Johnny chante Hallyday

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Johnny chante Hallyday

Album de Johnny Hallyday
Sortie
Enregistré Septembre - octobre 1965
Studio Landsdown (Londres) - Studio Blanqui (Paris)
Format 33 tours
Producteur Lee Hallyday
Label Philips

Albums de Johnny Hallyday

Singles

  1. (EP) Mon anneau d'or - Ne joue pas ce jeu-là - Laisse un peu d'amour - Ne pleure pas
    Sortie : 22 octobre 1965
  2. (EP) Le diable me pardonne - Hellelujah (Pour nos joies et pour nos peines) - Toi qui t'en vas - Tu oublieras mon nom
    Sortie : 5 janvier 1966

Johnny chante Hallyday est le 7e album studio de Johnny Hallyday sorti en 1965.

L'album est réalisé par Lee Hallyday.

Histoire[modifier | modifier le code]

Johnny Hallyday a composé les chansons du disque lors de son service militaire à Offenbourg[1].

Autour du disque[modifier | modifier le code]

Le disque est publiée en France sous trois références différentes qui constituent l'édition originale[2] :

  • édition Hors-commerce limitée et numérotée à 200 exemplaires, le label du disque est blanc, référence : HC 9.11.65. Cette rare édition est offerte à un public choisi le soir de la première à l'Olympia le 25 novembre, ou pour quelques uns d'entre-eux quelques jours plus tôt[3].
  • pochette carton édition courante : Philips B 77746L mono.
  • pochette feutrée édition limitée et limitée à 5000 exemplaires : Philips B 77484L[4] ; cette édition est communément appelée « le velours » (du fait de la feutrine veloutée qui recouvre la pochette).

Si en France il n'est pas sorti d'édition stéréo, en revanche, l'album est diffusé au Canada en 1966, dans une version stéréophonique. Référence originale : Philips 840576 stéréo (également en version mono : Philips 77746 mono)[5],[6].

Réédition CD en 2000, pochette velours en fac-similé : référence originale : Mercury Universal 546 981-2[7].

Réédition vinyle en 2008, pochette velours en fac-similé, en tirage numéroté et limité à 3 000 exemplaires. Référence originale : Mercury Universal 530 927-7[8].

Titres[modifier | modifier le code]

Musique de Johnny Hallyday (titre 8 composé en collaboration avec Eddie Vartan)

No TitreParoles Durée
1. Mon anneau d'orGilles Thibaut 2:50
2. Tu as de la chanceGilles Thibaut 2:52
3. Toi qui t'en vasGilles Thibaut 3:34
4. Le diable me pardonneGilles Thibaut 2:41
5. Ne crois pas çaJean Setti, Gilles Thibaut 2:38
6. Un jour ou l'autreGeorges Aber 2:02
7. Tu oublieras mon nomGilles Thibaut 1:47
8. A deux heures de chez toiRalph Bernet 2:18
9. Avec une chansonHubert Wayaffe 2:16
10. Je bois à sa santéGilles Thibaut 2:24
11. Ne joue pas ce jeu-làGilles Thibaut 2:06
12. Dis à mon frèreLong Chris 2:19

Musiciens[modifier | modifier le code]

  • Orchestre d'Eddie Vartan
  • Richard Middleton : guitare solo
  • Johnny Taylor : guitare rythmique
  • Peter Hollis : basse
  • Andreew Steel : batterie
  • Raymond Donnez : claviers
  • Jean Tosan : saxophone
  • Eddie Vartan : trompette

Critique[modifier | modifier le code]

L'album n'est pas accueilli très favorablement dans Les Lettres françaises, où en 1966, René Bourdier écrit : « [...] M. Hallyday est rarement parvenu à me toucher (juste quelques secondes, je l'ai dit) et, bizarre confirmation du divorce entre scène et disque dans une chanson, (Toi qui t'en vas) qui, ici, me parait des plus mauvaises »[9].

À contrario et à postériori, Jean-François Brieu considère que Johnny chante Hallyday est un « [...] véritable album concept, ambitieux et superbe [...], devenu aujourd'hui le plus culte, peut-être, des productions hallydéeennes des années soixante. »[10]. Ajoutant « Les trois plus grandes chansons de l'album [...], quand Johnny les chante, il est impressionnant. [...] Toi qui t'en vas domine le disque [...] (et) est un des titres les plus désespérés et des plus purs qu'ait enregistré Johnny Hallyday. [...] Le diable me pardonne et je bois à sa santé s'écoutent dans un même souffle. [...] Elles retrouvent jusque dans leurs dissonances, les blues déjantés que Boris Vian et Quincy Jones concoctaient pour Henri Salvador dans les studios Barclay[11] ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Rapporté par René Bourdier in Les lettres françaises no 1117, 3 février 1966, p. 24
  2. Daniel Lesueur, L'argus Johnny Hallyday discographie mondiale et cotations, 2003, Éditions Alternatives, page 79.
  3. Daniel Lesueur, L'argus Johnny Hallyday discographie mondiale et cotations, 2003, Éditions Alternatives, page 79, citations : « [...], édition hors-commerce, d'au moins deux cents exemplaires. Cette édition [...], se distingue aisément par le label du disque qui est blanc et porte la référence H.C. [...], suivie de la date du jour où le disque a été offert. Ils ont été en majorité distribués à la première de l'Olympia [...], mais certains exemplaires réservés à quelques professionnels de renom ont circulé quelques jours plus tôt... »
  4. http://www.hallyday.com/Son/Disco/1965/1965lp77746.html / consulté le 9 juin 2018.
  5. Daniel Lesueur, L'argus Johnny Hallyday discographie mondiale et cotations, 2003, Éditions Alternatives, page 193.
  6. http://www.hallyday.com/Son/Etrangers/canada33tphilips.html / consulté le 9 juin 2018.
  7. http://www.hallyday.com/Son/Disco/2000les40cd/2000cd5469812.html / consulté le 9 juin 2018.
  8. http://www.hallyday.com/Son/Disco/disco08.html / consulté le 9 juin 2018.
  9. René Bourdier, Les Lettres françaises no 1117, 3 février 1966, p. 24
  10. Jean-François Brieu, livret de l'édition CD Johnny chante Hallyday, édition 2000 - référence : Mercury France / Universal Music 546 981-2 UN 899 - page 4.
  11. Jean-François Brieu, livret de l'édition CD Johnny chante Hallyday, édition 2000 - référence : Mercury France / Universal Music 546 981-2 UN 899 - page 5.