Union pour la Méditerranée

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Union pour la Méditerranée
Logo de l'organisation
Carte de l'organisation
  •      Membres de l'Union européenne
  •      Autres membres
  •      Membre suspendu
  •      Observateur

Région Afrique du Nord, Proche-Orient et Europe
Création
Type Organisation intergouvernementale
Secrétariat Général Palais royal de Pedralbes, Barcelone (Drapeau de l'Espagne Espagne)
Langue Anglais, arabe et français
Membres
Secrétaire général Fathallah Sijilmassi (Drapeau du Maroc Maroc)
Personnes clés Federica Mogherini, Nasser Judeh (en), José Manuel García-Margallo, Sameh Shoukry, Nicolas Sarkozy
Site web UFMSecretariat.org
Le Siège de l'UpM

L’Union pour la Méditerranée (UpM) (en anglais : Union for the Mediterranean, UfM / en arabe : الاتحاد من أجل المتوسط) est une organisation intergouvernementale qui regroupe 43 pays sur la base d'une co-présidence paritaire entre les rives sud et nord de la mer Méditerranée : les 28 pays membres de l'Union européenne (UE), l'Algérie, les Balkans (Albanie, Bosnie-Herzégovine, Monténégro), l’Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Mauritanie, Monaco, la Palestine, la Syrie, la Tunisie et la Turquie. Son Secrétariat Général se situe à Barcelone.

L'UpM est fondée le , lors du Sommet de Paris pour la Méditerranée. L'organisation est destinée à renforcer les acquis du Partenariat euro-méditerranéen (Euromed) mis en place en 1995 sous le nom de Processus de Barcelone.

L'UpM représente une enceinte de discussion des questions stratégiques régionales basée sur les principes de la co-appropriation, de la codécision et de la coresponsabilité partagée entre les deux rives de la Méditerranée. Son objectif principal consiste à aborder les trois priorités[1] étroitement liées de la région: le développement humain, la stabilité et l’intégration à travers la coopération régionale, le dialogue et la mise en œuvre de projets concrets et des initiatives ayant un impact tangible sur les citoyens de la région, principalement la jeunesse.

Pour cela, elle identifie et accompagne des projets d'intérêts régional à géométries variables, auxquels elle attribue son label par décision consensuelle des 43 pays.

Historique[modifier | modifier le code]

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Le Processus de Barcelone[modifier | modifier le code]

Le président français Jacques Chirac, l'un des fondateurs du Processus de Barcelone.
Article détaillé : Partenariat Euromed.

Lancé, à l'initiative du président français Jacques Chirac, à la suite de la déclaration de Barcelone — déclaration adoptée lors de la conférence ministérielle euro-méditerranéenne qui s'est tenue du 27 au 28 novembre 1995 — le processus de Barcelone établit un partenariat euro-méditerranéen dans les domaines de la sécurité, du développement et de la culture entre l'Union européenne et dix autres États riverains de la mer Méditerranée[2],[3] : l'Algérie, l'Égypte, Israël, la Jordanie, le Liban, le Maroc, la Syrie, la Tunisie, la Turquie et l'Autorité palestinienne ; la Libye et l'Irak ont eux le statut d'observateurs.

Ces États profitant d'intérêts communs ainsi qu'un long passé d'échanges mutuels, le Processus de Barcelone définit notamment un programme de travail conjoint destiné à construire ensemble un espace de paix, de sécurité et de prospérité partagée — respectant notamment la déclaration universelle des droits de l'homme — mais également à développer les ressources humaines, à améliorer la compréhension entre les cultures et à favoriser les échanges entre les sociétés civiles au moyen d'une zone de libre-échange[3].

En 2005, ces objectifs ont été réaffirmés lors du sommet de Barcelone tout en s'attardant sur des enjeux concernant l'immigration et la lutte contre le terrorisme, domaines devenus prioritaires du partenariat. Le sommet a également été l'occasion de souligner les réussites du partenariat, mais également les « importantes » limites du Processus de Barcelone[3].

L'apparition du concept[modifier | modifier le code]

Le , à quelques semaines du sommet marquant les dix ans d'existence du processus de Barcelone, Jacques Graindorge, président de l'association Finances Méditerranée censé aider au développement des pays du pourtour méditerranéen, Panagiotis Roumenotis, ancien ministre des Finances de la Grèce et président de l'association Calame (Centre d'analyse et de liaison des acteurs de la Méditerranée), et Jean-Louis Guigou, ancien directeur de la Datar et président de l'Institut de prospective du Calame, prennent acte de l'enlisement du partenariat et lancent un appel pour une Communauté du monde méditerranéen[4]. Nicolas Sarkozy lance, lors de sa campagne présidentielle, l'idée d'une union méditerranéenne.

