Aller au contenu

Institut européen des sciences humaines

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Institut européen des sciences humaines
Histoire
Fondation
Dissolution
Cadre
Type
Pays
Organisation
Site web

L'Institut européen des sciences humaines (IESH) est un organisme privé spécialisé dans l'enseignement de la théologie musulmane et la langue arabe.

Le tout premier établissement est créé en 1990 à proximité de Château-Chinon, à l'initiative de l'Union des organisations islamiques de France (UOIF). D'autres suivent en France et en Europe.

L'IESH de Château-Chinon est pendant longtemps un interlocuteur des pouvoirs publics, qui souhaite encourager la création une filière nationale de formation des imams en France.

L'association fondatrice est accusée d'antisémitisme et d'être vecteur de radicalisation violente. Elle se voit dissoute par un décret en Conseil des ministres en et annonce saisir le Conseil d'État.

IESH de Château-Chinon

[modifier | modifier le code]
Institut européen des sciences humaines est dans la page Europe.
IESH Château-Chinon
IESH de Paris
IESH Helsinski
IESH Alsace
IESH Wales
IESH Birmingham
Eihw Francfort
Les IESH en 2025.

En 1992, l'IESH de Château-Chinon est le premier à ouvrir, à Saint-Léger-de-Fougeret (Nièvre) avec l'appui de François Mitterrand, président de la République[1],[2]. D'autres Instituts sont ouverts en France et en Europe dont certains sont inactifs en 2025[3],[4]. Les cofondateurs du premier institut sont membres de l'UOIF et les instituts s'inscrivent dans la mouvance des Frères musulmans en Europe [3],[5],[6],[7]. En France, l'IESH de Château-Chinon est l'un des plus vieux centres de formation des imams[3],[8]. Contrairement aux autres centres de formation français, il n'est pas rattaché à une unique nationalité étrangère, et il a longtemps été un interlocuteur des pouvoirs publics[2],[3].

Études et activités proposées.

[modifier | modifier le code]

Il s'agit du premier institut de formation d'imams et de cadres religieux ouvert en Europe, créé en 1990 à l'initiative de l'UOIF et de l'Union des organisations islamiques en Europe, dans la commune de Saint-Léger-de-Fougeret (Nièvre), avec l'idée de « pallier le manque d'imams et de former des religieux made in France capables de comprendre les spécificités de la société laïque »[9]. L'association enregistrée le à la sous-préfecture de Château-Chinon a pour objet déclaré « La formation et la qualification des imams, des enseignants, des prédicateurs et des cadres musulmans ; l'enseignement des sciences islamiques et sciences humaines ; l'organisation et la dispense de conférences et de sessions de formation et de perfectionnement dans les sciences islamiques et sciences humaines ; la délivrance de titres et certificats dans le domaine des sciences islamiques et sciences humaines ; la promotion de la connaissance et de la culture islamique et faire connaître la civilisation musulmane par tous les moyens appropriés ; l'organisation des séjours de loisirs et de vacances, la coopération et la coordination avec les différents organismes et institutions ayant des objectifs similaires[10]. »

L'étude du Coran et son exégèse se fait en langue Arabe[11].

En 2012, le nombre d'étudiants est d'environ 200[12], et pour le directeur de l'institut, Zuhair Mahmood; « La formation d'imams issus de la société française est indispensable ; aujourd'hui 70 % des fidèles ne parlent pas arabe »[13].

En 2014, l'IESH, qui a formé depuis sa création 200 Imams, ne parvient pas à suivre l'augmentation de la demande. Il accueille 220 étudiants, en majorité français, les autres venant de toute l'Europe, « pour ceux qui se destinent à devenir enseignants, aumôniers ou imams, le cursus peut durer 7 ans » pendant lesquels sont suivis des « cours de théologie musulmane, de langue arabe, mais aussi de droit français[14] ».

