Histoire de la Nouvelle-Zélande

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L'histoire de la Nouvelle-Zélande couvre plus de 700 ans, depuis le moment où elle a été découverte et colonisée par des populations polynésiennes, qui y ont développé une culture spécifique, la culture maori. Le premier explorateur européen à découvrir ce territoire fut Abel Janszoon Tasman, le 13 décembre 1642. Tout au long du XVIIIe siècle, des explorateurs, des marins, des missionnaires, des aventuriers, ont régulièrement abordé la Nouvelle-Zélande. En 1840, le traité de Waitangi a été signé par la couronne britannique et différents chefs maori. Il incorporait la Nouvelle-Zélande à l'empire britannique et donnait des droits équivalents aux Maoris et aux Britanniques. Le reste du XIXe siècle est marqué par l'installation sur place de nombreux Britanniques et dans une moindre mesure de populations asiatiques. Les effets de la guerre, la mise en place d'un système juridique et économique d'origine européenne expliquent la perte d'influence des populations maoris et leur appauvrissement.

À partir des années 1890, le parlement néo-zélandais a voté de nombreuses mesures progressistes, parmi lesquelles le droit de vote accordé aux femmes ou la mise en place d'un système de retraites. Dans les années 1930, l'économie du pays était fortement régulée et l'État providence particulièrement puissant. La culture maori connut une renaissance spectaculaire et, à partir des années 1950, de nombreux Maori s'installèrent en ville. Le militantisme maori conduisit l'État néo-zélandais à promouvoir une plus grande reconnaissance des Maori, sur la base du traité de Waitangi. Pendant les années 1980, l'économie néo-zélandaise a connu une forte dérèglementation libérale. La politique étrangère, traditionnellement liée à celle du Royaume-Uni ou des États-Unis, a cherché à devenir plus autonome. Les gouvernements successifs ont généralement maintenu ces orientations.

Les premiers colons[modifier | modifier le code]

Kupe, représenté ici, serait, selon certaines légendes, le premier à avoir découvert la Nouvelle-Zélande.

Les premiers colons sont des Polynésiens de l'est (îles de la Société, îles Cook, les îles Australes de Polynésie française[1]) qui arrivent probablement entre 1050 et 1350 après J.-C., naviguant dans des waka avec l'aide des systèmes météorologiques subtropicaux[2] ou des oiseaux migrateurs ou des baleines[3],[4], et établissent la culture indigène Māori[5]. Aux alentours de l'an 1500, certains Maori partent s'installer sur les îles Chatham[2],[6],[7],[8] [9],[10], y développant leur propre culture moriori[11],[12].

La date de l'arrivée des premiers Maori varie selon les sources, mais beaucoup s'accordent sur le siècle entre 1250 et 1350[13],[14]. L'historien néo-zélandais Michael King suggère le XIIIe siècle[15], tandis qu'un autre historien néo-zélandais, James Belich, suggère le milieu du XIe siècle[16].

Ils arrivent au nord de l'île du Nord[3] et rencontrent les forêts tempérées et des espèces qu'ils n'avaient pas vus auparavant dans les îles à climat plus doux d'où ils étaient originaires (le moa, l'aigle de Haast, la weta...), de nouveaux fruits, poissons et produits de la mer. Ils introduisent le chien et le rat polynésien (« kiore »), le taro, la variante de patate douce appelée kumara, le mûrier à papier et l'épinard hawaïen[1].

James Belich dresse le résumé suivant de l'histoire de la Nouvelle-Zélande avant la venue des Européens. Arrivés au XIe siècle, les Maori occupent d'abord une petite colonie dans le nord. Aux XIIe et XIIIe siècles, la population néo-zélandaise n'est toujours que de quelques centaines, mais commence à se subdiviser et à se disperser, occupant un territoire de plus en plus important. Aux XIVe et XVe siècles, la population s'accroît, atteignant finalement des dizaines de milliers, et le gibier, surexploité, est menacé d'extinction. Le moa disparaît vers l'an 1500. La chasse ne pouvant plus être maintenue en mode de subsistance essentiel, les populations maori s'adaptent. La démographie se stabilise. Les communautés deviennent davantage sédentaires, et se structurent en unités socio-économiques, les iwi. C'est le début de « l’ère tribale », qui dure du XVIe et XVIIIe siècles[17].

