Alain Corbin

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Alain Corbin
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Œuvres principales
  • Le miasme et la jonquille (1982)
  • Le village des cannibales (1986)
  • Les cloches de la terre (1994)
  • Le monde retrouvé de Louis-François Pinagot (1998)
  • L'harmonie des plaisirs (2007)

Alain Corbin, né le à Lonlay-l'Abbaye[1] (Orne), est un historien français, spécialiste du XIXe siècle en France.

Ses travaux ont considérablement fait avancer l'histoire des sensibilités dont il est un des spécialistes mondiaux.

Biographie[modifier | modifier le code]

Origines et formation[modifier | modifier le code]

Fils d'Antoine Corbin[2], père guadeloupéen devenu médecin de campagne en Normandie et d'une mère normande[3],[4], Alain Corbin grandit dans la petite commune de Lonlay-l'Abbaye. La maison où vit la famille porte sur son toit la sirène municipale[5]. Il a un frère qui est devenu anesthésiste[6].

À partir de 1945, il fait ses études secondaires au petit séminaire de Flers qui est en fait un simple collège confessionnel[7].

Après le baccalauréat, il fait des études d'histoire à l’université de Caen, où il a comme professeur notamment Pierre Vidal-Naquet[7]. Il est reçu à l'agrégation d'histoire en 1959[8].

Il obtient un doctorat en 1968[9] et un doctorat d'État en 1973[10] avec une thèse publiée ultérieurement sous le titre Archaïsme et modernité en Limousin au XIXe siècle[11]. Or, sous l'influence d'Ernest Labrousse, sous la direction duquel il travaille ainsi que Michelle Perrot qui devient son amie[12], la recherche en histoire du XIXe siècle est marquée par une approche fondée sur l'histoire quantitative, sur les données économiques sérielles. Étant donné la rareté des archives de ce type disponibles en Limousin, Alain Corbin se voit obligé de diriger son attention vers d'autres sources relevant des structures anthropologiques, des mentalités, de la psychologie sociale. C'est ce sillon découvert à l'occasion de son travail de thèse que son œuvre approfondira[13].

Carrière universitaire[modifier | modifier le code]

Il enseigne à l’université de Tours[14] de 1969 à 1987, puis à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il travaille sur l’histoire sociale et l’histoire des représentations. On dit de lui qu’il est « l’historien du sensible », tant il a marqué la discipline historique par une approche novatrice de l’histoire des sensibilités.

On lui doit plusieurs ouvrages, dont Le Monde retrouvé de Louis-François Pinagot[15] (1998), « biographie impossible »[16] d’un sabotier inconnu choisi au hasard dans les archives départementales de l'Orne[17]. Ce travail s’inscrit dans le concept de la microhistoire.

En 2005, son successeur à la Sorbonne et ses étudiants lui ont rendu hommage dans un ouvrage collectif qui rend compte de son itinéraire (Anne-Emmanuelle Demartini et Dominique Kalifa (dir.), Imaginaire et sensibilités au XIXe siècle : études pour Alain Corbin, Paris, Créaphis, 2006). Alain Corbin a influencé toute une génération d'historiens, parmi lesquels Emmanuel Fureix, Ivan Jablonka, Judith Lyon-Caen ou Sylvain Venayre.

Il a appartenu au Haut comité des commémorations nationales[18].

Vie privée[modifier | modifier le code]

En 2012, il épouse Simone Delattre, historienne spécialiste de Paris au XIXe siècle[19], professeure en classes préparatoires aux grandes écoles.

Apport à l'histoire des sensibilités[modifier | modifier le code]

Le désir, les sens, les paysages[modifier | modifier le code]

Il a travaillé sur le désir masculin de prostitution (Les Filles de noce, 1978), l’odorat et l’imaginaire social (Le Miasme et la Jonquille, 1982), l’homme et son rapport au rivage (Le Territoire du vide, 1990), le paysage sonore dans les campagnes françaises du XIXe siècle (Les Cloches de la terre, 1994) et la création des vacances (L’Avènement des loisirs, 1996). Il a aussi publié un livre d’entretiens avec Gilles Heuré (Historien du sensible, 2000).

