Crise de juillet

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On appelle crise de juillet les événements qui se sont déroulés en Europe depuis l'attentat de Sarajevo (le ) jusqu'à la déclaration de guerre de l'Allemagne à la Russie (le ) et qui ont mené à la Première Guerre mondiale. Son explication et son interprétation ont mené dès le début de la guerre à des controverses violentes dans l'opinion publique comme dans la recherche des pays belligérants.

L'attentat de Sarajevo[modifier | modifier le code]

L'attentat de Sarajevo a déchainé un ensemble de malentendus, de fausses estimations et de réactions exagérées. Les arrière-plans de l'assassinat du successeur au trône Austro-Hongrois l'archiduc François-Ferdinand et de sa femme ne sont pas encore totalement élucidés. Les coupables ont été certes arrêtés, ils appartiennent au mouvement nationaliste Jeune Bosnie. On a soupçonné l'existence de commanditaires dont on a cependant pas pu prouver l'origine : en effet, le gouvernement serbe ne contrôlait pas l'action de ses services secrets, dirigés par le colonel Demitriovitch et manipulés par l'État-major.

En Autriche-Hongrie, on part du principe que l'organisation secrète de la Main noire a initié l'attentat et que le premier ministre serbe en a caché les activités. Derrière celles-ci on trouve des velléités d'autonomie de la minorité serbe au sein de l'État multinational autrichien soutenues par l'Empire russe. Ce soutien est justifié par la solidarité entre tous les Slaves, le panslavisme, mais il l'est également par les intérêts géostratégiques de la Russie qui veut étendre son pouvoir dans les Dardanelles qui appartiennent à l'Empire ottoman et éventuellement aussi détruire la monarchie autrichienne. En bref, devant la montée du nationalisme slave, l'Autriche-Hongrie a peur et veut frapper le pays d'où une partie de ce foyer de nationalisme prospère.

Entretiens de Potsdam[modifier | modifier le code]

Les 5 et 6 juillet, au cours des entretiens de Potsdam réunissant les représentants de l'Autriche-Hongrie et de l'Allemagne, le chancelier allemand Theobald von Bethmann Hollweg déclare à son allié qu'il ne faut pas laisser passer "le moment actuel, si favorable". Les deux délégations décident de régler, par les armes, la question serbe, même si la Russie s'y oppose : elles ont admis, de sang-froid, l'éventualité d'une guerre européenne. ([1]).

Rôle de la France[modifier | modifier le code]

Du 20 au 23 juillet, le Président de la République française Raymond Poincaré et son Président du conseil René Viviani se rendent à Saint-Pétersbourg. Le contenu de leurs entretiens avec le gouvernement russe est peu connu. Ils semblent ne pas être parvenus à convaincre le tsar et ses ministres de faire preuve de retenue dans le conflit naissant entre l'Autriche-Hongrie et la Serbie car le communiqué suivant la réunion proclame que la Russie jure fidélité à la France. Par la suite, les Russes montrent leur certitude que le gouvernement français est déterminé à agir en commun avec eux[2]. Cependant, Poincaré et Viviani sont en mer le 25 juillet ; le code diplomatique français est connu des services allemands ; aussi, pour les contrer, l’ambassadeur de France à Saint-Pétersbourg, Maurice Paléologue doit passer par l'ambassade à Stockholm, ce qui rallonge considérablement les délais de communication ; en mer, il est très difficile pour les deux principaux dirigeants français de pouvoir influer sur les Russes.

Dès son retour à Paris, Viviani ordonne à l’armée française de se tenir à 10 km de la frontière pour éviter tout incident. De son côté, Poincaré écrit à George V pour lui demander le soutien britannique ; or, le cabinet de Londres était très divisé : Lloyd George, chancelier de l'Échiquier, était très opposé à la guerre, même en cas de violation de la neutralité belge, tandis que Churchill, Premier Lord de l'Amirauté, ainsi que Sir Edward Grey, secrétaire au Foreign Office , y étaient favorables. La situation étant bloquée, le roi répondit le 1er août, à Poincaré par une grande démonstration d'amitié, mais qui n'en constituait pas moins une fin de non recevoir[3].

