Pavillon de Paris : Porte de Pantin

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Pavillon de Paris : Porte de Pantin
Live de Johnny Hallyday
Sortie
Genre Pop, Rock
Label Philips
Universal Music Group

Albums de Johnny Hallyday

Singles

  1. Ma gueule - Rien que huit jours (versions live / promo H.C.)
    Sortie : 20 novembre 1979
  2. Ma gueule (version studio) - Comme le soleil (version live)
    Sortie : janvier 1980

Pavillon de Paris : Porte de Pantin est le 8e album live de Johnny Hallyday. Réalisé par Eddie Vartan, sous la coordination artistique de Lee Hallyday, l'album sort le 1979.


Historique[modifier | modifier le code]

Du au 1979, Johnny Hallyday se produit au Pavillon de Paris. Le spectacle auquel assistent 250 000 spectateurs, est mis en scène par Bernard Lion.

Depuis plusieurs années Johnny Hallyday est tenaillé par l'envie de chanter pour raconter une histoire. Déjà, ce désir l'a conduit en studio en 1976, où il enregistre le double album Hamlet. L'opéra-rock est un échec commercial et il renonce à le monter sur scène. Si Hallyday, jamais « en live » ne chante Hamlet, en revanche en 1979, il est l'ange aux yeux de laser, sur un thème de science-fiction. Johnny confie avoir choisi ce genre pour faire plaisir à son fils, David, âgé de 13 ans et fan du film de George Lucas La Guerre des étoiles (1977). Anciennes comme nouvelles chansons - créés pour l'occasion - déroulent la trame d'une histoire, un tant soit peu enfantine, servit par une multitudes d'effets spéciaux. Une guerre inter-galactique fait rage, quant l'ange aux yeux de laser, un être à l'aspect humain, arrive sur terre en vaisseau spatiale. Fort de ce regard qui jette des éclairs, il chante à qui veut l'entendre qu'être intemporel il a traversé tous les temps : « Les pyramides, les temples d'Angkor, Hiroshima, Sodome et Gomorrhe, du pire au meilleur moi j'étais là » et ce même s'il n'est le Fils de personne et qu'il est seul Comme le soleil. Sur terre il connait l'amour et ses vicissitudes... Un amour qui, il le clame « se brise Entre mes mains » et il peut toujours chanter Moi, je t'aime et qu'une certaine « se fout de sa gueule », il réalise alors que véritablement La terre promise n'est jamais là où on espère la trouver. Comme un ennui ne vient jamais seul, un « tribunal interplanétaire » l'emprisonne dans un pénitencier, ce qui pour lui sonne La fin du voyage. Ces juges sont aussi ces bourreaux et l'ange aux yeux de laser se voit condamné à mort pour s'être humanisé. C'est vainement qu'il supplie sauvez-moi dans un vibrant et déchirant chant contre la peine de mort, avant de finir foudroyé sous des lasers.

En seconde partie, Johnny Hallyday donne une récital plus coutumier avec la reprise de nombreux succès anciens et récents, pour plusieurs empruntés aux albums Solitudes à deux et Derrière l'amour. Quelques chansons nouvelles sont également au programme : Qu'est-ce que tu croyais, C'est mieux ainsi, et Toujours là. Cette dernière fait allusion à ces débuts et aux nombreux détracteurs qui prédisaient alors « qu'il ne durerait guère ». Vingt ans plus tard, Hallyday ironise, affiche et chante sa fierté et sa reconnaissance au public : « Comme un forcené, je me suis juré de ne jamais faiblir de ne jamais trahir, tous ceux qui dans le noir ont tant besoin d'espoir - Et voilà on est toujours là, vous et moi n'en resteront pas là ». Une séquence rock and roll consacre une large place à l'album Johnny, reviens ! Les Rocks les plus terribles, avant que Le bon temps du rock and roll, (dans une version plus longue et plus rythmée), ne termine le show.

Durant la séquence rock and roll, chaque soir, Johnny est accompagné au piano par Gilbert Montagné. Le chanteur, alors au « creux de la vague », voit ainsi sa carrière relancée. Peu après, il retrouve le chemin des studios et renoue avec le succès. Reconnaissant, il consacre en 1981, une chanson à Johnny Hallyday, tout simplement nommée Johnny, sur laquelle un couplet évoque cette complicité scénique.

Le soir de la dernière, Johnny Hallyday chante avec Eddy Mitchell : Blue Suede Shoes, Tutti Frutti et Be Bop a Lula. Sylvie Vartan est en duo sur Le bon temps du rock and roll et son fils David, lui fait la surprise de l'accompagner à la batterie sur Rien que huit jours.

Très vite, la chanson Ma gueule s'impose au public et devient une énorme succès. L'émission Les Rendez-vous du dimanche, du , présenté par Michel Drucker, diffuse une séquence enregistré durant les répétitions au Pavillon de Paris, où Johnny chante une version de Ma gueule sur des arrangements musicaux très différents de la version connue.

