Ordre de bataille de la bataille de la Marne (1914)

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Départ de Bonn (caserne Ermekeil) du 160e régiment d'infanterie allemand (15e division du 8e corps) le 7 août 1914.
Départ de Tours (caserne Baraguey d'Hilliers) du 66e régiment d'infanterie français (18e division du 9e corps) le .

L’ordre de bataille de la première bataille de la Marne fournit l'organisation des deux forces armées, d'une part l'Armée allemande et d'autre part l'Armée française et le Corps expéditionnaire britannique, qui s'affrontent du 6 au lors de la première bataille de la Marne.

Les grandes unités (armées, corps d'armée et divisions) sont listées ci-dessous d'ouest en est du champ de bataille, entre le camp retranché de Paris à l'ouest et la place fortifiée de Verdun à l'est (sans compter les garnisons de ces deux places).

Forces allemandes[modifier | modifier le code]

La direction des forces allemandes, qu'elles soient en Champagne mais aussi en Alsace-Lorraine et en Prusse-Orientale, est assurée par le « Commandement suprême de l'armée » (Oberste Heeresleitung : OHL) installé à Luxembourg, commandée nominativement par l'empereur Guillaume II, secondé par son chef d'état-major le général von Moltke.

La composition des différentes armées allemandes a évolué depuis la mobilisation du début d'août avec les corps détachés pour assurer la prise des places fortes adverses (d'une part les 3e et 9e corps de réserve au siège d'Anvers, d'autre part le 7e corps de réserve et une brigade du 7e corps d'armée au siège de Maubeuge) puis le transfert par chemin de fer d'unités sur le front de l'Est (le corps de réserve de la Garde et le 11e corps d'armée libérés par la prise de Namur le 25 août)[n 1]. Le total des forces allemandes engagées entre Paris et Verdun est de 44 divisions d'infanterie et de 7 divisions de cavalerie, soit environ 900 000 hommes et 2 928 canons[2].

1re armée[modifier | modifier le code]

La 1re armée allemande est commandée par le général von Kluck, avec comme chef d'état-major le général von Kuhl. QG à Rebais, puis à Mareuil.

2e armée[modifier | modifier le code]

La 2e armée allemande est commandée par le général von Bülow, avec comme chef d'état-major le général von Lauenstein. QG à Dormans, puis à Montmort.

3e armée[modifier | modifier le code]

La 3e armée allemande est commandée par le général von Hausen, avec comme chef d'état-major le général von Einem. QG à Châlons-sur-Marne.

4e armée[modifier | modifier le code]

La 4e armée allemande est commandée par le duc de Wurtemberg, avec comme chef d'état-major le général von Lüttwitz. QG à Courtisols.

5e armée[modifier | modifier le code]

La 5e armée allemande est commandée par le prince-héritier de Prusse, avec comme chef d'état-major le général Schmidt von Knobelsdorf. QG à Varennes.

Forces franco-britanniques[modifier | modifier le code]

La direction des forces françaises, que ce soit en Champagne, en aval de Paris ou en Alsace-Lorraine, est assurée par le « grand quartier général » (GQG) installé à Châtillon-sur-Seine, commandé par le général Joffre.

La composition des différentes armées françaises a évolué depuis la mobilisation du début d'août avec la création de deux nouvelles (la 6e le 26 août et la 9e le 5 septembre) et le transfert par chemin de fer de 18 divisions de l'aile droite vers l'aile gauche, transfert qui se poursuit pendant la bataille. Le total des forces franco-britanniques engagées entre Paris et Verdun (sans compter les troupes du GMP) est le 6 septembre de 48 divisions d'infanterie et 9 divisions de cavalerie, passant le 9 septembre à 59 d'infanterie et 11 de cavalerie, regroupant 986 000 Français et 96 000 Britanniques, soit un total de 1 082 000 hommes et 3 000 canons[3].

6e armée[modifier | modifier le code]

La 6e armée française est commandée par le général Maunoury ; l'armée dépend du GMP (général Gallieni) du 1er au 7 septembre. QG de l'armée au Raincy du 3 au 7, à Claye-Souilly du 7 au 11, à Antilly le 11 puis Villers-Cotterêts le 12 (PC à Compans les 6 et 7 puis à Saint-Soupplets du 8 au 11).

Le 6e GDR reste aux ordres du GMP, mais détache ses 61e et 62e DR au profit de la 6e armée.

Armée britannique[modifier | modifier le code]

Le corps expéditionnaire britannique (British Expeditionary Force : BEF) est commandé par le maréchal French, avec QG à Melun.