Le Miasme et la Jonquille[modifier | modifier le code]

Il s'agit d'un des principaux ouvrages d'Alain Corbin.

Genèse[modifier | modifier le code]

Si l'on a souvent l'impression et la croyance que c'est l'historien qui fonde de nouvelles problématiques et de nouveaux questionnements, on oublie souvent que ce sont des facteurs externes et des recroisements de diverses circonstances qui permettent la genèse d'une œuvre.

Lors de ses recherches pour son premier ouvrage, Les Filles de noce. Misère sexuelle et prostitution au XIXe siècle, Alain Corbin a été impressionné par les références olfactives qualifiant la personne prostituée ; les Éditions du Seuil lui demandant, par la suite, de sélectionner des extraits de l'hygiéniste du XIXe siècle, Parent-Duchâtelet, il est également frappé de voir que l'auteur assimile l'étymologie, erronée, de « putain » à « la fille qui sent mauvais ». Cela recroise les travaux qu'il avait entrepris, et ajouté à cela, Corbin est amené à lire l'ouvrage de Huysmans, À rebours, où le personnage principal cherche à retrouver les parfums du passé.

Ce fil logique de ses travaux, avec notamment la prostituée et cet imaginaire olfactif, va le pousser à étudier ce qui est également vrai pour les autres types sociaux : les élites du XIXe siècle cherchaient à se désodoriser pour se distinguer du peuple, de se distinguer de cette « marée humaine », la gestion de l'odorat permet de se distinguer. Au XIXe siècle, la désignation péjorative s'accompagne très souvent en effet de références olfactives[20].

L'ouvrage[modifier | modifier le code]

L'auteur s'y intéresse à ce qu'il nomme la « révolution olfactive » et explique que l’odorat est un « construit social » qui s'est lentement transformé au fil de l'histoire.

Alain Corbin montre comment les représentations des élites — et notamment des savants — ainsi que celles du peuple vont se répercuter sur les grands principes qui régissent l'urbanisme. Les rues du XVIIIe siècle sont en effet connues pour leur fétidité. L'eau suscite la méfiance ; les médecins l'associent à la notion de malsain. On pense alors que les individus sont gouvernés par leurs « humeurs ». La puissance des odeurs corporelles est supposée témoigner de la vigueur des individus. Prisons, hôpitaux mais aussi tribunaux ou casernes incarnent alors l'insalubrité.

L'auteur explique que le « seuil de tolérance » aux odeurs va évoluer, notamment sous l'effet de l'émergence d'une nouvelle perception des odeurs très clivée socialement. C'est l'époque où naissent les premières théories hygiénistes qui visent à « purifier » les villes en permettant à l'eau et à l'air de mieux circuler et d'emporter avec eux détritus et miasmes. C'est également la période durant laquelle on cherche à dé-densifier les villes en « dés-entassant » les hommes. On tente de « désodoriser » la sphère publique en se focalisant sur la puanteur supposée des plus pauvres de leurs habitants.

Au XIXe siècle, un tournant s'opère. On n'amalgame plus les mauvaises odeurs et le peuple. On considère au contraire que la salubrité urbaine est le produit de celle de la population dans sa globalité. La bourgeoisie crée de nouveaux codes, valorisant les parfums discrets. Une épidémie de choléra, en 1832, fait toutefois renaître l'idée selon laquelle les classes défavorisées seraient des vecteurs de maladies et de puanteur. Un mouvement d'inspection sanitaire et sociale est créé.

Le XXe siècle marque enfin l'entrée dans un relatif « silence olfactif » : c'est la discrétion voire l'absence totale d'odeur qui est à présent recherchée.