Si pendant le conflit Israël-Liban de l'été 2006, cette idée refait surface chez des universitaires et des intellectuels français pour amener Israël et pays arabes à coopérer dans un cadre international sur des sujets consensuels[réf. nécessaire], c'est le président français Nicolas Sarkozy — alors seulement candidat à l'élection présidentielle —, conscient des limites du partenariat, qui émet l'idée, lors d'un meeting à Toulon le , de créer une union méditerranéenne visant à donner un nouveau souffle au partenariat ; ce projet a pour but à la fois d'établir une dynamique politique hors Union européenne et d'offrir une alternative sérieuse à l'adhésion de la Turquie dans l'UE[5].

La Tunisie accepte le projet dès l’été 2007 et l'ex-président Zine el-Abidine Ben Ali soutient les démarches de Nicolas Sarkozy tout en rappelant, lors de la visite d’État de ce dernier en Tunisie en avril 2008, sa volonté d’« une participation plus large des pays de la rive sud à l’élaboration des plans et à la prise des décisions »[6]. Les chefs d’entreprise tunisiens voient cette union comme un « accélérateur de projets ».

Lors de la visite d’État au Maroc du président français en octobre 2007, le roi Mohammed VI déclare dans son discours de Marrakech : « Nous sommes déterminés à explorer avec vous toutes les opportunités visant à promouvoir une approche inédite et progressive du partenariat ainsi envisagé et une prise en charge novatrice et solidaire des multiples défis de notre espace méditerranéen ». L’ambassadeur marocain à Paris, Fathallah Sijilmassi, est alors assez actif dans la promotion du projet.

L'ex-président égyptien Mohammed Hosni Moubarak est aussi favorable au projet. Les milieux intellectuels et universitaires égyptiens se montrent intéressés, tel le professeur de sciences politiques Mona Makram-Ebeid qui dans Al-Ahram Hebdo soutient fermement la coopération méditerranéenne et considère que l’Égypte pourrait « jouer un énorme rôle pour être la force motrice de cette Union » aux côtés de la France[7].

Dans son discours de Tanger[8], le , Nicolas Sarkozy invite tous les dirigeants des pays riverains de la Méditerranée à participer « sur un pied d'égalité » à une conférence au sommet à Paris en juin 2008 — à l'aube de la présidence française de l'Union européenne — qui doit marquer la naissance politique de cette union. Le projet français préconise la coopération entre les pays des deux rives sur des domaines consensuels comme l'eau, l'environnement, l'énergie ou encore les transports[8]. Israël est invité à y prendre part, tandis qu'en France, la région Provence-Alpes-Côte d'Azur appelle à la création d'un véritable "plan Marshall" pour la Méditerranée, afin « d'assurer la paix et la sécurité dans l'espace euro-méditerranéen dont les peuples sont liés par leur communauté de destin »[9].

En octobre 2007, le président grec Károlos Papoúlias, qui effectue une visite d’État en France, affirme son approbation et son soutien au projet d’Union méditerranéenne. « La Grèce se montre particulièrement intéressée », selon le service de presse de l’Élysée.

À Rome lors d’un sommet entre José Luis Rodríguez Zapatero, Romano Prodi et Nicolas Sarkozy le 20 décembre 2007, est lancé un appel en faveur de la coopération méditerranéenne en continuité avec les dispositifs existants[10]. Selon l’appel de Rome, le projet intéresserait en premier lieu 25 pays, les 22 ayant un littoral méditerranéen ainsi que le Portugal, la Jordanie et la Mauritanie, tous trois déjà très impliqués dans divers processus euro-méditerranéens.

En mars 2008, Alfred Mignot, éditeur-fondateur de Vox Latina critique ce nouveau projet a minima, paneuropéen mettant en avant le potentiel élevé d'inertie résultant du nombre élevé d'États désormais concernés[11]. le 17 décembre 2015, il fera volte-face et signera sur le site du journal La Tribune un article intitulé "Pourquoi et comment l'Union pour la Méditerranée sera plus forte que jamais"[12]. En mai 2008, le journal Le Monde parle d’une « bienveillance américaine à l’égard du projet d’Union méditerranéenne »[13]. En parallèle, l'Algérie a, notamment par la voix de son ministre des Affaires étrangères, demandé des « clarifications et des précisions » quant à la présence et au rôle d'Israël dans cette Union, craignant ouvertement que le nouveau cadre ne serve de prétexte à une « normalisation rampante » des relations avec l'État hébreu. Informées par la presse, les autorités algériennes ont aussi mal pris le fait que la coprésidence reviendrait à l'Égypte, le siège du secrétariat à la Tunisie et le secrétariat général à un Marocain[14]. Début mai 2008, lors d'une visite à Alger, la ministre française de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a démenti ces informations[14].

