Crise de juillet

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On appelle crise de juillet les événements qui se sont déroulés en Europe entre le 28 juin 1914, date de l'attentat de Sarajevo, et le 1er août 1914, date de la déclaration de guerre de l'Allemagne à la Russie, et ont mené au déclenchement de la Première Guerre mondiale. Son explication et son interprétation ont provoqué dès le début de la guerre à des controverses violentes dans l'opinion publique comme dans la recherche historique des pays belligérants.

Attentat de Sarajevo[modifier | modifier le code]

L'attentat de Sarajevo a déchaîné un ensemble de malentendus, de fausses estimations et de réactions exagérées. Les arrière-plans de l'assassinat du successeur au trône austro-hongrois, l'archiduc François-Ferdinand et de son épouse morganatique,la duchesse de Hohenberg, ne sont pas encore totalement élucidés. Les coupables ont été certes arrêtés et appartiennent au mouvement nationaliste Jeune Bosnie. On a soupçonné l'existence de commanditaires dont on n'a cependant pas pu prouver l'origine. En effet, le gouvernement serbe ne contrôlait pas l'action de ses services secrets, dirigés par le colonel Demitriovitch et manipulés par l'État-major.

En Autriche-Hongrie, on part du principe que l'organisation secrète de la Main noire a initié l'attentat et que le premier ministre serbe en avait caché les activités. On trouve des velléités d'autonomie de la minorité serbe au sein de l'État multinational autrichien. Les Serbes sont soutenus par l'Empire russe, ce qui se justifie par la solidarité entre tous les Slaves, le panslavisme, également par les intérêts géostratégiques de la Russie, l'extension de son pouvoir dans les Dardanelles de l'Empire ottoman et ensuite la destruction de l'Autriche-Hongrie.

Entretiens de Potsdam[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Mission Hoyos.

Les 5 et 6 juillet, au cours des entretiens de Potsdam, réunissant les représentants de l'Autriche-Hongrie et de l'Allemagne, le chancelier allemand Theobald von Bethmann Hollweg déclare à son allié qu'il ne faut pas laisser passer « le moment actuel, si favorable ». Les deux délégations décident de régler par les armes la question serbe, même si la Russie s'y oppose. Elles admettent, de sang-froid, l'éventualité d'une guerre européenne[1].

Rôle de la France[modifier | modifier le code]

Du 20 au 23 juillet, le président de la République française, Raymond Poincaré, et son président du conseil, René Viviani, se rendent à Saint-Pétersbourg. Le contenu de leurs entretiens avec le gouvernement russe est peu connu. Ils semblent ne pas être parvenus à convaincre le tsar russe et ses ministres de faire preuve de retenue dans le conflit naissant entre l'Autriche-Hongrie et la Serbie. En effet, le communiqué après la réunion proclame que la Russie jure fidélité à la France. Par la suite, les Russes montrent leur certitude que le gouvernement français est déterminé à agir en commun avec eux[2]. Cependant, Poincaré et Viviani sont en mer le 25 juillet, et le code diplomatique français est connu des services allemands. Aussi, pour les contrer, l’ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg, Maurice Paléologue doit passer par l'ambassade à Stockholm, ce qui rallonge considérablement les délais de communication. En mer, il est très difficile pour les deux principaux dirigeants français d'influer sur les Russes.

Dès son retour à Paris, Viviani ordonne à l’armée française de se tenir à 10 km de la frontière pour éviter tout incident. De son côté, Poincaré écrit à George V pour demander le soutien britannique, mais le cabinet de Londres est très divisé. Lloyd George, chancelier de l'échiquier, est fermement opposé à la guerre, même en cas de violation de la neutralité belge. Churchill, Premier Lord de l'Amirauté et Sir Edward Grey, secrétaire au Foreign Office, y sont favorables. La situation étant bloquée, le roi répond le 1er août, à Poincaré par une démonstration d'amitié et une fin de non recevoir[3].

Ultimatum[modifier | modifier le code]

Article détaillé : ultimatum du 23 juillet 1914.

Poincaré et Viviani ne rentrent de leur séjour en Russie et dans les pays scandinaves que le 29 juillet. Pendant ce temps, le gouvernement autrichien envoie à la Serbie, le , un ultimatum expirant sous 48 heures. Il exigeait que la Serbie poursuive et punisse de la manière la plus stricte les auteurs de l'attentat et leurs commanditaires supposés, qu'elle combatte efficacement les séparatistes agissant contre l'Autriche et qu'elle intègre des forces policières et militaires autrichiennes dans les forces serbes chargées d'enquêter. Le texte est formulé de telle manière qu'il peut être perçu comme une ingérence étrangère dans les affaires intérieures serbes, et donc comme une insulte.