Cinq à dix imams et très peu d'aumôniers sortent de l'institut chaque année, un faible nombre « en comparaison des 2 300 mosquées et lieux de culte musulman que compte la France » et des 200 établissements pénitentiaires dans lesquels interviennent, cette année là, 182 aumôniers. Après les attentats de janvier 2015 en France, le gouvernement français prévoit — dans le cadre de la lutte contre la radicalisation dans les prisons — de créer 60 postes supplémentaires d'aumônier musulman, l'ensemble des formations devant se répartir sur les quatre structures disponibles de formation de cadres religieux[15],[14].

Le centre accueille les étudiants en internat et organise des séminaires et formations intensives de langue arabe, de théologie. Il organise également des séjours de vacances et des colonies ouverts à tous déclarés auprès de la DDCSPP (direction départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations)[réf. souhaitée].

Le , à la suite d'une inspection des services de la jeunesse et des sports, la préfecture de la Nièvre ferme son camp de vacances par arrêté. L'IESH le conteste en justice sans succès[3],[16]. L'inspection relève notamment la présence d'ouvrages pour enfants faisant l'apologie du jihad[17].

Financement

[modifier | modifier le code]

Pour Christophe Deloire et Christophe Dubois, l'IESH de Saint-Léger-de-Fougeret est financé dès son inauguration en 1992 par le « gotha fondamentaliste mondial »[18].

En 2003, l'IESH de Châton-Chinon est avec celui du Pays de Galles et celui de Paris l'un des trois principaux bénéficiaire du Europe Trust, fiducie caritative du Conseil des musulmans européens, alors Fédération des organisations islamiques d'Europe[19].

En 2007, selon Antoine Peillon qui se réfère à plusieurs notes des renseignements généraux français, l'émirat du Koweït, le Qatar et les Frères musulmans financent les structures via la banque suisse UBS ; l'une de ces notes conclut au financement de l'IESH par « un mécène Qatari lié à l'extrémisme musulman[20] ». D'après le journaliste, cette note de 2008 révèle que plusieurs rencontres ont eu lieu à Genève, l'année précédente, entre un membre de la Qatar Charity et le trésorier de l'IESH, et qu'une somme de 170 000 euros a été remise à cette occasion. En , la même personnalité remettait directement au président de l'IESH une somme de 500 000  correspondant à 62 % du budget annuel de l'Institut[20]. En 2007, le trésorier des IESH français, Mohamed Karmous, qui préside l'UIESH (l’Union des Instituts Européens des Sciences Humaines), est décrit comme un militant islamiste par les services de renseignement français[20].

En 2012, selon l'AFP (pour 20 minutes), les ressources de l'institut — financé à ses débuts par les États arabes du Golfe — dépendent beaucoup de la perception des frais de scolarité[13]. Par ailleurs, l'institut déclare dépendre « de façon décisive » de dons privés, et sur le site internet, les musulmans sont appelés à soutenir les étudiants, professeurs et personnels de l’IESH[21]. Le gestionnaire financier de l'institut, précise que 90 à 95 % des ressources proviennent de ce « que payent les étudiants, en assidu ou par correspondance ; les séminaires d’été et les colonies de vacances », le restant est assuré par des « dons versés en Europe », — certaines donations extra-européennes permettent de financer des projets mais pas le fonctionnement de l'institut[22].

En 2016, au cours de son audition devant la mission d'information du Sénat, Larabi Becheri, directeur de l'IESH de Château-Chinon, déclare : « Seuls 10 % des dons que nous avons reçus ont été versés par des œuvres caritatives d'État, le reste est donné par des personnes physiques qui peuvent être étrangères, notamment des pays du Golfe. La seule condition que nous posons est que ces dons restent désintéressés : nous voulons garder notre totale liberté »[23].

En , une perquisition est menée dans les locaux de la Nièvre dans le cadre d'une enquête sur la non-déclaration de financements en provenance de l'étranger[24]. L'IESH se défend de tout manquement mais la procureure qualifie la perquisition de « fructueuse »[2],[24].

