Guy Dauphin Environnement

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Guy Dauphin Environnement
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Forme juridique Société anonyme à directoire
Slogan La renaissance de la matière
Siège social Drapeau de France Rocquancourt (France)
Direction Hugues Moutouh (directeur général délégué)
Société mère Groupe Ecore
Effectif 1 100
Site web [www.gderecyclage.com]
Chiffre d’affaires 1 006 millions d'euros
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Guy Dauphin environnement (GDE) est une entreprise française spécialisée dans le recyclage. Guy Dauphin Environnement est la filiale du Groupe Ecore, acteur international du recyclage opérant en Europe et en Asie.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1965, Guy Dauphin Environnement est fondée par Guy Dauphin. En 1968, elle installe son siège social à Rocquancourt dans le Calvados.

Depuis le décès de Guy Dauphin en 1992, l'actionnaire principal est Claude Dauphin, qui est aussi l'actionnaire principal de Trafigura, société de courtage basée à Londres. Trafigura a été connue du grand public par l'affaire du Probo Koala, ce navire pétrolier qui avait déchargé des déchets toxiques à Abidjan en 2006, causant la mort de 16 personnes et l'intoxication de plus dizaines de milliers d'autres habitants. Trafigura est moins connu pour un trafic d'essence de très mauvaise qualité écoulé en Afrique, et dont le Probo Koala n'est que la partie émergée de l'iceberg.

11 mars 2011, acquisition de la société Guillet SAS, implantée près de Grenoble (Isère), spécialisée dans le recyclage des fers et métaux qui a réalisé 7,3 millions d'euros de chiffre d'affaires en 2010[1].

16 juin 2011, acquisition du groupe SNT (Société Nouvelle Transformation) localisé à Villers-Pol dans le Nord. GDE va créer à Escautpont, dans le Nord, sur un des deux sites de SNT, une éco-plateforme environnementale orientée sur le recyclage des métaux ferreux et non ferreux. GDE table sur un investissement de 45 millions d’euros pour construire et équiper cette plateforme. A Escautpont, SNT recycle actuellement près de 300 000 tonnes de métaux par an. A Hirson (Aisne), elle collecte et trie des cartouches bureautiques dans une unité qui a la capacité de recycler près de 1 200 000 produits par an[2].

4 novembre 2011, acquisition de l'entreprise familiale alsacienne Metalifer, dont le siège est situé dans la zone industrielle du Port-du-Rhin à Strasbourg (Bas-Rhin). Metalifer compte 11 sites de collecte, plusieurs participations industrielles et plus de 150 salariés[3].

17 novembre 2011, le groupe Ecore (GDE) absorbe le luxembourgeois Recylux. Avec 250 salariés, 11 sites de collecte / transformation (Luxembourg, France, Belgique, Pays-Bas) traitant et valorisant environ 1 million de tonnes par an pour un CA annuel de plus de 300 millions d’euros[4].

22 Décembre 2011, acquisition de la société Genestier, implantée à Mâcon, spécialisée dans la récupération, le traitement et l’élimination de déchets industriels banals ou spéciaux, des gravats, des plastiques, des bois, des cartons, des batteries, ainsi que dans la reprise des véhicules hors d’usages pour leur destruction. L’activité de Genestier générait jusqu’à présent, 15 000 tonnes de ferreux, 2 000 tonnes de non ferreux et 1 000 tonnes de DIB par an[5].

Activité[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui GDE dispose d’une cinquantaine de sites en France où elle emploie plus de 1 000 personnes et traite plus de 2 millions de tonnes de matériaux par an pour les entreprises privées et publiques, les collectivités et les particuliers. Son chiffre d'affaires en 2010 a été de 725 millions d'euros, dont 70 % à l'export. Son chiffre d'affaires en 2006 a été de 628 millions d'euros, dont 70 % à l'export. En 2009, il s’élève à 400 millions d’euros.

