La Bagarre (chanson)

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La Bagarre

Single de Johnny Hallyday
extrait de l'album Johnny à l'Olympia
Face B Statics (instrumental) I Got a Woman
Sortie
Enregistré novembre 1962
Format Super 45 tours (1963) - 33 tours (1962)
Auteur-compositeur Vline Buggy - Jerry Leiber et Mike Stoller
Producteur Lee Hallyday
Label Philips

Singles de Johnny Hallyday

La Bagarre est une chanson de Johnny Hallyday créé sur la scène de l'Olympia de Paris en 1962. Écrite par Vline Buggy, La Bagarre est l'adaptation française de Trouble, succès d'Elvis Presley en 1958.

La Bagarre fut à trois reprises inscrite au répertoire d'un spectacle de Johnny Hallyday, à chaque fois avec une mise en scène différente. Il n'existe pas d'enregistrement studio (connu) de ce titre.

Histoire[modifier | modifier le code]

En 1962, du au Johnny Hallyday se produit à l'Olympia. Chaque soir, une nouvelle chanson nommée La Bagarre, est l'un des moments forts du récital. Sur une chorégraphie influencée par West Side Story[1], le chanteur se met en scène dans une rixe avec trois adversaires ; tombant la veste, Hallyday les affronte dans un ballet dansé (l'instrumental Static) qui fait grande impression sur le public. L'idée de monter un ballet est de Lee Hallyday, afin de créer un effet visuel à la chanson[2],[N 1].

Il faut attendre le spectacle Johnny Hallyday story, pour qu'en 1976, le chanteur reprenne La Bagarre, en conclusion de la première partie consacrée au succès des années 1960. Sur des paroles légèrement actualisées - « Si c'est pas pour la bagarre, alors c'est pour elle » (Johnny protégeant de son corps une jeune femme de cinq voyous à motos), « Mais si vous la voulez, il faudra d'abord passer par moi » - remplacent les paroles originales de 1962 « Si c'est pas pour la bagarre, alors c'est pour mon fric ». La mise en scène est plus violente, chaine de moto, carabine, le visage d'Hallyday comme son tee shirt est maculé de sang... Il quitte la scène avec la fille à moto tandis que résonnent des sirènes de police.
Filmé par Bernard Lion, le spectacle est diffusé sur TF1 en 1977[3], la chanson est présente, mais pas la bagarre, censurée car jugée trop violente.

En 1993 au Parc des princes, Johnny Hallyday inscrit La Bagarre une troisième fois dans un spectacle. Le pont servant de décor (reproduction du Golden Gate Bridge de San Francisco) est envahi par deux bandes de bikers... D'autres occupent le bas de la scène... Tandis que chante Johnny, l'affrontement est général, avant que des sirènes ne les mettent tous en fuite. Tous sauf un, qui veut en découdre avec le chanteur. L'échange est de courte durée et le spectacle continue.

Version inédite de 1963[modifier | modifier le code]

En 1963, Johnny Hallyday chante à Amsterdam une version insolite et plus longue de La Bagarre, sur des paroles très différentes (à partir du deuxième couplet) de celle connue. Cette version est totalement inédite en disque audio ; le tour de chant enregistré, par la télévision hollandaise, est l'objet, en 2008, d'une diffusion en DVD[N 2] :

« Je ne cherche jamais la bagarre, mais je ne la fuis pas, je n'accepte d'ordre en somme, d'aucune sorte d'homme, [...], alors méfies-toi, ne tourne pas autour de moi... »

Réception[modifier | modifier le code]

Discographie[modifier | modifier le code]

La Bagarre est également présente dans deux autres albums live, incluse dans un medley :

Reprise[modifier | modifier le code]

Pour compléter (autour de « la bagarre »)[modifier | modifier le code]

Outre les trois prestations scéniques mentionnées plus haut, Johnny Hallyday a souvent mis en scène dans ses shows des rixes au prétexte de créer des effets visuels spectaculaires :

  • 1969 : sur la scène du Palais des sports de Paris et sur un véritable ring, afin de mettre en scène la chanson Caché derrière mes poings (dédiée au noble art), il se fait boxeur.
  • 1982 : toujours au palais des sports, le spectacle Fantasmhallyday, sur un thème d'apocalypse et de survivants, plus de cinq minutes de combats (notamment à la hache), s'insèrent entre deux chansons.
  • 1984 : au Zénith de Paris, deux chansons sont l'occasion d'échauffourées : Sur le final de Ne tuez pas la liberté, Johnny lutte, en vain, pour échapper à la guillotine ; tandis que Excuse-moi partenaire est prétexte à un affrontement au fouet.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Daniel Lesueur, L'argus Johnny Hallyday discographie mondiale et cotations, 2003, Éditions Alternatives, p. 56.
  2. Johnny story, François Jouffa, 1979, p. 59, citation (Lee Hallyday) : « Johnny adorait la chanson Trouble d'Elvis Presley, il l'a donc adaptée en français... et moi j'ai eu l'idée de monter un ballet qu'on a réglé sur le thème de La Bagarre. »
  3. http://www.hallyday.com/Image/Tv/tv1977.html / consulté le 8 septembre 2015.
  4. http://www.encyclopedisque.fr/disque/8961.html / consulté le 7 septembre 1976.
Notes
  1. Lee Hallyday est, chaque soir, avec Jean Keller et Conrad Springle, l'un des adversaires de Johnny Hallyday. Conrad Springle est un chorégraphe de renommée internationale, ayant fait partie de la troupe qui joue West Side Story à Broadway. Pour cet Olympia, il fut également chargé de la chorégraphie de la chanson C'est le mashed potatoes. Source : Jean-François Brieu, livre Johnny Hallyday intégrale live, 2003, p. 34.
  2. Le public français put découvrir ce récital totalement inédit en 1993 sur Canal+ à l'occasion, en juin, de la Nuit Hallyday et, en 2008, le tour de chant inclut au programme du coffret Johnny Hallyday - Volume 1 - Les années 60 - Référence : Mercury Universal 531 175 3, fut diffusée en DVD.
  3. Des extraits des chansons suivantes construisent le thème instrumental du ballet : La bagarre (+ chœurs), Les coups, Da dou ron ron, L'idole des jeunes, Comme un garçon, Noir c'est noir, Si je chante.