Le 25 juillet, le gouvernement serbe accepte huit des exigences de l'ultimatum, mais formule des réserves sur la dernière : quand à la participation de fonctionnaires autrichiens à l'enquête sur l'attentat de Sarajevo en territoire serbe, il propose de s'en remettre à un avis de la Cour internationale de justice. Il déclare qu'il serait satisfait si la souveraineté serbe reste garantie.

Dans un premier temps, le Kaiser allemand part ostensiblement en croisière. À son retour, le 28 juillet, Guillaume II se félicite de ce succès diplomatique et écrit dans son journal : « C'est un brillant résultat, un grand succès pour Vienne, il fait disparaître toute raison de guerre. ». Cependant, le 30 juillet, le Chancelier se rend compte du danger, devant l'insistance de la Grande-Bretagne à intervenir pour trouver un compromis au cours d'une conférence internationale. Il tente alors de pousser le gouvernement de Vienne à accepter la réponse serbe. L'intervention du chef du Grand État-major, le général von Moltke, auprès du Kaiser permet de repousser la réponse serbe. Fort du soutien allemand, le gouvernement autrichien juge cette réponse insuffisante.

Rupture de relations diplomatiques[modifier | modifier le code]

Suite à la réponse serbe à cet ultimatum, l'Autriche-Hongrie rompt ses relations diplomatiques avec la Serbie. Les deux États mobilisent alors partiellement leurs troupes, et la Russie décide d'apporter son soutien à la Serbie.

La Bulgarie, alliée de l'Autriche-Hongrie, rompt ses relations diplomatiques avec la Serbie, dès le 26 juillet, mais maintient toutefois une politique de neutralité.

Puissances européennes[modifier | modifier le code]

Un choc majeur[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs capitales européennes, on tente de se poser en intermédiaire pour éviter la guerre et contrôler un mécanisme d'alliances, dont le déclenchement signerait le début de la guerre. Plusieurs pays choisissent une prudente neutralité : la Norvège, le Danemark, la Suède, les Pays-Bas. Le roi Alphonse XIII d'Espagne donne à Poincaré tout de suite des garanties sur la neutralité espagnole, et le Portugal fait de même envers la Grande-Bretagne.

Fin de la neutralité britannique[modifier | modifier le code]

Winston Churchill, qui aime la guerre[4], est alors Premier Lord de l'Amirauté. Même si l'Allemagne apporte un soutien total à l'Autriche-Hongrie, elle demeure néanmoins soucieuse de l'attitude britannique. Un homme d'affaires , le président de Hamburg-Amerika Line, Albert Ballin, vient alors à Londres pour rencontrer Churchill qui le met en garde : « Mon cher ami, ne nous obligez pas à rentrer en guerre ! ». Churchill insiste presque les larmes aux yeux selon Ballin[5]. Dès son retour, Ballin informe son gouvernement. Le Prince Henri de Prusse, frère de Guillaume II et cousin germain de George V, est aussi de passage à Londres, non par hasard, au début de juillet. Le Roi lui dit que le Royaume-Uni fera tout pour rester en dehors du conflit. Cette information est également transmise à Berlin[6]. Grey propose une conférence internationale des ambassadeurs et l'Allemagne des négociations directes entre l'Autriche-Hongrie et la Russie. Ces deux propositions échouent. L'Allemagne ne veut pas voir son alliée affaiblie dans une réunion où les puissances européennes non alliées de l'Autriche seraient majoritaires. Les négociations directes seraient en contradiction avec l'aval total de l'Allemagne à l'Autriche, lors de la réunion de Potsdam. L'ambassadeur d'Allemagne à Saint-Petersbourg, Pourtalès dit faire exercer de fortes pressions par la Russie sur la Serbie pour accepter l'ultimatum autrichien. Dès le 25 juillet, le jour de la réponse serbe, l'ambassadeur d'Allemagne à Londres, le prince Lichnowsky, plus lucide que le Prince Henri, se rend compte tout de suite de la forte probabilité de voir la Grande-Bretagne rentrer en guerre et met en garde Bethmann Hollweg et Guillaume II des risques d'une guerre générale.