Historiquement, GDE est spécialisé dans la collecte et le recyclage des métaux ferreux et non ferreux. L’activité des ferreux constitue le cœur de métier de l’entreprise. GDE est leader de ce secteur. L’entreprise recycle également le plastique, les papiers-cartons, les batteries, les DIB (déchets industriels banals) et les végétaux. Elle utilise des presses spécialisées (papiers-cartons, métaux non ferreux), des cisailles (métaux non ferreux) et des broyeurs (plastiques, végétaux, métaux ferreux).

Guy Dauphin Environnement collecte et recycle sept grandes familles de matériaux :

  • Les métaux ferreux à partir des véhicules hors d’usage (VHU), de l’électroménager, des ferrailles industrielles pour les aciéries.
  • Les métaux non ferreux - aluminium, cuivre - pour la métallurgie.
  • Les papiers-cartons à partir de vieux magazines, d’emballages en carton et de chutes de production d’imprimerie pour les papeteries.
  • Les plastiques pour la filière plastique.
  • Les batteries.
  • Les déchets industriels banals (DIB).
  • Les végétaux qui sont transformés en compost et combustible naturel.

En 2009, elle recycle plus de 2 millions de tonnes de déchets par an et emploie près de 1000 personnes sur 50 sites d’exploitation (centres de tri et sites de production).

Controverses[modifier | modifier le code]

Décharge illégale[modifier | modifier le code]

Guy Dauphin Environnement est convaincue de stockage illégal de déchets de provenances diverses à Versainville, Soumont-Saint-Quentin, Fontenay-le-Pesnel, May-sur-Orne, Fontenay le Pesnel et ailleurs. pendant trois ans, les vannes de l'atelier batteries ont servi à transférer dans les galeries de mie à l'aplomb du site des boues et des acides, déversées dans l'orme à May sur Orne, en amont de la station de pompage de Caen. Dès qu'elle n'a pu dissimuler plus longtemps ses dépôts, elle a acheté le site de Versainville, pensant éteindre les poursuites, puis, sous le contrôle des autorités locales a été contrainte de transférer une partie de ces produits dans des centres prévus à cet effet (Calvados)[6],[7].

50 000 tonnes de déchets broyés, résidus de broyages automobiles (RBA), mélangés à des boues industrielles, ont été retrouvés sous le parking de la brocante de Versainville. Les premières analyses des prélèvements effectués sur le site de Versainville font apparaître la présence de PCB toxiques et de métaux lourds. L'entreprise parle de dysfonctionnement. Le terrain avait été acheté le 16 octobre 2008 par la Security management company limited, société suisse de Collonge-Bellerive[8],[9].

D'autres dépôts illégaux de résidus de broyage ont également été retrouvés à Soumont-Saint-Quentin, Fontenay le Pesnel (Calvados)[10].

Nonant-le-Pin[modifier | modifier le code]

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328e jour de blocus devant l'entrée du site de Nonant-le-Pin (2014).

À partir de 2006, c’est le site de Nonant-le-Pin, dans l'Orne (département), qui a été choisi pour l’implantation d’un site de traitements de RBA par la GDE avec une demande d’exploitation adressée aux pouvoirs publics. La proximité du Haras du pin, lieu connu pour ses trotteurs français, déclenchera un conflit entre la société et les défenseurs du Hara qui dure jusqu'à ce jour[11].

Malgré un avis défavorable émanant de l'enquête publique menée de février à mars 2007[12], certains élus locaux accordent le feu vert au projet.

Les travaux ont démarré à la suite de l'avis favorable du tribunal administratif de Caen et la « plateforme environnementale » pour un centre de stockage de déchets non dangereux ultimes (refus de broyages automobiles - RBA : 90 000 tonnes, déchets industriels banals - DIB : 60 000 tonnes annuelles). Elle devait être opérationnelle début 2013. La concession a été prise pour 17 ans et la surface représente 55 hectares et devrait engendrer la présence de 60 à 90 camions par jour, samedi inclus. Ce terrain est traversé par un ruisseau qui se jette dans la Dieuge, puis dans l’Orne qui se jette dans la mer à Ouistreham. Devant les risques pour la proximité des haras les plus prestigieux, les éleveurs se sont mobilisés contre le projet. GDE n'a aucune expertise pour stocker ces déchets qui viendront de toute la France pour une production locale faible (moins de 10 000 tonnes).

