Joey and the Showmen

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Joey and the Showmen
Pays d'origine Drapeau de la France France
Années actives 1963 - 1964
Composition du groupe
Membres Joey Gréco
Raph Dipettro
Bobby Clark (†)
Claude Djaoui (†)
Marc Hemmler (†)
Jean Tosan
Ivan Jullien (†)

Joey and the Showmen est un orchestre créé par Johnny Hallyday en décembre 1963, après sa rencontre aux États-Unis avec les guitaristes Joey Gréco et Ralph Dipettro.

Biographie[modifier | modifier le code]

Johnny Hallyday en novembre 1963, est aux États-Unis, où il doit enregistrer à Nashville.

Le chanteur profite d'un séjour à New York pour rechercher de nouveaux guitaristes : Lee et Johnny Hallyday, après avoir fait la tournée des plus célèbres clubs, dans l'espoir de trouver deux guitaristes « vraiment dans le coup », arrivent sur le petit matin, complètement désespérés, au Trudi Hiller Club où jouent Joey Gréco et Raph Dipettro. Deux morceaux plus tard, Johnny est aux anges, car « les gars que nous cherchions depuis si longtemps étaient là » ! Au petit jour, dans un modeste café de Greenwich Village, l'accord se fait, et un mois plus tard en décembre 1963, les deux musiciens, fous de joie, débarquent en France. »[1].

Composition de l'orchestre : (décembre 1963 - mai 1964) :

  • Guitare solo et direction : Joey Gréco (États-Unis)
  • Guitare rythmique : Claude Djaoui (France) (né le 8 février 1936 à Marseille, Claude Djaoui meurt, dans cette même ville, le 28 février 2010[2])
  • Guitare basse : Raph Dipettro (États-Unis)
  • Batterie : Bobby Clark (Angleterre) (Né le 13 juin 1940 à Coventry, en Angleterre, Bobby Clark meurt le 30 août 2014[3])
  • Piano et orgue Hohner : Marc Hemmler (Suisse) (né le 16 mai 1938 à Lyon, Marc Hemmler est mort le 27 août 1999 à Auch[4])
  • Saxophone ténor et baryton : Jean Tosan (France)
  • Trompette : Ivan Jullien (France) (né le 27 octobre 1934 à Vincennes, Ivan Jullien est mort le 3 janvier 2015 à Étampes[5])

En janvier 1964, répétitions et travail en studio pour le groupe qui parachève sa mise au point, « assisté » par deux amplificateurs Fender Showman blonde (les plus puissants à l'époque) et une Fender Stratocaster Sunburst offerte à Joey par Johnny.

De mars à mai 1964, lors de plusieurs sessions l'orchestre enregistre une vingtaine de titres en studio avec Hallyday[6]. Joey and the Showmen, (complété par l'orchestre de Daniel Janin), l'accompagne également sur la scène de l'Olympia du 6 février au 15 mars, suivit d'une tournée qui s'achève le 1er mai à Reims[7], où il donne leur ultime représentation avec Hallyday. L'appel sous les drapeaux du chanteur, le [8] (pour quinze mois), scelle la fin du groupe Joey and the Showmen[9].

D'après une interview de Joey Gréco par Jean Bachelerie, le grand regret de Joey est de ne pas être resté en France après le départ de Johnny au service militaire, ce qui créa un grand vide dans sa future carrière[réf. nécessaire].

Joey Gréco retrouve Johnny Hallyday en 1993, à l'occasion des concerts qu'il donne au Parc des Princes. Le guitariste, invité, joue sur le titre O Carole (issu de l'album de 1964), l'occasion pour lui de reproduire le son et les riffs de l'époque.

Discographie[modifier | modifier le code]

  • 1er EP : Joey and the Showmen - l'orchestre de Johnny Hallyday / référence : Philips 434823 BE / Memphis, Surf train, Rinky dink, I can't sit down.
  • 2e EP : Au revoir... Johnny !... - Joey and the Showmen / référence : Philips 434904 BE / Wow wow wow wow, Au revoir Johnny, Cauchemar, wild week end.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. 12 titres au total + un 13e J'ai oublié de me souvenir diffusé en super 45 tours volume 1 des trois EP Les Rocks les plus terribles. Parus en 1964, ces 13 titres sont tous adaptés de classique du Rock and Roll américain

Citations[modifier | modifier le code]

  1. « (...) Joey Greco est né le 12 mai 1941 à New York. J'ai exigé qu'il exécute les douze solos de guitare dans ce disque, pour que ceux qui aiment la guitare rock puisse l'apprécier au maximum, (...), il joue agressivement comme s'il boxait un adversaire invisible et c'est justement cette qualité qui donne à sa musique un véritable punch, punch nécessaire pour faire du vrai Rock'n'roll. »(sic Johnny Hallyday, extrait de la présentation qu'il fait du groupe au verso de la pochette de l'album)

Références[modifier | modifier le code]

  1. Johnny et Lee Hallyday, extrait du texte inscrit au verso du super 45 tours Philips Médium 434.823 BE du groupe Joey and The Showmen.
  2. http://www.jazzhot.net/PBEvents.asp?ActionID=67240448&PBMItemID=14631 / consulté le 5 décembre 2016.
  3. http://www.purepeople.com/article/johnny-hallyday-triste-fin-de-vacances-son-ami-bobbie-clarke-est-mort_a146696/1#lt_source=external,manual,manual / consulté le 1er septembre 2014.
  4. http://www.jukeboxmag.com/images/magazines/pages/302_p12.pdf / consulté le 5 décembre 2016.
  5. http://www.lefigaro.fr/culture/2015/01/04/03004-20150104ARTFIG00112-le-trompettiste-de-jazz-ivan-jullien-est-mort.php / consulté le 26 janvier 2017.
  6. http://www.hallyday.com/Son/Sessions/ses64.html / consulté le 23 août 2017.
  7. http://www.hallyday.com/Son/Tournee/1964.html. / consulté le 11 janvier 2018.
  8. Rémi Bouet, Johnny Hallyday mille et... une vie, 2002, Éditions Solo, page 49.
  9. Jean-François Brieu livre Johnny Hallyday intégrale live 2003, éditions Mercury, p. 47, citation : « Cette fois, c'est terminé. Quelques dates encore, en province, [...] et c'en sera fini de la première partie de la carrière du "Elvis Presley français. Fin de parcourt, aussi, pour Joey et les Showmen. »

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]