En pièces détachées

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En pièces détachées

Album de Johnny Hallyday
Sortie
Enregistré du 6 au
à Paris aux studios du Palais des congrès et à Londres aux studios The factory
Genre Rock
Format 33 tours
Producteur Eddie Vartan
Label Philips
Universal Music Group

Albums de Johnny Hallyday

Singles

  1. Chez madame Lolita - Guerre
    Sortie : 6 décembre 1980

En pièces détachées est le 27e album studio de Johnny Hallyday, sorti en janvier 1981.

Enregistré au studio du Palais des congrès à Paris et au studio The Factory à Londres, l'album est réalisé par Eddie Vartan.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'album marque un net retour de Johnny Hallyday au rock. En pièces détachées à l'image de sa pochette en noir et blanc[1], n'affiche que deux couleurs : grisaille et noirceur.

Tout ici se chante en noir, point de place pour le bonheur, quant aux paradis, ils sont artificiels, l'amour se monnaye, les filles de Madame Lolita ne s'offrent pas elles se vendent. Ceux qui se sont aimés ne sont plus que Deux étrangers et ce qui reste de l'amour n'atteint jamais le dessus de la ceinture avec Cette fille-là, à qui on déclare Je peux te faire l'amour mais jamais au grand jamais, je t'aime.

Mais En pièces détachées n'est pas seulement un album rock à vous filer le blues, il se veut aussi dérangeant.

Johnny rockeur s'affirme chanteur français, le revendique, l'assume et, sans complexe, s'inscrit dans la lignée de ses homologues anglais et américains[2] :

« Excusez-moi de ne pas être Américain, Anglais de Liverpool et même pas Canadien, Excusez-moi encore de chanter toujours du Rock'n'Roll, Y a pas que l'Amérique qui fait de la musique, C'est mon premier sentiment patriotique [...] J'suis un rockeur maudit c'est la haine d'être né à Paris »

Avec Monsieur Paul, c'est son aversion pour le monde de la politique et ces (autres) «  showmen », dont il ne craint pas vraiment la concurrence qu'il chante :

« [...] Tes sourires, tes discours, on n'y croit pas / On dirait du play back tellement c'est froid / Monsieur Paul tu peux gueuler t'aura jamais ma voix / J'voudrai jamais être un showmen comme toi [...] »

Avec Guerre (adaptation du titre Red, de Sammy Hagar, datant de 1977), Hallyday s'immisce dans l'univers du hard rock et au son des guitares saturées et de la batterie qui cogne, vocifère, tel un enragé, pour dénoncer les horreurs de la guerre et défendre « la colombe »[3].

Initialement prévue pour être nommée Lady Cocaïne, à la demande de la maison de disques, souhaitant que les angles soient quelques peu arrondis, la chanson est renommée Lady Divine[4].

Autour de l'album[modifier | modifier le code]

  • Référence originale : Philips 6313 126
  • édition CD en 2000 en fac-similé, référence originale :

45 tours extrait de l'album :

  •  : Chez madame Lolita, Guerre, référence originale : Philips 6010298[5]

Titres[modifier | modifier le code]

10 titres
No TitreParolesMusique Durée
1. Deux étrangers (Brave Strangers)Michel Mallory (adaptation)Bob Seger 5:08
2. Je peux te faire l'amourMichel MallorySerge Houazi 4:06
3. Lady DivineMichel MalloryJohnny Hallyday 3:29
4. Chez madame LolitaGilles ThibautGérard Layani 3:51
5. Excusez-moi de chanter encore du rock and rollMichel MalloryMort Shuman 2:21
6. Monsieur PaulDidier BarbelivienPierre Naçabal 4:00
7. Guerre (Red)Michel Mallory (adaptation)John S. Carter (en), Sammy Hagar 3:54
8. La nuit crie au secours (Everytime I Think Of You)Georges Terme (adaptation)Ray Kennedy, Jack Conrad 3:35
9. Cette fille-làMichel MalloryMichel Mallory, Johnny Hallyday 3:01
10. Le blues, ma guitare et moiMichel MalloryMort Shuman 5:35

Musiciens[modifier | modifier le code]

Ingénieur du son : Roland Guillotel et Daniel Gauthier.

Arrangements : Hervé Roy pour l'ensemble des titres, sauf Deux étrangers David McKay.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. http://www.hallyday.com/Son/Disco/1981/1981lp6313126.html / consulté le 27 mai 2018.
  2. Jean-William Thoury, Johnny en chansons, dictionnaire des chansons de Johnny Hallyday, 2002, Éditions Semic Music, pages 108, 109, citation : « Johnny se dit rocker maudit parce qu'il est né à Paris. Il est évident qu'en fait il s'amuse à reprendre toutes les critiques imbéciles qu'on lui adresse pour en faire une chanson à divers degrés. »
  3. Jean-William Thoury, Johnny en chansons, dictionnaire des chansons de Johnny Hallyday, 2002, Éditions Semic Music, page 125, citation : « Le texte français est, on s'en doute, anti-guerre. [...], vouloir déclarer "la guerre à la guerre" a le mérite d'être positif. Johnny s'égosille à faire passer le message. »
  4. Daniel Lesueur, L'argus Johnny Hallyday discographie et cotations, 2003, Éditions Alternatives, p. 131.
  5. http://www.hallyday.com/Son/Disco/disco80.html / consulté le 27 mai 2018.