Les iwi (tribus) se divisent en hapu (clans) qui peuvent se disputer ou se combattre, mais coopèrent en cas d'hostilité de la part d'un autre iwi à l'encontre du leur. Les hapu, comportant jusqu'à plusieurs centaines de personnes, sont eux-mêmes divisés en whanau (parentèle)[18], aujourd'hui un concept culturel encore très respecté des Maori et à la base de la structure de leur société[19]. Les iwi et hapu pouvaient se modifier sous l'effet des conflits (particulièrement sur les ressources exploitables), de l'élargissement ou diminution du nombre de membres, des fusions[20]... Leurs noms pouvaient venir d'un illustre ancêtre (femme ou homme), un évènement marquant dans leur histoire, voire du nom des chefs des groupes ayant décidé de resserrer leurs liens et de fusionner[21].

Le passé n'était pas méconnu chez les Maori. Leur histoire était préservée de manière orale, à travers des récits et des chants. Les experts en généalogie (whakapapa) pouvaient (et peuvent) réciter la liste des ancêtres d'un whanau, d'un hapu ou d'un iwi et remonter ainsi des centaines d'années[22], jusqu'aux ancêtres fondateurs, dont on disait qu'ils étaient venus de Hawaiki. Cette connaissance des lignées ancestrales avait des visées pratiques. D'une part, elle définissait l'appartenance à la communauté. Les Ngāi Tahu, par exemple, sont par définition le peuple qui a pour ancêtre Tahupōtiki. D'autre part, elle permettait à un individu ou à un groupe d'hériter le mana d'ancêtres renommés. Enfin, elle servait de preuve en matière de revendication foncière: la terre d'un iwi est celle de ses ancêtres.

Les premiers explorateurs Européens[modifier | modifier le code]

L'île d'Urville, refuge des premiers explorateurs

Les premiers explorateurs européens qu'on sait avoir abordé la terre néo-zélandaise sont Abel Tasman, qui arrive de Batavie en 1642, et son équipage (dont Franz Jacobszoon Visscher, pilote-major, et Isaac Gilsemans, qui fera les premiers dessins de la Nouvelle-Zélande[23]), sur les navires Heemskerck et Zeehaen[24]. Plusieurs d'entre eux sont tués par des Māori le 19 décembre de la même année, dans ce qui est aujourd'hui la baie Golden, que Tasman appellera Moordenaers Bay (« Baie des Assassins »)[24]. Quelques jours après leur mort, Tasman écrira dans son journal que c'étaient « de très belles terres »[25] ; ils auraient vu, entre autres régions, les Alpes du Sud[23]. Ils s'arrêtent à l'île d'Urville, où Tasman se doute de l'existence du détroit de Cook, mais doit renoncer à explorer les environs en raison du mauvais temps[23].

Aucun autre Européen ne visite la Nouvelle-Zélande jusqu'au voyage de 1768-1771 du capitaine James Cook à bord de l'Endeavour. Envoyé par le gouvernement britannique, il arrive en 1769 et cartographie presque toute la côte en prenant soin de décrire en détail les terres qu'il explore, que ce soit en Australie ou en Nouvelle-Zélande, pour une éventuelle colonisation[26]. Ces cartes très détaillées seront longtemps utilisées par les explorateurs[27]. Joseph Banks l'accompagnera et dessinera la faune et flore du pays avec Daniel Solander, botaniste, et plusieurs autres dessinateurs.

Cook retournera à deux reprises, utilisant la Nouvelle-Zélande comme base pour ses explorations de la côte australienne une fois compris que la Nouvelle-Zélande ne faisait pas partie du continent Terra Australis Incognita[28]. Ayant l'esprit plus ouvert à propos des autochtones des pays qu'il visita, que la plupart de ses concitoyens, essayant de communiquer avec eux, il les présentera à ses supérieurs comme « les possesseurs naturels et légaux des terres qu'ils habitent »[29].