En 1993, le mouvement islamiste Ennahdha interdit en Tunisie donne une conférence à l'institut de Château-Chinon. « «Nous avons globalement la même vision de la société», explique Zuhair Mahmood[18]. »

En 1994, Fayçal Mawlawi, le doyen de l'IESH qui dirige alors la confrérie des Frères musulmans au Liban, est interdit d'entrée sur le territoire français pour « ses liens avec des organisations islamistes extrémistes[25] ».

En 1997, la première cérémonie de remise des diplômes est parrainé par Youssef al-Qaradâwî qui figurait parmi les invités[16]. Il s'agit d'un théologien qatari radical décrit — par Vanessa Ratignier et Pierre Péan — comme « l'idéologue islamiste très influent auprès de la confrérie des Frères musulmans, [qui] prône, sous couvert de religion, la haine et la violence[26]. »

Fiammetta Venner — qui retrace l'histoire de l'UOIF depuis ses origines jusqu'à la création du CFCM dans son ouvrage OPA sur l’Islam de France (2005) — écrit : « Tel un rappel, le logo de la Ligue islamique mondiale, la fondation saoudienne chargée de diffuser l'islam radical dans le monde, trône en bonne place dans les salles de classe » et « On le voit L'IESH est loin d'être une réussite. Quand il forme effectivement des imams, il forme des intégristes. Mais pour l'essentiel, il produit surtout des militants intégristes sans avenir[27] »

En 2014, selon France 3, l'IESH Château-Chinon condamnait les violences perpétuées par Daesh[28].

Frères musulmans

[modifier | modifier le code]

Le gestionnaire financier assure que « l’IESH n’a pas de liens organiques avec eux [les Frères musulmans][22] ».

Selon Brigitte Maréchal, les Frères musulmans ont contribué à la création de l'IESH : « [en Europe, ils] sont par ailleurs actifs dans la création d’espaces de recherche et de diffusion du savoir (Institut européen des sciences humaines, International Institute of Islamic Thought (en) (IIIT), Institute of Islamic Political Thought) ou d’instituts académiques de formation reconnus par les pays d’accueil (al-Maktoum Institute (en))[29],[30]. »

Pour Nahida Nakad, les IESH sont proches des Frères musulmans[citation nécessaire][31].

Selon Bernard Godard, « le camp "conservateur" [de l'UOIF] a conservé la haute main sur la maison mère pour l'enseignement supérieur, à savoir le siège central [de l'IESH dans la Nièvre][32]. »

Pour avoir dénoncé les liens entre l'IESH et les Frères musulmans, Marion Maréchal et Pascal Lepetit, la Présidente et le responsable nivernais du mouvement politique Identité Libertés, ont été condamnés pour diffamation par le tribunal judicaire de Lyon le . Ils contestent ce jugement et annoncent avoir fait appel[33].

Le , Nicolas Dupont-Aignan et Pascal Lepetit ont été relaxés par le tribunal judiciaire de Lyon, à la suite d'une autre plainte déposée contre eux par l'IESH pour diffamation[34].

Début 2016, dans un contexte de lutte contre l'islam radical, le maire d'Autun Rémy Rebeyrotte demande au préfet « un audit précis sur l’institut qui est à Saint-Léger-de-Fougeret pour savoir précisément si à toute période cet institut a bien une formation coranique qui soit parfaitement compatible avec les lois et les règles de la République ». L'État répond notamment : « la vocation de cet institut est essentiellement de former des cadres (imams ou chercheurs) à l’échelon européen afin d’assister les musulmans dans leur pratique religieuse […] comme pour d’autres établissements ou institutions, un suivi attentif en liaison avec la Direction de l’IESH est exercé pour détecter toutes éventuelles dérives », et conclut : « En tout état de cause, aucun élément de droit ou de fait ne saurait justifier une fermeture de l’IESH »[35].

Procédure de dissolution

[modifier | modifier le code]

L'IESH de Château-Chinon a longtemps été un interlocuteur des pouvoirs publics, contestant les soupçons concernant son financement ainsi que sa proximité idéologique avec les Frères musulmans[2]. Cependant, après la fermeture du camp de vacances en et la perquisition en décembre de la même année, le gouvernement gêle les avoirs de l'institut et ceux de deux de ses cadres en le [2],[3],[36],[37].

