Dan (grade)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Trois caractères japonais Cette page contient des caractères japonais. En cas de problème, consultez Aide:Unicode ou testez votre navigateur.
 Ne doit pas être confondu avec Duan, son équivalent chinois.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Dan et Dans.

Le terme japonais dan () est utilisé dans les arts martiaux ainsi que d’autres pratiques traditionnelles japonaises comme l’ikebana (arrangement floral), le go, le shōgi ou la cérémonie du thé (chado ou Chanoyu) pour signaler différents niveaux de maîtrise ou d’expérience.

Description[modifier | modifier le code]

Le système des grades dan prend place après celui des kyū. Dans la plupart des arts martiaux, la qualité de détenteur d’un grade dan (yūdansha, 有段者) est signalée par le port d’une ceinture noire. Les niveaux possibles vont traditionnellement, par ordre croissant de maîtrise, du premier au dixième dan. Les premiers dan peuvent généralement être obtenus sur présentation à des examens ou à des compétitions. Les grades les plus élevés requièrent en revanche des années d’expérience et une contribution significative à l’activité en question, par l’enseignement ou la recherche.

Les grades les plus élevés ne peuvent être décernés que par le titulaire d’un grade supérieur représentant une institution centrale. Toutefois, la toute première fois qu’un grade de 10e Dan a été décerné, cela était logiquement et forcément par un grade inférieur.

Certains maîtres japonais (maître Gichin Funakoshi) n’ont délivré aucun grade supérieur au 5e Dan.

Leurs élèves ont, en revanche, délivré des Dan supérieurs à leur propre niveau (maître Jigoro Kano a reçu un 12e Dan).

L’école de Ninjutsu Bujinkan dont l’enseignement couvre neuf styles d’arts martiaux, délivre jusqu’au 15e Dan, (source : maître Masaaki Hatsumi et maître Takamatsu Toshitsugu).

Cette réalité a une forte signification : il est des grands maîtres (source : Maître Henry Plée) qui restent au 10e Dan depuis plus de 23 ans, alors que leurs approfondissements, recherches et dévouement à leur art continue d’apporter beaucoup à tous (source : Karaté Bushido Magazine, mai 2010).

Le système des grades dan est une invention datant du XXe siècle afin de remplacer le système traditionnel de certificats d’aptitude (lesquels s'énonçaient cependant également en dan). Ainsi, le premier dan correspond au moment où, dans les écoles traditionnelles, le candidat à l’apprentissage finissait sa période de probation et était considéré comme digne de recevoir le véritable enseignement. Strictement parlant, le premier dan est le grade du débutant (désigné en japonais par shodan, qui signifie, non "premier dan", mais "dan débutant"). De même, le dixième dan est en général réservé au fondateur de l’art martial, et ne peut être décerné que par lui (l'explication venant de l'ancien système de grades chinois, ou le neuvième "niveau" représentait par définition l'approche du divin, ou de la perfection, et ne pouvait donc être humainement dépassé). Cette situation a entraîné la disparition de ce grade dans certains arts martiaux.

Afin de marquer la progression du pratiquant avant l’obtention du dan a été créé le système des grades kyū.

En japonais, les grades portent les noms (voir Numération japonaise)[1],[2] :

  • 1er dan : shodan (ici, sho ne désigne pas "un", mais "début") ;
  • 2e dan : nidan ;
  • 3e dan : sandan ;
  • 4e dan : yondan ;
  • 5e dan : godan ;
  • 6e dan : rokudan ;
  • 7e dan : shichidan (parfois transcrit sitchidan) ;
  • 8e dan : hachidan ;
  • 9e dan : kyudan ;
  • 10e dan : judan;
  • 11e dan : jûichidan ;
  • 12e dan : jûnidan ;
  • 13e dan : jûsandan ;
  • 14e dan : jûyondan ;
  • 15e dan : jûgodan.

