Joyce McDougall

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Joyce McDougall
Portrait de Joyce McDougall
Biographie
Naissance Voir et modifier les données sur Wikidata
à DunedinVoir et modifier les données sur Wikidata
Décès Voir et modifier les données sur Wikidata (à 91 ans)
à LondresVoir et modifier les données sur Wikidata
Pays de nationalité Nouvelle-ZélandeVoir et modifier les données sur Wikidata
Thématique
Profession PsychanalysteVoir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
  • Dialogue avec Sammy (2001)
  • Théâtre du Je (1982)
  • Théâtre du corps (1989)
Distinctions Sigourney Award (d) () et Prix Maurice Bouvet (d) ()Voir et modifier les données sur Wikidata

Joyce McDougall, née à Dunedin (Nouvelle-Zélande) le , et morte le (à 91 ans) à Londres est une psychanalyste.

Biographie[modifier | modifier le code]

Joyce McDougall, née Hilary Joyce Carrington, est née en Nouvelle-Zélande, dans une famille de commerçants issus de l'immigration anglaise[1]. Elle s'intéresse à la psychanalyse et décide de faire des études de psychologie, puis réalise sa formation de psychanalyse à Londres. Elle s'installe ensuite à Paris, et devient membre titulaire de la Société psychanalytique de Paris. Elle est membre honoraire de l'Association for psychosomatic Medecine de New York, et de la New York Freudian Society.

Elle enseigne à l'Object Relations Institute de New York. Elle a participé aux conférences du Mind and Life Institute, qui a pour but de promouvoir un dialogue entre la science et le bouddhisme. Jean-Luc Donnet, l'un de ses analysants devenus analystes, relate une séquence sur l'interprétation du sexuel infantile dans le transfert[2].

Pensée[modifier | modifier le code]

McDougall s'intéressait à de nombreux sujets, notamment l'addiction et le psychosomatique, mais aussi à la bisexualité, travaillant avec Robert Stoller. Elle publie en 1978 un ouvrage intitulé Plaidoyer pour une certaine anormalité dans lequel elle dénonce une «normopathie», c'est-à-dire une pathologie de la norme, qui lui semble être en vigueur chez un certain nombre de ses collègues psychanalystes à l'égard des questions sexuelles[3].

Publications[modifier | modifier le code]

Ouvrages[modifier | modifier le code]

Ouvrages collectifs[modifier | modifier le code]

  • La sexualité perverse: études psychanalytiques, Ilse Barande et Robert Barande et al. Joyce Mc Dougall, J., M'Uzan, M. De, David, C., Major, R., Stewart, S. (1972). Paris, Payot.
  • Le Divan de Procuste : le poids des Mots, le mal-entendu du sexe. Mannoni, O., Mc Dougall, J., Vasse, D., Dethiville, L. (1987). Paris, Denoël.
  • Anorexie, addictions et fragilités narcissiques, J. McDougall, V. Marinov, F. Brelet-Foulard, Paris, PUF, coll. « Petite bibliothèque de psychanalyse », 2001, (ISBN 2-13-051922-9)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Philippe Porret, Joyce McDougall, une écoute lumineuse, Campagne Première, 2006
  • François Duparc (dir.) , Joyce aux mille visages, Delachaux et Niestlé, 2000
  • Ruth Menahem, Joyce McDougall, Puf, coll. « Psychanalystes d'aujourd'hui », 2000
  • Sander Kirsch et Jacques Van Wynsberghe (dir.), Les théâtres de Joyce McDougall, Erès, 2013 (ISBN 978-2-7492-3712-1)
  • Christine Miqueu-Baz, « Joyce McDougall obituary », sur The Guardian, (consulté le 26 décembre 2017).

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Élisabeth Roudinesco, « La psychanalyste Joyce McDougall est morte », Le Monde, 28 août 2011.
  2. Jean-Luc Donnet, « La plume de ma mère », Revue française de psychanalyse, 2015, t. LXXIX, no 5, « Le sexuel infantile et ses destins », p. 1517-1528 [lire en ligne].
  3. Notice d'Élisabeth Roudinesco.