Le , la ministre de l'écologie Delphine Batho impose un réexamen du dossier[13] et suspend toute procédure de mise en exploitation du chantier en attendant les conclusions d'une commission d'experts indépendants.

Après validation du projet par la commission d'experts[14], le site a été mis en exploitation le 22 octobre en faisant convoyer les premiers camions chargés de RBA par les forces de l'ordre[15]. Les riverains, ainsi qu'une vingtaine de maires des communes environnantes, se sont constitués en collectif FRO (Front de Résistance de l'Orne) pour bloquer l'entrée du site[16]. Le collectif obstrue l'entrée n'ayant pas été cédée encore à l'exploitant[17]. Les différents tribunaux confirmeront le maintien de la fermeture du site par la pose de scellés le [18], puis une décision du tribunal de grande instance d'Argentan ordonnant la fermeture définitive le [19]. Malgré les décisions en leur faveur, le collectif FRO maintient le blocus jusqu'au retrait des autorisations d'exploitation de la société GDE[20].

Une succession de décisions judiciaires les forcera en revanche à quitter leur position, après qu'une décision judiciaire du Tribunal administratif de Caen a donné raison à GDE[21].

Guémené-Penfao[modifier | modifier le code]

Après avoir signé le 10 avril 2007 dans une agence immobilière de Chanoz Chatenay (01) un compromis de vente avec un agriculteur de Guémené-Penfao (44), GDE a acheté 65 ha à cet agriculteur le 27 juin 2008 au prix de 693 671 euros (source : acte de vente). La SAFER Maine Océan n'avait pas pu préempter du fait que l'acheteur avait « un projet industriel » (article L. 143-4 du code rural).

Une association créée en juillet 2008 a recueilli en 5 semaines 4 178 signatures d'opposants au projet de « Centre d'Enfouissement de Résidus de Broyage Automobile » de GDE, signatures qui ont été remises au sous-préfet de Châteaubriant.

En juin 2011, GDE n'a toujours pas déposé en préfecture de demande d'autorisation d'exploiter ce centre. En 2012 GDE renonce à son projet et s'engage à céder le foncier.

Plouray[modifier | modifier le code]

Le groupe a acheté en mai 2008 165 ha de terres agricoles dans la commune de Plouray (Morbihan), pour y enfouir des déchets de son industrie de broyage[22]. Il s'agissait d'un projet de création d'un Centre de Stockage de Déchets Non Dangereux (Ordure ménagère / RBA /...) qui ne pourra exister sans les enquêtes publiques et les accords préfectoraux locaux.

Alors que l'enquête publique menée fin 2010 a émis un avis défavorable, à la grande surprise de tout le monde, GDE a écrit en mars 2011 au préfet du Morbihan pour lui demander de mettre un terme à l'instruction du dossier de demande d'autorisation d'exploiter.

Un article d'Ouest-France du 28-29 mai 2011 fait état de l'intention de GDE de revendre ses terres, et du fait que la SAFER, qui a fait une offre d'achat au prix du marché, n'a pas reçu de réponse de la part de GDE.

Salaise-sur-Sanne[modifier | modifier le code]

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En région Rhône-Alpes, Guy Dauphin Environnement est installée à Salaise-sur-Sanne, une localité située au cœur d’un bassin industriel spécialisé dans la chimie. Ici, 3600 établissements sont soumis à autorisation de la part de la DRIRE pour exercer leurs activités. elle est l’un d’entre eux. À Salaise, les activités de retraitement des déchets se partagent entre deux entreprises. Guy Dauphin Environnement et Trédi (une filiale du groupe Séché), ce qui fait de la commune de Salaise-sur-Sanne une aire spécialisée dans le recyclage. Il convient d'appeler ces résidus (RB résidus de broyage) car Guy Dauphin Environnement ne broie pas que des VHU (véhicules hors d'usage) il broie aussi des contenants, des DEEE (Déchets Électriques et Électroniques) en fin de vie, et moult ferrailles et produits divers, c'est ce cocktail qui génère le plus de nuisances. Salaise-sur-Sanne, dans l'Isère, où plusieurs incendies ont alerté la population. Guy Dauphin Environnement a mis cela sur le compte des sapeurs-pompiers[23]. De nombreuses explosions et dégagement de fumées épaisses et extrêmement malodorantes détériorent la qualité de vie des habitants des villages voisins. malgré de nombreuses dénonciations et lettres aux autorités (préfet, ministre de l'environnement) faites par les associations, la situation n'a guère évolué. GDE met en cause les filières en amont qui lui fournissent des carcasses d'autos non dépolluées.