En France[modifier | modifier le code]

En France, la délivrance des dan est contrôlée par l’État, qui autorise une fédération par activité à les délivrer. Cette délivrance « officielle » n’a en fait d’importance que si la personne veut enseigner en étant payée, puisqu’elle doit passer son brevet d’État (BE) : la possession du 2e dan est requise pour l’inscription aux brevets d’État de karaté, taekwondo, judo, aïkido. Rien n’empêche donc un enseignant de délivrer un dan officieux, mais la personne ne saurait s’en prévaloir, c’est-à-dire ne peut le faire figurer nulle part.

Par conséquent, les dan délivrés à l’étranger, et donc notamment par les fédérations japonaises, ne sont pas reconnus par l’État français.

Le Code du sport précise (loi 84-610 du 16 juillet 1984, modifiée par la loi 2000-677 du 6 juillet 2000) :

En France, les seules fédérations reconnues par la CSDGE sont Fédération Française de Judo et Disciplines Associées Fédération Française de Karaté et Disciplines Associées Fédération Française de Teakwondo et Disciplines Associées L'Union de Fédération d'Aikido soit la Fédération Française d'Aikido et de Budo La Fédération Française d'Aikido Aikibudo, Associées.

En France, seuls les grades reconnus par l'une de ces fédérations sont légalement reconnus par l'état et valables pour passer un diplôme reconnu, soit le CQP, BPJEPS, DEJEPS, DESJEPS. Les personnes ne disposant pas d'un dan reconnu ne peuvent pas en faire état sur une publicité quelconque et passer un diplôme portant à rémunération.

Article L212-1
I. - Seuls peuvent, contre rémunération, enseigner, animer ou encadrer une activité physique ou sportive […] les titulaires d’un diplôme […] garantissant la compétence de son titulaire en matière de sécurité des pratiquants et des tiers dans l’activité considérée ;
Article L212-5
Dans les disciplines sportives relevant des arts martiaux, nul ne peut se prévaloir d’un dan ou d’un grade équivalent sanctionnant les qualités sportives et les connaissances techniques et, le cas échéant, les performances en compétition s’il n’a pas été délivré par la commission spécialisée des dans et grades équivalents de la fédération délégataire ou, à défaut, de la fédération agréée consacrée exclusivement aux arts martiaux.
Un arrêté du ministre chargé des sports, fixe la liste des fédérations mentionnées au premier alinéa.
Article L212-6
Les commissions spécialisées des dans et grades équivalents, dont la composition est fixée par arrêté du ministre chargé des sports après consultation des fédérations concernées, soumettent les conditions de délivrance de ces dans et grades au ministre chargé des sports qui les approuve par arrêté.

La proposition de loi du 16 février 1999 du député Patrick Leroy [3] expose les motifs de cette réglementation :

L’évolution des pratiques sportives a nécessité la mise en place d’une réglementation propre à certaines disciplines pouvant présenter des risques pour la sécurité tant physique que morale des licenciés. Parmi ces disciplines figurent les arts martiaux dont la délivrance des titres que sont les grades et dan requiert un dispositif particulier. Cette réglementation fait partie intégrante du service public du sport et vise à éviter entre autres les dérives sectaires.

Selon ce même exposé, entre 1993 et 1998, environ 60 000 grades dan ont été délivrés, toutes disciplines et niveaux confondus.

Histoire des grades pour le Karaté dans le style Shōtōkan[modifier | modifier le code]

Il est à rappeler que Henry Plée est décédé le 19 août 2014, et que l'autopsie des corps peut en général révéler des informations contrevenantes à propos des personnes dans certaines situations. Il n'est pas dit que des documents propres à une autopsie, ou des dessins, ou œuvres d'art veuillent permettre de prouver de tels liens encore à ce jour[4].

Vu de l'histoire des grades, la nationalité, et une erreur de structure ensembliste s'y présente. Oshima est d'origine américaine, et il est considéré comme plus jeune 3ème dan par Gichin Funakoshi. Kaze est de nationalité japonaise, et il est reconnu comme plus jeune 3ème dan par Yoshitaka Funakoshi. On remarque donc une division au sein de la famille Funakoshi, ou on impose aux gens de reconnaître une telle division.

