Robert Stoller

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Robert Stoller
Portrait de Robert Stoller
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à New YorkVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 66 ans)
à Los AngelesVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité États-UnisVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Formation Université de Californie à San FranciscoVoir et modifier les données sur Wikidata
Profession Anthropologue (en), psychiatre, essayiste (d) et professeur d'université (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Employeur Université de Californie à Los AngelesVoir et modifier les données sur Wikidata

Robert Stoller, né le à New York et mort le à Los Angeles, est un psychiatre et psychanalyste américain.

Il exerçait comme psychanalyste et professeur de psychiatrie à Los Angeles.

Psychanalyse[modifier | modifier le code]

Il a été analysé par Hanna Fenichel. Ses travaux les plus connus portent sur l'identité sexuelle et sur la perversion. Il a contredit des thèses de Sigmund Freud en mettant en évidence la fragilité psychique de la constitution du sentiment d'identité sexuelle. Il poursuit ainsi les réflexions de Wilhelm Fliess et de Sigmund Freud sur la bisexualité.

Il est souvent associé aux mouvements des gender studies. Même si les conclusions de ses études viennent confirmer ces derniers, son approche est cependant différente puisqu'il aborde la question d'identité sexuelle selon un axe purement psychanalytique. Il s'agit d'étudier l'articulation entre l'appartenance biologique à un sexe et le développement ontogénétique du sentiment subjectif d'identité sexuelle.

Recherches[modifier | modifier le code]

Au début des années 1960, aidé de plusieurs collègues, il a mis sur pied en Californie un centre de recherche sur l'identité sexuelle. Par ses descriptions de l'histoire de patients présentant différentes anomalies ou ambiguïtés sexuelles[1],[2] il montre qu'une force biologique agit sur les comportements de genre d'un enfant dès son jeune âge, indépendamment du sexe assigné à sa naissance. Ses recherches sur les transsexuels l'amenèrent à émettre l'hypothèse qu'une symbiose excessive entre la mère et son fils combinée à une absence ou une présence passive du père conduit à une extrême féminité chez le garçon.

Il est le premier à introduire la distinction entre sexe et genre[3].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Recherches sur l'identité sexuelle à partir du transsexualisme, Ed. Gallimard, 1978.
  2. "Masculin ou féminin?", PUF, 1989.
  3. Laure Béréni, Introduction aux études sur le genre, De Boeck, coll. « Ouvertures politiques », 2e édition revue et augmentée (11 mai 2012) éd. (ISBN 978-2804165901), p 25.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]