5e armée[modifier | modifier le code]

La 5e armée française est commandée par le général Franchet d'Espèrey. QG à Romilly-sur-Seine du 4 au 8, à Villiers-Saint-Georges les 8 et 9 (PC à Montmirail le 8).

  • corps de cavalerie Conneau (général Conneau) : 4e, 8e et 10e divisions de cavalerie (- la 8e DC le 11, mais qui reste à la 5e armée)
  • 18e corps d'armée (général de Maud'huy) : 35e, 36e et 38e divisions d'infanterie
  • 3e corps d'armée (général Hache) : 5e, 6e et 37e divisions d'infanterie (- 37e DI le 9)
  • 1er corps d'armée (général Deligny) : 1re et 2e divisions d'infanterie (+ 19e DI du 9 au 10)
  • 10e corps d'armée (général Desforges) passe à la 9e armée le 9 : 19e DI, 20e DI et 51e DR (- 19e DI du 9 au 10)
  • 4e groupe de divisions de réserve (général Valabrègue) : 53e et 69e divisions de réserve

9e armée[modifier | modifier le code]

La 9e armée française est commandée par le général Foch. QG à Plancy le 5 puis à Fère-Champenoise le 10 (PC à Pleurs du 6 au 10).

4e armée[modifier | modifier le code]

La 4e armée française est commandée par le général de Langle de Cary, avec le QG à Brienne-le-Château du 5 au 10 (PC à Chavanges du 6 au 10), puis à Souain du 10 au 13.

3e armée[modifier | modifier le code]

La 3e armée française est commandée par le général Sarrail, avec le QG à Ligny-en-Barrois du 5 au 15 septembre.

  • 5e corps d'armée (général Micheler) : 9e et 10e divisions d'infanterie[n 3]
  • 6e corps d'armée (général Verraux) : 12e DI, 40e DI (+ 65e DR du 7 au 11)
  • 3e groupe de divisions de réserve (général Durand) : 75e, 65e et 67e divisions de réserve (- 65e DR le 7, + 72e DR du 8 au 11, + 65e DR le 11)
  • 7e division de cavalerie
  • + 15e corps d'armée (général Espinasse) le 6 : 29e et 30e divisions d'infanterie (- 29e DI uniquement le 8, mais reste à la 3e armée)

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Les deux corps envoyés sur le front de l'Est rejoignent à pied les gares de Malmédy et d'Aix-la-Chapelle, avec départs échelonnés du 30 août au 3 septembre, le tout nécessitant 270 trains[1].
  2. Le corps de cavalerie Sordet est renommé corps de cavalerie Bridoux lors du changement de commandant le 8 septembre 1914.
  3. Du 6 au 13 septembre 1914, la 17e brigade (de la 9e division d'infanterie française) est détachée au 6e corps, tandis que la 58e brigade (de la 29e division) est aux ordres du 5e corps du 8 au 13 septembre.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre-Yves Hénin, Le Plan Schlieffen : Un mois de guerre - deux siècles de controverses, Paris, Economica, coll. « Campagne & stratégies » (no 99), , 572 p. (ISBN 978-2-7178-6447-2), p. 373.
  2. AFGG 1931, tome 1, volume 3, p. 17.
  3. AFGG 1931, tome 1, volume 3, p. 19.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (de) Reichsarchiv, Der Weltkrieg 1914 bis 1918 : Die militärischen Operationen zu Lände, vol. 1 : Die Grenzschlachten im Westen, Berlin, Ernst Siegfried Mittler und Sohn, , 719 p. (notice BnF no FRBNF33651056, LCCN 25009688, lire en ligne), « Das deutsche Westheer, am 18. August 1914, beim beginn des Vosmarsches », p. 664-687.
  • Service historique de l'état-major des armées, Les Armées françaises dans la Grande guerre, Paris, Impr. nationale, 1922-1934, onze tomes subdivisés en 30 volumes (notice BnF no FRBNF41052951) :
    • AFGG, vol. 1, t. 1 : Les préliminaires, La bataille des frontières, , 602 p. (lire en ligne), « Ordre de bataille des armées françaises le 5 août 1914 », p. 535-585.
    • AFGG, vol. 3, t. 1 : La bataille de la Marne, , 662 p. (lire en ligne), p. 16-19.
    • AFGG, vol. 1, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : grands quartiers généraux, groupe d'armées, armées, corps d'armée, , 966 p. (lire en ligne).
    • AFGG, vol. 2, t. 10 : Ordres de bataille des grandes unités : divisions d'infanterie, divisions de cavalerie, , 1092 p. (lire en ligne).

Articles connexes[modifier | modifier le code]