Autour de l'album[modifier | modifier le code]

Références originales :

  • Double album vinyles / Ref. 668 10 11 - (24 titres)
    • L'album connait deux éditions avec des pochettes - côté verso - qui présentent quelques différences :
      • 1re édition : le verso est noir avec un encart intérieur donnant le détail des titres et des musiciens.
      • 2e édition : Verso noir avec une photo centrale sous laquelle sont indiqués les titres et les musiciens.
  • L'édition CD de 1992 est l'exacte reproduction de l'album vinyle de 1979.
    • Référence originale : 510 198-2
  • L'édition CD de 2003 propose l'intégralité du récital et restitue fidèlement la chronologie du tour de chant. Cette version présente bien des différences avec l'original de 1979, tant sur la durée des titres que sur les commentaires de Johnny au public.
    • Référence originale : Mercury Universal Philips 077 195-2 - (28 titres)

Et aussi :

  • 45 tours Qu'est-ce que tu croyais - C'est mieux ainsi - Référence originale : Philips 6172254 (sortie le 27 juin 1979 - versions studios).
  • 45 tours Toujours là - La fin du voyage - Référence originale ; Philips 6172280 (sortie le 3 octobre 1979 - versions studios).
  • 45 tours promo hors-commerce Ma gueule - Rien que huit jours - Référence originale : Philips 6837610(sortie le 20 novembre 1979 - versions live).
  • 45 tours Ma gueule (version studio) - Comme le soleil (version live) - Référence originale : Philips 6172300 (sortie en janvier 1980).

Les titres[modifier | modifier le code]

Nota :

  1. Nous donnons ici la chronologie du CD Johnny Hallyday au Pavillon de Paris, édition 2003, qui pour la première fois reprend le récital intégral / (les titres en gras n'étaient pas inclus dans le double album vinyles de 1979 / nous citons les compositeurs et auteurs uniquement pour les chansons inédites du show).
  2. Gilbert Montagné est au piano sur les titres marqués d'un *.
  3. En 1979, la musique du titre Ma gueule est créditée Pierre Naçabal[1]. Depuis les années 1990, Philippe Bretonnière est crédité comme compositeur - (Pour plus de détails voir ici).
No Titre Auteur(s) Durée
1. Johnny concerto (prologue instrumental) Jean Renard
2. L'ange aux yeux de laser Jean Renard - Gilles Thibaut
3. Fils de personne (Fortunate Son)
4. Comme le soleil Jean Renard - Didier Barbelivien
5. Ma chérie c'est moi (It' Il Be Me)
6. Moi je t'aime Jean Renard - Gilles Thibaut
7. Le Feu
8. Entre mes mains
9. Ma gueule Gilles Thibaut - (pour le crédit du compositeur voir nota 3)
10. La terre promise (Promised Land)
11. Le pénitencier (The House of the Rising Sun)
12. La fin du voyage Jean Renard - Pierre Billon
13. Sauvez-moi (Salvation)
14. Lucille (Lucille)
15. La première pierre
16. Toujours là Franck Langolff - Jacques Denjean
17. Derrière l'amour
18. Requiem pour un fou
19. Rock'n'roll man
20. C'est mieux ainsi Franck Langolff - Pascal Lefèbvre
21. Gabrielle (The King's Dead)
22. Salut Charlie
23. Qu'est-ce que tu croyais (Rock'n'roll dancing) S. Beckmeirr - adaptation Georges Terme
24. Cet homme que voilà (Bella senz'anima (en))
25. Rien que huit jours (Forty Days) *
26. Frankie et Johnny (Frankie and Johnny) *
27. O Carole (Carol) *
28. Le bon temps du rock and roll (Old Time Rock and Roll) *

Musiciens[modifier | modifier le code]

Direction d'orchestre et arrangements : Jean Costa.

Piano - invité spécial : Gilbert Montagné.

guitare solo : Michel Govedri.

Guitare rythmique : Christophe Aubert.

guitare Pedal Steel : Marc Bozonnet.

guitare basse :Rémi Dall'Anese.

batterie : Jean-Pierre Prévotat.

Claviers : Daniel " Bill " Ghiglione.

Percussions : Gilles Perrin.

Saxophones : Gilbert Ciuffi, Gilbert Dall'Anese, Peter McGregor, Mick Picard.

Trombones : Jean Costa, Christian Fourquet, Claude Romano, Bernard Camus.

Trompettes : André Laidli, Michel Loubière, Alfred " Freddy " Hovsepian, Geoffrey " Jeff " Reynolds.

Chœurs : Érick Bamy, Jacques Ploquin, Jacques Mercier, Gilbert Einaudi, Liliane Davis, Anne-Marie Godard, Pierrette Bargoin, Barry St John.

technique[modifier | modifier le code]

Ingénieur de Son : Roger Abriol

Éclairagiste : Jacques Rouveyrollis

Équipements son, éclairage et scénique : Tasco de Londres

Coordinateur de la production technique représentant la société Tasco : Tim Clarke

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.encyclopedisque.fr/disque/7628.html / consulté le 15 septembre 2017.