Johnny au Palais des sports

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Johnny au Palais des sports

Live de Johnny Hallyday
Sortie
Enregistré le
Palais des sports de Paris
Genre Rock, Soul, Pop, Live
Format 33 tours
Producteur Lee Hallyday
Label Philips

Albums de Johnny Hallyday

Johnny au Palais des sports est le 4e album live de Johnny Hallyday. Réalisé par Lee Hallyday, le disque sort le 16 novembre 1967.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le , la station de radio Europe N°1 consacre à Johnny Hallyday un Musicorama exceptionnel. Initialement l'émission devait (comme de coutume), se faire à l'Olympia, mais il fallut convenir que la célèbre salle était devenue exigüe pour le chanteur[Note 1] et c'est finalement au Palais des sports de Paris, devant 7 000 spectateurs, que la représentation se joue. L'idée du Palais des Sports est venue au chanteur enthousiasmé par l'ambiance que dégage la salle, après qu'il a assisté à un combat de boxe[1].

Pour cette unique représentation et bien que le tour de chant soit (avant tout), radiodiffusé, Johnny à l'attention des spectateurs le veut aussi visuel, c'est ainsi que 150 bombes de confettis, 5 canons lançant 10 000 fleurs, 1 tonne de pop-corn, 3,5 tonnes de ferrailles et carcasses de voitures, 100 bombes d'encens, 3 écrans géants, 450 projecteurs et 800 phares de voitures, sont utilisés pour la mise en scène. Sur les écrans installés derrière une puissante sonorisation, défilent des images de Dracula, de Frankenstein… Le récital, très hétéroclite s'étend de Les coups à Fleurs d'amours et d'amitiés, en passant par Aussi dur que du bois et San Francsico, avant de s'achever par Psychedelic et Lucille. C'est celui de tous les contrastes, oscillant entre le peace and love et les rock violents (sur lesquels on brise les guitares) et/ou psychédélique.

Sur Hey Joe, Johnny modifie quelque peu les paroles « le Viêt Nam la bombe… », du texte original guerre des Six Jours oblige, devient « Israël la bombe[2]… ». Après une reprise déchaînée de Lucille (délaissant l'adaptation de 1964, le titre est ici chanté en anglais dans sa version originale), que Johnny prolonge à l'extrême, Hallyday quitte la scène, s'engouffre dans une voiture et s'effondre à la limite de la syncope[3].

La prestation de Johnny Hallyday est largement commentée par la presse française et internationale[Cit. 1] et deux jours plus tard, le vinyle est chez les disquaires.

Pour ce 4e live, Johnny au Palais des sports, Lee Halliday coordinateur artistique de son cousin[Note 2], a enregistré le tour de chant en se plaçant au milieu de la salle, ce qui a pour effet de restituer parfaitement sur le disque l'ambiance qui y règne. On peut lire sur le verso de la pochette : « Jamais encore un disque possédant un tel punch n'avait été réalisé… ». Cet enregistrement en public reste l'un des plus importants de l'artiste.

Autour de l'album[modifier | modifier le code]

L'album est publié dans une première édition avec un verso blanc. Une seconde édition est très vite publié avec inscrit au verso les onze titres, un commentaire et des photos du tour de chant. Ce verso a aussi un sous-titre : Johnny et ses fans au Palais des sports 67, (allusion directe au 25 cm Vogue paru en 1961 Johnny Hallyday et ses fans au festival de Rock'n'Roll).

  • Référence originale : Philips 844721 BY
  • Seconde édition : Philips 6325 192

L'édition double CD de 2003 contient : CD 1, la restitution fidèle du 33 tours original. CD2, l'intégral du tour de chant en respectant la chronologie du récital, avec un son remastérisé.

  • Référence originale : 077183

Liste des titres[modifier | modifier le code]

Nota : Nous donnons ici l'ordre chronologique du récital tel que le restitue le double CD de 2003. Les titres en gras ne sont pas sur le 33 tours original.