Ultimatum[modifier | modifier le code]

Pendant le séjour de Poincaré et de Viviani en Russie et dans les pays scandinaves — ils ne rentrent à Dunkerque que le 29 juillet —, le gouvernement autrichien envoie à la Serbie, le , un ultimatum expirant sous 48 heures. Il exige de celle-ci qu'elle poursuive et punisse de la manière la plus stricte les auteurs de l'attentat et leurs commanditaires supposés, de combattre efficacement les séparatistes agissant contre l'Autriche et d'intégrer des forces policières et militaires de Vienne dans les forces serbes pour mener les enquêtes. Le texte est formulé de telle manière qu'il peut être perçu comme une ingérence étrangère dans les affaires intérieures serbes et donc comme une insulte.

Le 25 juillet, le gouvernement serbe accepte huit des exigences de l'ultimatum et formule des réserves pour la dernière, à savoir la participation de fonctionnaires autrichiens à l'enquête sur l'attentat de Sarajevo en territoire serbe en proposant un avis de la Cour Internationale de Justice ; il déclare qu'elles peuvent être satisfaites si la souveraineté serbe reste garantie. Dans un premier temps, le Kaiser part ostensiblement en croisière. À son retour, le 28 juillet, Guillaume II se félicite de ce succès diplomatique et écrit dans son journal : " C'est un brillant résultat, un grand succès pour Vienne, il fait disparaître toute raison de guerre ". Cependant, le 30 juillet, le Chancelier se rend compte du danger, devant l'insistance de la Grande-Bretagne à intervenir pour trouver un compromis et il tente alors de pousser le gouvernement de Vienne à accepter la réponse serbe. L'intervention du chef du Grand État-major, le général von Moltke, auprès de Guillaume II, permet de repousser la réponse serbe. Fort du soutien allemand, le gouvernement autrichien juge cette réponse insuffisante.

Ruptures de relations diplomatiques[modifier | modifier le code]

Après la réponse de la Serbie à son ultimatum, l'Autriche-Hongrie rompt ses relations diplomatiques avec la Serbie. Les deux États mobilisent alors partiellement leurs troupes et la Russie décide de soutenir la Serbie.

La Bulgarie, alliée de l'Autriche-Hongrie, rompt également ses relations diplomatiques avec la Serbie dès le 26 juillet.

Rôle des autres puissances européennes[modifier | modifier le code]

La dureté de l'ultimatum austro-hongrois stupéfie toute l'Europe : "L'Autriche a envoyé un ultimatum grossier et humiliant à la Serbie " dira Lord Asquith, Premier ministre du Royaume-Uni; "Je n'ai jamais vu jusqu'ici un État adresser à un autre État un document d'un caractère aussi terrible " dira son Ministre des Affaires Étrangères Sir Edward Grey[4]. Dans les autres capitales européennes, on essaie alors de jouer les intermédiaires pour éviter la guerre et de maintenir les rênes d'un mécanisme d'alliances dont le déclenchement signerait le début de la guerre. Les pays scandinaves restent dans une prudente neutralité : la Norvège et le Danemark, par crainte d'une invasion allemande, la Suède, par hostilité envers l'ennemi héréditaire, la Russie ; les Pays-Bas adoptent la même attitude ; le roi Alphonse XIII d'Espagne donne tout de suite des garanties à Poincaré sur la neutralité espagnole ; le Portugal donne les mêmes garanties à la Grande-Bretagne.

La fin de la neutralité britannique[modifier | modifier le code]