Le , dans le cadre d'une procédure judiciaire antiterroriste, une perquisition à l'IESH de Saint-Léger-de-Fougeret met au jour des supports de cours qualifiant les juifs de « singes » et de « porcs », professant l'infériorité de la femme et jusitifiant le viol conjugal[38],[5]. Le , l'association est dissoute par décret au motif, notamment, de provocation à la haine ou à la violence envers des personnes en raison de leur origine[10]. Selon le décret, l'institut a été « une étape déterminante dans le processus de radicalisation violente de plusieurs anciens élèves »[5]. Les services de renseignement avancent qu'au moins 9 d'entre eux auraient rejoint des groupes jihadistes ou auraient commis des attentats, dont Abdelkader Merah, condamné pour complicité des attentats de Toulouse et Montaubanc perpétués en 2012 par son frère[39]. L'association affirme contester cette dissolution devant le Conseil d'État et reçois le soutien de Musulmans de France[1],[3],[8]. Elle affirme que 5 personnes radicalisées avait été exclues par l'institut lui-même, rejette les accusations d'intégrisme et rappelle qu'elle se veut parfaitement républicaine[1].

Autres IESH

[modifier | modifier le code]

IESH de Paris

[modifier | modifier le code]

Situé à Saint-Denis (93200), il est ouvert en 2001. Le nombre d'étudiants est de 1 700 (en 2012), venant de toute la région parisienne ainsi que des villes avoisinantes. Il dispense des cours et des formations avec plusieurs formules intensives et extensives ou formations courtes : cours de soir et week-end ; il organise chaque année des cycles de conférences à sujet variés appelées « Vendredis de l'IESH » ouvertes au public[réf. souhaitée].

Contrairement à l'IESH de Château-Chinon, l'IESH de Paris offre une cursus succinct d'études islamiques en français, en plus du cursus en arabe[11].

En 2019, il fait l'objet d'une fermeture administrative temporaire[16].

En , Le Parisien indique que l'IESH est défavorablement connu des services de renseignement comme prônant un islam radical et qu'il est visé par une enquête[40].

Début , le doyen de l’IESH de Paris-Saint-Ouen, Ahmed Jaballah, visé par une procédure d’expulsion du territoire national (OQTF) depuis le , et considéré comme l’un des leaders des Frères musulmans, quitte la France de sa propre initiative, en prenant un vol avec sa fille pour la Tunisie[41].

IESH d'Alsace

[modifier | modifier le code]

Créé en 2018, il est situé à Strasbourg[42],[4]. En 2025, il n'est plus en activité[4].

Au Royaume-Uni, en Allemagne et en Finlande

[modifier | modifier le code]
  • Grande-Bretagne
    • « IESH Birmingham »[4]
    • « IESH Pays de Galles »: fondé en 1998 à Llanybydder, il perd son agrément académique en 2005[43]. En 2012, le MI5 contacte la police de l'unité galloise de lutte contre l'extrémisme et le terrorisme pour enquêter sur un de ses étudiants et l'institut ferme peu après[43],[44]. Ces faits sont révélés par un rapport parlementaire consacré au meurtre de Lee Rigby[43].

En 2025, ces deux instituts ne sont plus en activité[4].

  • Allemagne
    • IESH Francfort : « Europäisches Institut für Humanwissenschaften (EIHW) », ouvert en 2013[4],[45]
  • Finlande
    • « IESH Helsinki », ouvert en 2016[4]

Notes et références

[modifier | modifier le code]

