Louis Lapicque

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Louis Lapicque

Description de l'image Louis Lapicque.jpg.
Nom de naissance Louis Édouard Lapicque
Naissance
Épinal (France)
Décès (à 86 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de France Français
Champs Médecine
Neurophysiologie
Institutions Sorbonne
Académie nationale de médecine
Académie des sciences
Renommé pour Chronaxie
Distinctions Legion Honneur Commandeur ribbon.svg
Commandeur de la Légion d'honneur (1932)

Louis Édouard Lapicque, né le à Épinal (Vosges) et mort le à Paris est un médecin, neurophysiologiste et anthropologue français. Chercheur éclectique et aux approches scientifiques originales, il lui est reproché un certain dogmatisme et une entrave aux progrès de l'école parisienne de neurophysiologie. On lui doit le concept de chronaxie en électrophysiologie, paramètre de l'excitabilité nerveuse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils d'un vétérinaire, il suit sa scolarité au collège d'Épinal où il participe en 1884 à la création du premier club de football des Vosges. Après son baccalauréat il étudie la médecine à Paris et obtient en plus de son doctorat en médecine, un doctorat en sciences.

Dès 1892, il voyage en Extrême-Orient où il mène des études sur la morphologie humaine. Grâce à ses deux doctorats, il obtient un poste de maître de conférence à la faculté des Sciences de Paris en 1899 avant d'être nommé professeur titulaire de la chaire de Physiologie générale. Étant membre de l'Académie de médecine et de l'Académie des sciences, il entreprend, dès 1903, des travaux sur l'excitabilité nerveuse humaine par le courant électrique et il contribue au développement de la neurologie.

Il publie également un article très influent en neurosciences computationnelles et théoriques[1], en introduisant le modèle « intègre et tire » (integrate and fire), toujours très utilisé à l'heure actuelle (voir la traduction en anglais de cet article à l'occasion du centenaire de sa parution[2]).

Il épousa Marcelle de Heredia (1873-1962), neurophysiologiste également, fille de Severiano de Heredia, député républicain de la Seine en 1881 et ministre des Travaux publics en 1887. Leur neveu (et fils adoptif) Charles Lapicque (1898-1988) devint après des études scientifiques un peintre connu.

Républicain et franc-maçon, il milite pour les idées socialistes, la laïcité, les libertés de culte et de pensée et les droits de la femme. Altruiste, il ne se présente cependant à aucune élection mais demande à servir comme médecin militaire en 1914-1915. Il devient ensuite médecin-chef au 53e régiment d'infanterie. Il n'oublie pas sa région natale et participe avec Maurice Pottecher, Eugène Gley et Jules Méline à l'association vosgienne de Paris. Il est également l'initiateur du journal l'Ouvrier vosgien.

Louis Lapicque est à l'origine de la « colonie » scientifique de l'Arcouest, surnommée Sorbonne-Plage, à Ploubazlanec.

Un lycée porte son nom à Épinal.

Œuvres et publications[modifier | modifier le code]

Laboratoire du Docteur Louis Lapicque à la Sorbonne.
  • Notice sur les titres et travaux scientifiques de M. Louis Lapicque, Paris, Impr. de la Cour d'Appel, 1908, Texte intégral.
  • L'Excitabilité en fonction du temps. La chronaxie, sa signification et sa mesure, 1926.
  • La Machine nerveuse, 1943.
  • L'Isochronisme neuromusculaire et l'Excitabilité rythmogène, 1947.
  • Sur le temps de réaction suivant les races ou les conditions sociales, 1901, Comptes Rendus des séances de l'Académie des Sciences, tome 132, fasc. 24.
  • « Recherches quantitatives sur l'excitation électrique des nerfs traitée comme une polarisation », in: J. Physiol. Pathol. Gen., 9:620-635(1907).
  • « La conscience, fonction cellulaire », in Revue des deux mondes, octobre 1952, Extrait.
Préface

Voir également le catalogue des œuvres de Louis Lapicque dans le site data.bnf.fr.

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Fulton J.F.: « Louis Lapicque, 1866-1952 », in: Journal of Neurophysiology, 1 March 1953 Vol. 16 no. 2, 97-100, Texte intégral.
  • Edgar Douglas Adrian: « Prof. L. Lapicque. », in Nature, 1953 Jan 24;171(4343):153.
  • Henri Piéron, « L'œuvre de Louis Lapicque », Cahiers rationalistes, no 131, avril 1953, p. 3-16.
  • (en) L. F. Abbott:« Lapicque’s introduction of the integrate-and-fire model neuron (1907) », in: Brain Research Bulletin, Vol. 50, Nos. 5/6, pp. 303–304, 1999, Texte intégral.
  • Chauchard P.: « A propos du Cinquantenaire de la Chronaxie : l'importance de l'œuvre de Louis Lapicque en Neurophysiologie », in: Revue d'histoire des sciences et de leurs applications, 1960, Tome 13 n°3. pp. 247-258, doi : 10.3406/rhs.1960.3855 Texte intégral.
  • Jean-Gaël Barbara: « Les heures sombres de la Neurophysiologie à Paris (1909-1939) », in: Lettre des Neurosciences, 2005, 29, 4 p. Texte intégral.
  • (en) Brunel N. Van Rossum M.C.: « Lapicque's 1907 paper: from frogs to integrate-and-fire », in: Biol. Cybern., 97:337-339 (2007).
  • S. Charpier: « Louis Lapicque (1866-1952) : un siècle d’excitabilité intrinsèque », in: Revue neurologique, Vol 164, N° HS1, p. 53-66, mars 2008, Doi : RN-03-2008-1-HS1-0035-3787-101019-200802567
  • Carine Peltier: « Louis Édouard Lapicque (1866-1952) », Article intégral en ligne.
  • Jean-Gaël Barbara, Claude Debru: « Edgar Douglas Adrian et la neurophysiologie en France autour de la Seconde Guerre mondiale  », in: Echanges entre savants français et britanniques depuis le XVIIe siècle., Robert Fox et Bernard Joly (éd.), Texte intégral.

Références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Lapicque L, « Recherches quantitatives sur l'excitation électrique des nerfs traitée comme une polarisation », J. Physiol. Pathol. Gen., vol. 9,‎ , p. 620-635
  2. (en) Brunel N, Van Rossum MC, « Lapicque's 1907 paper: from frogs to integrate-and-fire », Biol. Cybern., vol. 97,‎ , p. 337-339 (PMID 17968583)

Liens externes[modifier | modifier le code]