L'histoire du temps qu'il fait[modifier | modifier le code]

Alain Corbin est aussi l'un des précurseurs de l'étude de la sensibilité au temps qu’il fait, c'est-à-dire à la perception des phénomènes météorologiques par les hommes. Il s'est particulièrement intéressé à la pluie, et en a tiré un ouvrage collectif en 2013, La Pluie, le Soleil et le Vent : Une histoire de la sensibilité au temps qu'il fait[6].

Décoration[modifier | modifier le code]

Publications[modifier | modifier le code]

  • Archaïsme et modernité en Limousin au XIXe siècle (1845-1880), Presses universitaires de Limoges, Limoges, 1975 ; et rééd., 2 vol. (ISBN 978-2-84287-101-7)
  • Les Filles de noce : misère sexuelle et prostitution au XIXe siècle, Flammarion, coll. « Champs » (ISSN 0151-8089) no 118, Paris, 1978 ; et rééd., 342 p. (ISBN 978-2-08-081118-9)
  • Le Miasme et la jonquille : l'odorat et l’imaginaire social, XVIIIe – XIXe siècles, Flammarion, coll. « Champs » (ISSN 0151-8089) no 165, Paris, 1982 ; et rééd., 342 p. (ISBN 978-2-08-081165-3)
  • Le village des « cannibales », Flammarion, coll. « Champs » (ISSN 0151-8089) no 333, Paris, 1986 ; et rééd., 204 p. (ISBN 978-2-08-081321-3)
  • Le Territoire du vide : l'Occident et le désir du rivage, 1750-1840, Flammarion, coll. « Champs » (ISSN 0151-8089) no 218, Paris, 1988 ; et rééd., 407 p. (ISBN 978-2-08-081218-6)
  • Le Temps, le désir et l'horreur : essais sur le XIXe siècle, Flammarion, coll. « Champs » (ISSN 0151-8089), Paris, 1991 ; et rééd., 250 p. (ISBN 978-2-08-081409-8)
  • Les Cloches de la terre : paysage sonore et culture sensible dans les campagnes au XIXe siècle, Flammarion, coll. « Champs » (ISSN 0151-8089) no 453, Paris, 1994 ; et rééd., 359 p. (ISBN 978-2-08-081453-1)
  • (coll.) L’Avènement des loisirs (1850-1960), Flammarion, coll. « Champs » (ISSN 0151-8089) no 480, Paris, 1995 ; et rééd., 466 p. (ISBN 978-2-08-080006-0)
  • « Paris-province », dans Les Lieux de mémoire, t. 2, Gallimard, coll. « Quarto », Paris, 1997, p. 2851-88.
  • Le Monde retrouvé de Louis-François Pinagot : sur les traces d’un inconnu (1798-1876), Flammarion, coll. « Champs » (ISSN 0151-8089) no 504, Paris, 1998, 336 p. (ISBN 978-2-08-080036-7)
  • Historien du sensible, entretiens avec Gilles Heuré, La Découverte, coll. « Cahiers libres » (ISSN 0526-8370), Paris, 2000, 200 p. (ISBN 978-2-7071-3098-3) [présentation en ligne]
  • L’Homme dans le paysage (entretien avec Jean Lebrun), Gallimard, coll. « Textuel », Paris, 2001 (ISBN 978-2-84597-027-4)
  • La Mer : terreur et fascination (dir. avec Hélène Richard), Éditions du Seuil, Paris, 2004 (ISBN 978-2-02-068653-2)
  • Histoire du corps (dir. avec Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello), Éditions du Seuil, coll. « L’Univers historique » (ISSN 0083-3673), Paris, 2005, 3 vol., 2005-2006 (ISBN 978-2-02-022455-0)
  • Histoire du christianisme : pour mieux comprendre notre temps (direction), Éditions du Seuil, coll. « L’Univers historique » (ISSN 0083-3673), Paris, 2007, 468 p. (ISBN 978-2-02-089421-0)
  • L'Harmonie des plaisirs : les manières de jouir du siècle des Lumières à l’avènement de la sexologie, Perrin, 2007. (ISBN 978-2-262-01929-7)
  • Alexandre Parent-Duchâtelet, La Prostitution à Paris au XIXe siècle, texte présenté et annoté par Alain Corbin, « Points-Seuil Histoire », Paris, Seuil, 2008, 238 p. (ISBN 978-2-7578-0691-3)
  • Les Héros de l'histoire de France expliqués à mon fils, Paris, Éditions du Seuil, 2011.
  • Les Conférences de Morterolles ; hiver 1895 - 1896 ; à l'écoute d'un monde disparu, Flammarion, 2011.
  • avec Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello, Histoire de la virilité, 2011 :