Sur les traces de Cook, on trouve George Vancouver et William Broughton qui partent ensemble à bord des navires Discovery et Chatham ; Vancouver découvrira les îles Snares et Broughton les îles Chatham en novembre 1791. En février 1793, l'Italien Alessandro Malaspina, commandant d'une expédition espagnole de deux navires, explorera un peu la région, mais dressera peu de cartes. 1820 voit l'arrivée de Fabian von Bellingshausen, commandant deux navires russes, Mirny et Vostok, et qui s'arrêtera à Queen Charlotte Sound avant de continuer vers sa destination, l'Antarctique[27]. Les Français seront également présents dans la région, De Surville la même année que Cook (il rencontrera beaucoup de difficultés et accidents et tuera des Maori), Du Fresne (au début en bons termes avec les Maori, mais la fin de l'expédition se soldera par un massacre d'Européens et de Maori), D'Entrecasteaux, Duperrey et D'Urville[30].

Il sera suivi par de nombreux navires de chasse à la baleine, et au phoque, ainsi que de divers marchands. Ils échangeaient des produits et des vivres européens, particulièrement des outils métalliques et des armes, contre du bois, des vivres, des artefacts et de l'eau des Māori. Parfois les Européens échangèrent leurs produits contre des relations sexuelles[31]. Chez les Māori, l'agriculture et la guerre furent transformées par l'arrivée de la pomme de terre et du mousquet, les Guerres des mousquets qui en résultèrent cessèrent quand ces armes furent plus équitablement réparties parmi les Māori. Les missionnaires chrétiens arrivent en Nouvelle-Zélande au début du XIXe siècle, convertissant progressivement la population māori, mal soutenue par leur foi face à l'invasion de la civilisation occidentale et les maladies européennes pour lesquelles ils n'avaient pas d'immunité[32].

Les iwi deviennent peu à peu plus importants que les hapu, car moins nombreuses et donc plus faciles à gérer pour les Européens, et partout en Nouvelle-Zélande, les Maori se déplacent, certains pour profiter du commerce avec les Européens et d'autres pour les éviter[33].

Le Traité de Waitangi[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Traité de Waitangi.

De 1788 à 1840, les îles de Nouvelle-Zélande font officiellement partie de la Nouvelle-Galles du Sud (Australie). Se rendant compte du caractère désordonné de la colonisation européenne en Nouvelle-Zélande et de l'intérêt croissant de la France pour ce territoire, le gouvernement britannique envoie William Hobson proclamer la souveraineté britannique et négocier un traité avec les Māori. Le Traité de Waitangi est signé dans la Bay of Islands le [34]. Ce traité est écrit rapidement et dans la confusion ; on se dispute encore sur la traduction du document en māori. Le traité est vu comme l'acte fondateur de la Nouvelle-Zélande en tant que nation et comme la charte garantissant les droits des Māori.

En 1839 la population totale non-Maori était de 2 000 personnes ; en 1852 elle était de 28 000[35]. À partir de 1840, un nombre grandissant de colons européens émigrent en Nouvelle-Zélande, encouragés par les efforts de la New Zealand Company, qui fondera Wellington un peu avant la signature du Traité ; dans les deux années qui suivent sont fondées Wanganui, Nelson, et New Plymouth. Otago sera fondé en 1848 et Christchurch en 1850[34]. Dans les années 1850 la plus grande partie de l'intérieur de l'île du Nord était connue des Européens ; on attendra les années 1860 et l'arrivée des orpailleurs pour connaître la géographie de l'île du Sud[34]. Deux-tiers des immigrants viendront du sud de l'Angleterre ; peu de personnes d'autres nationalités y émigreront : 281 Allemands à Nelson en 1843-44, 100 Français à Akaroa en 1840, des Écossais (particulièrement de Glasgow et Édimbourg) en Otago... Moins de 2 % viendront d'Irlande[36].

Tūkaitote, la pa de Te Wherowhero, premier roi maori (1857-1860).