« La Méditerranée est au cœur de toutes les grandes problématiques de ce début de siècle. Développement, migrations, paix, dialogue des civilisations, accès à l'eau et à l'énergie, environnement, changement climatique : c'est au sud de l'Europe que notre avenir se joue. »

— Bernard Kouchner, ministre français des Affaires étrangères, Le Monde, 10 juillet 2008

D'intenses négociations entre États sont alors amorcées. Elles prennent fin avec le compromis trouvé au Conseil de l'Union européenne les 13 et 14 mai 2008.

Fondation[modifier | modifier le code]

L’UpM est officiellement créée le 13 juillet 2008 à Paris, lors de la signature de la Déclaration commune du Sommet de Paris pour la Méditerranée[15] dans laquelle elle est d’abord dénommée « Processus de Barcelone : une Union pour la Méditerranée »[16].

Les chefs d’État et de gouvernement de 43 pays – les 27 états membres de l’Union européenne et 16 États du sud et de l’est de la Méditerranée – participent à ce sommet, à l’invitation de la présidence du Conseil de l’Union européenne, alors assurée par la République française dirigée par Nicolas Sarkozy. Y assistent également les dirigeants officiels de l’Union européenne, du Parlement européen, de l’Organisation des Nations Unies, du Conseil de Coopération des États Arabe du Golfe, de la Ligue des États Arabes, de l’Union Africaine, de l’Union du Maghreb Arabe, de l’Organisation de la Conférence Islamique, de la banque Africaine de Développement, de la Banque Européenne d’Investissement, de la Banque Mondiale, de l’Alliance des Civilisations et de la Fondation Anna Lindh. Cette journée sera plus tard « épinglée » par la Cour des Comptes dans un rapport faisant remarquer son prix élevé (16,6 millions d’euros)[17]. Près de 600 journalistes[18] de la presse internationale y assistent.

Le sommet marque un succès diplomatique pour la France[19], notamment en offrant un cadre favorisant la paix au Proche-Orient. La présence au sein de la même enceinte des chefs d'État ou de gouvernement d'Israël, de la Syrie, du Liban et de l’Autorité palestinienne marque en effet une volonté de dialogue pour résoudre les conflits au Proche-Orient. Le 12 juillet 2008, le président syrien Bachar el-Assad et le président libanais Michel Sleiman annoncent chacun au palais de l'Élysée leur intention de normaliser leur relation diplomatique en ouvrant une représentation diplomatique respectivement à Beyrouth et à Damas[20].

Les 43 pays présents y réaffirment les objectifs de paix, de stabilité et de sécurités énoncés en 1995 et réaffirment le processus de Barcelone en signant une déclaration commune.

2008 - 2011 : les débuts[modifier | modifier le code]

La nouvelle institution se concentre sur 6 initiatives clé : la dépollution de la Méditerranée, les autoroutes maritimes et terrestres, la protection civile pour répondre aux catastrophes naturelles, l'enseignement supérieur et la recherche (avec une université euro-méditerranéenne), les énergies alternatives et une « initiative méditerranéenne de développement des affaires » prenant la forme d'un soutien aux petites et moyennes entreprises (PME)[21].

L'organisation est renommée « Union pour la Méditerranée » lors de la première réunion des ministres des Affaires étrangères des 43 pays, qui se déroule à Marseille les 3 et4 novembre 2008. Cette réunion se conclut par une nouvelle déclaration commune, qui vient compléter celle de Paris en définissant notamment l'architecture institutionnelle et les principes de fonctionnement de l'UpM.

Son organisation est fondée sur une coprésidence tournante assurée conjointement par un dirigeant de la rive nord, désigné selon les mécanisme de représentation en vigueur au sein de l'UE, et un dirigeant de la rive sud, désigné par consensus dans les États concernés. Nicolas Sarkozy envisage d'être le premier président du nord, et que le premier président du sud soit Mohammed Hosni Moubarak. Il souhaite également que le futur « secrétariat général » permanent soit localisé en Tunisie. Ces initiatives jettent un froid dans les capitales européennes et à Bruxelles : « il n’y a pas beaucoup de démocratie, en dehors d'Israël, au sud de la Méditerranée », déclare un fonctionnaire européen aux Coulisses de Bruxelles[22]. « Mais pour le secrétariat, on pourrait au moins choisir le Maroc qui est quand même un peu plus présentable ». La Commission européenne fait savoir finalement qu'elle refuse que Nicolas Sarkozy assure la présidence de l'UpM[23] ; pour Bruxelles, la France peut coprésider l'UpM, mais juste pendant les six mois de la présidence française du Conseil de l'Union européenne. Le président égyptien et le président français sont finalement les deux premiers coprésidents[24].