Références

[modifier | modifier le code]
  1. a b et c « Accusés de prôner un islam radical : ce que répondent les dirigeants de l'école des imams, fermée dans le Morvan », sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté, (consulté le )
  2. a b c d et e Erwan Seznec, « Nièvre : un institut de formation musulman perquisitionné », sur Le Point, (consulté le )
  3. a b c d e f et g « Islamisme : cet institut qui enseignait la charia en plein cœur du Morvan », sur Le Figaro, (consulté le )
  4. a b c d e f et g Ministère de l'intérieur, « Frères musulmans et islamisme politique en France » Accès libre [PDF], sur Ministère de l'intérieur, (consulté le ), p. 31
  5. a b et c « Juifs "singes et porcs" : pourquoi la dissolution de l’IESH éclabousse le Qatar », sur L'Express, (consulté le )
  6. Par Jean-Michel Décugis Le 29 juillet 2020 à 17h01 et Modifié Le 15 Septembre 2020 À 09h41, « A Saint-Denis, «l’école des imams» dans le viseur de la justice », sur leparisien.fr, (consulté le )
  7. (de) Bundeszentrale für politische Bildung, « Die Muslimbruderschaft in Deutschland | Islamismus », sur bpb.de, (consulté le )
  8. a et b Marie Turcan, « Après sa dissolution, le plus ancien centre de formation d’imams en appelle au Conseil d’État », sur Mediapart, (consulté le )
  9. Florence Bergeaud-Blackler : Le Frérisme et ses réseaux, L'euro-islam des Frères : les structures, chap 4, p. 135 ; préface Gilles Kepel, 2023, éd. Odile Jacob (ISBN 9782415003555)
  10. a et b Décret du 3 septembre 2025 portant dissolution de l'association « Institut Européen des Sciences Humaines (IESH) ». JORF no 0205 du 4 septembre 2025, texte n° 4.
  11. a et b Françoise Curtit et Anne-Laure Zwilling, « L'enseignement de la théologie musulmane en Europe: contexte et contenu », dans Francis Messner; Michel Deneken, La théologie à l'Université: Statut, programmes et évolutions, Labor et Fides, , 218 p. (ISBN 2830913612, lire en ligne), p. 151-171
  12. Le Monde avec AFP, « Étudiants de l'islam dans le Morvan » [vidéo], .
  13. a et b AFP, 20 minutes, « Au cœur du Morvan, un institut forme une poignée d'imams "made in France" », .
  14. a et b France 24, AFP, « La France veut former ses imams pour lutter contre la radicalisation en prison », .
  15. Maryline Barate et Damien Rabeisen, « L'institut de formation des imams de la Nièvre peut-il lutter contre la radicalisation ? » [vidéo], sur francetvinfo.fr, .
  16. a b et c Erwan Seznec, « Clap de fin pour l’IESH, l’institut musulman frériste de Château-Chinon », sur Le Point, (consulté le )
  17. Ministère de l'intérieur, « Frères musulmans et islamisme politique en France » Accès libre [PDF], sur Ministère de l'intérieur, (consulté le ), p. 47
  18. a et b Christophe Deloire et Christophe Dubois, Les Islamistes sont déjà là : Enquête sur une guerre secrète, Paris, Albin Michel, , 348 p. (ISBN 2-226-15149-4, lire en ligne), « Les imams mènent la vie de château ».
  19. (en-US) Ian JohnsonStaff Reporter of THE WALL STREET JOURNAL, « How Islamic Group's Ties Reveal Europe's Challenge - WSJ », Wall Street Journal,‎ (ISSN 0099-9660, lire en ligne [archive] Accès payant, consulté le )
  20. a b et c Antoine Peillon,, Résistance !, Le Seuil, (lire en ligne), « Qatar charity and co ».
  21. « Soutien et Don », sur iesh.org.
  22. a et b « Au cœur du Morvan, l’IESH forme des imams “made in France” », Le Journal du Centre, (consulté le ).
  23. « Comptes rendus de la mi organisation, place et financement de l'islam en France », sur senat.fr, .
