16e division de réserve (Empire allemand)

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16e division de réserve
Création 2 août 1914
Dissolution 1919
Pays Drapeau de l'Empire allemand Empire allemand
Type Division d'infanterie
Guerres Première Guerre mondiale
Batailles 1914 - Bataille des Ardennes
1914 - Bataille de la Marne
(Bataille de Vitry)
1915 - 1re Bataille de Champagne
1915 - Bataille de Champagne
1916 - Bataille de la Somme
1917 - Bataille du Chemin des Dames
1917 - Offensive Kerenski
1917 - Bataille de Cambrai
1918 - Offensive Michael

La 16e division de réserve est une unité de l'armée allemande qui participe à la Première Guerre mondiale. Au déclenchement du conflit, elle forme avec la 15e division de réserve, le VIIIe corps de réserve. La division combat dans les Ardennes puis participe à la poursuite des troupes françaises jusque sur la Marne. Elle est engagée dans la bataille de la Marne puis occupe un secteur en Champagne jusqu'en octobre 1915.

D'octobre 1915 à octobre 1916, la 16e division de réserve est stationnée le long de l'Aisne. Elle est ensuite engagée dans la bataille de la Somme. À partir du mois de décembre 1916, elle occupe un secteur du front à proximité de Soissons, elle est ensuite engagée dans la bataille du Chemin des Dames. Au cours de l'été et de l'automne 1917, la division est transférée sur le front de l'est et participe à la poursuite des troupes russes après l'offensive Kerenski. À partir du mois de décembre 1917, la division est de retour sur le front de l'ouest et combat vers Cambrai. En 1918, elle est engagée dans les combats de printemps. Durant le mois d'août, la division est engagée dans de durs combat sur la Somme. Elle est ensuite transférée en Belgique. À la fin du conflit, la division est transférée en Allemagne et dissoute l'année suivante.

Première Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Composition[modifier | modifier le code]

Mobilisation en 1914 - 1916[modifier | modifier le code]

  • 29e brigade d'infanterie de réserve
29e régiment d'infanterie de réserve
65e régiment d'infanterie de réserve
  • 31e brigade d'infanterie de réserve
28e régiment d'infanterie de réserve
68e régiment d'infanterie de réserve
  • 3 escadrons du 3e régiment de cavalerie lourde de réserve
  • 16e régiment d'artillerie de campagne de réserve (6 batteries, puis 9 batteries en 1916)
  • 1re et 2e compagnies du 8e bataillon de pionniers de réserve

1917[modifier | modifier le code]

  • 31e brigade d'infanterie de réserve
29e régiment d'infanterie de réserve
30e régiment d'infanterie de réserve
68e régiment d'infanterie de réserve
  • 106e commandement divisionnaire d'artillerie
16e régiment d'artillerie de campagne de réserve (9 batteries)
  • 3 escadrons du 3e régiment de cavalerie lourde de réserve
  • 316e bataillon de pionniers

1918[modifier | modifier le code]

  • 31e brigade d'infanterie de réserve
29e régiment d'infanterie de réserve
30e régiment d'infanterie de réserve
68e régiment d'infanterie de réserve
  • 106e commandement divisionnaire d'artillerie
16e régiment d'artillerie de campagne de réserve (9 batteries)
127e bataillon d'artillerie à pied
  • 4 escadrons du 8e régiment de cuirassiers
  • 316e bataillon de pionniers

Historique[modifier | modifier le code]

Au déclenchement de la Première Guerre mondiale, la 16e division de réserve forme avec la 15e division de réserve le VIIIe corps d'armée de réserve rattaché à la IVe armée allemande.