En janvier 2009, l'UpM investit Pierre Laffitte d'une mission pour la création d'un réseau spécifique de développement de l'innovation en Euroméditerranée[25]. D'une durée de deux ans, la mission est de favoriser cette coopération avec les membres de l'Union pour la Méditerranée, d'aider à la création de nouveaux pôles en Méditerranée autour des axes prioritaires. Dans ce cadre, la fondation "Réseau Innovation Euromed" est créée après quelques semaines[26].

Le , le président libyen Mouammar Kadhafi estime que l'offensive israélienne dans la bande à Gaza a « porté un coup à l'Union pour la Méditerranée » dont fait partie Israël, proposant que cette Union se limite aux pays nord-africains et du sud de l'Europe occidentale. L'invasion de Gaza par Israël marque un tournant dans l'histoire de l'UpM et pour la première fois depuis le lancement du processus EuroMed, en novembre 1995, des pays boycottent les réunions. Henri Guaino annonce fin mars le lancement d'une « initiative politique »[27] pour redémarrer le processus. L'Égypte, considérant que l'UpM est la plateforme idéale pour se faire entendre, prône alors le dialogue et réussit à rassembler l'ensemble du monde arabe derrière elle. Trente pays de l'UpM forment alors un groupe de travail pour réfléchir aux statuts de l'organisation et font progresser différents projets, notamment concernant l'énergie solaire et la protection civile[28].

Le 28 avril 2010, la commission des affaires étrangères du Parlement européen s'est prononcée pour une relance de l’UpM (Union pour la Méditerranée) à travers le vote du rapport[29] de Vincent Peillon, eurodéputé socialiste. En effet, les socialistes européens considèrent l’UpM comme étant une priorité stratégique pour l’Europe.

La commission des affaires étrangères du Parlement européen a souligné l’importance de cette « union de projets », en rassemblant un grand nombre de propositions sur les six grands secteurs stratégiques de l’UpM (la protection civile, les autoroutes de la mer et les autoroutes terrestres, la dépollution de la Méditerranée, le plan solaire méditerranéen, l’Initiative pour l’expansion des affaires en Méditerranée et l’université euro-méditerranéenne), tout en soulignant l’importance d’élargir le champ des coopérations au domaine de la culture, de l’agriculture ou encore des migrations[30].

Un secrétariat doté d’une structure juridique distincte et d’un statut autonome est créé en 2010. Son siège est fixé à Barcelone. L’ambassadeur jordanien Ahmad Massadeh est nommé secrétaire général en mars 2010. Il quitte ses fonctions en février 2011, et est remplacé par l’ambassadeur marocain, Youssef Amrani en juillet 2011.

Le 26 mai 2010, la France annonce la création du fonds Inframed par la Caisse des dépôts française et la Cassa depositi e prestiti italienne, qui a pour objectif un montant global de 600 millions d'euros[31], pour à termes, financer les projets de l'UpM. Les riches États du Golfe sont considérés comme des bailleurs de fonds potentiels[32].

Le 22 juin 2011, l’UpM labellise son tout premier projet, la création d'une usine de dessalement d'eau de mer pour la bande de Gaza[33].

2012 - aujourd'hui[modifier | modifier le code]

En 2012, les pays de l’UpM labellisent sept nouveaux projets, augmentant le nombre total de projets labellisés par l’Union pour la Méditerranée à 13[34],[35], dans les domaines sectoriels du transport, de l’éducation, de l’eau et du développement des entreprises.

En janvier 2012, le secrétaire général de l'UpM, le Marocain Youssef Amrani, est nommé ministre délégué auprès du ministre des Affaires étrangères et de la Coopération au sein du gouvernement Benkirane. Il est remplacé à ce poste de secrétaire général de l'UpM par son compatriote le diplomate Fathallah Sijilmassi[36].

En 2013, l’Union pour la Méditerranée lance ses premiers projets :

  • 30 avril: Jeunes femmes créatrices d’emploi[37]
  • 28 mai : Gouvernance & Financement du secteur de l’Eau en Méditerranée[38]
  • 17 juin : LogismedTA[39]

Entre 2013 et 2015, 7 réunions ministérielles sectorielles ont lieu :

  • Renforcer le rôle des femmes dans la société – septembre 2013[40]
  • Transport – novembre 2013[41]
  • Énergie – décembre 2013[42]
  • Coopération industrielle - février 2014[43]
  • Environnement et changement climatique – mai 2014[44]
  • Économie numérique - septembre 2014[45]
  • Économie Bleue - novembre 2015[46]

En 2015, l’UpM a un total de 37 projets labellisés[47] dont 19 sont en phase de mise en œuvre.