En effet, dès le 1er août, le jour de la réponse évasive de George V à Poincaré, Winston Churchill, Premier Lord de l'Amirauté, décide de mobiliser la Home Fleet sans en référer au Cabinet mais avec l'accord tacite du Premier ministre, Asquith[7]. La veille, Grey avait mis en garde les protagonistes que si l'Allemagne et la France venaient à être entraînées dans le conflit, la Grande-Bretagne ne pourrait pas « rester à l'écart »[8]. D'autre part, il avait demandé officiellement à la France et à l'Allemagne si elles comptaient respecter la neutralité belge. La France avait donné tout de suite des assurances, mais l'Allemagne n'a pas répondu[5]. Le 27 juillet, le prince Lichnowsky prédit que le Reich perdra la guerre à venir.

Déclarations de guerre[modifier | modifier le code]

Mobilisation allemande.

Le 28 juillet, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie et bombarde Belgrade le jour suivant. Bethmann-Hollweg soutient alors le gouvernement autrichien.

Mobilisations[modifier | modifier le code]

Le 28 juillet, la Russie mobilise une partie de ses troupes et puis, le 30juillet, son armée entière. Berlin reçoit cette décision comme une provocation. Le chef de l'état-major allemand, von Moltke, pousse son collègue autrichien, Franz Conrad von Hötzendorf, à déclarer également la mobilisation générale et le dissuade de prendre au sérieux les tentatives de négociations, que Bethmann Hollweg compte initier. C'est ainsi que l'Autriche mobilise le 31 juillet.

Le même 31 juillet, l'Allemagne proclame l'état de guerre imminente et envoie à la Russie un ultimatum expirant sous 12 heures, exigeant la levée de la mobilisation.

Toujours ce 31 juillet, l'Allemagne envoie à la France un autre ultimatum, celui-ci expirant sous 18 heures. Elle intime à la France de rester neutre, au cas où la Russie soutiendrait la Serbie dans le conflit annoncé par l'ultimatum austro-hongrois. Comme garantie de neutralité, l'Allemagne exige de la France la remise de deux « gages », les places fortes de Toul et de Verdun, sachant par avance la réponse négative.

Sans réponse de la Russie le 1er août, Berlin mobilise ses troupes et déclare la guerre à la Russie. De son côté, la France répond de manière évasive à l'exigence de neutralité : à l'ambassadeur d'Allemagne, le baron von Schoen, qui lui demande quelle serait son attitude en cas de guerre germano-russe, le directeur des Affaires politiques du ministère des Affaires étrangères, Pierre de Margerie répond : « ce que lui dictera ses intérêts ». Le 3 août, von Schoen remet au gouvernement français une lettre faisant office de déclaration de guerre par l'Allemagne, prétextant le survol et le bombardement par un avion français entre Karlsruhe et Nuremberg[9].

Déclarations de guerre[modifier | modifier le code]

Toutefois, le 2 août, l'Allemagne mène déjà une action agressive à l'égard de la France en envahissant le Luxembourg, pays neutre, pour attaquer la France par le nord, en vertu du plan Schlieffen. L'Allemagne adresse un ultimatum à la Belgique, neutre, lui enjoignant de laisser le libre passage à ses troupes, prétextant l'intention de la France d'envahir la Belgique pour l'attaquer.

Le roi Albert Ier de Belgique, au cours d'un discours devant les Chambres réunies, rejette l'ultimatum allemand.

Le matin du 4 août, les troupes impériales allemandes envahissent la Belgique. Cela fait basculer le cabinet de Londres, jusque-là divisé : le 4 août au soir, Sir Edward Grey, secrétaire au Foreign Office adresse un ultimatum à l'Allemagne, lui enjoignant d'évacuer la Belgique sous 24 heures, en raison du traité de 1831 garantissant la neutralité de la Belgique. Devant la demande de l'ambassadeur britannique, Bethmann Hollweg qualifie alors ce traité de « chiffon de papier »[10]. Le roi des Belges a déjà appelé à l'aide la France et l'Angleterre, garants de la Belgique. C'est donc la guerre. Deux pays alliés de la Triplice, la Roumanie et l'Italie, qui souhaitaient prendre des territoires austro-hongrois aux populations romanophones ou italophones, prennent donc prétexte que les deux Kaisers se sont lancés dans une guerre d'agression et proclament la neutralité. Guillaume II écrit dans son journal : « Nos alliés se détachent de nous comme des poires pourries.»[11].