Même si l'Allemagne apportait un soutien total à l'Autriche, elle était néanmoins soucieuse de l'attitude britannique. Le président de Hamburg-Amerika Line, Albert Ballin vint à Londres rencontrer Winston Churchill, qui le mit en garde :"Mon cher ami, ne nous obligez pas à rentrer en guerre !". Churchill insista presque les larmes aux yeux, selon Ballin[5]. Dès son retour, Ballin informe son gouvernement. Le Prince Henri de Prusse, frère de Guillaume II et cousin germain de George V, était aussi de passage à Londres, et pas par hasard, au début de juillet ; le Roi lui dit que le Royaume-Uni fera tout pour rester en dehors du conflit : cette information fut également transmise à Berlin[6]. Grey propose une conférence internationale des ambassadeurs et l'Allemagne des négociations directes entre l'Autriche et la Russie. Ces deux propositions échouent. La première parce que l'Allemagne ne veut pas voir son alliée affaiblie dans une réunion où les puissances européennes non alliées de l'Autriche seraient majoritaires, la seconde dès le départ caduque puisqu'en contradiction avec le blanc-seing donné par l'Allemagne à l'Autriche, lors de la réunion de Potsdam. L'ambassadeur d'Allemagne à Saint-Petersbourg, Pourtalès, fait état pourtant des fortes pressions russes sur la Serbie pour accepter l'ultimatum autrichien. Dès le 25 juillet, le jour de la réponse serbe, l'ambassadeur d'Allemagne à Londres, le prince Lichnowsky, plus lucide que le Prince Henri, se rend compte toute de suite de la forte probabilité de voir la Grande-Bretagne rentrer en guerre aux côtés de la France et met en garde Bethmann Hollweg et Guillaume II des risques d'une guerre générale. En effet, dès le 1er août, le jour de la réponse évasive de George V à Poincaré, Winston Churchill, Premier Lord de l'Amirauté, prend la décision de mobiliser la Home Fleet pour pouvoir venir en aide à la France. Cette décision est prise sans en référer au Cabinet, mais avec l'accord tacite du Premier ministre Asquith[7]. La veille, Grey avait mis en garde les protagonistes que si l'Allemagne et la France venaient à être entraînées dans le conflit, la Grande-Bretagne ne pourrait pas "rester à l'écart" [8]. D'autre part, il avait demandé officiellement à la France et à l'Allemagne si elles comptaient respecter la neutralité belge : la France donna tout de suite des assurances, l'Allemagne ne répondit pas[9]. À cause de ce refus tacite, la Grande-Bretagne penchait de plus en plus du côté de la France. Le 27 juillet, le prince Lichnowsky prophétise que le Reich perdra la guerre qui vient.

Déclarations de guerre[modifier | modifier le code]

Mobilisation allemande.

Le 28 juillet, l'Autriche-Hongrie déclare la guerre à la Serbie et bombarde Belgrade le jour suivant. Bethmann-Hollweg soutient alors le gouvernement autrichien.

Le 28 juillet, la Russie mobilise une partie de ses troupes puis son armée entière le 30 juillet. Berlin reçoit cette décision comme une provocation. Le chef de l’état-major allemand von Moltke pousse son collègue autrichien Franz Conrad von Hötzendorf à déclarer également la mobilisation générale et le dissuade de prendre au sérieux les tentatives de négociations que Bethmann-Hollweg comptait initier. C'est ainsi que l'Autriche mobilise le 31 juillet.

Le 31 juillet, l'Allemagne proclame l'état de guerre imminente et envoie un ultimatum expirant sous 12 heures à la Russie, dans lequel elle exige que la mobilisation russe soit levée.

Le même 31 juillet, l'Allemagne envoie un autre ultimatum, expirant sous 18 heures, à la France, lui intimant de rester neutre dans l'hypothèse où la Russie soutiendrait la Serbie dans le conflit annoncé par l'ultimatum austro-hongrois. Comme garantie de neutralité, l'Allemagne exige de la France la remise de deux "gages" , les places fortes de Toul et de Verdun, alors que le gouvernement de Berlin sait par avance que la réponse sera négative.

En l'absence de réponse de la part de la Russie, Berlin mobilise ses troupes le 1er août et déclare la guerre à la Russie le jour même. La France a répondu de manière évasive à l'exigence de neutralité : à l'ambassadeur d'Allemagne, le baron von Schoen, qui lui demandait quelle serait son attitude en cas de guerre germano-russe, le secrétaire général du ministère des Affaires Étrangères, Pierre de Margerie répond : "ce que lui dictera ses intérêts" ; l'Allemagne lui déclare alors la guerre le 3 août en prétextant le survol et le bombardement de Nuremberg par un avion français.

Mais le 2 août, l'Allemagne avait déjà mené une action agressive à l'égard de la France en envahissant le Luxembourg pays neutre dans le but d'attaquer la France par le Nord, en vertu du plan Schlieffen. L'Allemagne adresse un ultimatum à la Belgique, neutre, lui enjoignant de laisser le libre passage à ses troupes sous le prétexte que la France à l'intention d'envahir la Belgique pour attaquer l'Allemagne.

Albert Ier, le Roi des Belges, au cours d'un discours devant les Chambres réunies, rejette l'ultimatum allemand.