1914[modifier | modifier le code]

1915[modifier | modifier le code]

1916[modifier | modifier le code]

  • 16 février - 15 octobre : mouvement de rocade, la division occupe un secteur du front à l'ouest de Soissons entre Moulin-sous-Touvent et Autrêches. Au cours de cette période, la composition de la division est modifiée, elle passe à trois régiments. Plusieurs unités sont également envoyées sur la Somme pour renforcer la ligne de front, ainsi le 28e régiment de réserve renforce la 185e division d'infanterie[1] tandis que le 65e régiment de réserve est transféré à la 208e division d'infanterie[2].
  • 15 octobre - 12 décembre : retrait du front, transport par V.F. de Tergnier vers la Somme. Engagée dans la bataille de la Somme, du 4 au 28 novembre actions locales violentes avec de fortes pertes dans le secteur du bois de Saint-Pierre-Vaast.
  • 13 décembre 1916 - 15 avril 1917 : retrait du front, transport vers l'Aisne. La division occupe un secteur du front dans la région de Cerny-en-Laonnois.

1917[modifier | modifier le code]

août : la division occupe un secteur autour de Tchernivtsi.
15 - 20 novembre : concentration de la division en arrière de Tchernivtsi.

1918[modifier | modifier le code]

  • 21 - 24 mars : engagée dans l'offensive Michael, attaque de la division au sud de Marcoing.
  • 25 mars - 10 avril : retrait du front, repos vers l'Ancre.
  • 10 - 27 avril : relève de la 107e division d'infanterie le long de l'Ancre, cette dernière relève la 16e division de réserve le 27 avril[4].
  • 27 avril - 15 mai : retrait du front, repos dans la région de Puisieux.
  • 15 mai - 15 juin : mouvement vers le front, occupation d'un secteur dans la région de Beaumont-Hamel.
  • 15 juin - 4 juillet : retrait du front, repos dans la région de Haplincourt.
  • 4 juillet - 28 août : mouvement vers le front, à nouveau dans le secteur de Beaumont-Hamel. À partir du mois d'août, la division est contrainte de se replier devant les attaques des troupes alliées. La division est localisée à Miraumont le 23 août, Grandcourt le 24 août, Le Barque le 25 août et Flers le 27 août ; au cours de ces combats la division déplore de lourdes pertes[4].
  • 28 août - 5 septembre : retrait du front, repos.
  • 5 - 10 septembre : mouvement vers le front, renforcement de la ligne vers Équancourt, les pertes sont lourdes, la division déplore entre autres la perte de 600 hommes faits prisonniers[4].
  • 10 septembre - 1er octobre : retrait du front, transport par V.F. dans la région de Bruges, repos.
  • 1er - 28 octobre : mouvement vers le front, relève de la 16e division d'infanterie bavaroise (de)[4] sur le front d'Ypres au sud-est de Staden. Combats dans les secteurs de Hooglede, Staden et vers Wynghene.
  • 28 octobre - 11 novembre : retrait du front, repos dans la région de Gand. Après la signature de l'armistice, la division est transférée en Allemagne et dissoute au cours de l'année 1919.

Chefs de corps[modifier | modifier le code]

Grade Nom Date
Generalleutnant Wilhelm Mootz (de) 2 août 1914 - 1er janvier 1915
Generalmajor Constantin von Altrock (de) 2 janvier - 24 mai 1915
Generalleutnant Ludwig Sieger (de) 14 juin 1916 - 10 septembre 1917
Generalleutnant Friedrich von Hertzberg (de) 11 septembre 1917 - 7 janvier 1919

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Depuis le début de la campagne, le 29e régiment de réserve déplore la perte de 79 officiers et 3 090 hommes[1].
  2. Au cours de la bataille du Chemin des Dames, la 16e division de réserve déplore la perte de 1 100 hommes faits prisonniers[3].

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d US Army 1920, p. 268
  2. US Army 1920, p. 669
  3. a et b US Army 1920, p. 269
  4. a b c et d US Army 1920, p. 270

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) United States Army, American Expeditionary Forces, Intelligence Section, Histories of Two Hundred and Fifty-one Divisions of the German Army which Participated in the War (1914–1918), Washington, Government Print Office, (ISBN 5-87296-917-1, lire en ligne)
  • (de) Gunter Wegner, Stellenbesetzung Der Deutschen Heere, 1815-1939 Die Hoheren Kommandostellen, vol. 1, Osnabruck, Bibliophile Books, (ISBN 3-7648-1780-1)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]