20 titres
No TitreParolesMusique Durée
1. Lucille (introduction instrumental)Richard Penniman, Albert Collins 3:22
2. Les coups (Uptight (Everything Is All Right))Georges Aber (adaptation)Henry Cosby, Sylvia Rose Moy, Steveland Morris Judkins 3:10
3. Petite filleGeorges AberMick Jones, Tommy Brown 2:34
4. Maintenant ou jamais (If You Gotta Go, Go Now)Gilles Thibaut (adaptation)Bob Dylan 3:13
5. Mon filsRalph Bernet, Vline BuggyJacques Revaux 2:35
6. Si j'étais un charpentier (If I Were a Carpenter)Long Chris (adaptation)Tim Hardin 2:35
7. Je veux te graver dans ma vie (Got to Get You into My Life)Long Chris (adaptation)John Lennon, Paul McCartney 2:49
8. San Francisco (San Francisco (Be Sure to Wear Flowers in Your Hair))Georges Aber (adaptation)John Phillips 3:06
9. Fleurs d'amour et d'amitiéGeorges AberMick Jones, Tommy Brown 2:26
10. Le pénitencier (The House of the Rising Sun)Vline Buggy, Hugues Aufray (adaptation)Alan Price 3:46
11. Aussi dur que du bois (Knock on Wood)Georges Aber (adaptation)Eddie Floyd, Steve Cropper
12. Hey Joe (Hey Joe)Gilles Thibaut (adaptation)Billy Roberts 3:39
13. Jusqu'à minuit (In The Midnight Hour)Georges Aber (adaptation)Steve Cropper, Wilson Pickett 5:22
14. ConfessionsLong Chris, Georges Aber, Johnny HallydayLong Chris, Georges Aber, Johnny Hallyday 5:52
15. Je suis seul (What Is Soul)Georges Aber (adaptation)Ben E. King 2:51
16. Noir c'est noir (Black Is Black)Georges Aber (adaptation)Tony Haynes, Michelle Grainger, Steve Wadey 2:24
17. (Présentation des musiciens) 1:01
18. Noir c'est noir (reprise) 2:24
19. PsychedelicGeorges AberMick Jones, Tommy Brown 4:55
20. Lucille (en anglais)Richard Penniman, Albert CollinsRichard Penniman, Albert Collins 11:25

Musiciens[modifier | modifier le code]

Orchestre The Blackburds :

  • Mick Jones et Tommy Brown : direction musicale
  • Mick Jones : Guitare
  • Tommy Brown : Batterie
  • Gérard Fournier (« Papillon ») : Basse
  • Raymond Donnez : Piano et orgue
  • Jean Tosan : Saxophone ténor et baryton, harmonica, hautbois
  • Gérard Pisani : Saxophone ténor, flûte
  • Gilles Pellegrini, Pierre Ploquin, Jacques Ploquin : Trompettes
  • Louis Fuentes : Trombone à pistons
  • Sam Kelly : Bongo et percussions

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au printemps de cette même année, Johnny Hallyday c'est produit à l'Olympia (partageant l'affiche avec Sylvie Vartan, du 15 mars au 16 avril 1967.
  2. De 1961 à 1975, Lee Halliday réalise la quasi-totalité des albums de Johnny.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-François Brieu Johnny Hallyday Intégrale live 2003, page 89
  2. Daniel Lesueur L'argus Johnny Hallyday, éditions Alternatives, chapitre 3 pages 93 94
  3. François Jouffa, page 98, Johnny Story (1979)

Citations[modifier | modifier le code]

  1. « C'est l'année - 1967 - où Johnny Hallyday s'est mis à dominer sa voix et son corps pour se hisser au rang des meilleurs vocalistes et des plus grands show men internationaux » - Source : Johnny Hallyday Intégrale live 2003, Jean-François Brieu, page 89