Le 16 janvier 2015, lors de l'ouverture du forum "Renouveaux du monde arabe" à l'Institut du monde arabe, François Hollande évoque dans son discours la situation difficile des réfugiés en Europe et précise qu'il faudrait "utiliser davantage les institutions qui existent telles que l'Union pour la Méditerranée"[48].

Le 21 janvier 2015, le roi d'Espagne Philippe VI[49] réitère son engagement pour l'UpM et déclare : "L'Afrique du Nord, le Maghreb en particulier, reste une priorité de notre politique étrangère. D'où nos efforts pour renforcer les relations bilatérales et notre participation active à des forums tels que l'Union pour la Méditerranée ou le Dialogue 5 + 5"[50].

Le 5 juin 2015, l’Espagne et le Maroc renouvellent « leur plein engagement en faveur de l’Union pour la Méditerranée, en tant que cadre idoine pour un partenariat fort et solidaire entre les deux rives de la Méditerranée »[51]. Le 29 mai 2015, le Portugal et la Tunisie se félicitent « du rôle de l’Union pour la Méditerranée dans les relations euro-méditerranéennes » et appellent à renforcer son rôle et sa capacité financière[52].

Le 18 novembre 2015, la révision de la politique européenne de voisinage (PEV), publiée par le Service Européen pour l'Action Extérieure et par la Commission et confirmée par le Conseil européen le 14 décembre, positionne l'UpM comme une force motrice pour l'intégration et la coopération régionale[53].

À l'occasion du 20e anniversaire de la déclaration de Barcelone, le 26 novembre 2015, et à l'initiative des co-présidents de l'UpM, Federica Mogherini (Vice-présidente de la Commission Européenne et Haute Représentante de l'Union européenne pour la politique étrangère et la sécurité) et Nasser Judeh (ministre des Affaires étrangères du Royaume de Jordanie), une réunion informelle des ministres des affaires étrangères des pays de l'UpM a lieu à Barcelone, renouvelant leur engagement politique en faveur du développement de la coopération régionale dans le cadre de l'UpM[54].

La troisième conférence ministérielle sur le renforcement du rôle des femmes dans la société a eu lieu en septembre 2013 à Paris. La conférence a rassemblé des ministres des 43 États membres de l’UpM chargés des droits des femmes et de l’égalité entre les femmes et les hommes[55].

Le 14 novembre 2013, les ministres du Transport des 43 pays de l’UpM se sont réunis à Bruxelles, à l’occasion de la Conférence Ministérielle de l’Union pour la Méditerranée sur le Transport[56].

Le 14 décembre 2015, l'Assemblée générale des Nations unies a adopté la résolution A/70/124 octroyant à l'Union pour la Méditerranée le statut d'observateur en son sein[57].

À l’occasion de leur première réunion de l’année 2016, les hauts fonctionnaires des États membres de l’UpM ont approuvé 4 nouveaux projets régionaux dans les domaines de la croissance inclusive, du développement durable et de l’autonomisation des femmes[58].

En 2016, l'UpM compte plus de 40 projets labellisés par les États membres[59].

Objectifs et principales réalisations[modifier | modifier le code]

Le principal objectif de l'Union pour la Méditerranée est de renforcer la coopération et l'intégration dans la région euro-méditerranéenne ainsi que le dialogue régional et la mise en œuvre de projets concrets et structurants pour la région[60]. Les projets soutenus par l’UpM obéissent au principe de la géométrie variable qui permet à chaque pays, en fonction de ses priorités, de prendre part, lorsqu’il le souhaite, aux projets labellisés susceptibles de le concerner.

Dialogue régional[modifier | modifier le code]

RéunionUpm.png

L’UpM intervient en complément de la politique européenne de voisinage[61] mise en place en 2004 et des politiques nationales de développement des pays de l’UpM, ceci en favorisant l’émergence d’un projet commun autour de la Méditerranée via l’organisation de rencontres régulières entre ses 43 pays membres. Elle sert de plateforme centrale de formulation des priorités régionales et d’échange d’expériences sur les principaux défis auxquels est confrontée la région[62].

La poursuite de cet objectif se fait en articulation avec l'action des autres organisations et forums de coopération régionales concernés (Ligue arabe, Union du Maghreb arabe) et en complémentarité avec les dialogues sous-régionaux de coopération comme le Dialogue 5+5 auquel l'UpM est activement associée[63].

Plus de vingt réunions ministérielles sectorielles ont été organisées entre les quarante-trois pays depuis le lancement de l’UpM en 2008, dont 7 depuis 2013 (Renforcer le rôle des femmes dans la société – septembre 2013[64], Transport – novembre 2013[65], Énergie – décembre 2013[66], Coopération industrielle - février 2014[67], Environnement et changement climatique – mai 2014[68], Économie numérique - septembre 2014[69], Économie Bleue - novembre 2015[46]).