Au début les Māori se lancent avec enthousiasme dans le commerce avec ceux qu'ils appelaient « Pākehā », et de nombreux iwi (tribus) deviennent riches. Mais les conflits se multiplient avec l'augmentation du nombre de colons, pour aboutir aux Guerres néo-zélandaises des années 1860 et 1870, qui provoquent la perte de beaucoup de terres par les Māori. Le mouvement Kīngitanga, qui établit une monarchie māori pan-tribale et autonome en 1857, principalement dans la région du Waikato, subsiste tant bien que mal face à l'extension de l'autorité coloniale. Le mouvement est affaibli par sa défaite en 1864, pendant la Guerre du Waikato, mais ne disparaît jamais totalement. Le détail et l'interprétation de la colonisation européenne et de l'acquisition des terres māori demeurent aujourd'hui controversés. Globalement, la population maori passera de 80 000 à 42 000 personnes entre les années 1840 et 1891[33].

De l'autonomie à l'indépendance[modifier | modifier le code]

En 1854, le premier Parlement de Nouvelle-Zélande, établi par le Parlement britannique, à travers la New Zealand Constitution Act de 1852, conduit le pays vers une autonomie partielle, et vers la fin du siècle, elle sera entièrement autonome. Cette période verra une explosion démographique, puisqu'en 1870 la population non-Maori atteindra 250 000 alors qu'en 1853 elle était de 30 000[37].

Richard Seddon, premier ministre de 1893 à 1906.

De 1891 à 1912, le Parti libéral (progressiste) est au pouvoir. Il introduit des mesures sociales sans précédent, conférant au pays l’appellation de « laboratoire social du monde ». En 1893, la Nouvelle-Zélande est le premier pays à donner le droit de vote aux femmes. En 1894, la loi Industrial Conciliation and Arbitration Act vise à permettre l'arbitrage des conflits sociaux. En 1898, elle introduit l'épargne retraite. En 1901, elle établit un département de la Santé. C'est également au sein de ce gouvernement que l'élite politique maori accède pour la première fois à des postes de haute responsabilité ; le député maori James Carroll, Ministre des Affaires indigènes de 1899 à 1912, exerce brièvement les fonctions de Premier ministre en 1909 et en 1911 (remplaçant le Premier ministre Joseph Ward lorsqu'il est absent).

La Nouvelle-Zélande devient un Dominion indépendant en 1907 et le pays est entièrement souverain en 1947 lors de la ratification du Statut de Westminster de 1931 ; en pratique le Royaume-Uni avait cessé depuis longtemps de jouer un quelconque rôle dans la politique du pays. Plus elle devenait indépendante politiquement, plus elle le devenait aussi économiquement : dans les années 1890, la réfrigération dans le transport des produits commerciaux permet à la Nouvelle-Zélande de fonder toute son économie sur l'exportation de la viande et de produits laitiers vers le Royaume-Uni.

La Nouvelle-Zélande est un membre enthousiaste de l'Empire colonial britannique, envoyant des hommes lutter dans la Seconde Guerre des Boers et la Première et Seconde Guerre mondiale ; elle le soutient également lors de la crise du canal de Suez. Le pays fait partie de l'économie mondiale et souffre comme les autres pendant la Grande Dépression des années 1930. Cette dépression mène à l'élection du premier gouvernement travailliste, qui établit un État-providence et une économie protectionniste.

La Nouvelle-Zélande entre dans une période de prospérité grandissante après la fin de la Seconde Guerre mondiale. Toutefois, certains problèmes sociaux se développent en même temps. Les Māori commencent à migrer vers les villes et abandonnent peu à peu leur mode de vie traditionnel : en 1936, 83 % habitaient en région rurale et 17 % en ville ; en 1986, les pourcentages étaient presque inversés avec 80 % des Maori en ville[33]. Le recensement de 2001 révèle que 20 % des Maori ne connaissent pas leur iwi d'origine, et beaucoup de ceux qui s'en souviennent ne connaissent pas leur hapu[33]. La jeunesse maori n'ayant connu que la ville, se sentait détachée de leur culture et de leur famille, isolée dans la pauvreté urbaine, et se rebella en créant et rejoignant des gangs[38], mais aussi des groupes culturels, de soutien et d'éducation sur la culture maori pour accompagner tous ceux voulant reconnecter avec leurs origines[39]. On construira des marae urbains ouverts à tous, Maori ou Pakeha[40].

Le mouvement de protestation māori se forme, critiquant l'eurocentrisme et cherchant une meilleure reconnaissance de la culture māori et du traité de Waitangi, qu'ils considéraient trahi[39]. En 1975 est créé le Tribunal de Waitangi, qui enquête sur les violations du traité dès 1985. Comme dans les autres pays développés, les mœurs et le comportement politique changent pendant les années 1970 ; le commerce avec le Royaume-Uni est fragilisé par son adhésion à la Communauté européenne.