Sponsoring[modifier | modifier le code]

Guy Dauphin Environnement est partenaire des clubs de football du Stade Malherbe Caen et du Valenciennes Football Club. Elle sponsorise les sportifs locaux et les activités emblématiques de la Normandie, par exemple l’équipe de football des Sapeurs-Pompiers de Caen-Calvados. Au-delà de la Normandie, l’équipe de rugby de l’ALJ Limay, le Jumping International de Paris et possède son propre bateau, le Défi-GDE barré par Nicolas Boidevezi.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Consolidation à marche forcée dans le recyclage en France latribune.fr 6 janvier 2012
  2. GDE investit 45 millions d’euros à Escautpont usinenouvelle.com le 16 juin 2011
  3. Metalifer rejoint le groupe Guy Dauphin Environnement Usinenouvelle.com le 4 Novembre 2011
  4. Le groupe Ecore (GDE) absorbe le luxembourgeois Recylux Construction Cayola le 17 novembre 2011
  5. Genestier, de Mâcon, intègre GDE Le journal de Saône et Loire 4 janvier 2012
  6. Dechets de Versainville Ouest-France
  7. [1]
  8. Ouest-France (région Normandie) des 20.11.2008 et 11.12.2008 : [2]
  9. Les Nouvelles de Falaise du 21.11 2008 : [3]
  10. Voir : Film TV
  11. « Nonant le Pin : le tribunal administratif de Caen confirme l'urgence d'ouvrir le site GDE - Tendance Ouest », sur www.tendanceouest.com, https://plus.google.com/111552675454110110054 (consulté le 30 décembre 2015)
  12. http://www.orne.pref.gouv.fr/IMG/pdf/RAPPORT_CE_GDE_cle55182a.pdf
  13. http://www.ouest-france.fr/actu/actuLocale_-Orne.-Thierry-Ardisson-aux-cotes-des-opposants-au-stockage-de-dechets_40771-2187689-pere-redac--61006-abd_filDMA.Htm
  14. « Burgeap : expertise hydrogéologique », sur Orne.gouv.fr (consulté le 30 décembre 2015)
  15. http://basse-normandie.france3.fr/2013/10/23/gde-nonant-le-pin-sous-surveillance-344463.html
  16. http://www.lefigaro.fr/actualite-france/2013/11/01/01016-20131101ARTFIG00356-la-bataille-des-haras-de-l-orne-contre-une-dechetterie.php
  17. http://www.lereveilnormand.fr/2014/01/24/site-gde-face-a-face-manifestants-salaries-une-matinee-sous-tension/
  18. http://www.ouest-france.fr/gde-nonant-le-pin-la-justice-ordonne-la-mise-sous-scelles-du-site-2197832
  19. http://www.tendanceouest.com/alencon/actualite-73056-la-justice-prononce-la-fermeture-definitiv.html
  20. http://www.leparisien.fr/environnement/decharge-du-nonant-la-justice-ordonne-sa-fermeture-14-05-2014-3840085.php
  21. « Nonant-le-Pin [Décharge GDE] : L'entreprise gagne cette manche », sur Le Réveil Normand (consulté le 30 décembre 2015)
  22. Élus contre le projet de centre de stockage de déchets industriels sur poher-hebdo
  23. article sur bakchich.info

Liens externes[modifier | modifier le code]