En mars 2015, la conférence interparlementaire sur la politique étrangère et de sécurité commune et sur la politique de sécurité et de défense commune décrit dans ses conclusions finales[70] l'UpM comme étant "le forum le plus efficace et le plus multilatéral de la région".

Projets régionaux[modifier | modifier le code]

Via le processus de labellisation, l'UpM soutient des projets qui ciblent des défis régionaux communs et qui sont susceptibles d'avoir un impact direct sur la vie des citoyens. La labellisation UpM garantit aux projets retenus une reconnaissance régionale et une visibilité. Elle leur donne également un accès à des possibilités de financement à travers le réseau de partenaires financiers de l'UpM. Au mois de décembre 2015, 37 projets sont labellisés par l'UpM.

Employabilité des jeunes et croissance inclusive[modifier | modifier le code]

Le secrétariat de l'UpM a labellisé 13 projets portant sur les défis de l'employabilité des jeunes et la croissance inclusive. Encadrés par le mandat politique[71] ( en particulier les conférences ministérielles sur la coopération industrielle et l'économie numérique) et par les priorités exprimées dans les dialogues régionaux, ces projets visent environ 200 000 bénéficiaires, essentiellement des jeunes, et impliquent plus de 1 000 petites et moyennes entreprises privées.

Après un processus de consultation avec les différents intervenants, l'UpM a lancé en 2013 une initiative cadre dédié régionale (Med4Jobs) qui définit les priorités d'intervention en termes d'employabilité, les services intermédiaires et de création d'emplois pour la région, en vertu duquel des projets spécifiques continuent à être développés[72].

Le 26 novembre 2014, l'UpM signe un accord pour « renforcer l’implication du secteur privé dans le développement économique et social dans la région méditerranéenne » avec l'ASCAME (Association des chambres de commerce et d'industrie de la Méditerranée)[73].

Développement durable[modifier | modifier le code]

En ligne avec les conclusions des conférences ministérielles sectorielles, les objectifs stratégiques de l'UpM en matière de développement durable sont : l'avancement de la stratégie de développement urbain durable euro-méditerranéen ; la facilitation du transport sur terre et sur mer en contribuant à construire un solide réseau euro-méditerranéen ; la dépollution dans la région et l'amélioration de l'accès à la gestion de l'eau ; la promotion des énergies renouvelables et de l'efficacité énergétique ; contribuer à relever le défi du changement climatique dans la région ; tout en exploitant le potentiel de l'économie bleue.

En 2015, 14 projets ont été labellisés par les 43 pays de l'UpM[71]. L'UpM travaille notamment sur la dépollution du lac tunisien de Bizerte, la construction de l'usine de dessalement d'eau pour la bande de Gaza et le développement urbain intégré de la ville d'Imbaba.

Soutien des femmes[modifier | modifier le code]

Du 11 au 12 novembre 2009 est organisée la première conférence ministérielle de l’UpM. Organisée à Marrakech, elle est consacrée au renforcement du rôle des femmes dans la société et résulte sur la création d’une Fondation des femmes pour la Méditerranée[74].

Le 30 avril 2013, les 43 pays membres de l’UpM valident le projet « Jeunes femmes créatrices d’emploi » dont le but est de promouvoir l’entrepreneuriat féminin ainsi que l’égalité des sexes. Près d’un an plus tard, le 15 janvier 2014, alors que 2 500 jeunes femmes[75] ont participé au projet, l’UpM signe un protocole mondial avec l’AFAEMME afin d’élargir les compétences de ce projet aux quatre coins du monde. En avril 2015, une Journée de l’entrepreneuriat féminin[76] est organisée en Palestine.

L’UpM soutient également le programme « Employabilité des jeunes femmes[77] » dont le but est de former les jeunes femmes à la recherche d’un emploi, mais en manque de compétence professionnelle. Le projet est lancé dans un premier temps au Maroc, en Tunisie et en Jordanie durant toute la première moitié de l’année 2014 avant de s’élargir à l’Égypte et au Liban fin 2014 et début 2015. En mai 2015, 180 femmes[76] ont profité du programme.

En mai 2015, l’UpM a soutenu 10 projets ayant bénéficié à plus de 50 000 femmes[78] dans la région euroméditerranéenne, ceci avec la participation de plus de 1 000 actionnaires et grâce à un budget dépassant les 127 millions d’euros.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Coprésidence[modifier | modifier le code]

Coprésidents de l'UpM, Mme Federica Mogherini, haute représentante de l'UE pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité, et M. Nasser Judeh, ministre des Affaires étrangères du Royaume hachémite de Jordanie, aux côtés du Secrétaire général de l'UpM, M. Fathallah Sijilmassi.