  • La Douceur de l'ombre : l'arbre, source d'émotions, de l'Antiquité à nos jours, Fayard, 2013, 347 p. (ISBN 978-2-213-66165-0)
prix du Livre environnement 2013 Veolia.
  • à la direction, La Pluie, le soleil et le vent : une histoire de la sensibilité au temps qu'il fait, Aubier Montaigne, 2013, 246 p. (ISBN 2700704304)
  • Les filles de rêve, Fayard, Paris, 1re éd. 2014, 172 p. (ISBN 978-2-213-68084-2).
  • Sois sage, c'est la guerre, Flammarion, Paris, 1re éd. 2014.
  • Histoire du silence : de la Renaissance à nos jours, Albin Michel, Paris, avril 2016, 216 p. (ISBN 978-2-22-632378-1)
  • avec Jean-Jacques Courtine et Georges Vigarello, Histoire des émotions, Seuil, 2016-2017 :
    • t. 1, De l'Antiquité aux Lumières, , 550 p.
    • t. 2 Des Lumières à la fin du XIXe siècle, 478 p.
    • t. 3, De la fin du XIXe siècle à nos jours, 608 p.
  • La Fraîcheur de l'herbe : histoire d'une gamme d'émotions de l'Antiquité à nos jours, Fayard, 2018, 244 p. (ISBN 978-2-213-68933-3)
  • Paroles de Français anonymes : au cœur des années trente, Albin Michel, 2019.
  • Terra incognita : une histoire de l'ignorance, Albin Michel, 2020.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Mon village natal se nomme Lonlay-l’Abbaye », raconte Alain Corbin. [Archives Réforme (page consultée le 31 août 2010)].
  2. « Une enfance en Normandie »(ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur JDD, .
  3. Ivan Jablonka, « Quand l’histoire nous traverse », sur La vie des idées, .
  4. Bernard Stéphan, « Alain Corbin et la quête du silence - Periberry », sur Periberry (consulté le 15 juin 2016).
  5. « "Le Cours de l'histoire" », sur France culture,
  6. a et b « La pluie et le beau temps | L'Histoire », sur www.histoire.presse.fr (consulté le 19 février 2016).
  7. a et b « Alain Corbin : "Le point d'exclamation est un aveu de mauvaise Histoire" », sur Le Point, .
  8. « Les agrégés de l'enseignement secondaire. Répertoire 1809-1960 | Ressources numériques en histoire de l'éducation », sur rhe.ish-lyon.cnrs.fr (consulté le 4 juin 2019)
  9. http://www.sudoc.fr/046467076.
  10. http://www.sudoc.fr/040867900.
  11. Alain Corbin. Archaïsme et modernité en Limousin au XIXe siècle, 1845-1880, Paris, Marcel Rivière, 1975. 2 vol. in-8°, 1167 pages, 105 cartes et graphiques (réédité en 1999, en 2 volumes, aux Presses Universitaires de Limoges)
  12. « "À Voix nue" », sur France culture,
  13. Yves Déloye, Florence Haegel, "De l'histoire des représentations à l'histoire sans nom. Entretien avec Alain Corbin", Politix, no 21, 1993, p. 7.
  14. Encyclopædia Universalis, « ALAIN CORBIN », sur Encyclopædia Universalis (consulté le 4 février 2016).
  15. Les historiens parlent même d'études « Pinagotiques » pour caractériser ce type de recherches fouillées d'historien (entendu sur France Culture).
  16. Anna Berard et Arturo Sanchez-Mercade, « Le Monde retrouvé d’Alain Corbin », sur ecrit-cont.ens-lyon.fr (consulté le 11 novembre 2020)
  17. Sabina Loriga, « Alain Corbin Le monde retrouvé de Louis-François Pinagot, sur les traces d'un inconnu, 1798-1876 », Annales. Histoire, Sciences Sociales,‎ , p. 240-242 (lire en ligne)
  18. Richard, Philippe-Georges, « Les commémorations nationales : une mission du ministère de la Culture et de la Communication », Gazette des archives, Persée - Portail des revues scientifiques en SHS, vol. 236, no 4,‎ , p. 17–27 (DOI 10.3406/gazar.2014.5159, lire en ligne, consulté le 19 août 2020).
  19. Anne-Emmanuelle Demartini, « Biographie d’Alain Corbin », Centre Jacques-Seebacher consulté le 13 octobre 2019.
  20. Entretien France Culture avec Laure Adler, émission Hors Champs.
  21. ORDRE DE LA LEGION D'HONNEUR Décret du 30 décembre 1995 portant promotion et nomination