Le 4 août au matin les troupes impériales allemandes envahissent la Belgique. L'invasion de la Belgique fait basculer le cabinet de Londres, jusque là divisé : le 4 août au soir, Sir Edward Grey, secrétaire au Foreign Office adresse un ultimatum à l'Allemagne, lui enjoignant d'évacuer la Belgique sous 24 heures, en raison du traité de 1831, qui garantissait la neutralité de la Belgique ; devant la demande de l'ambassadeur britannique, Bethmann Hollweg qualifie alors ce traité de "chiffon de papier (scrap of paper)". Mais le roi des Belges Albert Ier a déjà appelé à l'aide la France et l'Angleterre, garants de la Belgique. Le sort en est dès lors jeté, c'est la guerre. Deux pays alliés de la Triplice, la Roumanie et l'Italie, qui souhaitaient prendre des territoires austro-hongrois aux populations romanophones ou italophones, prennent prétexte que les deux Kaisers se sont lancés dans une guerre d'agression, pour proclamer leurs neutralités. Le travail de l’ambassadeur de France à Rome, Camille Barrère a largement contribué à saper l'alliance autrichienne. C'est à cause de lui que Guillaume II écrit dans son journal : "Nos alliés se détachent de nous comme des poires pourries."[10].

Controverse après 1918[modifier | modifier le code]

La crise de juillet et la question de la responsabilité qui y est liée servent aux Alliés victorieux à proclamer la responsabilité unique de l'Allemagne dans le paragraphe 231 du Traité de Versailles. Les partis de droite, lors de la République de Weimar, la réfutent et s'engagent dans un révisionnisme envers le traité. Les partis hostiles à la République tels que le DNVP ou le NSDAP utilisent le mensonge lié à la responsabilité de la guerre (Kriegsschuldlüge) dans une propagande contre la constitution de la République de Weimar dans un but impérialiste et militariste.

Kurt Eisner, qui installe un régime communiste à Munich en 1918, pendant quelques semaines, publia les notes diplomatiques de la légation bavaroise à Berlin et envoyées à Munich pendant la crise. Celles-ci mettent à nu la duplicité du gouvernement impérial ; en effet, le ministre bavarois écrit : « Il est clair que la Serbie ne peut accepter ces exigences incompatibles avec sa dignité d'état souverain. La conséquence, dès lors, sera la guerre (...) même s'il y a danger de complications extérieures (...) même s'il doit en résulter un guerre avec la Russie. »

Dans ses mémoires, intitulés Ma mission à Londres 1912 - 1914, l'ambassadeur d'Allemagne, le prince Lichnowsky regrette l'alliance entre l'Allemagne et l'Autriche parce qu'elle a entraîné le Reich dans une guerre des Balkans. Il relate la responsabilité de l'Allemagne dans le déclenchement de la guerre ce qui fera l'objet d'une violente polémique : il sera expulsé de la Chambre des Seigneurs de Prusse en 1917 à cause de ce livre. Il y écrit notamment : « Un seul geste de Berlin aurait suffi à décider Berchtold [le ministre des affaires étrangères austro-hongrois] de se contenter d'un succès diplomatique en se déclarant satisfait de la réponse serbe. » En effet, si l'Allemagne avait mis son veto jamais l'Autriche n'aurait déclaré la guerre à la Serbie.

Controverse après 1945[modifier | modifier le code]

Entre 1960 et 1985, le thème de la crise de juillet est de nouveau l'objet d'une controverse historique en RFA. La publication de l'historien hambourgeois Fritz Fischer Griff nach der Weltmacht en 1961 soulève toute la recherche sur la Première Guerre mondiale. Ses principaux adversaires sont Gerhard Ritter, Egmont Zechlin, Karl Dietrich Erdmann et Andreas Hillgruber. C'est la Controverse-Fischer.

L'objet de la controverse est de savoir si la proposition de négociation de la part de Berlin le 29 juillet 1914 était pensée sérieusement et soutenue par l'ensemble du gouvernement impérial ou si le gouvernement allemand a plutôt poussé l'Autriche à déclarer la guerre à la Serbie pour utiliser les circonstances dans un but hégémonique. Les autres questions soulevées sont celles de l'importance de documents tels que le Septemberprogramm de Bethmann-Hollweg après la bataille de la Marne et les journaux de guerre de Kurt Riezler et de l'amiral Müller.

Selon le philosophe Raymond Aron dans son ouvrage Dimensions de la conscience historique : « l'ultimatum austro-hongrois est le 'primum movens' de la série qui conduit à la guerre de 1914 », c'est-à-dire concrètement les pressions conduites par Bethmann Hollweg, dans un premier temps, et surtout Moltke pour adresser un ultimatum inacceptable pour les Serbes et à refuser leur réponse qui constituait, en fait, une acceptation. Cet ultimatum a généré la mobilisation russe, qui a généré le double ultimatum allemand à la Russie et à la France[11].