  24. a et b Hugo Courville, « Perquisitions à l'institut de formation des imams, le doyen se défend : "On a eu des virements, mais ils étaient déclarés" » Accès libre, France 3, (consulté le )
  25. Les Islamistes sont déjà là (2004), chapitre sur l'IESH de Château-Chinon.
  26. Vanessa Ratignier et Pierre Péan, Une France sous influence : Quand le Qatar fait de notre pays son terrain de jeu de, Paris, Fayard, , 478 p. (ISBN 978-2-213-67826-9 et 2-213-67826-X, lire en ligne), « Qui courtise l'émir ferme les yeux sur sa part d'ombre Youssef Al-Qaradawi ».
  27. Fiammetta Venner, OPA sur l'islam de France : Les ambitions de l'UOIF, Paris, Calmann-Lévy, , 247 p. (ISBN 2-7021-3524-2), « L'institut européen des sciences humaines et Made in France ».
  28. « L'institut de formation des imams de la Nièvre peut-il lutter contre la radicalisation ? », sur France 3 Bourgogne-Franche-Comté, (consulté le )
  29. Brigitte Maréchal, « Les Frères musulmans européens, ou la construction des processus locaux et globaux », Recherches sociologiques et anthropologiques, nos 37-2,‎ , p. 19-34 (DOI 10.4000/rsa.560).
  30. Brigitte Maréchal, Les Frères musulmans en Europe : racines et discours, Paris, Presses universitaires de France, coll. « Proche Orient », , 310 p. (ISBN 978-2-13-057609-9 et 2-13-057609-5, présentation en ligne).
  31. Derrière le voile de Nahida Nakad, éditions Don Quichotte, 2013.
  32. Bernard Godard, La Question musulmane en France, Paris, Fayard, , 349 p. (ISBN 978-2-213-68248-8 et 2-213-68248-8, lire en ligne), « L'UOIF : L'inscription dans la société avant tout ».
  33. Laure Brunet, « Pascal Lepetit, référant Identité Libertés de la Nièvre, condamné pour diffamation à l'encontre de l'IESH deSaint-Léger-de-Fougeret. », Le Journal duCentre,‎ (lire en ligne)
  34. « J'ai écrit le dixième de ce qu'il y a dans le décret de dissolution. », Le Journal du Centre,‎
  35. Béatrice de Lavergne, « Pourquoi le maire d’Autun demande-t-il un audit sur l’institut de formation des imams de la Nièvre ? », sur francetvinfo.fr, .
  36. Erwan Seznec, « L’État gèle les fonds de l’IESH de Château-Chinon, institut musulman frériste », sur Le Point, (consulté le )
  37. « Arrêté du 16 juin 2025 portant application des articles L. 562-2 et suivants du code monétaire et financier » Accès libre, sur Légifrance, (consulté le )
  38. Etienne Campion, « Juifs "singes et porcs", charia, djihad : pourquoi le "centre de formation des imams" de Château-Chinon a été dissous », sur www.marianne.net, (consulté le )
  39. « Les raisons avancées par le ministère de l’intérieur pour dissoudre l’IESH, un institut de formation des imams », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  40. Par Jean-Michel Décugis Le 29 juillet 2020 à 17h01 et Modifié Le 15 Septembre 2020 À 09h41, « A Saint-Denis, «l’école des imams» dans le viseur de la justice », sur leparisien.fr, (consulté le )
  41. « INFO EUROPE 1 – Visé par une procédure d’expulsion, un cadre des Frères musulmans a quitté la France pour la Tunisie », sur europe1.fr, (consulté le )
  42. « L’Annuaire des Entreprises : le moteur de recherche officiel », sur L’Annuaire des Entreprises : le moteur de recherche officiel (consulté le )
  43. a b et c (en-GB) « Lee Rigby killer Michael Adebowale studied in west Wales », BBC News,‎ (lire en ligne, consulté le )
  44. (en) Stephanie Colderick, « Building at former Welsh boarding school badly damaged in fire », sur Wales Online, (consulté le )
  45. (de) Bundeszentrale für politische Bildung, « Die Muslimbruderschaft in Deutschland | Islamismus », sur bpb.de, (consulté le )

Articles connexes

[modifier | modifier le code]

Liens externes

[modifier | modifier le code]