député à l'Assemblée nationale. Il vote avec les républicains modérés. Le , il redevient ministre des Finances dans le gouvernement du général Cavaignac. Il propose l'impôt progressif sur les successions, l'application de la taxe sur le capital des créances hypothécaires, mais il se heurte à l'opposition de l'Assemblée, en particulier celle d'Adolphe Thiers qui fait partie de la commission des finances. Il maintient pourtant fermement la perception de l'impôt des 45 centimes, si impopulaire dans les campagnes, et enterre le projet de nationalisation des chemins de fer qui avait été envisagé par le gouvernement provisoire. Il prend une part active à la réforme postale qui instaure un tarif unique pour les lettres circulant en France et à la création du timbre-poste. En , il est victime du remaniement ministériel dû à la préparation de l'élection présidentielle de 1848 initiée par son collègue de l'Intérieur, qui est contestée par la majorité de l'assemblée. Il ne fait pas partie du nouveau gouvernement, et n'est pas élu, en , à l'Assemblée législative.

Après le coup d'État de Louis-Napoléon, il s'occupe d'organiser un secours financier au profit des proscrits républicains, souvent réduits à la misère. La police impériale l'arrêtera brièvement en 1854.

En 1857, il est élu comme candidat de l'opposition au Second Empire par les Parisiens, mais il refuse de prêter le serment de fidélité et ne peut donc pas siéger. Michel Goudchaux décéda à Paris le .

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]