Le principe de la co-présidence paritaire nord-sud de l’UpM est instauré par le Sommet de Paris du 13 juillet 2008. Il fait partie des mesures prises pour favoriser le partage des responsabilités et garantir une symétrie des droits entre les pays des deux rives de la Méditerranée. Ce principe s’applique à tous les niveaux : sommets de chefs d’État et de gouvernement, réunions ministérielles, réunions des hauts représentants de l’UpM.

De 2008 à 2012, c’est la France et l’Égypte qui assurent la première co-présidence de l’UpM. Depuis la décision du Conseil des ministres des Affaires étrangères de l’UE du 27 février 2012, l’Union européenne occupe la présidence nord de l’UpM. La présidence sud est assurée depuis juin 2012 par la Jordanie.

  • Présidence rive sud

Réunion des hauts représentants de l'UpM[modifier | modifier le code]

La réunion des hauts représentants de l’UpM, composée d’ambassadeurs et de hauts fonctionnaires des Affaires étrangères individuellement nommés par les 43 pays de l’UpM, se tient plusieurs fois par an, à échéances régulières, soit au siège du Secrétariat de l’UpM à Barcelone, soit dans l’un des pays de l’UpM. Son rôle est de discuter des questions régionales, d’orienter les politiques et actions de l’organisation et de labelliser les projets qui lui sont soumis. Chaque pays y a une voix égale et toutes les décisions se prennent par consensus.

Parallèlement à ces réunions, d’autres rencontres UpM ont lieu, en particulier des réunions ministérielles qui définissent l’agenda méditerranéen sur des sujets spécifiques, comme l’environnement et le changement climatique, l’économie numérique, le rôle des femmes dans la société, le transport ou l’industrie.

Drapeaux des pays membres de l'UpM, devant le palais de Pedralbes, à Barcelone.

Secrétariat général de l'UpM[modifier | modifier le code]

Le mandat et le fonctionnement du Secrétariat Général de l’UpM sont définis par les déclarations de Paris et de Marseille, ainsi que par des statuts adoptés le 3 mars 2010.

Le Secrétariat Général de l’UpM assure le suivi opérationnel des réunions ministérielles sectorielles et anime, à la demande des pays, différentes plateformes régionales de dialogue. Il construit également des partenariats financiers pour la réalisation des projets, en s’appuyant sur les institutions financières internationales, les financements bilatéraux et l’implication croissante du secteur privé.

Fathallah Sijilmassi, Secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée.

Il est dirigé par le Secrétaire général de l'Union pour la Méditerranée. Début novembre 2008 se tint une réunion ministérielle à Marseille. De celle-ci, fut dégagé un consensus selon lequel le siège de l'UpM serait à Barcelone, donc en Espagne. En contrepartie de la présence du siège dans un pays du Nord, le secrétariat général revient à un pays du Sud (actuellement Fathallah Sijilmassi), diplomate marocain. Le Secrétaire général sera aidé de six adjoints : trois Européens et trois du Sud, dont un pour Israël, afin que la Ligue arabe soit membre à part entière de l'UpM[79].

Liste des Secrétaires généraux de l'UpM :

En 2016, l'UpM dispose d'un secrétariat général opérationnel composé de 65 personnes représentant près de 23 nationalités, incluant la présence permanente de hauts responsables détachés de la Commission européenne, de la BEI, de la BERD[80] et de la CDC[81].

États membres[modifier | modifier le code]

L'UpM compte 43 pays membres.