Les réformes des années 1980 et 1990[modifier | modifier le code]

De grands changements économiques et sociaux ont lieu dans les années 1980 sous le quatrième gouvernement travailliste, particulièrement par la politique du ministre des finances, Roger Douglas (« Rogernomics »). Le Dollar néo-zélandais adopte un taux de change flottant. Les autres réformes incluent la réduction des dépenses de l'état, la baisse des impôts et la quasi-suppression des subventions à l'industrie. Cette politique ne permit pas de régler le problème du chômage, notamment après le crash de 1987.

Le quatrième gouvernement travailliste opéra une révolution en matière de politique étrangère. Il décréta que le pays n'abriterait pas d'armes nucléaire et il quitta l'ANZUS. La politique d'immigration a été assouplie, ce qui a permis l'accueil de nombreux immigrants venant d'Asie. Par ailleurs, le gouvernement travailliste a adopté des mesures comme la réforme constitutionnelle de 1986 ou la promotion des droits homosexuels.

Pourtant, les électeurs se sont tournés en 1990 vers un gouvernement conservateur dirigé par Jim Bolger. Ce gouvernement a largement continué les réformes économiques entamées par les travaillistes. 1996 est l'année de la mise en place d'un scrutin de type proportionnel en Nouvelle-Zélande.

La Nouvelle-Zélande aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Le cinquième gouvernement travailliste, dirigé par Helen Clark, arrive au pouvoir en 1999. Il maintient les grands principes de l'action des précédents gouvernements (peu d'intervention publique dans l'économie) mais infléchit sa politique vers plus d'action sociale. Ainsi, la protection des travailleurs a été renforcée, les prêts aux étudiants réformés. Le gouvernement Clark est resté au pouvoir pendant neuf ans, jusqu'en 2008. Le conservateur John Key lui succède.

La Nouvelle-Zélande continue d'entretenir avec le Royaume-Uni des liens informels mais puissants. Nombreux sont les jeunes néo-zélandais qui partent, du fait de conditions avantageuses d'obtention des visas, au Royaume-Uni pour quelque temps à la fin de leurs études. Malgré l'assouplissement des règles d'immigrations dans les années 1980, les personnes d'origine britanniques restent la première source de migrants vers la Nouvelle-Zélande.

En 2003, une cour suprême néo-zélandaise remplace les juridictions héritées des britanniques.

La politique étrangère de la Nouvelle-Zélande cherche à rester indépendante. Ainsi, elle a envoyé des troupes en Afghanistan en 2001 mais pas en Irak en 2003.

Aujourd'hui, l'économie de la Nouvelle-Zélande étant moins forte que celle de l'Australie et d'autres nations développées[41], on voit une fuite des cerveaux de jeunes Néo-Zélandais vers l'Australie en particulier (35 300 de septembre 2006 à septembre 2007[42]), mais aussi le Royaume-Uni et d'autres pays anglophones ; c'est également le cas des Maori[43]. Dans la même période, on a vu 13 579 Australiens migrer en Nouvelle-Zélande[42].

Annexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) Geoff Irwin ; Pacific migrations : Māori ancestors ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  2. a et b (en) Geoff Irwin ; Pacific migrations: The world's first seafarers ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  3. a et b (en) Geoff Irwin ; Pacific migrations: East to the empty Pacific ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand
  4. (en) Rāwiri Taonui ; Canoe navigation: Locating land ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand
  5. (en) John Wilson ; European discovery of New Zealand: Before Tasman ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  6. (en) Ross Clark, Moriori and Maori: The Linguistic Evidence. In Sutton, Douglas G. (Ed.) (1994), The Origins of the First New Zealanders, Auckland, Auckland University Press,‎ 1994, pp123-135
  7. Māui Solomon et Denise Davis, Moriori, Te Ara - the Encyclopedia of New Zealand,‎ 9 juin 2006 (lire en ligne)
  8. (en) Howe, Kerry, "Ideas of Māori origins", Te Ara - the Encyclopedia of New Zealand
  9. (en) Michael King, Moriori: A People Rediscovered, Albany, Viking,‎ 2000 (ISBN 978-0-14-010391-5, LCCN 2001347183)
  10. (en) Kerry Howe, The Quest for Origins: Who First Discovered and Settled New Zealand and the Pacific Islands?, Auckland, Penguin,‎ 2003, p183
  11. (en) R. Clark ; « Moriori and Māori: The Linguistic Evidence » dans Douglas G. Sutton (éd.) ; The Origins of the First New Zealanders ; Auckland University Press ; Auckland ; 1994 ; pages 123 à 135.
  12. (en) Moriori - The impact of new arrivals ; Encyclopedia of New Zealand
  13. (en) Geoff Irwin et Carl Walrond ; When was New Zealand first settled? Genealogical dating ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand
  14. (en) Geoff Irwin et Carl Walrond ; When was New Zealand first settled? Extinction and decline ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  15. King, Michael, The Penguin History of New Zealand, Auckland: Penguin Books Ltd., 2003, ISBN 0-14-301867-1, p.48
  16. Belich, James, Making Peoples: A History of the New Zealanders, Honolulu: University of Hawai'i Press, 1996, ISBN 0-8248-2517-9, p.36
  17. BELICH, James, Making Peoples: A History of the New Zealanders from the Polynesian Settlement to the End of the Nineteenth Century, 2001 (1996), ISBN 0-8248-2517-9, p.48
  18. (en) Rāwiri Taonui ; Tribal organisation : the significance of iwi and hapū ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand
  19. (en) Rāwiri Taonui ; Whānau ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  20. (en) Rāwiri Taonui ; Tribal organisation: How iwi and hapū emerged ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  21. (en) Rāwiri Taonui ; Tribal organisation: How iwi and hapū were named ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  22. Best, Elsdon, "Te Whanga-nui-a-Tara: Wellington in pre-Pakeha days", Journal of the Polynesian Society, vol.10, septembre 1901, pp.107-165
  23. a, b et c (en) John Wilson ; European Discovery of New Zealand: Abel Tasman ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  24. a et b (en) K.A. Simpson ; Tasman, Abel Janszoon 1602/1603? - 1659? ; Dictionary of New Zealand Biography.
  25. (en) Andrew Sharp ; The voyages of Abel Janszoon Tasman ; Londres ; Oxford University Press ; 1968 ; p. 124.
  26. (en) John Wilson ; European discovery of New Zealand: James Cook ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  27. a et b (en) John Wilson ; European discovery of New Zealand: Explorers after Cook ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  28. (en) John Wilson ; European discovery of New Zealand : Cook's three voyages ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  29. En anglais : « ...the natural, and … legal possessors of the several Regions they inhabit... ».
  30. (en) John Wilson ; European discovery of New Zealand: French explorers ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  31. (en) Michael King ; The Penguin History of New Zealand ; 2003 ; page 122 ; (ISBN 0143018671)
  32. (en) John Wilson ; History: Europeans to 1840 ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand
  33. a, b, c et d (en) Rāwiri Taonui ; Tribal organisation : the history of Māori social organisation ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  34. a, b et c (en) John Wilson ; History: British sovereignty and settlement ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand
  35. (en) Jock Phillips ; History of immigration: British immigration and the New Zealand Company ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand
  36. (en) Jock Phillips ; History of immigration: The immigrants: 1840 to 1852 ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand
  37. (en) Jock Phillips ; History of immigration: Settlement in the provinces 1853 to 1870 ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand
  38. (en) Paul Meredith ; Urban Māori: Hopes and reality ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  39. a et b (en) Paul Meredith ; Urban Māori: Urban networks ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  40. (en) Paul Meredith ; Urban Māori: Urban marae ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.
  41. (en) Michael Fields et Anna Chalmers ; NZ stuck as other nations prosper ; The Dominion Post ; 1er décembre 2007
  42. a et b (en) Dan Eaton ; More Kiwis than Brits moving to Australia ; The Press ; 14 novembre 2007.
  43. (en) Carl Walrond ; Māori overseas: Settling in Australia ; Te Ara Encyclopedia of New Zealand.

Article connexe[modifier | modifier le code]