Selon l'homme d'état Henry Kissinger, la responsabilité de la guerre de 1914 est due à trois facteurs :

  1. la volonté de revanche de la France contre l'Allemagne, en constituant un réseau d'alliances contre le Reich (alliance franco-russe de 1892 et Entente Cordiale de 1904) en profitant des graves imprudences de Guillaume II qui finit par inquiéter toute l'Europe ;
  2. un politique dangereuse d'expansion dans les Balkans menée par l'Autriche-Hongrie qui ne menait qu'à gonfler cet empire de minorités slaves, fragilisant sa cohésion et provocatrice pour la Russie ;
  3. la rivalité entre le Royaume-Uni et l'Allemagne dans le domaine naval : Rosa Luxembourg y voit même la principale cause de la guerre. La Hochsee Flotte de l'amiral von Tirpitz, basée en mer du Nord, menaçait directement les communications commerciales britanniques ; Winston Churchill, Premier Lord de l'Amirauté, avait déclaré : « Pour l'Allemagne, sa flotte est un luxe, pour nous, c'est une nécessité vitale ! » En effet, la Grande-Bretagne devait importer la moitié de sa consommation alimentaire.

Winston Churchill, dans ses mémoires, voit trois responsables : l'assassin serbe, le ministre des affaires étrangères austro-hongrois, le comte Berchtold et Guillaume II ; or, les deux derniers n'ont pris leur position guerrière que parce que Moltke, le chef d'état-major, se trouvait derrière eux à pousser à la guerre.

Conclusion[modifier | modifier le code]

Raymond Aron a écrit à ce sujet : « Le caractère dramatique de l'histoire naît de la confrontation et du contraste entre les intentions et les faits accomplis. »

Notes et références[modifier | modifier le code]

Henri Guillemin : La guerre est là

  1. Pierre Renouvin, La paix armée et la grande guerre, PUF, P.543
  2. (de) Raymond Poidevin/Jacques Bariéty, Frankreich und Deutschland. Die Geschichte ihrer Beziehungen 1815 - 1975, Verlag C.H. Beck, München 1982, p.286f.
  3. André Tardieu, La Paix, Payot, 1921 p. 227
  4. David Fromkin, Le dernier été de l'Europe, P.229
  5. William Manchester Winston Churchill Robert Laffont 1985 P.390
  6. Pierre Gaxotte Histoire de l'Allemagne Flammarion 1975 P.585
  7. William Manchester Winston Churchill Robert Laffont 1985 P.393
  8. Pierre Renouvin La crise européenne et la Première Guerre Mondiale PUF 1969 P. 206
  9. William Manchester Winston Churchill Robert Laffont 1985 P.390
  10. Pierre Renouvin, La crise européenne et la Première Guerre Mondiale, PUF, 1969, p. 209
  11. Raymond Aron, Dimensions de la conscience historique, AGORA, p. 66.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Christopher Clark, Les somnambules : Été 1914 : comment l'Europe a marché vers la guerre, Paris 2013, Flammarion,‎ 2013, 668 p. (ISBN 978-2-0812-1648-8)
  • Fritz Fischer, Les Buts de guerre de l’Allemagne impériale (1914-1918), Paris, Editions de Trévise,‎ 1970, 654 p.
  • (de) Fritz Fischer, Juli 1914: Wir sind nicht hineingeschlittert, Rowohlt TB-V., 1983, (ISBN 349915126X)
  • (fr) Jean Guerreschi, Montée en première ligne, Julliard, 1988, 484 p.
  • (de) David Fromkin, Europas letzter Sommer. Die scheinbar friedlichen Wochen vor dem Ersten Weltkrieg, Blessing, München, 2005, (ISBN 3-89667-183-9)
  • (de) James Joll, Die Ursprünge des Ersten Weltkriegs, München, 1988, (ISBN 3471778705)
  • Emil Ludwig,
    • (fr)Juillet 1914, Payot, 1929, rééd. Petite Bibliothèque Payot, 2012.
    • (de) Juli 14. Vorabend zweier Weltkriege. Den Söhnen zur Mahnung (Rowohlt 1929, Nachdruck Slaterus 1961)
  • (de) Lüder Meyer-Arndt, Die Julikrise 1914. Wie Deutschland in den Ersten Weltkrieg stolperte, Böhlau, Köln, 2006, (ISBN 3-412-26405-9)
  • Pierre Renouvin, La crise européenne et la Première Guerre mondiale, Paris, Presses universitaires de France,‎ 1962, 779 p..

Article connexe[modifier | modifier le code]