États Organisations Population[82] Régimes politiques
Drapeau de l'Albanie Albanie ALECE 02 886 026 République parlementaire
Drapeau de l'Algérie Algérie UA, UMA, Ligue arabe 40 400 000 République présidentielle
Drapeau de l'Allemagne Allemagne UE 81 459 000 République fédérale
Drapeau de l'Autriche Autriche UE 08 665 550 République fédérale
Drapeau de la Belgique Belgique UE 11 239 755 Monarchie constitutionnelle
Drapeau de la Bosnie-Herzégovine Bosnie-Herzégovine ALECE 03 871 643 République fédérale
Drapeau de la Bulgarie Bulgarie UE 07 202 198 République parlementaire
Drapeau de Chypre Chypre UE 001 141 166 République présidentielle
Drapeau de la Croatie Croatie UE 04 284 889 République parlementaire
Drapeau du Danemark Danemark UE 05 699 220 Monarchie constitutionnelle
Drapeau de l'Égypte Égypte UA, Ligue arabe 90 047 275 République présidentielle
Drapeau de l'Espagne Espagne UE 46 439 864 Monarchie constitutionnelle
Drapeau de l'Estonie Estonie UE 01 313 271 République parlementaire
Drapeau de la Finlande Finlande UE 05 491 054 République parlementaire
Drapeau de la France France UE 67 264 000 République semi-présidentielle
Drapeau de la Grèce Grèce UE 10 815 197 République parlementaire
Drapeau de la Hongrie Hongrie UE 9 855 571 République parlementaire
Drapeau de l'Irlande Irlande UE 04 635 400 République parlementaire
Drapeau d’Israël Israël 08 476 600 République parlementaire
Drapeau de l'Italie Italie UE 60 795 612 République parlementaire
Drapeau de la Jordanie Jordanie Ligue arabe 09 531 712 Monarchie constitutionnelle
Drapeau de la Lettonie Lettonie UE 01 973 700 République parlementaire
Drapeau du Liban Liban Ligue arabe 05 851 000 République parlementaire
Drapeau de la Lituanie Lituanie UE 02 881 705 République parlementaire
Drapeau du Luxembourg Luxembourg UE 00576 249 Monarchie constitutionnelle
Drapeau de Malte Malte UE 00446 547 République parlementaire
Drapeau du Maroc Maroc Ligue arabe, UMA 33 848 242 Monarchie constitutionnelle
Drapeau de la Mauritanie Mauritanie UA, UMA, Ligue arabe 03 516 806 République fédérale
Drapeau de Monaco Monaco 00036 950 Monarchie constitutionnelle
Drapeau du Monténégro Monténégro ALECE 00661 807 République parlementaire
Drapeau des Pays-Bas Pays-Bas UE 16 902 103 Monarchie constitutionnelle
Drapeau de la Palestine Palestine Ligue arabe 04 420 549 Entité gouvernementale parlementaire
Drapeau de la Pologne Pologne UE 38 005 614 République parlementaire
Drapeau du Portugal Portugal UE 10 374 822 République parlementaire
Drapeau de la Roumanie Roumanie UE 19 942 642 République parlementaire
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni UE 64 716 000 Monarchie constitutionnelle
Drapeau de la Slovaquie Slovaquie UE 05 415 949 République parlementaire
Drapeau de la Slovénie Slovénie UE 02 063 077 République parlementaire
Drapeau de la Suède Suède UE 09 858 794 Monarchie constitutionnelle
Drapeau de la République tchèque République tchèque UE 10 553 443 République parlementaire
Drapeau de la Tunisie Tunisie UA, UMA, Ligue arabe 10 982 754 République semi-présidentielle
Drapeau de la Turquie Turquie 78 741 053 République parlementaire

La Syrie a suspendu son adhésion à l'UpM le 1er décembre 2011[83]. La Libye a un statut d'observateur auprès de l'UpM.

Autres organisations et institutions euro-méditerranéennes[modifier | modifier le code]

L’Union pour la Méditerranée est la plateforme de coopération commune à l’ensemble des acteurs institutionnels du partenariat euro-méditerranéen : Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée, Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne, Fondation Anna Lindh, Comités économiques et sociaux européens.

Ces institutions spécialisées travaillent en étroite collaboration avec l’UpM et contribuent à renforcer l’impact de son action.

L’Assemblée parlementaire de l’Union pour la Méditerranée (AP-UpM) est une organisation parlementaire régionale réunissant des délégations des Parlements des États de l’UpM[84]. Elle se réunit en session plénière au moins une fois par an et comporte 280 membres, répartis à égalité entre les rives nord et sud de la Méditerranée.

L’Assemblée régionale et locale euro-méditerranéenne (ARLEM), créée en 2010, représente les élus locaux et régionaux issus de l’Union européenne et de ses partenaires méditerranéens. Elle représente la dimension territoriale au sein de l’Union pour la Méditerranée[85].

La Fondation euro-méditerranéenne pour le dialogue entre les cultures, généralement connue sous l’appellation Fondation Anna Lindh, a pour but de favoriser les échanges interculturels au sein de la région euro-méditerranéenne, afin d’améliorer le respect entre les cultures et d’aider la société civile à travailler pour un avenir commun pour la région[86].

Références[modifier | modifier le code]

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Compléments[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Lectures approfondies[modifier | modifier le code]

  • L’Union pour la Méditerranée : enjeux et ambitions, Senen Florensa, IEMed, 2010,
  • Du processus de Barcelone à l’Union pour la Méditerranée : regards croisés sur les relations euro-maghrébines, Aomar Baghzouz, L’Année du Maghreb, 2009, p. 517-536.
  • L’Union pour la Méditerranée : un héritage contrasté mais une continuité indispensable, Serge Telle, Outre-Terre, 2009/3, no 23,

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]