Controverse politiques et historiographique[modifier | modifier le code]

Pendant l'entre-deux-guerres[modifier | modifier le code]

La crise de juillet et la question de la responsabilité, qui y est liée, servent aux Alliés victorieux à proclamer la responsabilité unique de l'Allemagne dans le paragraphe 231 du traité de Versailles. Les partis de droite, lors de la république de Weimar, la réfutent et s'engagent dans un révisionnisme au sujet du traité. Les partis hostiles à la république comme le DNVP et le NSDAP utilisent le mensonge lié à la responsabilité de la guerre (Kriegsschuldlüge) dans une propagande contre la république pour un but impérialiste et militariste.

Kurt Eisner, qui installe un régime communiste à Munich en 1918, pendant quelques semaines, publia les notes diplomatiques de la légation bavaroise à Berlin et envoyées à Munich pendant la crise. Cela mettent à nu la duplicité du gouvernement impérial. En effet, le ministre bavarois écrit : « Il est clair que la Serbie ne peut accepter ces exigences incompatibles avec sa dignité d'état souverain. La conséquence, dès lors, sera la guerre... même s'il y a danger de complications extérieures... même s'il doit en résulter une guerre avec la Russie. »

Dans ses mémoires, intitulés Ma mission à Londres 1912 - 1914, l'ambassadeur d'Allemagne, le prince Lichnowsky regrette l'alliance entre l'Allemagne et l'Autriche parce qu'elle a entraîné le Reich dans une guerre des Balkans. Il relate la responsabilité de l'Allemagne dans le déclenchement de la guerre ce qui fera l'objet d'une violente polémique. Il sera expulsé de la Chambre des seigneurs de Prusse en 1917 à cause de ce livre. Il y écrit notamment : « Un seul geste de Berlin aurait suffi à décider Berchtold [le ministre des Affaires étrangères austro-hongrois] de se contenter d'un succès diplomatique en se déclarant satisfait de la réponse serbe. » En effet, si l'Allemagne avait mis son veto jamais, l'Autriche n'aurait déclaré la guerre à la Serbie.

Après 1945[modifier | modifier le code]

Entre 1960 et 1985, le thème de la crise de juillet est de nouveau l'objet d'une controverse historique en Allemagne de l'Ouest. La publication de l'historien Fritz Fischer Griff nach der Weltmacht en 1961 soulève toute la recherche sur la Première Guerre mondiale. Ses principaux adversaires sont Gerhard Ritter, Egmont Zechlin (de), Karl Dietrich Erdmann (de) et Andreas Hillgruber. C'est la controverse Fischer.

L'objet de la controverse est de savoir si la proposition de négociation de la part de Berlin le 29 juillet 1914 était pensée sérieusement et soutenue par l'ensemble du gouvernement impérial ou si le gouvernement allemand a plutôt poussé l'Autriche à déclarer la guerre à la Serbie pour utiliser les circonstances pour un but hégémonique. Les autres questions soulevées sont celles de l'importance de documents tels que le Septemberprogramm de Bethmann-Hollweg après la bataille de la Marne et les journaux de guerre de Kurt Riezler et de l'amiral Müller.

Selon le philosophe Raymond Aron, dans son ouvrage Dimensions de la conscience historique : « l'ultimatum austro-hongrois est le 'primum movens' de la série qui conduit à la guerre de 1914 ». Donc, concrètement, les pressions avaient été conduites par Bethmann Hollweg, dans un premier temps, et surtout Moltke pour adresser un ultimatum inacceptable pour les Serbes et à refuser leur réponse qui constituait, en fait, une acceptation. Cet ultimatum a généré la mobilisation russe, qui a généré le double ultimatum allemand à la Russie et à la France[12].

Selon Henry Kissinger, la responsabilité de la guerre de 1914 est due à trois facteurs :

  1. la volonté de revanche de la France contre l'Allemagne, en constituant un réseau d'alliances contre le Reich (alliance franco-russe de 1892 et Entente cordiale de 1904) en profitant des graves imprudences de Guillaume II qui finit par inquiéter toute l'Europe ;
  2. un politique dangereuse d'expansion dans les Balkans, menée par l'Autriche-Hongrie, qui ne menait qu'à gonfler cet empire de minorités slaves, ce qui fragilisait sa cohésion et provoquait la Russie ;
  3. la rivalité entre le Royaume-Uni et l'Allemagne dans le domaine naval. Rosa Luxemburg y voit même la principale cause de la guerre. La Hochsee Flotte de l'amiral von Tirpitz, dans le mer du Nord, menaçait directement les communications commerciales britanniques. Winston Churchill, Premier Lord de l'Amirauté, avait déclaré : « Pour l'Allemagne, sa flotte est un luxe, pour nous, c'est une nécessité vitale ! » En effet, la Grande-Bretagne devait importer la moitié de sa consommation alimentaire.