Le grade en France est devenu conditionnel aux résultats sur le système hérité du ippon shobu formulé par Keigo Abe[5]

L'évolution naturelle sur le cycle de généalogie est alors de passer de 5 à 10 grades pour le karaté.

De manière arbitraire, on peut alors considérer deux listes conjuguées :

  • A B C D E F G H I J K L M N O
  • 1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 11 12 13 14 15
  1. Pour Oshima, on l'écrirait alors comme suit :
    • A B C D E
    • 1 2 4 3 5
  2. Pour Kaze, on l'écrirait alors comme suit :
    • A B C D E F G H I J
    • 1 2 4 3 6 5 10 7 9 8

En changeant le rôle des chiffres et des lettres, et bien il faut prononcer les lettre dans l'ordre indiqué par les chiffres écrits de gauche à droite d'abord pour Oshima, puis pour Kaze.

Vu des échanges internationaux, il s'agit d'une loi primaire pour le grade.

Enfin, l'école Shito est en tort à l'égard de l'école Shotokan parce qu'ils ont commencé par imposer des règles très critiquées à propos du Ippon Shobu, et ils introduisent des katas très longs, ce qui cause un déséquilibre sur le partage du temps lors de différents événements, notamment en compétition[6].

En pratique, il y a un conflit sur le modèle de graduation, parce que ceux qui suivent Oshima interdisent la nomination "Daï" et "Sho".

Il suffit alors de rappeler que le premier kata enseigné aux débutants est Taikyoku qui donne le taijitu, l'ère Kyoroku et Kuniyoshi.

La date de naissance de Gishin Funakoshi étant 1868, j'ai alors choisi d'attribuer Hangetsu à cette transition. Une moitié resta dans Edo, une moitié devint Tokyo[7].

En référence à l'erreur de Keigo Abe, il est alors possible de renommer les katas étant le sujet du conflit interne à la famille Funakoshi :

Bassaï Sho devient Bashura[8],[9]

Kanku Sho devient Bokanku[10]

Gankaku devient Iwa Ame[11].

On peut le laisser ainsi pour Gojushiho Daï et Gojushiho Sho puisque pour le 5ème dan, il semble logique d'avoir une connaissance de la religion.

Par conséquent, le système de grade appartiendrait plutôt à l'ère Showa, puisqu'on est à l'ère Heisei où les épreuves sont conditionnel à la structure et à la réussite de celles-ci dans le cadre culturel qu'elles se présentent, et non comme un choix subjectif de numérotation qui ne restitue pas la compétence réelle des pratiquants.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Manuel de japonais Kunio Kuwae, édition : langues du monde
  2. Petit dictionnaire français-japonais, édition : You-Feng
  3. http://www.assemblee-nationale.fr/11/propositions/pion1394.asp
  4. Daito-ryu aiki-jujutsu ou Hapki yukwonsul
  5. « Kannon Bodhisattva (Bosatsu) - Goddess of Mercy, One Who Hears Prayers of the World, Japanese Buddhism Art History », sur www.onmarkproductions.com (consulté le 18 juillet 2016)
  6. Pascal Baal Shmir Keshmiri Emir Dédale, « [O.P.G.K] loi primaire pour le franchissement d'étape ou passage de grade »,‎ (consulté le 18 juillet 2016)
  7. Hakuōki
  8. Pascal Baal Shmir Keshmiri Emir Dédale, « [O.P.G.K] évolution du Karaté Shotokan »,‎ (consulté le 18 juillet 2016)
  9. « Hachi Bushu - The Eight Legions, Buddhist Protectors, Japanese Buddhism Photo Dictionary », sur www.onmarkproductions.com (consulté le 18 juillet 2016)
  10. Pascal Baal Shmir Keshmiri Emir Dédale, « [O.P.G.K] évolution du Karaté Shotokan »,‎ (consulté le 18 juillet 2016)
  11. Le monde à l'envers

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]