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr+en) Stéphane Gerson, « The virtue of idiosyncrasy », Dominique Kalifa, « L’expérience, le désir et l’histoire : Alain Corbin ou le “tournant culturel” silencieux », Emmanuelle Saada, « L’historien, l’ethnographe et l’employé de l’état civil », Michelle Perrot, « Alain Corbin et l’histoire des femmes », Christophe Prochasson, « La politique comme “culture sensible ” : Alain Corbin face à l’histoire politique », Arthur Goldhammer, « Torpor and rage from Haute-Frêne to Hautefaye », Michel Beaujour, « Une ”histoire au second degré ” : le style d’Alain Corbin », Stéphane Gerson, « L’impossible présence de l’historien », French Politics, Culture & Society (ISSN 1537-6370), vol. 22 no 2, été 2004, p. 1-117 [présentation en ligne]
  • Anne-Emmanuelle Demartini et Dominique Kalifa (dir.), Imaginaire et sensibilités au XIXe siècle : études pour Alain Corbin, Créaphis, Paris, 2006 (ISBN 978-2-913610-61-3) [présentation en ligne]
  • Sima Godfrey, « Alain Corbin : Making Sense of French History », French Historical Studies, vol. 25, no 2,‎ 2002,, p. 381-398.
  • Dominique Kalifa, « L’historien et l’atome social », Critique, no 632-633, janvier-, p. 31-40.
  • (en) Peter McPhee, « Alain Corbin (1936- ) », dans Philip Daileader et Philip Whalen (dir.), French Historians, 1900-2000 : New Historical Writing in Twentieth-Century France, Chichester / Malden (Massachusetts), Wiley-Blackwell, , XXX-610 p. (ISBN 978-1-4051-9867-7, présentation en ligne), p. 136-143.
  • Philippe Poirrier, « Corbin Alain, 1936 », dans Sylvie Mesure et Patrick Savidan (dir.), Dictionnaire des sciences humaines, Presses universitaires de France, coll. « Quadrige / Dicos poche » (ISSN 1762-7370), Paris, 2006, p. 210-211 (ISBN 978-2-13-055710-4)
  • Philippe Poirrier, « Préface. L'histoire culturelle en France. Retour sur trois itinéraires : Alain Corbin, Roger Chartier et Jean-François Sirinelli », Cahiers d'histoire, vol. XXVI,‎ , p. 49–59 (lire en ligne).

Liens externes[modifier | modifier le code]