Churchill, dans ses mémoires, voit trois responsables : l'assassin serbe ; le ministre des Affaires étrangères austro-hongrois, le comte Berchtold; et Guillaume II. En réalité, les deux derniers n'ont pris leur position guerrière que parce que Moltke, le chef d'état-major, se trouvait derrière eux à pousser à la guerre.

Actuellement[modifier | modifier le code]

L'historiographie moderne considère que « les accusations réciproques et les explications données, même si elles n’étaient pas dénuées d’une part de vérité, ne permettaient pas de répondre vraiment à la question du pourquoi » et estime que les autorités politiques des principaux belligérants, prises dans le piège de l'honneur national, qui les empêchait de se retirer du jeu, furent dépassées par les événements, qui conduisirent à une guerre sans raison[13].

Le mot de la fin appartient à Georges Clemenceau, qui dira, au soir de sa vie sur les responsables de la guerre : « je ne sais pas qui est responsable de la guerre, mais je sais que ce n'est pas la Belgique qui a envahi l'Allemagne ! ».

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Pierre Renouvin, La paix armée et la grande guerre, PUF, p. 543.
  2. (de) Raymond Poidevin/Jacques Bariéty, Frankreich und Deutschland. Die Geschichte ihrer Beziehungen 1815 - 1975, Verlag C.H. Beck, München 1982, p. 286f.
  3. André Tardieu, La Paix, Payot, 1921 p. 227.
  4. (en) Winston Churchill selon ses propres lettres écrites en 1914, http://www.historyinanhour.com/2013/01/24/winston-churchill-world-war-one/
  5. a et b William Manchester, Winston Churchill, Robert Laffont, 1985, p. 390.
  6. Pierre Gaxotte, Histoire de l'Allemagne, Flammarion, 1975, p. 585.
  7. William Manchester, Winston Churchill, Robert Laffont, 1985, p. 393.
  8. Pierre Renouvin, La crise européenne et la Première Guerre Mondiale, PUF, 1969, p. 206.
  9. Philippe Conrad, Le poids des armes. Guerres et conflits de 1900 à 1945, Presses universitaires de France, , p. 38.
  10. En anglais « scrap of paper »
  11. Pierre Renouvin, La crise européenne et la Première Guerre Mondiale, PUF, 1969, p. 209.
  12. Raymond Aron, Dimensions de la conscience historique, AGORA, p. 66.
  13. Jean-Jacques Becker, « L’évolution de l’historiographie de la Première Guerre mondiale », Revue historique des armées, no 242,‎ , p. 5-6.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christopher Clark, Les somnambules : Été 1914 : comment l'Europe a marché vers la guerre, Paris 2013, Flammarion, , 668 p. (ISBN 978-2-0812-1648-8).
  • Fritz Fischer, Les Buts de guerre de l’Allemagne impériale (1914-1918), Paris, Editions de Trévise, , 654 p.
  • (de) Fritz Fischer, Juli 1914: Wir sind nicht hineingeschlittert, Rowohlt TB-V., 1983, (ISBN 349915126X).
  • (fr) Jean Guerreschi, Montée en première ligne, Julliard, 1988, 484 p.
  • (de) David Fromkin, Europas letzter Sommer. Die scheinbar friedlichen Wochen vor dem Ersten Weltkrieg, Blessing, München, 2005, (ISBN 3-89667-183-9).
  • (de) James Joll, Die Ursprünge des Ersten Weltkriegs, München, 1988, (ISBN 3471778705).
  • Emil Ludwig,
    • (fr) Juillet 1914, Payot, 1929, rééd. Petite Bibliothèque Payot, 2012.
    • (de) Juli 14. Vorabend zweier Weltkriege. Den Söhnen zur Mahnung (Rowohlt 1929, Nachdruck Slaterus 1961).
  • (de) Lüder Meyer-Arndt, Die Julikrise 1914. Wie Deutschland in den Ersten Weltkrieg stolperte, Böhlau, Köln, 2006, (ISBN 3-412-26405-9).
  • Pierre Renouvin, La crise européenne et la Première Guerre mondiale, Paris, Presses universitaires de France, , 779 p.

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]